violence sexuelle

Sidra Humayun

S’attaquer de Front à la Violence Sexuelle au Pakistan
Sidra Humayun

1. Pouvez-vous décrire les obstacles auxquels sont généralement confrontées les femmes victimes de violence sexuelle dans leur quête pour obtenir justice et soutien au Pakistan ?

Egalite Maintenant Reprouve la Decision d’un Tribunal Saoudien Condamnant une Victime de Viol a 200 Coups de Fouet et 6 Mois D’emprisonnement

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2007 Nov 19

New York, 19 Novembre 2007 - Selon les médias, une femme de 19 ans originaire de Qatif, en Arabie saoudite, a été brutalement agressée et violée par sept hommes il y a environ un an et demi. Tout en cherchant à obtenir justice, la femme a elle-même été condamnée en octobre 2006 à 90 coups de fouet pour s’être trouvée en compagnie d'un homme dont elle n'était pas parente lors de l’agression.

Comment agir: 

Veuillez contacter l'ambassade d'Arabie saoudite et le Ministère des Affaires étrangères de votre pays. Exhortez ces fonctionnaires à transmettre votre inquiétude regardant cette injustice et à prendre toutes les mesures en leur pouvoir pour empêcher la flagellation et l’emprisonnement de cette victime de viol saoudienne. Pour les États-Unis, veuillez contacter: Ambassadeur d'Arabie saoudite, Adel Al-Jubeir, Washington, au (202) 342-3800 Ou Consulats généraux: New York au (212) 752-2740, Los Angeles, au (310) 479-6000, Houston (713) 785-5577

Arabie Saoudite: éradiquez les mariages d'enfants et la tutelle masculine sur les femmes

Numéro de l'action: 
31.3
MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2010 Nov 29
Date de mise à jour: 
2012 Nov 6
MISE A JOUR: 

MISE A JOUR - 20 MARS 2013: le juge a instruit l’affaire Fatima plus tôt que prévu et issu en novembre 2012 les documents de divorce sans exiger le remboursement de la dot. Après un délai légal de 90 jours, le divorce de Fatima a été finalisé le 10 février dernier. Nous allons continuer à travailler avec les activistes saoudiens pour obtenir l’interdiction des mariages d'enfants en Arabie saoudite.


MISE A JOUR - 6 NOVEMBRE 2012: Nos partenaires saoudiens nous ont récemment informés que, depuis mai 2011, Fatima, une enfant mariée âgée de 12 ans, est de retour au foyer familial et a refusé de retourner chez son mari. Avec le soutien de son oncle, elle tente d'obtenir un divorce. Son mari veut qu'elle revienne à sa maison lorsqu’elle sera plus âgée et affirme qu'il ne lui accordera pas le divorce à moins qu'une forte somme d'argent ne lui soit payée. La date de la première audience du procès en divorce a été fixée par un juge au 12 décembre 2012.

En ce qui concerne l’aide juridique, nous étudions avec nos partenaires les stratégies à adopter pour que Fatima puisse poursuivre la procédure de divorce. Nous craignons cependant que le juge ne donne tort à Fatima si elle n’est pas en mesure de rembourser la dot que son père a déjà dépensée. Veuillez continuer à agir et à maintenir la pression sur le roi d'Arabie saoudite pour qu’il émette un décret interdisant les mariages d'enfants par l'établissement d’un âge minimum de mariage de 18 ans et prévoyant des sanctions pour les adultes qui concluent ou facilitent de telles unions. Appelez- le à annuler les mariages d’enfants mariées dont les contrats de mariage ont été exécutés mais qui n'ont pas encore été remises à leurs maris, et à veiller à ce que enfants mariées qui vivent avec leur mari aient les moyens d'annuler leur mariage.


Egalité Maintenant a été informé de plusieurs cas de filles Saoudiennes mariées suite à l’injonction de leurs tuteurs masculins. L’affaire la plus récente concerne Fatima, de la province de Najran et âgée de 12 ans, qui a été mariée le 5 Octobre 2010 à un homme de 50 ans ayant déjà une épouse et dix enfants, la plupart beaucoup plus âgés que Fatima. Son père, Ali, qui est au chômage et dépendant à la drogue, l'a vendue en mariage pour 40 000 riyals saoudiens (environ 7850 euros), une somme qu'il a utilisé pour s'acheter une voiture.

Comment agir: 

Veuillez écrire au roi d'Arabie saoudite pour lui demander d'émettre un décret interdisant les mariages d'enfants par l'établissement d’un âge minimal de mariage de 18 ans et prévoyant des sanctions pour ceux qui concluent ou facilitent de telles unions. Invitez-le à prendre des mesures urgentes pour annuler les mariages de jeunes épouses dont les contrats de mariage ont été exécutés mais qui n'ont pas encore été remises à leurs maris, et pour s'assurer que soit procuré aux mineures déjà mariées vivant avec leur mari un véritable choix pour annuler leur mariage. Veuillez l'exhortez à veiller à ce que le système de tutelle masculine sur les femmes soit aboli, de sorte que soit garanti aux femmes saoudiennes le droit, entre autres, de contracter des mariages de leur choix. À cet égard, exhortez-le à soutenir la création d'un droit codifié du statut personnel pour garantir les droits des femmes dans le cadre du mariage et du divorce, en s’assurant que ce droit soit fondé sur des principes d'égalité et de non-discrimination. Veuillez envoyer une lettre similaire à la ministre de la Justice et des copies à la Commission des droits de l'homme. AGISSEZ!

