violence sexuelle

Egalité Maintenant appelle le gouvernement du Pakistan à protéger Uzma Ayub, victime de viols collectifs âgée de 16 ans, et à garantir que justice soit faite

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2011 Déc 15
Date de mise à jour: 
2013 Fév 11
MISE A JOUR: 

MISE A JOUR - FEVRIER 2013: le 31 janvier dernier, après le renvoi de l'affaire par la Haute Cour, le tribunal a acquitté les accusés, y compris plusieurs agents de police, qui étaient poursuivis pour  viols collectifs. Etant donné la détermination de la Haute Cour à démontrer qu'il n'y avait aucune preuve concluante contre les accusés, ce n'est pas une surprise. A la suite de cette décision, nous sommes inquiets pour la sécurité d’Uzma et de sa famille : elles ne bénéficient plus de la protection de l'Etat et ont déjà été ciblées pour avoir porté l'affaire en justice. Avec nos partenaires, nous évaluons les stratégies à adopter pour pouvoir la protéger.


MISE A JOUR - 22 JUIN 2012: Le 19 juin dernier, la Haute Cour de Peshawar (Pakistan) a abandonné son enquête dans cette affaire.  Le tribunal a jugé que les résultats des tests ADN prélevés sur le bébé d’Uzma ne correspondaient à aucun des hommes impliqués dans les viols. En outre, le tribunal a ordonné qu’Uzma se soumette à plusieurs détecteurs de mensonges et a jugé les résultats peu concluants. Le 4 juin dernier, Egalité Maintenant avait écrit au tribunal pour exprimer sa vive inquiétude à ce sujet : soumettre une victime de viol à des détecteurs de mensonge est psychologiquement néfaste et, étant donné le caractère non concluant de ces tests, très préjudiciable.

Les deux affaires, celle des viols subis par Uzma et celle du meurtre de son frère, sont toujours en instance devant une juridiction inférieure. Egalité Maintenant, avec nos partenaires, est en train de décider de la stratégie à adopter lors des prochaines étapes.


MISE A JOUR - 29 FEVRIER 2012: Les pressions exercées par les organisations de défense des droits humains et les médias ont incité le gouvernement pakistanais à prendre des mesures dans l’affaire Uzma Ayub. Suite aux demandes de la Haute Cour de Peshawar pour une enquête approfondie et de strictes mesures contre tous les auteurs et les officiers de police qui ne sont pas intervenus lors des affaires de viol et d’homicide en décembre dernier, 14 personnes ont été arrêtées en rapport aux viols et 29 policiers ont été suspendus. Le meurtrier présumé du frère d’Uzma est toujours en fuite, mais 15 de ses complices présumés ont été arrêtés. Par mesure de sécurité, Uzma et sa mère ont été relogées à Peshawar par le gouvernement pakistanais. Uzma a donné naissance à une petite fille le 19 janvier et des échantillons d'ADN prélevés sur le bébé et les violeurs présumés sont actuellement analysés dans le but d'identifier le père de l'enfant. La prochaine audience consacrée à l'affaire de viol aura lieu une fois que les résultats du test de paternité seront connus. Veuillez vous joindre à nous et continuer à appeler le gouvernement pakistanais à faire en sorte que le cas d’Uzma soit proprement et complètement examiné et que tous les auteurs impliqués, y compris ceux qui ont entravé la justice, soient poursuivis dans toute la mesure de la loi. De même, continuez à exhorter les autorités à veiller à ce que tous les responsables de l'assassinat d'Alamzeb, le frère d’Uzma, soient rapidement traduits en justice et poursuivis. AGISSEZ !


Alamzeb Khattak
Uzma et sa fille

Egalité Maintenant est très inquiet sur  le sort d’Uzma Ayub, adolescente de 16 ans qui vient de Karak dans la province Khyber Pakhtunkhwa du Pakistan.

Comment agir: 

Veuillez écrire d'urgence aux ministres ci-dessous et appelez-les à garantir la sécurité immédiate d’Uzma et de sa famille. Demandez-leur de veiller à ce que son cas soit proprement et complètement examiné et  que tous les auteurs impliqués, y compris ceux qui ont entravé la justice, soient poursuivis dans toute la mesure de la loi, conformément aux obligations internationales et à la constitution du Pakistan. De même, appelez-les à veiller à ce que tous les responsables de l'assassinat d'Alamzeb, le frère Uzma, soient rapidement traduits en justice et poursuivis. Demandez que les organisations locales menacées soient protégées et que les menaces à leur encontre fassent l’objet d’une enquête et de poursuites appropriées. Demandez des garanties que les autorités envoient un fort message : de tels crimes, en particulier de la part de ceux qui devraient faire respecter la loi, ne seront pas tolérés.

>> AGISSEZ !

