De nombreuses lois discriminatoires à l’encontre des femmes continuent à exister à travers le monde, témoignant concrètement des politiques des gouvernements envers les femmes. Les gouvernements qui permettent que des lois à caractère discriminatoire demeurent ainsi en vigueur couvrent de leur manteau et encouragent l’inégalité, et dénient aux femmes tout recours lorsqu’elles sont confrontées à la discrimination affectant un quelconque aspect de leur existence, y compris la sécurité, l'intégrité corporelle, la vie familiale, la situation sociale, ainsi que les perspectives politiques, économiques et sociales.
Il y a douze ans, lors de la quatrième Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes au Pékin, les gouvernements se sont engagés, dans le Programme d'action de Pékin, à « abroger toutes les lois encore en vigueur qui introduisent une discrimination fondée sur le sexe ». En 2000, la Session spéciale de l’Assemblée générale convoquée pour examiner le Programme d’action a fait de 2005 la date butoir pour l'abrogation de l'ensemble des législations à caractère discriminatoire. Cette échéance est désormais passée depuis deux ans, et pourtant, maints états n’ont toujours pas honoré leur promesse d’assurer l'égalité devant la loi des hommes et des femmes. Trente-deux des cinquante-trois pays signalés, depuis 1999, dans les rapports d’Egalité Maintenant sur les lois à caractère discriminatoire dans le monde, ont omis de modifier ou d’abroger les lois incriminées. (Voir Des faits et des mots : Bilan des actions gouvernementales dix ans après la Conférence de Pékin [2] (PDF, 517K).) Il en existe bien d’autres dans le monde.
Un mécanisme s’avère nécessaire d’urgence pour mener à bien le processus d’élimination de la discrimination légalisée à l’encontre les femmes. En mars 2005, la Commission des Nations Unies sur la condition de la femme (United Nations Commission on the Status of Women, CSW), réunie pour examiner, dix ans après, la situation au regard des engagements pris sur la base du Programme d’action de Pékin, a invité les pays signataires à prendre des mesures supplémentaires pour permettre la mise en œuvre complète et accélérée de la Déclaration et du Programme d’action de Pékin. Une résolution a été introduite par les gouvernements rwandais et philippins, et coparrainés par l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Argentine, le Bénin, le Botswana, le Brésil, le Cameroun, le Congo, l’Erythrée, le Gabon, l’Islande, le Lesotho, Madagascar, le Malawi, le Niger, le Nigeria, la République de Corée, le Sénégal, le Tchad, le Togo et la Zambie, pour la mise à l’étude de l’opportunité de désigner un Rapporteur spécial pour les lois discriminatoires à l’égard des femmes [3]. Un Rapporteur spécial permettrait à la CSW d'insister sur les méthodes auxquelles ont eu recours les Etats membres pour réformer efficacement leur droit et lutter contre la discrimination à l'encontre des femmes ; il permettrait en outre d'engager un dialogue avec certains Etats concernant la législation discriminatoire à l’encontre des femmes et le soutien aux efforts engagés en vue de l’abrogation de ces textes. Un Rapporteur spécial pourrait également promouvoir les échanges d’informations entre Etats membres au sujet de questions d’intérêt commun. Le Rapporteur spécial pourrait s’appuyer sur les travaux du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), et en tirer parti, afin de renforcer les mécanismes soutenant les droits des femmes aux Nations Unies.
Après concertation avec les Etats membres, le Haut commissaire des Nations Unies pour les droits de l’Homme et la CEDAW concernant la nécessité de nommer un Rapporteur spécial, le Secrétaire général de l’ONU a conclu, dans son rapport à la CSW, « [qu’un] mécanisme qui s’attaquerait avant tout et exclusivement aux lois discriminatoires, et non pas de façon ponctuelle dans le cadre d’un mandat plus général, dans une perspective mondiale, pourrait donner le coup de pouce attendu depuis longtemps ». Toutefois, la session 2006 de la CSW n’a pas vu la nomination d’un tel Rapporteur spécial. Au lieu de cela, une résolution a été adoptée, présentée par les gouvernements rwandais et slovène, et coparrainée par l’Argentine, le Burundi, le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, la République de Corée et la Tanzanie, invitant à étudier plus avant la création d’un Rapporteur spécial, en ayant à l’esprit les mécanismes des Nations Unies qui existent déjà, afin d’éviter les doublons inutiles.
