Bring Back Our Girls rally

Nigeria: #BringBackOurGirls

Version imprimableSend to friend
Date: 
9 Mai 2014

voir pdf

« Les filles sont notre avenir. Les fondamentalistes savent cela et ils veulent priver le monde de l'espoir que les adolescentes incarnent. Ce n’est pas seulement au Nigeria d’être concerné. Partout dans le monde, il faut protéger les droits des filles pour qu’elles puissent réaliser leur plein potentiel sans craindre des violences. »
-Egalité Maintenant

Cela fait plus de trois semaines que des assaillants lourdement armés ont pris d'assaut un lycée de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, et enlevé près de 300 filles au cours de la nuit du 14-15 avril. Nous sommes sans nouvelle de la majorité des écolières et l'on craint qu’elles n’aient été vendues en «mariage» et à des fins d’exploitation sexuelle au Nigeria, et peut-être au Cameroun et au Tchad. Le groupe islamiste Boko Haram, dont le nom signifie « l'éducation occidentale est un péché », aurait revendiqué la responsabilité et déclaré: « L'éducation occidentale devrait cesser. Les filles, vous devez quitter l'école et vous marier [...] je vais les vendre sur le marché. » Dans ce qui constitue un autre développement inquiétant, au début de la semaine du 4 mai, des hommes armés soupçonnés d’appartenir à Boko Haram ont enlevé au moins huit filles de plus, dont certaines pourraient être âgées de seulement huit ans, dans un village de l'Etat de Borno. Le 6 mai dernier, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme a déclaré que de telles violations des droits humains, notamment le fait de vendre les filles enlevées en esclavages, pourraient constituer un « crime contre l'humanité. » Jusqu'à présent, les efforts pour secourir les filles n’ont cependant pas été à la hauteur.

AGISSEZ ! #BRINGBACKOURGIRLS !

Les hommes et les femmes du Nigeria et du monde entier se sont mobilisés, dans la rue et sur les médias sociaux, pour protester contre la flagrante incapacité du gouvernement à agir, et ont lancé une campagne mondiale Bring Back Our Girls (ramenez nos filles). Il a fallu attendre plus de deux semaines pour que le président nigérian, Goodluck Jonathan, s'engage publiquement le 2 mai à retrouver les filles après la formation d'un « comité d'enquête ». Le 5 mai, la première dame du Nigeria, Patience Jonathan, aurait ordonné l'arrestation des organisateurs de manifestations en faveur des filles et de leurs familles. Le 6 mai, le président a accepté une aide internationale pour les recherches.

La violence fondée sur le sexe est en hausse au Nigeria, et des enlèvements similaires ont eu lieu dans le passé. Notre partenaire dans le pays, Women's Rights Advancement and Protection Alternative (WRAPA), est très préoccupé que, jusqu’à ce que le Nigeria accorde la priorité à la sécurité des filles et agisse pour protéger leurs droits, en particulier dans les régions en situation de conflit, de tels rapts vont continuer à se produire. Le fait qu’aucune mesure n’ait été prise en ce sens envoie le message que les filles et les femmes peuvent être achetées, vendues, ou bradées pour un profit politique en toute impunité.

Le Nigeria a ratifié des instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits humains qui affirment qu’il est de la responsabilité de l'État de protéger les femmes et les filles contre les violences fondées sur le sexe. Ceux-ci comprennent le Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo) , la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant, la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, et la Convention relative aux droits de l'enfant. Ces instruments demandent spécifiquement au Nigeria de protéger les filles contre la traite et les pratiques culturelles néfastes, notamment le mariage précoce, et de veiller à ce que le droit des filles à l'éducation soit respecté.

Tant que le gouvernement nigérian et les autres acteurs du conflit n’accorderont pas une plus grande valeur humaine aux femmes et ne prendront prendre pas de mesures pour les protéger contre toutes les formes de violence, elles devront faire face à un risque accru de maltraitance et d’enlèvement.