Mr. Amir Haider Hoti
Chief Minister Khyber Pakhtunkhwa
Chief Minister House
Fort Road,
Peshawar Cantt
Pakistan
Tel: +92-91-9213574, +92-91- 9211719
Fax: +92-91-9210718, +92-91-9210743

Barrister Arshad Abdullah
Minister for Law & Parliamentary Affairs
Government of Khyber Pakhtoonkhwa
Minister Block Opposite to MPA Hostel
Peshawar, Khyber Pakhtoonkhwa
Tel: +92-91-9210353
Fax: +92-91-9211130
 
Mr. Syed Yousuf Raza Gillani
Prime Minister of the Islamic Republic of Pakistan
The Prime Minister’s Secretariat
Islamabad, Pakistan
Tel: +92 51 920 6111
Fax: +92 51 922 1596
E-mail: secretary@cabinet.gov.pk

Mr. Moula Bakhsh Chandio
Minister for Law, Justice
and Parliamentary Affairs
Ministry of Law, Justice
and Parliamentary Affairs
Islamabad, Pakistan
E-Mail: minister@molaw.gov.pk

Lettres: 

Cher / Chère _____ :

Je vous écris pour exprimer ma profonde inquiétude concernant le cas d’Uzma Ayub, venant de Karak, dans le district Khyber Pakhtunkha (KP), victime de viols collectifs quand elle était âgée de 16 ans.

Je suis très préoccupé(e) d'apprendre les horribles circonstances entourant  l’affaire Uzma, le fait qu'elle ait été détenue pendant prés d'une année et violée à de nombreuses reprises par plusieurs personnes, y compris par des policiers. Je suis consterné(e) d'apprendre qu’Uzma et sa famille, ayant déjà subi une telle tragédie, ont été à nouveau traumatisées par l'assassinat d’Alamzeb Marwat, le frère d'Uzma, à la sortie du tribunal du district de Karak par des hommes qui seraient proches de certains des policiers incriminés.

En dépit d'intenses pressions et menaces de mort, Uzma et sa famille se battent pour obtenir justice. Cette affaire a mis en évidence le degré alarmant de corruption policière dans la région et je vous exhorte à vous occuper de ce problème de toute urgence. Je vous exhorte aussi respectueusement à veiller à ce que le cas d’Uzma soit proprement et complètement examiné et  que tous les auteurs impliqués, y compris ceux qui ont entravé la justice, soient poursuivis dans toute la mesure de la loi, conformément à la constitution du Pakistan, qui stipule que « les citoyens sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection de la loi » et qu’« il ne doit y avoir aucune discrimination sur la seule base du sexe »,  et à ses obligations internationales. Je vous demande aussi de veiller à ce que tous les responsables de l'assassinat d’Alamzeb, le frère d'Uzma, soient rapidement traduits en justice et poursuivis.

Je crois également comprendre que les ONG locales qui ont soutenu Uzma dans son combat pour la justice ont été menacées. Je vous exhorte à veiller à ce que ces organisations locales soient protégées et que les menaces à leur encontre fassent l’objet d’une enquête et de poursuites appropriées.

En poursuivant les auteurs en justice, le gouvernement du KP enverra un fort  message que de tels crimes, en particulier de la part de ceux qui devraient faire respecter la loi, ne seront pas tolérés.

Merci de votre attention.

Veuillez agréer l'expression de mes salutations distinguées

Kirghizstan: appel pour mettre fin au mariage par enlèvement

MISE A JOUR: 
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Date: 
2011 Nov 7
Date de mise à jour: 
2013 Jan 29
MISE A JOUR: 

MISE A JOUR - 28 JANVIER 2013: M. Almazbek Atambaïev, le président du Kirghizistan, a entériné un projet de loi qui fait passer la peine maximale d'emprisonnement en cas de mariage par enlèvement de trois à sept ans, et jusqu’à dix ans si la personne enlevée a moins de 17 ans (ce qui constitue l'âge minimum légal de mariage). Egalité Maintenant accueille favorablement ce développement, et nous remercions nombre d'entre vous qui ont soutenu cette campagne. Avec nos partenaires, nous allons continuer à élaborer des stratégies sur les manières de faire en sorte que la loi soit appliquée et que les droits des femmes soient convenablement protégés.


MISE A JOUR - 14 DECEMBRE 2012: Le Parlement kirghize a approuvé le 13 décembre 2012 un projet de loi visant à renforcer la législation sur le mariage par enlèvement. Egalité Maintenant accueille favorablement ce développement et demande instamment au président Almazbek Atambaïev de signer le projet de loi afin qu'il puisse enfin entrer en vigueur.

Veuillez continuer à écrire au président Atambaïev en lui demandant de signer la loi et de veiller à ce que les cas de mariage par enlèvement fassent l'objet d'enquêtes approfondies et de poursuites entraînant la peine maximale prévue par la loi. Afin d’empêcher les mariages par enlèvement au Kirghizistan, nous continuerons à travailler avec nos partenaires sur le terrain pour que la loi soit appliquée.


