Bosnie-Herzégovine : Viol, expulsion forcée, génocide

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Date: 
1 Août 1995

Le 11 juillet 1995, la ville de Srebrenica a été envahie et capturée par les forces serbes bosniaques. Srebrenica a été déclarée « zone de sécurité » par les Nations Unies au cours de l'été 1993 et des soldats du maintien de la paix des Nations Unies étaient stationnés à Srebrenica quand elle est tombée aux mains des Serbes bosniaques. De nombreuses atrocités ont été signalées par les réfugiés fuyants, la plupart d'entre eux des femmes, des enfants et des vieillards, qui sont d'abord allés à Potocari, où les soldats du maintien de la paix les ont guidés vers des bâtiments d'usine pour la nuit et les ont assurés qu'ils seraient en sécurité. Parmi les atrocités signalées, on a relevé des incidents de viol par les forces serbes bosniaques. Une réfugiée interrogée par le New York Times, Sevda Porobic, âgée de 32 ans, a raconté qu'elle était assise dans l'usine Cinkara à Potocari près de deux jeunes filles qu'elle connaissait bien, Mina Smailovic, âgée de 12 ans et sa cousine de 14 ans, Fata Smailovic. Trois soldats serbes bosniaques sont entrés dans l'usine à minuit mardi 11 juillet et ont pris les deux jeunes filles et une autre femme, Nizama Oric âgée de 23 ans. Les trois revinrent plusieurs heures plus tard, meurtries, saignant et pleurant. Mina a dit: « Nous ne sommes plus des jeunes filles. Nos vies sont finies.» A l'aube, des soldats serbes bosniaques ont envahi l'usine, cherchant des garçons et des hommes. Pendant le chaos, Fata s'éclipsa et, se servant de l'écharpe qu'elle avait autour du cou, elle se pendit.

En août 1992, Egalité Maintenant a attiré une première fois l'attention sur l'emploi systématique du viol par les Serbes bosniaques à titre de partie de leur politique de « nettoyage ethnique » contre les civils bosniaques musulmans. En février et juin 1993 et à nouveau en avril 1994, Egalité Maintenant a lancé des appels urgents auprès des Nations Unies pour prendre des mesures immédiates et efficaces pour arrêter les viols, les tueries et autres atrocités. En mai 1993, lorsque le Conseil de Sécurité des Nations Unies a établi un Tribunal Pénal International pour la poursuite de ceux responsables de crimes de guerre dans l'ex-Yougoslavie, Egalité Maintenant a réclamé la poursuite immédiate de Radovan Karadzic et d'autres criminels de guerre responsables de viols, meurtres et de « nettoyage ethnique » de civils innocents dans l'ex-Yougoslavie. Egalité Maintenant, par l'intermédiaire de l'affiche au verso de la présente page, a tenté de mettre en lumière que ces atrocités avaient été exécutées sur ordre, et qu'il y a des individus tels que Radovan Karadzic, le chef des Serbes bosniaques, qui sont directement responsables.

Le 25 juillet 1995, le Tribunal Pénal International des Nations Unies a inculpé Radovan Karadzic, ainsi que Ratko Mladic, le commandant de l'armée serbe bosniaque, les accusant de génocide et de crimes contre l'humanité. L'inculpation comprend dans la liste des actes et omissions attribués à Karadzic et Mladic, « des meurtres, des viols et des violences sexuelles, des tortures, des passages à tabac, des cambriolages, ainsi que d'autres formes d'abus mentaux et physiques » de musulmans bosniaques et de Croates détenus. L'inculpation spécifie de plus que « dans de nombreux cas, des femmes et des jeunes filles qui étaient détenues ont été violées dans les camps ou ont été emmenées des centres de détention et violées ou autrement fait l'objet de violences sexuelles dans d'autres endroits.» L'inculpation de Radovan Karadzic et de Ratko Mladic est un signal d'espoir que la primauté du droit peut prévaloir contre la politique et que ceux qui violent les droits de l'homme peuvent être tenus pour responsables. Toutefois, pour assurer que l'inculpation des chefs serbes bosniaques ne devienne pas un geste vide, Karadzic et Mladic doivent être arrêtés rapidement et mis en jugement pour les crimes dont ils sont accusés.

Comment agir: 

Continuez à utiliser l'affiche au verso de cette page pour souligner les atrocités en cours en Bosnie-Herzégovine -faites-la publier dans les journaux locaux, mettez-la sur les panneaux d'affichage, distribuez-la dans des manifestations publiques. Envoyez des copies d'annonces ou de photos de l'affiche, ou l'affiche elle-même, à votre Président, Premier Ministre, à vos représentants élus et fonctionnaires de l'administration des affaires étrangères et à M. Boutros Boutros-Ghali, Secrétaire Général des Nations Unies, New York, New York 10017. Réclamez une action immédiate et efficace pour arrêter le viol génocide et le massacre en Bosnie-Herzégovine et réclamez une action internationale pour assurer l'arrestation rapide et le jugement de Radovan Karadzic, Ratko Mladic et d'autres inculpés par le Tribunal Pénal International des Nations Unies.

RECHERCHÉ
RADOVAN KARADZIC

RADOVAN KARADZIC
POUR
VIOLS COLLECTIFS ET MEURTRES
EN
BOSNIE-HERZÉGOVINE