Bosnie-Herzégovine: Viols collectifs, grossesses forcées, génocide

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Numéro de l'action: 
3.3
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Date: 
1 Avr 1994

En février 1993 Egalité Maintenant a envoyé Feryal Gharahi, une avocate mulsulmane et vice-présidente d'Egalité Maintenant, en Croatie et en Bosnie-Herzégovine où elle a documenté l'emploi de viol collectif systématique et la grossesse forcée comme partie de la politique serbe de «purification ethnique» génocide. En juin 1993, Feryal Gharahi est retournée en Croatie et s'est rendue à la frontière de Bosnie-Herzégovine où elle a eu des entretiens avec des officiels du Haut Commissariat des Réfugiés, des agents de secours et un certain nombre de refugiés arrivés récemment. Malgré la forte diminution de l'interêt du média international en ce qui concerne les viols en Bosnie, la mission de juin d'Egalité Maintenant a confirmé que le viol collectif systématique était toujours la politique officielle militaire serbe. Même maintenant, bien que la paix soit revenue dans une certaine mesure à Sarajevo, les femmes continuent à être violées et tuées dans d'autres parties de Bosnie-Herzégovine où la «purification ethnique» continue et que le viol continue à être employé par les forces serbes comme arme de «purification ethnique». Le 27 mars 1994, le New York Times annonçait :

Emina Gasi, qui a 15 ans, hésita lorsqu'elle commença à raconter la nuit en fin février lorsque des hommes en uniformes serbes, avec des bas sur leur visage, pénètrèrent par effraction dans sa maison à Banja Luka, tailladèrent la tête et les bras de son grand-père avec des couteaux et, tandis que le sang de celui-ci coulait, la violèrent.

« Oui, lorsqu'ils m'ont violé ainsi que ma soeur, c'était comme cela,» a dit Rasema Beganovic, 34 ans, intervint avec sympathie. « Deux hommes, en uniformes, avaient des bas sur leur tête. Les Serbes sont venus dans notre maison; ils m'ont violé devant toute ma famille, y compris ma fille âgée de 9 ans.»

En 1992, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a établi une Commission d'experts pour enquêter sur les crimes de guerre de l'ex-Yougoslavie. En mai 1993, le Conseil de Sécurité a établi un Tribunal international pour la poursuite de ceux qui sont responsables des crimes de guerre dans l'ex-Yougoslavie. Egalité Maintenant a apporté son aide à la Commission des Experts en recrutant des avocates volontaires pour recueillir des preuves de crimes de guerre, y compris des viols et des violences sexuelles, pour le Tribunal international. En mars 1994, Feryal Gharahi, vice-Présidente d'Egalité Maintenant est retournée de nouveau dans le territoire de l'ex-Yougoslavie en qualité de membre d'une équipe d'avocats délégués par les Nations Unies pour recueillir des preuves pour le Tribunal international.

Egalité Maintenant appuie les efforts qui sont faits pour le compte du Tribunal international. Toutefois, la petite allure avec laquelle les travaux du Tribunal progressent est une cause de préoccupation croissante. Près d'un an après sa formation, encore personne n'a été accusé par le Tribunal international. Pendant ce temps, des femmes sont toujours violées et tuées en Bosnie-Herzégovine, sur ordre. Il y a des individus qui sont responsables directement de ces atrocités, et Radovan Karadzic, le chef des Serbes bosniens, est un de ces individus dont la photo figure au verso de cette page.

Comment agir: 

Utilisez l'affiche au verso de cette page pour mettre en vedette les atrocités en cours en Bosnie-Herzégovine - faites-là publier dans les journaux locaux, mettez-là sur les panneaux d'affichage, distribuez-là dans les manifestations publiques. Envoyez des copies des annonces ou des photos de l'affichage, ou l'affiche elle-même, à votre Président, Premier Ministre, représentants élus et fonctionnaires de l'administration des affaires étrangères et à M. Boutros Boutros-Ghali, Secrétaire Général des Nations Unies, New York, New York 10017. Demandez une action immédiate pour arrêter le viol génocide et le massacre en Bosnie-Herzégovine et demandez la poursuite rapide des criminels de guerre tels que Radovan Karadzic par le Tribunal international.

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RADOVAN KARADZIC

RADOVAN KARADZIC
POUR
VIOLS COLLECTIFS ET MEURTRES
EN
BOSNIE-HERZÉGOVINE