 

*Tous les noms des victimes ont été changés afin de protéger leurs identités

Comment agir: 

Veuillez écrire aux représentants du gouvernement kirghize ci-dessous. Appelez-les à veiller à ce que les cas de mariage par enlèvement fassent l’objet d’une enquête approfondie et de poursuites entraînant la peine maximale prévue par la loi, et à sensibiliser le public sur ce crime et sur l'importance de l'égalité des droits dans la société. Demandez qu’ils renforcent la législation actuelle contre le mariage par enlèvement, y compris en ce qui concerne la responsabilité de membres de la famille complices, et qu’ils introduisent des amendements pour garantir la protection des victimes et fournir un accès plus facile aux services médicaux, sociaux et juridiques.

>> AGISSEZ!

Les lettres doivent aller à:

Président Almazbek Atambayev
Administration of the President
Government House
720003, Bishkek
Kyrgyzstan
Tel: +(996) 312 63 85 65
E-mail: okmotkg@mail.gov.kg

Lettres: 

Cher / Chère ____ :

Je vous écris pour remercier votre gouvernement d’avoir récemment renforcé la loi contre le mariage par enlèvement, à l'appui de l'appel lancé par les associations locales qui tentent de mettre fin à cette pratique néfaste qui enfreint le droit des femmes et des filles à l’absence de violence, à l'intégrité physique, et à la liberté de circulation.

Je reconnais que votre gouvernement a également pris d'autres mesures pour aborder cette question, et voudrais maintenant vous encourager à faire en sorte que les cas de mariage par enlèvement  fassent l’objet d’enquêtes approfondies et de sévères poursuites, en conformité avec la Constitution kirghize, qui garantit l'égalité devant la loi, et en conformité avec les obligations internationales du Kirghizistan, notamment la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il existe également parmi les femmes kirghizes un fort soutien pour une campagne de sensibilisation du public sur cette question.

Je me réjouis de la direction prise par votre gouvernement afin de protéger les femmes contre le mariage par enlèvement et vous exhorte à poursuivre vos efforts pour faire en sorte que cette pratique appartienne au passé, et ainsi mettre fin aux souffrances de milliers de femmes.

Veuillez agréer l’expression de mes salutations respectueuses,

 

Sidra Humayun

S’attaquer de Front à la Violence Sexuelle au Pakistan
Sidra Humayun

1. Pouvez-vous décrire les obstacles auxquels sont généralement confrontées les femmes victimes de violence sexuelle dans leur quête pour obtenir justice et soutien au Pakistan ?

Egalite Maintenant Reprouve la Decision d’un Tribunal Saoudien Condamnant une Victime de Viol a 200 Coups de Fouet et 6 Mois D’emprisonnement

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2007 Nov 19

New York, 19 Novembre 2007 - Selon les médias, une femme de 19 ans originaire de Qatif, en Arabie saoudite, a été brutalement agressée et violée par sept hommes il y a environ un an et demi. Tout en cherchant à obtenir justice, la femme a elle-même été condamnée en octobre 2006 à 90 coups de fouet pour s’être trouvée en compagnie d'un homme dont elle n'était pas parente lors de l’agression.

Comment agir: 

Veuillez contacter l'ambassade d'Arabie saoudite et le Ministère des Affaires étrangères de votre pays. Exhortez ces fonctionnaires à transmettre votre inquiétude regardant cette injustice et à prendre toutes les mesures en leur pouvoir pour empêcher la flagellation et l’emprisonnement de cette victime de viol saoudienne. Pour les États-Unis, veuillez contacter: Ambassadeur d'Arabie saoudite, Adel Al-Jubeir, Washington, au (202) 342-3800 Ou Consulats généraux: New York au (212) 752-2740, Los Angeles, au (310) 479-6000, Houston (713) 785-5577

Arabie Saoudite: éradiquez les mariages d'enfants et la tutelle masculine sur les femmes

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2010 Nov 29
Date de mise à jour: 
2012 Nov 6
MISE A JOUR: 

MISE A JOUR - 20 MARS 2013: le juge a instruit l’affaire Fatima plus tôt que prévu et issu en novembre 2012 les documents de divorce sans exiger le remboursement de la dot. Après un délai légal de 90 jours, le divorce de Fatima a été finalisé le 10 février dernier. Nous allons continuer à travailler avec les activistes saoudiens pour obtenir l’interdiction des mariages d'enfants en Arabie saoudite.


MISE A JOUR - 6 NOVEMBRE 2012: Nos partenaires saoudiens nous ont récemment informés que, depuis mai 2011, Fatima, une enfant mariée âgée de 12 ans, est de retour au foyer familial et a refusé de retourner chez son mari. Avec le soutien de son oncle, elle tente d'obtenir un divorce. Son mari veut qu'elle revienne à sa maison lorsqu’elle sera plus âgée et affirme qu'il ne lui accordera pas le divorce à moins qu'une forte somme d'argent ne lui soit payée. La date de la première audience du procès en divorce a été fixée par un juge au 12 décembre 2012.