Comment agir: 

AGISSEZ ! #BRINGBACKOURGIRLS !

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et nos partenaires nigérians, WRAPA, Echoes of Women in Africa, Women for Justice and Peace, et Alliances for Africa, en exhortant le gouvernement du Nigeria à: 

  • Prendre immédiatement des mesures pour localiser les filles, les secourir et leur fournir de l’aide à leur retour  
  • Poursuivre les responsables de l'enlèvement et de l'exploitation des filles
  • Prendre des mesures pour protéger les établissements scolaires contre les attaques et faire en sorte qu’ils soient des lieux d’apprentissage  sûrs
  • Mettre en place immédiatement, en consultation avec les organisations de défense des droits des femmes, des mesures pour protéger la sécurité et les droits humains des femmes et des filles, qui sont par ailleurs compromis par la situation politique instable dans les zones de conflit

En outre, appelez les gouvernements du Cameroun et du Tchad à rapidement déterminer si les filles ont été transportées dans leurs pays, et à participer aux opérations de secours.

(Vous pouvez également retweetez et partagez les messages de la campagne globale #BringBackOurGirls depuis nos comptes Twitter ou Facebook.)

LETTRE #1

H.E. President Goodluck Jonathan
President of  Nigeria
Aso Rock Presidential Villa
Abuja, Nigeria
cc: Permanent Mission of Nigeria to the United Nations
Email: permny@nigeriaunmission.org

Comrade Abba Moro
Minister Of Interior
Block F, Old Secretariat, Garki Area 1, PMB 7007, Garki, Abuja, Nigeria
Email: info@interior.gov.ng

Aliyu Gusau
Minister of Defense
Ship House, Area 10, Garki, Abuja, Nigeria
Fax:  +234 9 234 0714

Mohammed Bello Adoke
Attorney General
Federal Ministry of Justice
Shehu Shagari Way, Central Area
Abuja, Nigeria
Telephone: +234 9 523 5208
Fax: +234 9 523 5194
Email: info@justice.gov.ng

Hon. Aminu Tambuwal
Speaker of the House of Representatives of the National Assembly of Nigeria
National Assembly Complex
Three Arms Zone
Abuja, Nigeria
Email: hon.aminu.tambuwal@nass.gov.ng
Twitter: @SpeakerTambuwal

Hajiya Zainab Maina
Minister of Women Affairs
Federal Ministry of Women Affairs
Annex 3, New Federal Secretariat, Shehu Shagari Way, Central Area, P.M.B. 229 Garki
Abuja, Nigeria
Fax: +234 9 5233644
enquiries@womenaffairs.gov.ng

Dr. James N. Obiegbu
Permanent Secretary
Federal Ministry of Police Affairs,
8th Fl., Federal Secretariat Complex, Shehu Shagari Way,
Maitama
Abuja, Nigeria
emergency@policeaffairs.gov.ng

Senator David Mark
President of the Senate of the National Assembly of Nigeria
National Assembly Complex
Three Arms Zone
Abuja, Nigeria
hon.david.mark@nass.gov.ng

LETTRE #2

H.E. President Paul Biya
President of the Republic of Cameroon
P.O. Box 1000
Yaoundé, Cameroon
cellcom@prc.cm
@PR_Paul_Biya
cc: Permanent Mission of Cameroon to the United Nations
cameroon.mission@yahoo.com

H.E. President Idriss Déby
President of Chad
P.O. Box 74
N’Djamena, Chad
Tel: +235 514 437
Fax: +235 514 501
cc: Permanent Mission of Chad to the United Nations
chadmission@gmail.com

Lettres: 

LETTRE #1

Cher président, ministre, procureur général, secrétaire permanent, sénateur

Je vous invite à écouter les gens qui manifestent au Nigeria et de par le monde, et à prendre immédiatement des mesures pour « Ramener nos filles. » Chaque jour qui passe les rend plus à risque.