Envoyez les lettres à:

Sa majesté, Roi Abdullah bin Abdul Aziz Al Saud
Royaume d’Arabie saoudite
Fax: +966 1 491 2726

Son excellence, Dr. Muhammad bin Abdul Elkarim
Abdul Azziz El Issa
Ministre de la Justice
University Street, Riyad 11137
Royaume d’Arabie saoudite
Fax: +966 1 401 1741

Avec une copie à:

Commission des droits de l'homme
P.O. Box 58889 Riyad 11515
King Fahed Street, Building 373, Riyad
Royaume d’Arabie saoudite
Email: hrc@haq-ksa.org

Lettres: 

[Sa majesté le Roi Abdullah bin Abdul Aziz Al Saud
Royaume d’Arabie saoudite
Fax: +966 1 491 2726]

[Son excellence le Dr. Muhammad bin Abdul Elkarim Abdul Azziz El Issa
Ministre de la Justice
University Street, Riyad 11137
Royaume d’Arabie saoudite
Fax: +966-1-401-1741]

 [Date]

[Son Altesse] [Cher Ministre],

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation au sujet de la question du mariage des enfants en Arabie saoudite et de l'impact extrêmement négatif de ce mariage pour les filles. Un cas récent est celui de Fatima, de la province Najran et âgée de 12 ans, qui a été mariée par son père à un homme de 50 ans ayant une épouse et dix enfants en échange d’une somme de 40.000 riyals saoudiens que son père a utilisé pour acheter une voiture. Le grand-père et l’oncle paternels de Fatima étaient opposés au mariage, mais ne pouvaient pas l'empêcher car son père Ali, en tant que tuteur masuclin, a en vertu de la loi saoudienne le droit de la marier à tout âge et à qui il veut. Ils craignent que deux plus jeunes sœurs de Fatima soient soumises à un sort semblable.

Les mariages des enfants violent les droits fondamentaux des filles en les excluant des décisions concernant le moment du mariage et le choix du conjoint. Des organisations internationales comme l'Organisation mondiale de la Santé, l'UNICEF et le FNUAP ont souligné les conséquences physiques, émotionnelles, psychologiques, intellectuelles et sexuelles néfastes du mariage des enfants sur les filles. Le mariage de Fatima la privera, entre autres, d'une éducation et compromettra gravement son droit à un bien-être physique, mental, et émotionnel.

Je vous exhorte à émettre un décret interdisant les mariages d'enfants en établissant un âge minimal de mariage de 18 ans, et prévoyant des sanctions pour ceux qui concluent ou facilitent de telles unions. Je vous exhorte aussi à prendre des mesures urgentes pour annuler les mariages de jeunes épouses dont les contrats de mariage ont été exécutés mais qui n'ont pas encore été remises à leurs maris, et pour s'assurer que soit procuré aux mineures déjà mariées vivant avec leur mari un véritable choix pour annuler leur mariage. Veuillez vous assurer que le système juridique et judiciaire Saoudien reflète ce que de votre gouvernement a déclaré devant les instances internationales, à savoir que les femmes ne sont pas soumises à la tutelle masculine, mais ont plutôt le droit, entre autres, de contracter des mariages de leur choix. À cet égard, je vous exhorte à soutenir la création d'un droit codifié du statut personnel pour garantir les droits des femmes dans le cadre du mariage et du divorce, en s’assurant que ce droit soit fondé sur des principes d'égalité et de non-discrimination.

Je vous remercie de votre attention.

Veuillez agréer l’expression de mes salutations les plus respectueuses,

Cc: La Commission des droits de l'homme (email: hrc@haq-ksa.org)

Ethiopie : Un nouveau projet de loi menace les organisations non gouvernementales

Numéro de l'action: 
22.5
MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2008 Déc 15
Date de mise à jour: 
2009 Jan 6
MISE A JOUR: 

URGENT APPEAL: New Law Threatens Human Rights in Ethiopia

On 6 January 2009, the Ethiopian government pushed through passage of the Charities and Societies Proclamation before Parliament went on recess. The effects of this Proclamation were set out in Equality Now Women’s Action 22.5 (see below). We hope you have the time to send a letter immediately to the Ethiopian Justice Minister, urging immediate review and revision of this law. We have suggested a possible text below, but please feel free to write your own letter.

Without an amendment to the provision that restricts organizations which receive more than 10% of their funding from outside the country from undertaking any human rights work, many critical services and protections will disappear. Thank you for your partnership.

Equality Now

Sample letter

Woineshet Zebene Negash En mars 2002, Egalité Maintenant mettait en place un partenariat avec l’Association éthiopienne des femmes avocates (EWLA), dans le cadre de la campagne pour mettre fin à la pratique d’enlèvement et de viol des filles pour but de mariage, qui existe dans certaines régions d’Ethiopie, ajoutant un soutien international aux efforts de plaidoyer d’EWLA sur le terrain.