En ce qui concerne l’aide juridique, nous étudions avec nos partenaires les stratégies à adopter pour que Fatima puisse poursuivre la procédure de divorce. Nous craignons cependant que le juge ne donne tort à Fatima si elle n’est pas en mesure de rembourser la dot que son père a déjà dépensée. Veuillez continuer à agir et à maintenir la pression sur le roi d'Arabie saoudite pour qu’il émette un décret interdisant les mariages d'enfants par l'établissement d’un âge minimum de mariage de 18 ans et prévoyant des sanctions pour les adultes qui concluent ou facilitent de telles unions. Appelez- le à annuler les mariages d’enfants mariées dont les contrats de mariage ont été exécutés mais qui n'ont pas encore été remises à leurs maris, et à veiller à ce que enfants mariées qui vivent avec leur mari aient les moyens d'annuler leur mariage.


Egalité Maintenant a été informé de plusieurs cas de filles Saoudiennes mariées suite à l’injonction de leurs tuteurs masculins. L’affaire la plus récente concerne Fatima, de la province de Najran et âgée de 12 ans, qui a été mariée le 5 Octobre 2010 à un homme de 50 ans ayant déjà une épouse et dix enfants, la plupart beaucoup plus âgés que Fatima. Son père, Ali, qui est au chômage et dépendant à la drogue, l'a vendue en mariage pour 40 000 riyals saoudiens (environ 7850 euros), une somme qu'il a utilisé pour s'acheter une voiture.

Comment agir: 

Veuillez écrire au roi d'Arabie saoudite pour lui demander d'émettre un décret interdisant les mariages d'enfants par l'établissement d’un âge minimal de mariage de 18 ans et prévoyant des sanctions pour ceux qui concluent ou facilitent de telles unions. Invitez-le à prendre des mesures urgentes pour annuler les mariages de jeunes épouses dont les contrats de mariage ont été exécutés mais qui n'ont pas encore été remises à leurs maris, et pour s'assurer que soit procuré aux mineures déjà mariées vivant avec leur mari un véritable choix pour annuler leur mariage. Veuillez l'exhortez à veiller à ce que le système de tutelle masculine sur les femmes soit aboli, de sorte que soit garanti aux femmes saoudiennes le droit, entre autres, de contracter des mariages de leur choix. À cet égard, exhortez-le à soutenir la création d'un droit codifié du statut personnel pour garantir les droits des femmes dans le cadre du mariage et du divorce, en s’assurant que ce droit soit fondé sur des principes d'égalité et de non-discrimination. Veuillez envoyer une lettre similaire à la ministre de la Justice et des copies à la Commission des droits de l'homme. AGISSEZ!

Envoyez les lettres à:

Sa majesté, Roi Abdullah bin Abdul Aziz Al Saud
Royaume d’Arabie saoudite
Fax: +966 1 491 2726

Son excellence, Dr. Muhammad bin Abdul Elkarim
Abdul Azziz El Issa
Ministre de la Justice
University Street, Riyad 11137
Royaume d’Arabie saoudite
Fax: +966 1 401 1741

Avec une copie à:

Commission des droits de l'homme
P.O. Box 58889 Riyad 11515
King Fahed Street, Building 373, Riyad
Royaume d’Arabie saoudite
Email: hrc@haq-ksa.org

Lettres: 

[Sa majesté le Roi Abdullah bin Abdul Aziz Al Saud
Royaume d’Arabie saoudite
Fax: +966 1 491 2726]

[Son excellence le Dr. Muhammad bin Abdul Elkarim Abdul Azziz El Issa
Ministre de la Justice
University Street, Riyad 11137
Royaume d’Arabie saoudite
Fax: +966-1-401-1741]

 [Date]

[Son Altesse] [Cher Ministre],

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation au sujet de la question du mariage des enfants en Arabie saoudite et de l'impact extrêmement négatif de ce mariage pour les filles. Un cas récent est celui de Fatima, de la province Najran et âgée de 12 ans, qui a été mariée par son père à un homme de 50 ans ayant une épouse et dix enfants en échange d’une somme de 40.000 riyals saoudiens que son père a utilisé pour acheter une voiture. Le grand-père et l’oncle paternels de Fatima étaient opposés au mariage, mais ne pouvaient pas l'empêcher car son père Ali, en tant que tuteur masuclin, a en vertu de la loi saoudienne le droit de la marier à tout âge et à qui il veut. Ils craignent que deux plus jeunes sœurs de Fatima soient soumises à un sort semblable.

Les mariages des enfants violent les droits fondamentaux des filles en les excluant des décisions concernant le moment du mariage et le choix du conjoint. Des organisations internationales comme l'Organisation mondiale de la Santé, l'UNICEF et le FNUAP ont souligné les conséquences physiques, émotionnelles, psychologiques, intellectuelles et sexuelles néfastes du mariage des enfants sur les filles. Le mariage de Fatima la privera, entre autres, d'une éducation et compromettra gravement son droit à un bien-être physique, mental, et émotionnel.