Dans son second rapport, qui développe les vues exprimées dans son rapport 2006, le Secrétaire général aborde les relations entre un nouveau mécanisme et les discussions relatives aux réformes des Nations Unies. Il suggère qu’une « action ponctuelle, au sein de la Commission de la condition de la femme, en vue de la création d’un tel poste et de la définition de son mandat contribuerait également à l’examen permanent des procédures spéciales par le Conseil des droits de l’Homme... [et]... donnerait au Conseil la possibilité de prendre en considération ce nouveau mandat, ainsi que ses relations avec le Conseil et les mécanismes existants ».
Dans son étude approfondie des violences à l’encontre des femmes, publiée en juillet 2006, le Secrétaire général de l'ONU, insistait sur le fait que la « violence à l’égard des femmes est à la fois une cause et une conséquence de la discrimination dont elles sont victimes ainsi que de leur inégalité et situation de subordonnées…l’action visant à garantir l’égalité entre les hommes et les femmes… ne [doit] pas être considérée comme facultative ou marginale ». Le rapport concluait que « les organismes intergouvernementaux et les entités du système des Nations Unies doivent assumer un rôle moteur plus affirmé, plus cohérent et plus visible ». Il invite explicitement les Etats à « éliminer toutes les lois discriminatoires à l’égard des femmes; d’examiner et de revoir toutes les politiques et pratiques publiques pour assurer qu’elles ne sont pas discriminatoires à l’égard des femmes ; et de veiller à la conformité des dispositions de leurs multiples systèmes juridiques […] avec les normes internationales relatives aux droits de l’homme, notamment le principe de non-discrimination ». Les Etats doivent passer des paroles aux actes. Certains pays ont engagé des réformes légales importantes, mais les violences et la discrimination envers les femmes continuent. La nomination d’un Rapporteur spécial pourrait accélérer le rythme du changement, et contribuer à faire de l’égalité juridique pour les femmes une réalité.
Nous vous prions de bien vouloir demander d'urgence au ministère des affaires étrangères de votre gouvernement d'apporter son soutien à la création, par la CSW, d'une fonction de Rapporteur spécial pour les lois discriminatoires à l’encontre des femmes. Remerciez votre gouvernement s’il est l’un des promoteurs conjoints des résolutions et demandez-lui de conserver son rôle de leadership en matière de promotion de ce mécanisme auprès de la CSW et d’autres Etats afin d’accélérer la réforme de la discrimination légale à l’encontre des femmes. Continuez également à écrire aux gouvernements des pays visés dans Des faits et des mots : Bilan des actions gouvernementales dix ans après la Conférence de Pékin [4] (PDF, 517K). Appelez-les à s’assurer que les lois mentionnées, de même que toutes autres lois à caractère discriminatoire en vigueur, sont abrogées ou modifiées, en tenant compte de la date butoir de 2005. Invitez votre ministère de la justice à procéder à un examen complet, afin d’identifier toute loi comportant des dispositions discriminatoires à l’égard des femmes, ou ayant un impact dans ce domaine, et à remédier à cette situation. Faites part de vos préoccupations et de cette Mise à jour aux médias et au grand public, pour obtenir leur soutien à la campagne destinée à obtenir l'abrogation des lois discriminatoires à l'égard des femmes.