Comment agir: 

Veuillez écrire aux responsables dont les noms figurent ci-après pour leur faire part de vos inquiétudes au sujet du projet de Proclamation accordé à l’Autorité des organisations caritatives et associations dont la conséquence serait d’interdire, de fait, aux organisations spécialisées dans la défense et la promotion des droits humains d’opérer en Ethiopie. Insistez également sur l’autorité excessive et inacceptable conférée à la nouvelle Autorité des organisations caritatives et associations par le projet de loi, ainsi que sur l’absence de transparence quant à ses conditions de fonctionnement. Demandez aux responsables d’obtenir le retrait de l’obligation, pour les ONG intervenant dans le domaine des droits des femmes, ainsi qu'en relation avec d'autres questions spécifiées, de fonctionner avec au moins 90 % de financements éthiopiens, et de les inviter à réviser le texte en profondeur, pour garantir que toutes les ONG, y compris celles qui travaillent à promouvoir les droits humains, et notamment les droits des femmes, soient autorisées à opérer sans interférences politiques, conformément aux garanties instituées par la constitution éthiopienne et par les traités internationaux de protection des droits humains auxquels est partie l’Ethiopie.

Les lettres doivent être envoyées, immédiatement, aux personnes suivantes :

H.E. Berhan Hailu
Minister of Justice
P O. Box 1370
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant: +251 11 551 3620
Fax: +251 11 551 7775
Email : justice@ethionet.et

H.E. Muferiat Kamil
Minister of Women’s Affairs
P.O. Box 1293
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant : +251 11 416 6375
Fax : +251 11 416 6362

Avec copie à :

H.E. Dr. Kassa G. Hiwot
Commissioner Ethiopian Human Rights Commission
P.O. Box 1165
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant: +251 11 618 0046
Fax : +251 11 618 0041
Email : hrcom@ethionet.et

H.E. Ato Abay Tekele
Ombudsman Institution
P.O. Box 2459
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant : +251 11 553 2052/53
Fax : +251 11 553 2073
Email: ombudsmaneth@ethionet.et

Action Femmes 22.1: Mars 2002
Action Femmes 22.2: Février 2004
Action Femmes 22.3: Novembre 2004
Action Femmes 22.4: Juin 2005

Arabie Saoudite : Appel urgent à l'annulation du mariage d'une fillette de 10 ans

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2009 Juin 1

Amneh Mohmad Sharahili, une écolière saoudienne de 10 ans, a été mariée par son père à un homme, également saoudien, de 25 ans. Bien que le contrat de mariage d’Amneh ait été fait à la mi-février 2009, elle n’a toujours pas été remise à son mari et continue de vivre avec ses parents. Son père a l’intention de la remettre à son mari au mois de juillet. Amneh, qui voudrait poursuivre ses études, pour devenir enseignante, ne comprend pas bien ce que signifie le mariage.

Comment agir: 

Veuillez écrire au Roi d’Arabie Saoudite pour lui demander de publier un édit fixant un âge minimum pour le mariage et interdisant le mariage des enfants. Appelez-le à prendre des mesures d’urgence pour annuler le mariage d’Amneh et ceux des autres fillettes pour lesquelles ont été conclus des contrats de mariage, mais qui n’ont pas encore été remises à leur mari. Demandez-lui également de faire en sorte que les petites filles mariées qui vivent déjà avec leur mari se voient offrir véritablement le choix d’annuler leur mariage, et que, si elles optent pour l’annulation, les choses se déroulent en douceur, sans que cela ait des conséquences négatives sur les filles. Veuillez également exhorter le Roi à apporter son soutien à l'adoption d'une loi codifiée relative au statut des personnes, garantissant le droit des femmes au mariage et au divorce, et à s’assurer que cette loi soit fondée sur les principes d’égalité et de non-discrimination. Adressez une lettre similaire au ministre de la Justice. Les courriers doivent être envoyés aux personnes suivantes :

His Majesty, King Abdullah bin Abdul
Aziz Al Saud
Kingdom of Saudi Arabia
Fax : +966 1 491 2726

His Excellency Dr. Muhammad bin Abdul
El Karim AbdulAzziz El Issa
Minister of Justice
University Street, Riyadh 11137
Kingdom of Saudi Arabia
Fax : +966 1 401 1741

avec copie à :

The Human Rights Commission
P.O. Box 58889 Riyadh 11515
King Fahed Street
Building 373
Riyadh
Kingdom of Saudi Arabia
E-mail :hrc@haq-ksa.org

Lettre modèle
 

Japon : les jeux de simulation de viol et la banalisation de la violence sexuelle

Numéro de l'action: 
33.2
MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2009 Sep 1
MISE A JOUR: 

Suite à la campagne d’Egalité Maintenant, le Japan Ethics Organisation of Computer Software (EOCS), dont 90% des membres sont des producteurs japonais de jeux vidéo pour adultes, a interdit la production et la vente de jeux tels que RapeLay et autres jeux qui simulent des violences sexuelles. Bien que ce règlement ne s'applique pas aux producteurs qui ne sont pas membre de l’EOCS, nos partenaires nous ont informés que les propriétaires de la majorité des magasins de vente de ces jeux ont déclaré qu'ils ne vendaient pas de jeux produits par ces derniers.

En outre, le Parti Komei, qui était à l'époque membre de la coalition gouvernementale, a tenu une réunion sur la question des jeux de simulation de viol et créé le Committee Working Towards a Child Safe World (Comité pour un monde plus sûr pour les enfants) et le Child Prostitution and Child Pornography Law Revision Committee (Comité de révision des lois sur la pornographie et la prostitution impliquant des enfants).

Nos partenaires ont déclaré que «si un groupe basé au Japon avait lancé cette campagne, une telle réponse de la part du gouvernement japonais et des médias aurait été peu probable. »


« Les femmes sont des créatures stupides qui ne savent rien faire d’autre que nous préparer à dîner. Cela prouve simplement leur stupidité ; il faut qu’elles comprennent que le mot « égalité » a été créé par les hommes pour les hommes et qu’il n’a pas jamais été conçu pour s’appliquer ou être accordé aux femmes.

