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Update: Action
Femmes 11.2 Le prochain Secrétaire général des
Nations Unies : le moment est venu de nommer une femme
Depuis soixante ans qu’existent les Nations Unies, aucune femme n'a jamais été élue aux fonctions de Secrétaire général, en dépit d’un grand nombre de candidates qualifiées. Les femmes sont sous-représentées dans les effectifs de l’organisation, pour ne rien dire des échelons supérieurs. Le 30 juin 2005, les femmes n’occupaient que 37,1 % des fonctions spécialisées et au-delà, et seuls 16,2 % des Sous-secrétaires généraux étaient des femmes. Dans le monde entier, l’inégalité d’accès des femmes aux postes de décision compromet les progrès vers la réalisation de l’ensemble des objectifs des Nations Unis, y compris l’égalité, le développement et la paix. L’élection d’un nouveau Secrétaire général des Nations Unies aura lieu en 2006, lorsque le mandat de l’actuel titulaire de la fonction, Kofi Annan, arrivera à échéance. La tradition veut que le poste de Secrétaire général soit attribué par rotation à des représentants de régions différentes, pour que chaque continent ait son « tour ». Mais les femmes n’ont jamais eu leur « tour », et il y a, partout dans le monde, nombreuses femmes qualifiées capables d’exercer les fonctions de Secrétaire générale. La liste ci-après est un simple échantillon des femmes occupant ou ayant occupé des fonctions qui leur ont permis d’acquérir l’expérience requise pour occuper le poste de Secrétaire général. Il existe bien plus de femmes possédant des qualifications équivalentes. Egalité Maintenant n'énumère ces femmes que pour donner un aperçu du nombre considérable de femmes de talent disposant des compétences requises pour exercer cette fonction. Nous ne les avons pas contactées pour obtenir l’autorisation de mentionner leurs noms, et de même elles n’ont pas fait part de leur souhait de voir leur candidature éventuelle envisagée pour le poste. Il incombe au Conseil de sécurité de recommander à l’Assemblée générale un candidat aux fonctions de Secrétaire général. Le Conseil de sécurité est constitué de cinq membres permanents (la Chine, les Etats-Unis, la Fédération de Russie, la France et le Royaume-Uni) et de dix membres renouvelés par roulement (qui, en 2006, seront l’Argentine, le Congo, le Danemark, le Ghana, la Grèce, le Japon, le Pérou, le Qatar, la Slovaquie et la Tanzanie). Pour être désigné par le Conseil de sécurité, un candidat doit obtenir au moins neuf voix et ne pas faire l’objet d’un veto d’un membre permanent. Il est généralement admis qu’aucun ressortissant des cinq membres permanents du Conseil de sécurité ne doit exercer les fonctions de Secrétaire général. Le Programme d’action adopté en 1995 à Pékin à l’occasion de la Quatrième conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes, appelait à la mise en place de « mécanismes de désignation de femmes candidates à des fonctions de haut niveau au sein des Nations Unies », ainsi qu’à définir des objectifs en termes d’« égalité globale des sexes, en particulier à l’échelon intitulé Professionnel et au-delà, au plus tard en 2000 ». Et pourtant, dix ans après la Conférence de Pékin et cinq ans après la date cible fixée par celle-ci, les Nations Unies ne sont pas plus proches de l’objectif défini qu’elles ne l’étaient à ce moment là, et rien indique que la nomination d’une femme aux fonctions suprêmes de l’organisation ait jamais été envisagée. Aucun mécanisme visant à favoriser l’émergence de telles candidatures n’a été développé. Tous les ans, l’Assemblée générale adopte une résolution sur « l’Amélioration du statut des femmes au sein du Secrétariat », dans laquelle elle se lamente sur l’absence d’avances dans ce domaine et appelle à une représentation plus équilibrée des femmes dans le cadre du Secrétariat. L’élection imminente d’un nouveau Secrétaire général des Nations Unies représente une opportunité de mettre en œuvre de manière significative les engagements pris à Pékin.Un échantillon de femmes qualifiées (alphabétique par colonnes verticales): Louise Arbour (Canada) Michelle Bachelet Jeria (Chili) Carolina Barco Isakson (Colombie) Gro Harlem Brundtland (Norvège) Silvia Cartwright (Nouvelle Zélande) Helen Clark (Nouvelle Zélande) Tarja Halonen (Finlande) Ellen Johnson-Sirleaf (Libéria) Thoraya Obaid (Arabie Saoudite) Elizabeth Odio Benito (Costa Rica) Sadako Ogata (Japon) Navanethem Pillay (Afrique du Sud) Nafis Sadik (Pakistan) Aung San Suu Kyi (Birmanie) Leticia Shahani (Philippines) Mervat Tallawy (Egypte) Anna Tibaijuka (Tanzanie) Vaira Vike-Freiberga (Lettonie) Actions recommandées Veuillez écrire aux membres du Conseil de sécurité énumérés ci-après, ainsi qu’à votre ministre des affaires étrangères ou secrétaire d’Etat pour les exhorter à rechercher des candidatures de femmes qualifiées, ainsi qu’à soutenir l’élection d’une femme au poste de Secrétaire général. Rappelez l’engagement pris dans le cadre du Programme d’action de Pékin, et repris dans les résolutions annuelles de l’Assemblée générale, de parvenir à une représentation plus équilibrée des femmes à tous les niveaux du Secrétariat des Nations Unies. N’oubliez pas que l’élection imminente du plus haut responsable de l’ONU constitue une occasion unique d’honorer ces engagements. Missions auprès des Nations Unies des membres du Conseil de sécurité, situées à New York, Etats-Unis Argentine: SE Cesar Fernando Mayoral,
One UN Plaza, NY, NY 10017, Fax: +1 212-980-8395, Email: argentina@un.int Veuillez tenir Egalité Maintenant au courant de vos efforts, et communiquer une copie de toute réponse reçue à :
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