Bosnie-Herzégovine: Viols collectifs, grossesses forcées, génocide

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Numéro de l'action: 
3.1
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Date: 
1 Fév 1993

 

En février 1993, Egalité Maintenant a envoyé Feryal Gharahi, avocate musulmane et membre du conseil d'administration d'Egalité Maintenant, en Croatie et en Bosnie-Herzégovine. Voici quelques constatations et des témoignages qu'elle a pu recueillir sur place:

 

Lorsque les forces serbes sont arrivées à Miljevina, le gymnase de la localité a été transformé en "camp de viol". On a séparé les familles et séquestré les femmes et les enfants ont été mis dans le gymnase où toutes les femmes et les jeunes filles de plus de 10 ans ont été violées dès les premiers jours. Dans le camp établi par les forces serbes à Miljevina, il y avait un vieux garde serbe, mineur à la retraite nommé Luka-Elez, qui aimait particulièrement violer les petites filles de 10 à 15 ans. Chaque soir, on venait chercher au camp une fillette de 10 ans pour la violer et on la ramenait à sa mère le lendemain matin. Les femmes et les jeunes filles étaient violées sous la menace du couteau. Si elles résistaient, on leur coupait la gorge.

On trouve de tels camps dans tout le pays. Des milliers de femmes sont violées et tuées. Des milliers de femmes tombent enceintes à la suite de ces viols. Partout où je suis allée dans les camps de réfugiés en Bosnie-Herzégovine et en Croatie, les femmes n'ont cessé de me raconter des histoires abominables: elles avaient été détenues dans une pièce, violées à maintes reprises et on leur avait dit qu'on les garderait jusqu'à ce qu'elles donnent naissance à des enfants serbes. On m'a raconté des histoires d'hommes qui avaient été violés, d'hommes qu'on a obligés à commettre des actes d'inceste: on a obligé des pères à violer leurs filles, des frères à violer leurs soeurs. Il y a une campagne délibérée et systématique menée par les forces serbes destinée à détruire la sexualité, la structure familiale, la vie et le moral des non-Serbes, et en particulier les musulmans qui vivent en Bosnie-Herzégovine.

Alors que vous lisez ces quelques lignes, des femmes sont en train de se faire violer et tuer en Bosnie-Herzégovine de façon systématique. Tous les témoignages confirment que les viols collectifs et les grossesses forcées font partie de cette politique serbe de "purification ethnique" du génocide, effectuée "sous les ordres". Ce sont des individus qui sont directement responsables de ces atrocités. Ils ont donné des ordres de violer et de tuer, et ils ont aussi le pouvoir d'arrêter ce génocide à tout moment. Ces individus ont un nom et ont des visages. Radovan Karadzic, le dirigeant des Serbes de Bosnie, est l'un d'entre eux, et son visage se trouve au verso de ce poster.

 

Comment agir: 

Servez-vous du poster qui se trouve au verso de cette page pour encourager les médias et les autres sources d'information à discuter de la responsabilité personnelle des dirigeants tel que Radovan Karadzic pour ces atrocités qui ont lieu actuellement en Bosnie-Herzégovine. Faites publier ce poster dans les journaux locaux, collez-le sur des panneaux, distribuez-le à des manifestations publiques. Envoyez des exemplaires des annonces, des reproductions du poster ou le poster lui-même - à vos représentants gouvernementaux et au Conseil de sécurité des Nations unies, New-York, NY 10017. Téléphonez pour demander que des mesures immédiates soient prises pour arrêter les viols et les massacres en Bosnie-Herzégovine. Essayez aussi d'envoyer le poster et autres messages de protestation directement à Radovan Karadzic par fax au: 38 11 235 1213.

R E C H E R C H É


 

RADOVAN KARADZIC
POUR
VIOLS COLLECTIFS ET MEURTRES
EN
BOSNIE-HERZÉGOVINE