Corrections et coordonnées modifiées par rapport à l’Action Femmes 16.5
| Page 3 | Israël | Le premier ministre d’Israël est maintenant M. Ehud Olmert. Voir numéro de télécopie mis à jour ci-après. | ||
| Page 4 | Japon | Le premier ministre du Japon est maintenant M. Shinzo Abe. Ses coordonnées sont les suivantes : Prime Minister’s Office 1-6-1 Nagata-cho 1 Chome Chiyoda-ku Tokyo 100-0014, JAPON Téléphone : +81-3-3581 2361 Télécopie : +81-3-3593 1784 Pour adresser un courrier électronique au premier ministre, allez à : http://www.kantei.go.jp/foreign/forms/comment.html [5] |
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| Page 5 | Pologne | Le premier ministre de la Pologne est maintenant M. Jaroslaw Kaczynski. Voir numéro de téléphone mis à jour ci-après. | ||
| Page 6 | Roumanie | Le président de la Roumanie est maintenant M. Traian Basescu. Les coordonnées du président Basescu sont les suivantes : Palatul Cotroceni, Strada Geniului nr. 1-3 Sector 5 - Bucuresti 060116, ROUMANIE Téléphone : +40-21-410 05 81 Télécopie : +40-21-319 31 31 E-mail : procetatean@presidency.ro [6] |
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| Page 9 | Tanzanie | Le président de la Tanzanie est maintenant M. Jakaya Kikwete. Voir numéro de téléphone mis à jour ci-après. | ||
| Page 11 | Bangladesh | Le chef d’Etat est désormais le Dr Fakhruddin Ahmed. Ses coordonnées sont les suivantes : Office of the Chief Advisor Government of the People’s Republic of Bangladesh Tejgoan, Dhaka, BANGLADESH |
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| Page 11 | Kenya | L’adresse e-mail du Président Kibaki est : president@statehousekenya.go.ke [7] | ||
| Page 11 | Monaco | L’article 1 a été modifié avec l’ajout des paragraphes ci-après : “4. toute personne née de mère monégasque ayant acquis la nationalité monégasque par naturalisation, par réattribution de la nationalité, ou en vertu de l'application des dispositions de l'alinéa deux de l'article 6 ou de l'alinéa quatre de l'article 7 de cette loi ; 5. toute personne née d’une mère ayant acquis la nationalité monégasque par déclaration après adoption simple ; 6. toute personne née à Monaco de parents inconnus. La nationalité d’un enfant ayant fait l’objet d’une adoption légitimante est déterminée conformément aux distinctions instituées dans le paragraphe précédent. Le chef d’Etat de Monaco est désormais le Prince Alberto II. L’e-mail du Prince Albert II est : centre-info@gouv.mc [8]. Voir numéro de télécopie mis à jour ci-après. |
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| Page 14 | Pakistan | Pour adresser un e-mail au président Moucharraf, aller à : www.presidentofpakistan.gov.pk/WTPresidentMessage.aspx [9] | ||
| Page 15 | Arabie Saoudite | Le roi d’Arabie Saoudite est désormais King Abdullah bin Abdul Aziz Al Saud. L’adresse postale est la suivante : Royal Court Riyadh 11111, ARABIE SAOUDITE Il n’existe aucune adresse e-mail. |
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| Page 16 | Philippines | Pour adresser un e-mail au président Macapagal-Arroyo, allez à www.op.gov.ph [10]. Voir le numéro de télécopie mis à jour ci-après. | ||
| Page 17 | Chili | La présidente du Chili est maintenant Mme. Michelle Bachelet Jeri. Pour adresser un e-mail à la présidente Bachelet, allez à www.presidencyofchile.cl/view/viewRegistraUsuario.asp [11] Voir numéros de télécopie et de téléphone mis à jour, ci-après. | ||
| Page 19 | Bolivie | Le président de la Bolivie est maintenant M. Evo Morales. L’adresse e-mail du président Morales est : despacho@presidencia.gov.bo [12]. Voir numéro de télécopie mis à jour, ci-après. | ||
| Página 19 | Cameroun | L’adresse e-mail du président est : celcom@prc.cm [13] | ||