Comment agir: 

Nous vous invitons à écrire aux responsables gouvernementaux du Japon dont les coordonnées suivent, pour les exhorter à honorer les obligations incombant au Japon en vertu de la CEDAW, et notamment à répondre à l’appel pressant récemment lancé par le Comité de la CEDAW à interdire les jeux et les dessins animés qui banalisent et encouragent les violences sexuelles à l’égard des femmes et des filles. Dans votre lettre au ministre de la Justice, demandez-lui également de s’informer sur l’enquête réclamée par Egalité Maintenant sur les vidéos de viols collectifs qu’elle a envoyées à la police de Tokyo, et demandez que ses services enquêtent sur cette affaire et sur d’autres vidéos de viols réels afin de vérifier que toutes les personnes impliquées sont poursuivies dans toute la mesure prévue par la loi. Continuez aussi d’écrire à Illusion Software pour demander de retirer immédiatement du marché tous les jeux mettant en scène des viols, des situations de harcèlement et toutes autres formes de violences sexuelles ou qui dénigrent les femmes d’une manière quelconque. Rappelez que l’éthique professionnelle commande aux entreprises de tenir compte des éventuels effets négatifs que leurs activités peuvent avoir sur la société et l’intérêt public. Adressez à Amazon Japon une lettre allant dans le même sens.

Mr. Tadashi Yoshimura
Managing Director
Illusion Software
1-10-1 Nishikanagawa Kanagawa-ku
Yokohama-city, Kanagawa 221-0822, Japan
Tél: (+81) (0)4-5322-1551
Email: illuon@illuon.jp, info@illuon.jp

Lettre modèle

Mr. Jasper Cheung
President of Amazon Japan K.K
2-15-1 Shibuya, Shibuya-ku, Tokyo 150-000-2, Japan
Email: via website

Lettre modèle

Prime Minister Yoshihiko Noda
2-3-1 Nagata-Cho, Chiyoda-ku,
Tokyo 100-0014, Japan
Tel: (+81)(0)3-3581-0101
Fax: (+81)(0)3-3581-3883
Email: via website

Lettre modèle

Ms. Keiko Chiba
Minster of Justice
1-1-1 Kasumigaseki,
Chiyoda-ku, Tokyo 100-8977, Japan
Tel: (+81)(0)3-3580-4111
Fax: (+81)(0)3-3592-7393
Email: webmaster@moj.go.jp

Lettre modèle

Action Femmes 33.1: Mai 2009

Yémen : mettre fin aux mariages précoces par l’adoption et la stricte application d’une loi fixant un âge minimum du mariage

Numéro de l'action: 
34.2
MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2010 Avr 1

Le mois dernier, Egalité Maintenant a été informée d’un certain nombre de cas de très jeunes filles yéménites mariées de force ou devant l’être et qui en ont subi très douloureusement les conséquences. 

Comment agir: 

Nous vous invitons à écrire au Président du Yémen, au ministre yéménite de la Justice et au Président du parlement yéménite pour leur demander d’intervenir pour que le projet de loi sur le mariage précoce soit examiné et adopté par le parlement le plus tôt possible. Demandez-leur également de veiller à ce que la loi soit strictement appliquée après son adoption, notamment à ce que tous les mariages soient enregistrés et que les contrevenants soient sanctionnés. AGISSEZ!

Envoyez vos lettres à :

M. Abd-Rabbu Mansour Hadi
President of the Republic of Yemen
President Residence
60 Street
Sana’a, Yémen
Télécopie : +967 1 274 147

M. Ghazi Al Ghabari
Minister of Justice
Ministry of Justice
Justice Street
Sana’a, Yémen
Télécopie : +967 1 252 138
Téléphone : +967 1 252 136/7/9

M. Yahya Ali Al Raei
Speaker of the House
Yemeni Parliament
26 September Street
Sana’a, Yémen
Télécopie : +967 1 276 091
Courriel : info@yemenparliament.org

Lettre modèle

Zambie : la pratique omniprésente du viol des filles par leurs enseignants

Numéro de l'action: 
32.1
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2009 Fév 1

En février 2006, une écolière de treize ans, R.M., a été violée par son professeur, Edson Hakasenke, qui lui avait demandé de passer chez lui pour chercher ses notes de classe. M. Hakasenke lui avait enjoint de ne rien dire à personne, car sinon elle serait renvoyée du collège et il perdrait son emploi. R.M. n’a pas parlé du viol pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce qu’elle ait besoin de se faire soigner pour une maladie sexuellement transmissible contractée lors du viol. Sa tante et tutrice déposa plainte auprès du directeur de l’école.