Je vous exhorte à émettre un décret interdisant les mariages d'enfants en établissant un âge minimal de mariage de 18 ans, et prévoyant des sanctions pour ceux qui concluent ou facilitent de telles unions. Je vous exhorte aussi à prendre des mesures urgentes pour annuler les mariages de jeunes épouses dont les contrats de mariage ont été exécutés mais qui n'ont pas encore été remises à leurs maris, et pour s'assurer que soit procuré aux mineures déjà mariées vivant avec leur mari un véritable choix pour annuler leur mariage. Veuillez vous assurer que le système juridique et judiciaire Saoudien reflète ce que de votre gouvernement a déclaré devant les instances internationales, à savoir que les femmes ne sont pas soumises à la tutelle masculine, mais ont plutôt le droit, entre autres, de contracter des mariages de leur choix. À cet égard, je vous exhorte à soutenir la création d'un droit codifié du statut personnel pour garantir les droits des femmes dans le cadre du mariage et du divorce, en s’assurant que ce droit soit fondé sur des principes d'égalité et de non-discrimination.

Je vous remercie de votre attention.

Veuillez agréer l’expression de mes salutations les plus respectueuses,

Cc: La Commission des droits de l'homme (email: hrc@haq-ksa.org)

Ethiopie : Un nouveau projet de loi menace les organisations non gouvernementales

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2008 Déc 15
Date de mise à jour: 
2009 Jan 6
MISE A JOUR: 

URGENT APPEAL: New Law Threatens Human Rights in Ethiopia

On 6 January 2009, the Ethiopian government pushed through passage of the Charities and Societies Proclamation before Parliament went on recess. The effects of this Proclamation were set out in Equality Now Women’s Action 22.5 (see below). We hope you have the time to send a letter immediately to the Ethiopian Justice Minister, urging immediate review and revision of this law. We have suggested a possible text below, but please feel free to write your own letter.

Without an amendment to the provision that restricts organizations which receive more than 10% of their funding from outside the country from undertaking any human rights work, many critical services and protections will disappear. Thank you for your partnership.

Equality Now

Sample letter

Woineshet Zebene Negash En mars 2002, Egalité Maintenant mettait en place un partenariat avec l’Association éthiopienne des femmes avocates (EWLA), dans le cadre de la campagne pour mettre fin à la pratique d’enlèvement et de viol des filles pour but de mariage, qui existe dans certaines régions d’Ethiopie, ajoutant un soutien international aux efforts de plaidoyer d’EWLA sur le terrain.

Comment agir: 

Veuillez écrire aux responsables dont les noms figurent ci-après pour leur faire part de vos inquiétudes au sujet du projet de Proclamation accordé à l’Autorité des organisations caritatives et associations dont la conséquence serait d’interdire, de fait, aux organisations spécialisées dans la défense et la promotion des droits humains d’opérer en Ethiopie. Insistez également sur l’autorité excessive et inacceptable conférée à la nouvelle Autorité des organisations caritatives et associations par le projet de loi, ainsi que sur l’absence de transparence quant à ses conditions de fonctionnement. Demandez aux responsables d’obtenir le retrait de l’obligation, pour les ONG intervenant dans le domaine des droits des femmes, ainsi qu'en relation avec d'autres questions spécifiées, de fonctionner avec au moins 90 % de financements éthiopiens, et de les inviter à réviser le texte en profondeur, pour garantir que toutes les ONG, y compris celles qui travaillent à promouvoir les droits humains, et notamment les droits des femmes, soient autorisées à opérer sans interférences politiques, conformément aux garanties instituées par la constitution éthiopienne et par les traités internationaux de protection des droits humains auxquels est partie l’Ethiopie.

Les lettres doivent être envoyées, immédiatement, aux personnes suivantes :

H.E. Berhan Hailu
Minister of Justice
P O. Box 1370
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant: +251 11 551 3620
Fax: +251 11 551 7775
Email : justice@ethionet.et

H.E. Muferiat Kamil
Minister of Women’s Affairs
P.O. Box 1293
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant : +251 11 416 6375
Fax : +251 11 416 6362

Avec copie à :

H.E. Dr. Kassa G. Hiwot
Commissioner Ethiopian Human Rights Commission
P.O. Box 1165
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant: +251 11 618 0046
Fax : +251 11 618 0041
Email : hrcom@ethionet.et

H.E. Ato Abay Tekele
Ombudsman Institution
P.O. Box 2459
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant : +251 11 553 2052/53
Fax : +251 11 553 2073
Email: ombudsmaneth@ethionet.et

Action Femmes 22.1: Mars 2002
Action Femmes 22.2: Février 2004
Action Femmes 22.3: Novembre 2004
Action Femmes 22.4: Juin 2005

Arabie Saoudite : Appel urgent à l'annulation du mariage d'une fillette de 10 ans

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2009 Juin 1

Amneh Mohmad Sharahili, une écolière saoudienne de 10 ans, a été mariée par son père à un homme, également saoudien, de 25 ans. Bien que le contrat de mariage d’Amneh ait été fait à la mi-février 2009, elle n’a toujours pas été remise à son mari et continue de vivre avec ses parents. Son père a l’intention de la remettre à son mari au mois de juillet. Amneh, qui voudrait poursuivre ses études, pour devenir enseignante, ne comprend pas bien ce que signifie le mariage.