| Page 20 | Lettonie | Le premier ministre de la Lettonie est maintenant M. Aigars Kalvitis. Le texte de l’article 138(6) de la loi sur le travail a été modifié, mais il conserve un caractère discriminatoire. Celui-ci est désormais libellé comme suit : « Il est interdit d’employer de nuit les personnes âgées de moins de 18 ans, les femmes enceintes, ainsi que les femmes durant une période d’un an suivant un accouchement, mais si une femme allaite, durant toute la période d'allaitement, dès lors que, de l'avis du médecin, l'exécution des tâches en cause est susceptible de constituer une menace pour l'hygiène et la sécurité de la femme ou de son enfant. » Voir numéros de téléphone et de télécopie mis à jour, ci-après. |
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| Page 21 | Madagascar | Le premier ministre de Madagascar est maintenant M. Charles Rabemananjara. Voir numéros de téléphone et de télécopie mis à jour, ci-après. | ||
| Page 22 | Royaume-Uni | L’article 85(4) a été modifié, mais il demeure discriminatoire. Celui-ci est désormais libellé comme suit : « Rien dans la présente Loi n’aura pour effet de frapper d’illégalité un acte commis dans le but d’assurer l’efficacité au combat des forces armées. »
Pour envoyer un e-mail au premier ministre Blair, aller à : http://www.pm.gov.uk/output/Page821.asp [14] |
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| Page 27 | Nigeria | L’adresse e-mail du Président Obasanjo est president.obasanjo@nigeria.gov.org [15] | ||
| Page 28 | Haïti | Le président d’Haïti est maintenant M. Rene Preval. Voir numéro de télécopie mis à jour ci-après. | ||
| Page 30 | Iran | Le président d’Iran est maintenant M. Mahmud Ahmadinejad. Ses coordonnées sont les suivantes : Presidency Office Pasteur Avenue, Postal Box 1423-13185 Tehran 13168-43311, IRAN Téléphone : +98-21-64451 Télécopie : +98-21-6646 2774 E-mail : dr-ahmadinejad@president.ir [16] |
Les coordonnées modifiées sont les suivantes :
| Page 2 | Algérie |
Téléphone : +213-21-68 2292 |
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| Page 3 | Israël |
Télécopie : +972-2-651 3955 |
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| Page 4 | Mali |
Télécopie : +223-223-0026/ 223-1715 |
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| Page 5 | Pologne | Téléphone : +48-22-841 3832/694 6983 | ||
| Page 6 | Roumanie | Téléphone : +40-21-410 0581 | ||
| Page 8 | Soudan | President’s Palace PO Box 281 Khartoum, SOUDAN Aucun numéro de télécopie, ni aucune adresse Internet n’est disponible. |
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| Page 9 | Tanzanie | Téléphone : +255-22 211 6539 | ||
| Page 9 | Yémen | Téléphone : +967-1-208 934/402 2983 Télécopie : +967-127 4147 |
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| Page 11 | Kenya | Télécopie : +254-20-25 02 64 | ||
| Page 12 | Monaco | Télécopie : +377 92 16 02 22 | ||
| Page 16 | Philippines | Télécopie : +63(2) 736-1010 | ||
| Page 17 | Chili | Téléphone : +56-2-690 4361 Télécopie : +56-2-690 4077 |
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| Page 17 | Lesotho | Télécopie : +266-22 320 662 | ||
| Page 19 | Bolivie | Télécopie : +591-22-11 32 04 | ||
| Page 21 | Lettonie | Téléphone : +371-708 2800 Télécopie : +371-728 0469 |
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| Page 21 | Madagascar | Téléphone : +261-2-022 331 16/650 10 Aucun numéro de télécopie disponible. |
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| Page 24 | Liban | Téléphone : +961-1-866 301 Télécopie : +961-5-920 472 |
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| Page 27 | Nigeria | Aucun numéro de télécopie disponible. | ||
| Page 28 | Haïti | Télécopie : +509-228-2319/228-2320/224-4875 |