Comment agir: 

Nous vous prions d’écrire au Directeur du ministère public (Director of Public Prosecutions) dont les coordonnées suivent pour lui demander d’engager des poursuites pénales contre Edson Hakasenke pour le viol de R.M. Ecrivez aussi au Procureur général (Attorney-General) pour lui demander de renoncer à faire appel de la décision de la Cour suprême d’imputer une part de responsabilité à l’état dans la conduite de M. Hakasenke. Envoyez une copie de vos deux lettres au ministre de la Justice. Rappelez-leur les obligations auxquelles l’état est tenu de protéger les jeunes filles en vertu de la propre constitution zambienne, du Protocole et d’autres instruments de défense des droits humains auxquels la Zambie est partie. Demandez au ministre de l’Education de réfléchir sérieusement à la recommandation du juge Musonda de mettre en place des mécanismes efficaces pour lutter contre les violences sexuelles à l’égard des filles au sein de l’institution scolaire, afin de garantir qu’à l’avenir, les filles soient protégées comme il convient contre les viols perpétrés par des membres de la communauté éducative, et pour qu’elles sachent à qui s’adresser si elles sont victimes d’un viol. Demandez à toutes les autorités de veiller à ce que les filles bénéficient de la protection pleine et entière de la loi si elles sont victimes d’un viol et à ce que toutes les poursuites prévues par la loi soient engagées contre les violeurs.

Envoyez vos lettres à :

Hon. Mumba Malila
Attorney-General
P.O. Box 50106
Lusaka
Republique de Zambia
Tél: +260 211 250 438
Fax: +260 211 253 695
 

Mr. Chalwe Mchenga
Director of Public Prosecutions
P.O. Box 50106
Lusaka
République de Zambia
Tél: +260 211 251 367
Fax: +260 211 257 636
 

Hon. Prof. Geoffrey Lungwangwa
Ministre de l'ducation
P.O. Box 50093
Lusaka
République de Zambia
Tél: +260 211 250 855/250 760
Fax: +260 211 254 139/250 162
 

Hon. George Kunda S.C.
Ministre de la Justice et des Affaires juridiques
P.O. Box 50106
Lusaka
République de Zambia
Tél: +260 211 251 588/253 509
Fax: +260 211 253 452

Lettres: 
Lettre modèle à l'attention du procureur général Malila

Hon. Mumba Malila
Attorney-General
P.O. Box 50106
Lusaka, République de Zambie
Fax : +260 211 253 695

Monsieur le Procureur général (Attorney-General),

Je vous écris au sujet du jugement important rendu par le juge Phillip Musonda de la Cour suprême de Lusaka le 30 juin 2008 dans l’affaire de R.M., une écolière de 13 ans, à l’encontre d’Edward Hakasenke – son professeur qui l’a violée, de l’établissement scolaire Woodlands ‘A’ Basic School où R.M. était scolarisée, du ministère de l’Education et du Procureur général (Attorney-General).

Je vous demande instamment de renoncer à faire appel dans cette affaire afin de démontrer la volonté du gouvernement de protéger et promouvoir les droits des femmes et des filles conformément à la propre constitution zambienne et au Protocole à la Charte africaine relatif aux droits de la femme, ainsi qu’à d’autres instruments de défense des droits humains auxquels la Zambie est partie. Je vous exhorte aussi à veiller à ce que les filles puissent bénéficier de la protection pleine et entière de la loi si elles sont victimes d’un viol et à ce que toutes les poursuites prévues par la loi soient systématiquement engagées contre les violeurs.

Je vous remercie de votre attention et vous prie de croire, Monsieur le Procureur général (Attorney-General), à l’assurance de ma très haute considération.

  

CC : Hon. George Kunda S.C.
Ministre de la Justice et des Affaires juridiques
P.O. Box 50106, Lusaka, République de Zambie
Fax : +260 211 253 452
 

Lettre modèle à l'attention à M. Mchenga

M. Chalwe Mchenga
Director of Public Prosecutions
(Directeur du ministère public)
P.O. Box 50106
Lusaka, République de Zambie
Fax : +260 211 257 636

Monsieur le Directeur,

Je vous écris au sujet du jugement important rendu par le juge Phillip Musonda de la Cour suprême de Lusaka le 30 juin 2008 dans l’affaire de R.M., une écolière de 13 ans, à l’encontre d’Edward Hakasenke – son professeur qui l’a violée, de l’établissement scolaire Woodlands ‘A’ Basic School où R.M. était scolarisée, du ministère de l’Education et du Procureur général (Attorney-General).

Dans son jugement, le juge Musonda vous a déféré l’affaire afin que vous engagiez d’éventuelles poursuites pénales. Sans la protection pleine et entière de la loi, les filles, que ce soit à l’école ou ailleurs, sont exposées à un risque de viol et d’agression sexuelle et je vous demande instamment de prendre des mesures immédiates pour que M. Hakasenke ait à répondre du viol de R.M. dans toute la mesure prévue par la loi zambienne. Je vous exhorte aussi à veiller à ce que, d’une manière générale, les filles puissent bénéficier de la protection pleine et entière de la loi si elles sont victimes d’un viol et à ce que toutes les poursuites prévues par la loi soient engagées contre les violeurs afin que tous les citoyens, notamment les enfants, bénéficient des protections inscrites dans la constitution zambienne, le Protocole à la Charte africaine relatif aux droits de la femme et tous les autres instruments de défense des droits humains auxquels la Zambie est partie.

Je vous remercie de votre attention et vous prie de croire, Monsieur le Directeur, à l’assurance de ma très haute considération.