L'enlèvement de près de 300 lycéennes de Chibok par Boko Haram en avril, de huit autres filles en mai, et la vente présumée de certaines des filles en mariage et à des fins d’exploitation sexuelle, constituent des violations des droits humains flagrantes. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme, il pourrait également s’agir de crimes contre l'humanité. Jusqu'à présent, vos efforts pour secourir  les filles sont loin d’être à la hauteur, ce qui envoie le message que les filles et les femmes peuvent être vendues, marchandées, et bradées à des fins politiques. Tant que le gouvernement nigérian et les autres acteurs du conflit n’accorderont pas une plus grande valeur humaine aux femmes et ne prendront pas de mesures pour les protéger contre toutes les formes de violence, elles devront faire face à un risque accru de maltraitance et d’enlèvement.

Le Nigeria a ratifié plusieurs instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits humains qui affirment qu’il est de la responsabilité de l' Etat de protéger les femmes et les filles contre toutes les formes de violence fondée sur le sexe, et demandent spécifiquement au Nigeria de protéger les filles contre la traite et les pratiques néfastes telles que le mariage précoce. Ils exigent également que le droit des filles à l'éducation soit respecté.

Je me joins à Egalité Maintenant, Women's Rights Advancement and Protection Alternative, Echoes of Women in Africa, Women for Justice and Peace, et Alliances for Africa, en vous demandant de garantir la sécurité des filles et des femmes dans le conflit actuel au Nigeria en:

1.    Prenant immédiatement des mesures pour localiser et secourir les filles disparues et les aider à se réadapter  à leur retour
2.    Poursuivant les responsables de leur enlèvement et de leur exploitation
3.    Prenant des mesures pour protéger les établissements scolaires contre les attaques et faire en sorte qu'ils soient des lieux d’apprentissage sûrs
4.    Mettant en place immédiatement, en consultation avec les organisations locales de défense des droits des femmes, des mesures pour protéger la sécurité et les droits humains des femmes et des filles, qui sont par ailleurs compromis par la situation politique instable dans les zones de conflit à travers le pays.

Je vous remercie de votre immédiate attention.

Cordialement,


LETTRE #2

Cher président,

Selon des rapports, une partie des quelques 300 lycéennes nigérianes qui ont été enlevées en avril par Boko Haram ont peut-être été transportées dans votre pays et soumises à l’exploitation sexuelle et au mariage forcé. C'est pourquoi je vous exhorte à prendre immédiatement  des mesures pour aider à localiser les filles et les secourir. Chaque jour qui passe les rend plus à risque.

L'enlèvement et la traite des écolières de Chibok, et de huit autres filles qui ont été enlevées en mai au Nigeria dans l'Etat de Borno, constituent de  flagrantes violations des droits humains. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme, la vente des filles en esclavage pourrait également constituer un crime contre l'humanité. Jusqu'à présent, les efforts pour secourir les filles sont loin d’être à la hauteur, ce qui envoie le message que les filles et les femmes peuvent être vendues, marchandées, et bradées à des fins politiques.

Je me joins à Egalité Maintenant, Women's Rights Advancement and Protection Alternative, Echoes of Women in Africa, Women for Justice and Peace, et Alliances for Africa, en vous demandant de prendre immédiatement des mesures pour aider le Nigeria à localiser les filles, les ramener en toute sécurité, et poursuivre ou extrader les responsables de leur enlèvement et de leur exploitation.

Votre pays a ratifié plusieurs instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits humains qui affirment qu’il est de la responsabilité de l' Etat de protéger les femmes et les filles contre toutes les formes de violence fondée sur le sexe , et appellent spécifiquement à protéger les filles contre la traite et les pratiques néfastes telles que le mariage précoce. Je vous demande respectueusement d’honorer les obligations de votre pays.

Je vous remercie de votre immédiate attention.

Cordialement,