Comment agir: 

Veuillez écrire au Roi d’Arabie Saoudite pour lui demander de publier un édit fixant un âge minimum pour le mariage et interdisant le mariage des enfants. Appelez-le à prendre des mesures d’urgence pour annuler le mariage d’Amneh et ceux des autres fillettes pour lesquelles ont été conclus des contrats de mariage, mais qui n’ont pas encore été remises à leur mari. Demandez-lui également de faire en sorte que les petites filles mariées qui vivent déjà avec leur mari se voient offrir véritablement le choix d’annuler leur mariage, et que, si elles optent pour l’annulation, les choses se déroulent en douceur, sans que cela ait des conséquences négatives sur les filles. Veuillez également exhorter le Roi à apporter son soutien à l'adoption d'une loi codifiée relative au statut des personnes, garantissant le droit des femmes au mariage et au divorce, et à s’assurer que cette loi soit fondée sur les principes d’égalité et de non-discrimination. Adressez une lettre similaire au ministre de la Justice. Les courriers doivent être envoyés aux personnes suivantes :

His Majesty, King Abdullah bin Abdul
Aziz Al Saud
Kingdom of Saudi Arabia
Fax : +966 1 491 2726

His Excellency Dr. Muhammad bin Abdul
El Karim AbdulAzziz El Issa
Minister of Justice
University Street, Riyadh 11137
Kingdom of Saudi Arabia
Fax : +966 1 401 1741

avec copie à :

The Human Rights Commission
P.O. Box 58889 Riyadh 11515
King Fahed Street
Building 373
Riyadh
Kingdom of Saudi Arabia
E-mail :hrc@haq-ksa.org

Lettre modèle
 

Japon : les jeux de simulation de viol et la banalisation de la violence sexuelle

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2009 Sep 1
MISE A JOUR: 

Suite à la campagne d’Egalité Maintenant, le Japan Ethics Organisation of Computer Software (EOCS), dont 90% des membres sont des producteurs japonais de jeux vidéo pour adultes, a interdit la production et la vente de jeux tels que RapeLay et autres jeux qui simulent des violences sexuelles. Bien que ce règlement ne s'applique pas aux producteurs qui ne sont pas membre de l’EOCS, nos partenaires nous ont informés que les propriétaires de la majorité des magasins de vente de ces jeux ont déclaré qu'ils ne vendaient pas de jeux produits par ces derniers.

En outre, le Parti Komei, qui était à l'époque membre de la coalition gouvernementale, a tenu une réunion sur la question des jeux de simulation de viol et créé le Committee Working Towards a Child Safe World (Comité pour un monde plus sûr pour les enfants) et le Child Prostitution and Child Pornography Law Revision Committee (Comité de révision des lois sur la pornographie et la prostitution impliquant des enfants).

Nos partenaires ont déclaré que «si un groupe basé au Japon avait lancé cette campagne, une telle réponse de la part du gouvernement japonais et des médias aurait été peu probable. »


« Les femmes sont des créatures stupides qui ne savent rien faire d’autre que nous préparer à dîner. Cela prouve simplement leur stupidité ; il faut qu’elles comprennent que le mot « égalité » a été créé par les hommes pour les hommes et qu’il n’a pas jamais été conçu pour s’appliquer ou être accordé aux femmes.

Comment agir: 

Nous vous invitons à écrire aux responsables gouvernementaux du Japon dont les coordonnées suivent, pour les exhorter à honorer les obligations incombant au Japon en vertu de la CEDAW, et notamment à répondre à l’appel pressant récemment lancé par le Comité de la CEDAW à interdire les jeux et les dessins animés qui banalisent et encouragent les violences sexuelles à l’égard des femmes et des filles. Dans votre lettre au ministre de la Justice, demandez-lui également de s’informer sur l’enquête réclamée par Egalité Maintenant sur les vidéos de viols collectifs qu’elle a envoyées à la police de Tokyo, et demandez que ses services enquêtent sur cette affaire et sur d’autres vidéos de viols réels afin de vérifier que toutes les personnes impliquées sont poursuivies dans toute la mesure prévue par la loi. Continuez aussi d’écrire à Illusion Software pour demander de retirer immédiatement du marché tous les jeux mettant en scène des viols, des situations de harcèlement et toutes autres formes de violences sexuelles ou qui dénigrent les femmes d’une manière quelconque. Rappelez que l’éthique professionnelle commande aux entreprises de tenir compte des éventuels effets négatifs que leurs activités peuvent avoir sur la société et l’intérêt public. Adressez à Amazon Japon une lettre allant dans le même sens.

