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Nous luttons pour que Brisa et d'autres femmes et filles victimes de violences sexuelles obtiennent justice, et nous avons besoin de votre aide !

Lorsque Brisa était âgée de 15 ans, un cousin adulte est venu vivre avec elle et sa famille, et a immédiatement entrepris de l'isoler. Il a commencé à l’agresser sexuellement de manière progressive, et une fois que Brisa était complètement isolée, il a commencé à la violer. Pour que Brisa se taise, il l'a blâmée, battue, a menacé de violer ses sœurs et torturé son chien bien-aimé et d'autres animaux de compagnie en la forçant à être témoin. Brisa a tenté de se suicider deux fois, et a fait tout son possible pour éloigner sa famille par crainte que son agresseur ne puisse leur faire du mal. Enfin, après huit mois, la famille de Brisa a découvert les maltraitances et signalé l’affaire à la police. Cependant, le cauchemar de Brisa n’était pas terminé.

Elle a été à nouveau traumatisée par le personnel médical lors de ses nombreux examens, par le procureur au cours de l'enquête et par les juges qui lors du procès l'ont interrogée au sujet de son passé sexuel. Par exemple, un juge a même laissé entendre qu'elle n'avait pas pu être violée puisqu'elle n'avait pas crié ! Bien que Brisa ait initialement intenté un procès contre son cousin pour viol, le juge a utilisé son pouvoir discrétionnaire afin de l’inculper pour estupro, une disposition juridique nuisible qui prévoit des peines moins sévères que pour le détournement de mineur. La disposition Estupro présume le consentement de la part des survivantes, et dépeint les filles en tant que « séductrices » qui persuadent les adultes d’avoir des relations sexuelles avec elles. N’ayant pas pu obtenir justice en Bolivie, Brisa a décroché son diplôme en droit et a porté l’affaire devant la Commission interaméricaine des droits de l'Homme. Cependant, quinze ans après avoir signalé les maltraitances, l'agresseur de Brisa n'a toujours pas été traduit en justice.

Le cas de Brisa n'est malheureusement pas unique. La Bolivie continue à ne pas protéger les femmes et les filles en autorisant l'impunité pour les infractions sexuelles, en particulier lorsqu'elles sont commises contre des adolescentes. Le pays a l'un des taux les plus élevés de violence sexuelle envers les femmes et les enfants de toute l'Amérique du Sud, mais l'un des taux de signalement les plus bas. De plus, comme les victimes dans le monde entier, les femmes et les filles de Bolivie sont confrontées à d’incroyables obstacles pour obtenir justice. Des cas récents impliquent :

  • « Elena », une fille de onze ans ayant été abusée sexuellement par le petit ami de sa mère et ayant attendu trois ans pour obtenir une audience. En raison d’innombrables retards et de nouveaux traumatismes, Elena et sa famille ont perdu confiance dans le système judiciaire.
  • « Esperanza », dix ans, a été abusée sexuellement par trois de ses frères. Bien qu’ils aient tous été appréhendés, aucun n'a été jugé et condamné parce que la police et le personnel pénitentiaire ne voulaient pas coopérer avec le système judiciaire.
  • « Diana » a signalé avoir été abusée sexuellement par son professeur. Le jour de son procès, 15 autres enfants se sont présentés pour signaler qu'ils avaient également été victimes de maltraitances similaires. Le professeur n'a pas comparu au procès et a probablement fui le pays. Puisque la Bolivie ne dispose pas de procédures pour capturer les personnes mises en examen et les repris de justice, il est peu probable que l'enseignant soit sanctionné.

Ce ne sont que trois exemples illustrant ce grave problème. Selon un rapport présenté par l'Ombudsman de la Bolivie, rien qu’au premier semestre de 2015, there were 569 cas de violences sexuelles envers les mineurs ont été signalés, et 94 % d'entre eux impliquaient des jeunes filles ou des adolescentes. Ceci contredit directement les nombreux engagements internationaux pris par la Bolivie et qui visent à ce que les femmes et les filles puissent vivre à l'abris des violences sexuelles, notamment la Convention relative aux droits de l'enfant et les traités régionaux tels que la Convention interaméricaine pour la prévention, la sanction et l'élimination de la violence à l'égard des femmes (« Convention de Belem do Para »).