 

 

CC : Hon. George Kunda S.C.
Ministre de la Justice et des Affaires juridiques
P.O. Box 50106, Lusaka, République de Zambie
Fax : +260 211 253 452

Lettre modèle à l'attention du ministre Lungwangwa
 

The Honorable Dora Siliya
Ministre de l’Education
P.O. Box 50093
Lusaka, République de Zambie
Fax : +260 211 253 502

Monsieur le Ministre,

Je vous écris au sujet du jugement important rendu par le juge Phillip Musonda de la Cour suprême de Lusaka le 30 juin 2008 dans l’affaire de R.M., une écolière de 13 ans, à l’encontre d’Edward Hakasenke – son professeur qui l’a violée, de l’établissement scolaire Woodlands ‘A’ Basic School où R.M. était scolarisée, du ministère de l’Education et du Procureur général (Attorney-General). Je vous demande instamment de suivre la recommandation expresse du juge Musonda que le ministère de l’Education mette en place des mécanismes efficaces pour lutter contre les violences sexuelles à l’égard des filles au sein de l’institution scolaire, afin de garantir qu’à l’avenir, les filles soient protégées comme il convient contre les viols perpétrés par des membres de la communauté éducative, et qu’elles sachent à qui s’adresser si elles sont victimes d’un viol.

Je vous exhorte aussi à travailler avec vos collègues du gouvernement pour garantir que les filles bénéficient de la protection pleine et entière de la loi si elles sont victimes d’un viol et que toutes les poursuites prévues par la loi soient systématiquement engagées contre les violeurs afin que tous les citoyens, notamment les enfants, bénéficient des protections inscrites dans la constitution zambienne et le Protocole à la Charte africaine relatif aux droits de la femme, ainsi que d’autres instruments internationaux auxquels la Zambie est partie.

Je vous remercie de votre attention et vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma très haute considération.

 

CC : Hon. George Kunda S.C.
Ministre de la Justice et des Affaires juridiques
P.O. Box 50106, Lusaka, République de Zambie
Fax : +260 211 253 452

 

Yémen : mettre fin aux mariages précoces par l’adoption d’une loi fixant un âge minimum du mariage

Numéro de l'action: 
34.1
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2009 Nov 1

Le 11 septembre 2009, Fawziya Abdullah Youssef, fillette yéménite de 12 ans, mariée à un agriculteur de 25 ans, est morte en couches, après 3 jours de travail extrêmement douloureux, accouchant d'un enfant mort-né, à l’hôpital du district d’al-Zahra, dans la province d’Hodeida, au Yémen. L’année précédente, le père de Fawziya l’avait retirée de l’école pour la marier à l’âge de 11 ans.

Comment agir: 

Nous vous demandons d’écrire au président, au ministre de la Justice et au président de la Chambre du Yémen pour demander l’adoption rapide d’une loi fixant à 18 ans l’âge minimum du mariage, ainsi que des pénalités appropriées en cas de violation de la loi Invitez-les à veiller à la mise en œuvre effective de cette loi, une fois adoptée, notamment par l’enregistrement obligatoire de tous les mariages. Ecrivez également au ministre de la Santé Publique et de la Population pour l’exhorter à faire en sorte que, conformément aux obligations du Yémen en vertu du droit international, le ministère de la Santé valide 18 ans comme âge minimum du mariage. Les courriers doivent être envoyés aux personnes suivantes :

General Ali Abdullah Saleh
President of the Republic of Yemen
President Residence
60 Street
Sana’a, Yemen
Fax: +967 1 274 147

Mr. Ghazi Al Ghabari
Minister of Justice
Ministry of Justice Justice Street
Sana’a, Yemen
Fax: +967 1 252 138
Tel: +967 1 252 136/7/9

Mr. Yahya Ali Al Raei
Speaker of the House
Yemeni Parliament
26 September Street
Sana’a, Yemen
Fax: +967 1 276 091
Email: info@yemenparliament.org

Prof. Dr. Abdul Karim Yehia Rasa
Minister of Public Health and Population
Ministry of Public Health and Population
El Hisbah Directorate
Sana’a, Yemen
Tel:- +967 1 252 241
Fax: +967 1 252 247
Email: akrasae@yahoo.com

Lettres: 

Le Président/Ministre de la justice/Président de la Chambre

[Monsieur le Président/Ministre de la justice/Président de la Chambre],

Je vous écris pour vous faire part de ma profonde préoccupation au sujet de la question du mariage précoce au Yémen, après la mort de Fawziya Abdullah Youssef une petite fille âgée de 12 ans qui, en 2008, à l’âge de 11 ans a été retirée de l’école pour être mariée à un homme plus vieux, Au bout de 3 jours de travail extrêmement douloureux, elle est morte en couches, son enfant étant mort-né. Dans un autre cas, une jeune fille de 14 ans, prénommée Ashgan, a été mariée à l’âge de 12 ans, et s’est enfuie à deux reprises du domicile de son mari pour rentrer dans sa famille. Pour faire pression sur elle et la contraindre à retourner chez son mari, son père a menacé de la tuer et de divorcer de sa mère. Asghan n’a dû qu’à une intervention du gouvernorat de Taiz de pouvoir rentrer dans sa famille et d’y rester jusqu’à l’âge de 17 ans. Ces filles ont, comme tant d’autres, besoin de l’aide du gouvernement pour pouvoir continuer à profiter de leur enfance. Je crois savoir que jusqu’à 50 % des jeunes filles yéménites sont mariées avant l’âge de dix-huit ans.

Des organisations internationales, telles que l’Organisation mondiale de la santé, l’UNICEF et l’UNFPA ont mis en évidence les conséquences physiques, émotionnelles, psychologiques, intellectuelles et sexuelles négatives des mariages précoces, notamment avec des décès dus à des grossesses précoces et la privation d'éducation. Je vous exhorte à agir d’urgence pour veiller à ce que le Yémen adopte une loi fixant l’âge minimum du mariage à 18 ans, conformément aux engagements internationaux du Yémen, et pour veiller à la bonne application de cette loi, en particulier, en imposant l'enregistrement obligatoire de tous les mariages, et en poursuivant et punissant tous les auteurs d’infraction.