Mr. Tadashi Yoshimura
Managing Director
Illusion Software
1-10-1 Nishikanagawa Kanagawa-ku
Yokohama-city, Kanagawa 221-0822, Japan
Tél: (+81) (0)4-5322-1551
Email: illuon@illuon.jp, info@illuon.jp

Lettre modèle

Mr. Jasper Cheung
President of Amazon Japan K.K
2-15-1 Shibuya, Shibuya-ku, Tokyo 150-000-2, Japan
Email: via website

Lettre modèle

Prime Minister Yoshihiko Noda
2-3-1 Nagata-Cho, Chiyoda-ku,
Tokyo 100-0014, Japan
Tel: (+81)(0)3-3581-0101
Fax: (+81)(0)3-3581-3883
Email: via website

Lettre modèle

Ms. Keiko Chiba
Minster of Justice
1-1-1 Kasumigaseki,
Chiyoda-ku, Tokyo 100-8977, Japan
Tel: (+81)(0)3-3580-4111
Fax: (+81)(0)3-3592-7393
Email: webmaster@moj.go.jp

Lettre modèle

Action Femmes 33.1: Mai 2009

Yémen : mettre fin aux mariages précoces par l’adoption et la stricte application d’une loi fixant un âge minimum du mariage

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2010 Avr 1

Le mois dernier, Egalité Maintenant a été informée d’un certain nombre de cas de très jeunes filles yéménites mariées de force ou devant l’être et qui en ont subi très douloureusement les conséquences. 

Comment agir: 

Nous vous invitons à écrire au Président du Yémen, au ministre yéménite de la Justice et au Président du parlement yéménite pour leur demander d’intervenir pour que le projet de loi sur le mariage précoce soit examiné et adopté par le parlement le plus tôt possible. Demandez-leur également de veiller à ce que la loi soit strictement appliquée après son adoption, notamment à ce que tous les mariages soient enregistrés et que les contrevenants soient sanctionnés. AGISSEZ!

Envoyez vos lettres à :

M. Abd-Rabbu Mansour Hadi
President of the Republic of Yemen
President Residence
60 Street
Sana’a, Yémen
Télécopie : +967 1 274 147

M. Ghazi Al Ghabari
Minister of Justice
Ministry of Justice
Justice Street
Sana’a, Yémen
Télécopie : +967 1 252 138
Téléphone : +967 1 252 136/7/9

M. Yahya Ali Al Raei
Speaker of the House
Yemeni Parliament
26 September Street
Sana’a, Yémen
Télécopie : +967 1 276 091
Courriel : info@yemenparliament.org

Lettre modèle

Zambie : la pratique omniprésente du viol des filles par leurs enseignants

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2009 Fév 1

En février 2006, une écolière de treize ans, R.M., a été violée par son professeur, Edson Hakasenke, qui lui avait demandé de passer chez lui pour chercher ses notes de classe. M. Hakasenke lui avait enjoint de ne rien dire à personne, car sinon elle serait renvoyée du collège et il perdrait son emploi. R.M. n’a pas parlé du viol pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce qu’elle ait besoin de se faire soigner pour une maladie sexuellement transmissible contractée lors du viol. Sa tante et tutrice déposa plainte auprès du directeur de l’école.

Comment agir: 

Nous vous prions d’écrire au Directeur du ministère public (Director of Public Prosecutions) dont les coordonnées suivent pour lui demander d’engager des poursuites pénales contre Edson Hakasenke pour le viol de R.M. Ecrivez aussi au Procureur général (Attorney-General) pour lui demander de renoncer à faire appel de la décision de la Cour suprême d’imputer une part de responsabilité à l’état dans la conduite de M. Hakasenke. Envoyez une copie de vos deux lettres au ministre de la Justice. Rappelez-leur les obligations auxquelles l’état est tenu de protéger les jeunes filles en vertu de la propre constitution zambienne, du Protocole et d’autres instruments de défense des droits humains auxquels la Zambie est partie. Demandez au ministre de l’Education de réfléchir sérieusement à la recommandation du juge Musonda de mettre en place des mécanismes efficaces pour lutter contre les violences sexuelles à l’égard des filles au sein de l’institution scolaire, afin de garantir qu’à l’avenir, les filles soient protégées comme il convient contre les viols perpétrés par des membres de la communauté éducative, et pour qu’elles sachent à qui s’adresser si elles sont victimes d’un viol. Demandez à toutes les autorités de veiller à ce que les filles bénéficient de la protection pleine et entière de la loi si elles sont victimes d’un viol et à ce que toutes les poursuites prévues par la loi soient engagées contre les violeurs.

Envoyez vos lettres à :

Hon. Mumba Malila
Attorney-General
P.O. Box 50106
Lusaka
Republique de Zambia
Tél: +260 211 250 438
Fax: +260 211 253 695
 

Mr. Chalwe Mchenga
Director of Public Prosecutions
P.O. Box 50106
Lusaka
République de Zambia
Tél: +260 211 251 367
Fax: +260 211 257 636
 

Hon. Prof. Geoffrey Lungwangwa
Ministre de l'ducation
P.O. Box 50093
Lusaka
République de Zambia
Tél: +260 211 250 855/250 760
Fax: +260 211 254 139/250 162
 

Hon. George Kunda S.C.
Ministre de la Justice et des Affaires juridiques
P.O. Box 50106
Lusaka
République de Zambia
Tél: +260 211 251 588/253 509
Fax: +260 211 253 452

Lettres: 
Lettre modèle à l'attention du procureur général Malila

Hon. Mumba Malila
Attorney-General
P.O. Box 50106
Lusaka, République de Zambie
Fax : +260 211 253 695

Monsieur le Procureur général (Attorney-General),

Je vous écris au sujet du jugement important rendu par le juge Phillip Musonda de la Cour suprême de Lusaka le 30 juin 2008 dans l’affaire de R.M., une écolière de 13 ans, à l’encontre d’Edward Hakasenke – son professeur qui l’a violée, de l’établissement scolaire Woodlands ‘A’ Basic School où R.M. était scolarisée, du ministère de l’Education et du Procureur général (Attorney-General).