Toutefois, Brisa n'a pas abandonné ! Pour aider les autres enfants à ne pas avoir à vivre ce qu'elle a vécu, elle a fondé A Breeze of Hope (Centro Una Brisa de Esperanza) en Bolivie à l'âge de 17 ans seulement. A Breeze of Hope offre aux jeunes survivantes de violences sexuelles des soins holistiques, y compris une aide juridique et psychosociale. À ce jour, A Breeze of Hope a aidé plus de 1 550 mineures, avec un taux de condamnation de 95 %. C’est une bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle, c’est que A Breeze of Hope continue de constater des cas d'abus sexuels envers de très jeunes enfants. Égalité Maintenant a rejoint Brisa, A Breeze of Hope, Human Rights Advocacy and Litigation Clinic at Rutgers Law School et le cabinet d'avocats Hughes Hubbard & Reed pour poursuivre des litiges et des actions de plaidoyers en faveur des filles boliviennes. En mars 2017, nous avons tenu à la Commission interaméricaine des droits de l'homme une audience thématique sur les abus sexuels avec le gouvernement bolivien. Lors de cette audience publique, la Bolivie a promis de collaborer avec nous en vue de modifier son code pénal. Maintenant, nous faisons en sorte que la Bolivie respecte ses promesses et ses obligations envers les femmes et les filles.

À l'heure actuelle, le gouvernement est en train de réformer ses lois sur le viol et les abus sexuels. Aidez-nous à veiller à ce qu'elles soient conformes aux engagements internationaux de la Bolivie de protéger les femmes et les filles contre les violences sexuelles ! Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et nos partenaires en appelant la Bolivie à :

  • Définir le viol sur la base de l’absence de consentement et inclure toutes les formes de pénétration non consensuelle
  • Supprimer l'exigence selon laquelle les survivantes doivent prouver « l'intimidation, la violence physique ou la violence psychologique » subie
  • Appliquer les normes relatives aux droits de humains internationaux et régionaux en matière de consentement
  • Abroger la disposition estupro, une législation qui permet aux violeurs d’échapper à une condamnation lorsqu’une victime est âgée de 14 à 17 ans
  • Fournir des lignes directrices claires sur les actes qui constituent un abus sexuel.

Cibles :

Pablo Menacho Diederich, procureur général de l'État plurinational de Bolivie
Av. Martín Cárdenas #109, El Alto, Bolivia
pmenacho@procuraduria.gob.bo
(591) 2173900

M. Diego Pary, ambassadeur et représentant permanent, Mission permanente à l'Organisation des États américains pour l'État plurinational de Bolivie
1710 Rhode Island Ave., N.W., Suite 400, Washington, D.C. 20036
bolivia@bolivia-oea.org
(202) 785-0218

Diego Ernesto Jiménez Guachalla, ministre adjoint à la Justice et aux droits fondamentaux
Avenida 16 de julio N°1769, La Paz, Bolivia
minjusticia@justicia.gob.bo
(591) 2158900

All letters: 
4000
Hero Title: 
Aidez-nous à mettre fin aux abus sexuels sur mineures en Bolivie !
Hero image: 
Letter Body: 

Monsieur, Madame,

Je suis préoccupé(e) par le nombre d'enfants et d'adolescents victimes d'abus sexuels en Bolivie, et qui n’obtiennent jamais justice. Selon un rapport présenté par l'Ombudsman de la Bolivie, rien qu’au premier semestre de 2015, 569 cas de violences sexuelles envers les mineurs ont été signalés, et 94 % d'entre eux impliquaient des jeunes filles ou des adolescentes.

La Bolivie a une véritable opportunité de commencer à respecter ses obligations envers les jeunes et les adolescentes en veillant à ce que ses lois sur le viol et les abus sexuels soient conformes aux normes juridiques régionales et internationales. Les représentants du gouvernement se sont félicités d'avoir collaboré avec la société civile et les survivantes de violence sexuelle en assistant à une audience thématique de la Commission interaméricaine des droits de l'Homme sur les violences sexuelles envers les adolescentes en Bolivie, mais les autorités doivent doit maintenant démontrer leur bonne foi.

Veuillez prendre immédiatement des mesures pour faire en sorte que votre gouvernement réforme son code pénal et que les lois boliviennes sur le viol et les abus sexuels soient conformes aux normes régionales et internationales, et reflètent les engagements pris par la Bolivie en matière de droits humains. Les jeunes filles et adolescentes en Bolivie ont droit à l’absence de violence et le gouvernement a l'obligation de les protéger et de poursuivre en justice les auteurs.

Je vous remercie de votre immédiate attention.