Je vous remercie de l'attention que vous voudrez bien accorder à ce problème.

Veuillez agréer, Monsieur Président/Ministre de la justice/Président de la Chambre, l’expression de mes salutations très respectueuses.

____________________________________ 

Le Ministre de la santé publique et de la population

Monsieur le Ministre de la santé publique et de la population
[Adresse]

Cher Monsieur le Ministre,

Je vous écris pour vous faire part de ma profonde préoccupation au sujet de la question du mariage précoce au Yémen, après la mort de Fawziya Abdullah Youssef, une petite fille âgée de 12 ans qui, l’an dernier, a dû arrêter ses études, pour être mariée à un homme plus vieux, alors qu’elle était âgée de seulement 11 ans. Au bout de 3 jours de travail extrêmement douloureux, elle est morte en couches, son enfant étant mort-né. Je crois savoir que jusqu’à 50 % des jeunes filles yéménites sont mariées avant l’âge de dix-huit ans.

L’UNICEF et l’UNFPA ont mis en évidence les conséquences physiques, émotionnelles, psychologiques, intellectuelles et sexuelles négatives des mariages précoces, et ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une violation des droits humains. Les grossesses précoces sont l'une des principales causes de décès des fillettes et jeunes filles. Les mariages précoces privent également les filles d’une éducation et compromettent gravement leur droit au bien-être mental, émotionnel et physique. Selon l’Organisation mondiale de la santé et l’UNFPA, le mariage précoce peut avoir de multiples conséquences négatives, tant pour la mère que pour l'enfant, telles qu'un faible poids à la naissance, un déclenchement du travail avant terme, des morts fœtales tardives, des décès périnataux, des cas d’hypertension dus à une grossesse, des sepsies puerpérales et des fistules obstétriques, et il en résulte un taux élevé de mortalité maternelle et infantile.

J’ai appris que le Parlement avait sollicité l’avis de votre ministère pour fixer un âge minimum du mariage. Je vous exhorte de vous conformer aux normes reconnues internationalement, y compris aux instruments ratifiés par le Yémen, et je recommande que l'âge minimum du mariage soit fixé à 18 ans au Yémen.

Je vous remercie de l'attention que vous voudrez bien accorder à ce problème.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations très respectueuses.

 

Japon : les jeux de simulation de viol et la banalisation de la violence sexuelle

Numéro de l'action: 
33.1
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2009 Mai 1
MISE A JOUR: 

Equality Now responds to reactions to its Women's Action on rape simulator games.

Additionally, Equality Now is pleased to offer the update that Illusion Software appears to have removed RapeLay from its website. However we have no official confirmation from the company that the game has been permanently removed and it continues to sell other similar titles based on rape, stalking and the sexual molestation of women and girls. We continue to call on the company to remove permanently from its business and all retail outlets those games, including RapeLay, that promote violence against women and girls.

Une écolière d’une douzaine d’années voyage dans un train de banlieue. Un homme qui la suivait se met à la tripoter et l'agresse sexuellement. Le train finit par s’arrêter et elle court, terrorisée, se réfugier dans des toilettes publiques, suivie de son agresseur qui la menotte et la viole. L’agresseur la retient prisonnière et la viole de manière répétée en divers lieux. La mère et la sœur adolescente de la victime connaissent le même destin.

Comment agir: 

Écrivez à Illusion Software pour demander l'arrêt immédiat de la vente, en ligne ou autrement, de tous les jeux qu’ils soient vendus sur l’internet ou ailleurs, y compris RapeLay, impliquant le viol, le harcèlement ou les autres formes de violences sexuelles. Indiquez qu’il incombe aux entreprises de prendre en compte, à titre de bonnes pratiques commerciales, l’incidence négative que leurs activités sont susceptibles d'avoir, à la fois sur les sociétés humaines et l'intérêt public en général. Adressez une lettre similaire à Amazon Japon pour demander le retrait de tous les jeux qui simulent les violences sexuelles et les autres formes de violences à l’encontre des femmes et des filles. Écrivez également aux représentants des autorités japonaises ci-après, pour les appeler à se conformer aux obligations incombant au Japon, en vertu de la CEDAW et de la Constitution japonaise, d’éliminer la discrimination à l’égard des femmes, et notamment à interdire la vente de jeux informatiques tels que RapeLay, qui banalisent et encouragent les violences à l’encontre des femmes et des filles.

Mr. Tadashi Yoshimura
Managing Director
Illusion Software
1-10-1 Nishikanagawa Kanagawa-ku
Yokohama-city, Kanagawa 221-0822, Japon
Tél: (+81) (0)45 322-1551
Email : illusion@illusion.jp

Mr. Jasper Cheung
Président d'Amazon Japan K.K
2-15-1 Shibuya, Shibuya-ku, Tokyo 150-000-2, Japon
Email: via site Internet

Prime Ministre Taro Aso
2-3-1 Nagata-Cho, Chiyoda-ku
Tokyo 100-0014, Japan
Tel: (+81)(0)3-3581-0101
Fax: (+81)(0)3-3581-3883
Email : via site Internet