Je vous demande instamment de renoncer à faire appel dans cette affaire afin de démontrer la volonté du gouvernement de protéger et promouvoir les droits des femmes et des filles conformément à la propre constitution zambienne et au Protocole à la Charte africaine relatif aux droits de la femme, ainsi qu’à d’autres instruments de défense des droits humains auxquels la Zambie est partie. Je vous exhorte aussi à veiller à ce que les filles puissent bénéficier de la protection pleine et entière de la loi si elles sont victimes d’un viol et à ce que toutes les poursuites prévues par la loi soient systématiquement engagées contre les violeurs.

Je vous remercie de votre attention et vous prie de croire, Monsieur le Procureur général (Attorney-General), à l’assurance de ma très haute considération.

  

CC : Hon. George Kunda S.C.
Ministre de la Justice et des Affaires juridiques
P.O. Box 50106, Lusaka, République de Zambie
Fax : +260 211 253 452
 

Lettre modèle à l'attention à M. Mchenga

M. Chalwe Mchenga
Director of Public Prosecutions
(Directeur du ministère public)
P.O. Box 50106
Lusaka, République de Zambie
Fax : +260 211 257 636

Monsieur le Directeur,

Je vous écris au sujet du jugement important rendu par le juge Phillip Musonda de la Cour suprême de Lusaka le 30 juin 2008 dans l’affaire de R.M., une écolière de 13 ans, à l’encontre d’Edward Hakasenke – son professeur qui l’a violée, de l’établissement scolaire Woodlands ‘A’ Basic School où R.M. était scolarisée, du ministère de l’Education et du Procureur général (Attorney-General).

Dans son jugement, le juge Musonda vous a déféré l’affaire afin que vous engagiez d’éventuelles poursuites pénales. Sans la protection pleine et entière de la loi, les filles, que ce soit à l’école ou ailleurs, sont exposées à un risque de viol et d’agression sexuelle et je vous demande instamment de prendre des mesures immédiates pour que M. Hakasenke ait à répondre du viol de R.M. dans toute la mesure prévue par la loi zambienne. Je vous exhorte aussi à veiller à ce que, d’une manière générale, les filles puissent bénéficier de la protection pleine et entière de la loi si elles sont victimes d’un viol et à ce que toutes les poursuites prévues par la loi soient engagées contre les violeurs afin que tous les citoyens, notamment les enfants, bénéficient des protections inscrites dans la constitution zambienne, le Protocole à la Charte africaine relatif aux droits de la femme et tous les autres instruments de défense des droits humains auxquels la Zambie est partie.

Je vous remercie de votre attention et vous prie de croire, Monsieur le Directeur, à l’assurance de ma très haute considération.

 

 

CC : Hon. George Kunda S.C.
Ministre de la Justice et des Affaires juridiques
P.O. Box 50106, Lusaka, République de Zambie
Fax : +260 211 253 452

Lettre modèle à l'attention du ministre Lungwangwa
 

The Honorable Dora Siliya
Ministre de l’Education
P.O. Box 50093
Lusaka, République de Zambie
Fax : +260 211 253 502

Monsieur le Ministre,

Je vous écris au sujet du jugement important rendu par le juge Phillip Musonda de la Cour suprême de Lusaka le 30 juin 2008 dans l’affaire de R.M., une écolière de 13 ans, à l’encontre d’Edward Hakasenke – son professeur qui l’a violée, de l’établissement scolaire Woodlands ‘A’ Basic School où R.M. était scolarisée, du ministère de l’Education et du Procureur général (Attorney-General). Je vous demande instamment de suivre la recommandation expresse du juge Musonda que le ministère de l’Education mette en place des mécanismes efficaces pour lutter contre les violences sexuelles à l’égard des filles au sein de l’institution scolaire, afin de garantir qu’à l’avenir, les filles soient protégées comme il convient contre les viols perpétrés par des membres de la communauté éducative, et qu’elles sachent à qui s’adresser si elles sont victimes d’un viol.

Je vous exhorte aussi à travailler avec vos collègues du gouvernement pour garantir que les filles bénéficient de la protection pleine et entière de la loi si elles sont victimes d’un viol et que toutes les poursuites prévues par la loi soient systématiquement engagées contre les violeurs afin que tous les citoyens, notamment les enfants, bénéficient des protections inscrites dans la constitution zambienne et le Protocole à la Charte africaine relatif aux droits de la femme, ainsi que d’autres instruments internationaux auxquels la Zambie est partie.

Je vous remercie de votre attention et vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma très haute considération.

 

CC : Hon. George Kunda S.C.
Ministre de la Justice et des Affaires juridiques
P.O. Box 50106, Lusaka, République de Zambie
Fax : +260 211 253 452

 

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