Cordialement,

Salsa Id: 
25428
Action Date: 
Mardi, juin 20, 2017
Action Status: 
Letters Sent (Auto): 
2767
All Letters Sent (Auto): 
5734

Nous luttons pour que Brisa et d'autres femmes et filles victimes de violences sexuelles obtiennent justice, et nous avons besoin de votre aide !

Lorsque Brisa était âgée de 15 ans, un cousin adulte est venu vivre avec elle et sa famille, et a immédiatement entrepris de l'isoler. Il a commencé à l’agresser sexuellement de manière progressive, et une fois que Brisa était complètement isolée, il a commencé à la violer. Pour que Brisa se taise, il l'a blâmée, battue, a menacé de violer ses sœurs et torturé son chien bien-aimé et d'autres animaux de compagnie en la forçant à être témoin. Brisa a tenté de se suicider deux fois, et a fait tout son possible pour éloigner sa famille par crainte que son agresseur ne puisse leur faire du mal. Enfin, après huit mois, la famille de Brisa a découvert les maltraitances et signalé l’affaire à la police. Cependant, le cauchemar de Brisa n’était pas terminé.

Elle a été à nouveau traumatisée par le personnel médical lors de ses nombreux examens, par le procureur au cours de l'enquête et par les juges qui lors du procès l'ont interrogée au sujet de son passé sexuel. Par exemple, un juge a même laissé entendre qu'elle n'avait pas pu être violée puisqu'elle n'avait pas crié ! Bien que Brisa ait initialement intenté un procès contre son cousin pour viol, le juge a utilisé son pouvoir discrétionnaire afin de l’inculper pour estupro, une disposition juridique nuisible qui prévoit des peines moins sévères que pour le détournement de mineur. La disposition Estupro présume le consentement de la part des survivantes, et dépeint les filles en tant que « séductrices » qui persuadent les adultes d’avoir des relations sexuelles avec elles. N’ayant pas pu obtenir justice en Bolivie, Brisa a décroché son diplôme en droit et a porté l’affaire devant la Commission interaméricaine des droits de l'Homme. Cependant, quinze ans après avoir signalé les maltraitances, l'agresseur de Brisa n'a toujours pas été traduit en justice.

Le cas de Brisa n'est malheureusement pas unique. La Bolivie continue à ne pas protéger les femmes et les filles en autorisant l'impunité pour les infractions sexuelles, en particulier lorsqu'elles sont commises contre des adolescentes. Le pays a l'un des taux les plus élevés de violence sexuelle envers les femmes et les enfants de toute l'Amérique du Sud, mais l'un des taux de signalement les plus bas. De plus, comme les victimes dans le monde entier, les femmes et les filles de Bolivie sont confrontées à d’incroyables obstacles pour obtenir justice. Des cas récents impliquent :

  • « Elena », une fille de onze ans ayant été abusée sexuellement par le petit ami de sa mère et ayant attendu trois ans pour obtenir une audience. En raison d’innombrables retards et de nouveaux traumatismes, Elena et sa famille ont perdu confiance dans le système judiciaire.
  • « Esperanza », dix ans, a été abusée sexuellement par trois de ses frères. Bien qu’ils aient tous été appréhendés, aucun n'a été jugé et condamné parce que la police et le personnel pénitentiaire ne voulaient pas coopérer avec le système judiciaire.
  • « Diana » a signalé avoir été abusée sexuellement par son professeur. Le jour de son procès, 15 autres enfants se sont présentés pour signaler qu'ils avaient également été victimes de maltraitances similaires. Le professeur n'a pas comparu au procès et a probablement fui le pays. Puisque la Bolivie ne dispose pas de procédures pour capturer les personnes mises en examen et les repris de justice, il est peu probable que l'enseignant soit sanctionné.

Ce ne sont que trois exemples illustrant ce grave problème. Selon un rapport présenté par l'Ombudsman de la Bolivie, rien qu’au premier semestre de 2015, there were 569 cas de violences sexuelles envers les mineurs ont été signalés, et 94 % d'entre eux impliquaient des jeunes filles ou des adolescentes. Ceci contredit directement les nombreux engagements internationaux pris par la Bolivie et qui visent à ce que les femmes et les filles puissent vivre à l'abris des violences sexuelles, notamment la Convention relative aux droits de l'enfant et les traités régionaux tels que la Convention interaméricaine pour la prévention, la sanction et l'élimination de la violence à l'égard des femmes (« Convention de Belem do Para »).