Mr. Eisuke Mori
Minstre de laJustice
1-1-1 Kasumigaseki
Chiyoda-ku, Tokyo 100-8977, Japon
Tél: (+81)(0)3-3580-4111
Fax: (+81)(0)3-3592-7393
Email : webmaster@moj.go.jp

Ms. Yuko Obuchi
Ministre des Affaires Sociales et de l'Egalité des Genres
1-6-1 Nagata-cho, Chiyoda-ku, Tokyo 100-8914, Japon
Tél: (+81)(0)3-5253-2111
E-mail : via site Internet

Avec copie à :
Ms. Seiko Noda
Minister of Consumer Affairs
1-6-1 Nagata-cho, Chiyoda-ku, Tokyo 100-8914, Japan
Tel: (+81)(0)3-5253-2111

Lettres: 

Modèle de lettre à Illusion:

Cher M. Yoshimura,

Je vous adresse ce courrier pour vous faire part de ma profonde préoccupation au sujet de la production et de la vente par Illusion Software de jeux informatiques tels que RapeLay, dont le but est de créer une simulation de viol et de violences sexuelles à l’égard de femmes. Le viol est un crime violent qui engendre une détresse considérable et cause un mal épouvantable aux victimes. En banalisant ainsi le viol, Illusion Software pourrait paraître promouvoir et même cautionner les actes de violence de cette nature à l’encontre des femmes.

Il est largement admis, notamment par les autorités japonaises, que la représentation dans les médias des femmes comme objets sexuels et/ou de violences a un « impact important » sur les stéréotypes de genre négatifs. Des jeux tels que ceux décrits, produits par Illusion Software, contribuent à normaliser la réification des femmes et à renforcer les préjugés culturels et sociétaux dangereux à l'égard des femmes et des filles.

Il incombe aux entreprises de prendre en compte, à titre de bonnes pratiques commerciales, l’incidence négative que leurs activités sont susceptibles d'avoir, à la fois sur les sociétés humaines et l'intérêt public en général. Je demande qu’Illusion Software cesse sur-le-champ la production et la vente de tous les jeux qui simulent et encouragent les violences contre les femmes et les filles.

Merci de votre attention.

Bien cordialement,

______________________

Modèle de lettre à Amazon Japon:

Cher M. Cheung

Je vous adresse ce courrier pour accueillir le retrait récent par Amazon Japon de RapeLay, un jeu informatique produit par Illusion Software dans lequel le joueur simule les viols d’une mère et ses deux filles. Je voudrais néanmoins vous faire part de ma profonde préoccupation au sujet de la vente par Amazon Japon d’autres jeux informatiques dont le but est de perpétrer une simulation de viol et de violences sexuelles à l’encontre de femmes et des filles. Le viol est un crime violent qui engendre une détresse considérable et cause un mal épouvantable aux victimes. En encourageant de la sorte les violences à l’encontre des femmes, Amazon Japon pourrait donner l’impression de les cautionner.

Il est largement admis, notamment par les autorités japonaises, que la représentation dans les médias des femmes comme objets sexuels et/ou de violences a un « impact important » sur les stéréotypes de genre. Des jeux tels que ceux décrits, produits par Illusion Software et proposés à la vente par Amazon Japon, contribuent à normaliser la réification des femmes et à renforcer les préjugés culturels et sociétaux dangereux à l'égard des femmes et des filles. Amazon est une société reconnue dans le monde entier et, à ce titre, il lui incombe de se conformer aux principes les plus rigoureux en matière de responsabilité sociale, et notamment en prenant en compte, en tant que bonne pratique, tout impact négatif que ses activités sont susceptibles d’avoir sur la société et l’intérêt public.

Je demande qu’Amazon Japon retire immédiatement de la vente tous les jeux qui simulent et encouragent les violences contre les femmes et les filles.

Merci de votre attention.

Bien sincèrement,

______________________

Modèle de lettre au gouvernement du Japon:

Cher/Chère [nom],

Je vous adresse ce courrier pour vous faire part de ma profonde préoccupation au sujet de la vente, au Japon, de jeux informatiques tels que RapeLay, produit par Illusion Software, dont le but est de créer une simulation de viol et de violences sexuelles à l’encontre de femmes.

En vertu de l’article 5(a) de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), le Japon est tenu de « modifier les schémas et modèles de comportement socioculturel de l’homme et de la femme en vue de parvenir à l’élimination des préjugés et des pratiques coutumières, ou de tout autre type, qui sont fondés sur l’idée de l’infériorité ou de la supériorité de l’un ou l’autre sexe ou d'un rôle stéréotypé des hommes et des femmes ». La représentation dans les médias des femmes comme objets sexuels et/ou de violences a un impact important sur les stéréotypes de genre négatifs, ainsi que l’a reconnu le gouvernement japonais à l’occasion du plus récent examen périodique par le Comité de la CEDAW. L’article 14 de la constitution japonaise garantit l’égalité devant la loi et prévoit l’interdiction de toute « discrimination fondée sur la race, la croyance, le sexe, le statut social ou l’origine dans les relations politiques, économiques ou sociales ».

J’invite en conséquence respectueusement le gouvernement japonais à se conformer aux obligations lui incombant en vertu de la CEDAW, en promouvant des images positives des femmes en tant que membres égales de la société, en mettant en place des mesures et des politiques destinées à éliminer toute discrimination à l’égard des femmes, et notamment à interdire la vente de jeux informatiques tels que RapeLay qui normalisent et encouragent les violences à l’encontre des femmes et des filles.

Merci de votre attention.

Bien sincèrement,

 

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