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Campagne Contre La MGF La mutilation génitale féminine (MGF), connue aussi sous le nom de circoncision féminine, prend des formes différentes dans des pays différents: l'ablation partielle ou totale du clítoris (la clitoridectomie), l'ablation du clitoris entier et la coupure des petites lèvres (l'excision), ou, sous sa forme la plus extrême, l'ablation de tous les organes génitaux externes et la suture des deux côtés de la vulve (l'infibulation). Plus de 130 millions de filles et de femmes dans le monde entier auraient subi la mutilation génitale. Au moins 2 millions de filles chaque année sont en danger de subir la MGF. La coupure, qui se fait en général sans anesthésie, peut avoir des conséquences pour la santé pendant toute la vie, y compris infections chroniques, douleurs aiguës pendant l'urination, la menstruation, les rapports sexuels, et l'accouchement; et le traumatisme psychologique. Certaines filles meurent de la coupure, d'habitude par suite d'hémorragie ou d'infection. La MGF est une violation fondamentale des droits humains. Bien qu'on pratique la MGF au nom de la tradition et de la culture dans beaucoup de pays, beaucoup d'organisations de femmes de la base dans ces pays luttent au sein de la même tradition et de la même culture pour la supprimer. Egalité Maintenant a entrepris un nombre d'initiatives qu ont eu du succès pour soutenir la campagne contre la MGF. Plusieurs Actions Femmes publiées par Egalité Maintenant ont abordé le problème de la pratique, y compris:
En lan 2000, Egalité Maintenant a créé un Fonds anti-MGF pour aider les organisations locales qui combattent la MGF. Des groupes en Egypte, en Erythrée, en Ethiopie, en Gambie, en Guinée-Conakry, au Kenya, au Mali, au Nigeria, au Sénégal, en Somalie et en Tanzanie ont à ce jour obtenu des subventions. Largent du Fonds, expressément destiné à des organisations de terrain, a permis de soutenir plusieurs initiatives locales visant à sensibiliser la population aux implications de la MGF pour la santé et pour les droits humains, et à mettre en place une protection judiciaire contre la pratique. En juin 2002, le Bureau régional d'Afrique a convoqué une réunion des bénéficiaires du Fonds anti-MGF à Nairobi, Kenya. En décembre 2002, Egalité Maintenant a organisé une tournée médiatique (Cette page n'est disponible qu'en anglais.) afin de faire connaître et dhonorer les actions menées par de jeunes activistes en Ethiopie et au Kenya pour mettre fin à la pratique de la MGF dans leurs communautés. Les invités de la tournée étaient Genet Girma et Addisie Abosie, un jeune couple courageux de Kembatta, Ethiopie, qui se sont mariés au début de l'an 2002 au cours dune cérémonie révolutionnaire et historique, où ils ont publiquement déclaré leur opposition à la MGF; Bogaletch Gebre, fondatrice et directrice du Centre d'Entraide de Kembatta pour les Femmes, à Kembatta, Ethiopie; Béatrice et Edna Kandie, deux soeurs d'Eldoret, Kenya qui, à l'âge de 15 et 17 ans respectivement, se sont enfuies de chez elles pour échapper à la MGF, et qui, avec l'aide du Centre pour les Droits de l'Homme et la Démocratie, ont réussi à obtenir une ordonnance qui a fait jurisprudence, en interdisant à leur père de leur faire subir la pratique; et Ken Wafula, fondateur et directeur général du Centre des Droits de l'Homme et la Démocratie à Eldoret, Kenya. Egalité Maintenant souhaite continuer à réunir chaque année les bénéficiaires du Fonds anti-MGF afin de leur permettre déchanger des idées et de discuter ensemble des meilleures stratégies à adopter pour éliminer la MGF. En 2003, la réunion des bénéficiaires du Fonds anti-MGF a eu lieu en juillet à Atlanta (Géorgie, Etats-Unis), ville où le premier cas documenté de MGF aux Etats-Unis a été annoncé au début de lannée. Des militants de 9 pays africains (Erythrée, Ethiopie, Gambie, Guinée, Kenya, Mali, Sénégal, Somalie et Tanzanie) se sont ainsi retrouvés à Atlanta pour mettre leurs idées en commun et réfléchir à la meilleure manière de travailler pour mettre fin à la MGF dans leurs propres communautés. Les représentants des bénéficiaires ont aussi rencontré les organisateurs locaux, membres de communautés dimmigrés africains en Géorgie, pour discuter des stratégies daction qui permettraient déliminer la pratique clandestine. Les participants à la réunion ont vigoureusement appuyé lidée de faire voter une loi sur le sujet dans lEtat de Géorgie. A lissue de la réunion, Egalité Maintenant a tenu une conférence de presse au cours de laquelle le Sénateur Nadine Thomas a annoncé quelle allait déposer un projet de loi interdisant la MGF dans lEtat de Géorgie.
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