Toutefois, Brisa n'a pas abandonné ! Pour aider les autres enfants à ne pas avoir à vivre ce qu'elle a vécu, elle a fondé A Breeze of Hope (Centro Una Brisa de Esperanza) en Bolivie à l'âge de 17 ans seulement. A Breeze of Hope offre aux jeunes survivantes de violences sexuelles des soins holistiques, y compris une aide juridique et psychosociale. À ce jour, A Breeze of Hope a aidé plus de 1 550 mineures, avec un taux de condamnation de 95 %. C’est une bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle, c’est que A Breeze of Hope continue de constater des cas d'abus sexuels envers de très jeunes enfants. Égalité Maintenant a rejoint Brisa, A Breeze of Hope, Human Rights Advocacy and Litigation Clinic at Rutgers Law School et le cabinet d'avocats Hughes Hubbard & Reed pour poursuivre des litiges et des actions de plaidoyers en faveur des filles boliviennes. En mars 2017, nous avons tenu à la Commission interaméricaine des droits de l'homme une audience thématique sur les abus sexuels avec le gouvernement bolivien. Lors de cette audience publique, la Bolivie a promis de collaborer avec nous en vue de modifier son code pénal. Maintenant, nous faisons en sorte que la Bolivie respecte ses promesses et ses obligations envers les femmes et les filles.

À l'heure actuelle, le gouvernement est en train de réformer ses lois sur le viol et les abus sexuels. Aidez-nous à veiller à ce qu'elles soient conformes aux engagements internationaux de la Bolivie de protéger les femmes et les filles contre les violences sexuelles ! Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et nos partenaires en appelant la Bolivie à :

  • Définir le viol sur la base de l’absence de consentement et inclure toutes les formes de pénétration non consensuelle
  • Supprimer l'exigence selon laquelle les survivantes doivent prouver « l'intimidation, la violence physique ou la violence psychologique » subie
  • Appliquer les normes relatives aux droits de humains internationaux et régionaux en matière de consentement
  • Abroger la disposition estupro, une législation qui permet aux violeurs d’échapper à une condamnation lorsqu’une victime est âgée de 14 à 17 ans
  • Fournir des lignes directrices claires sur les actes qui constituent un abus sexuel.

Cibles :

Pablo Menacho Diederich, procureur général de l'État plurinational de Bolivie
Av. Martín Cárdenas #109, El Alto, Bolivia
pmenacho@procuraduria.gob.bo
(591) 2173900

M. Diego Pary, ambassadeur et représentant permanent, Mission permanente à l'Organisation des États américains pour l'État plurinational de Bolivie
1710 Rhode Island Ave., N.W., Suite 400, Washington, D.C. 20036
bolivia@bolivia-oea.org
(202) 785-0218

Diego Ernesto Jiménez Guachalla, ministre adjoint à la Justice et aux droits fondamentaux
Avenida 16 de julio N°1769, La Paz, Bolivia
minjusticia@justicia.gob.bo
(591) 2158900

Monsieur, Madame,

Je suis préoccupé(e) par le nombre d'enfants et d'adolescents victimes d'abus sexuels en Bolivie, et qui n’obtiennent jamais justice. Selon un rapport présenté par l'Ombudsman de la Bolivie, rien qu’au premier semestre de 2015, 569 cas de violences sexuelles envers les mineurs ont été signalés, et 94 % d'entre eux impliquaient des jeunes filles ou des adolescentes.

La Bolivie a une véritable opportunité de commencer à respecter ses obligations envers les jeunes et les adolescentes en veillant à ce que ses lois sur le viol et les abus sexuels soient conformes aux normes juridiques régionales et internationales. Les représentants du gouvernement se sont félicités d'avoir collaboré avec la société civile et les survivantes de violence sexuelle en assistant à une audience thématique de la Commission interaméricaine des droits de l'Homme sur les violences sexuelles envers les adolescentes en Bolivie, mais les autorités doivent doit maintenant démontrer leur bonne foi.

Veuillez prendre immédiatement des mesures pour faire en sorte que votre gouvernement réforme son code pénal et que les lois boliviennes sur le viol et les abus sexuels soient conformes aux normes régionales et internationales, et reflètent les engagements pris par la Bolivie en matière de droits humains. Les jeunes filles et adolescentes en Bolivie ont droit à l’absence de violence et le gouvernement a l'obligation de les protéger et de poursuivre en justice les auteurs.

Je vous remercie de votre immédiate attention.

Cordialement,

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