violence sexuelle

Ouganda: enquêter et engager des poursuites en cas de violences sexuelles envers les personnes handicapées

Numéro de l'action: 
46.1
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Nov 12

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Comment agir: 

Contactez les autorités ougandaises et exhortez les à:

  1. Arrêter le dernier suspect dans l’affaire Sanyu et à effectuer sans délai des tests ADN à la charge du gouvernement.
  2. Veiller à ce que des techniques d'enquêtes appropriées, y compris des tests ADN, soient rapidement effectuées dans les affaires de violences sexuelles, et en particulier celles qui concernent les personnes handicapées.

TAKE ACTION NOW! << Click on this link to send all letters below online.

Aidez nous à faire passer le message de cette campagne en faisant suivre cette action à vos amis.

Les courriers doivent être adressés à:

Richard Buteera
Directeur des poursuites publiques
Directorate of Public Prosecutions (DPP)
P.O. Box 1550
Kampala, Uganda
Tél: +256-414-332-501 - 7
Fax: +256-414-251-951

L’honorable Benjamin Joseph Odoki,
Juge en chef de la cour suprême de l’Ouganda
The Judiciary Courts of Judicature
High Court Building
Box 7085
Kampala, Uganda
Tél: +256-414-341-116
Email: bodoki@judicature.go.ug

Lady Justice Alice E. Mpagi-Bahigeine
Juge adjointe de la cour suprême de l’Ouganda
The Judiciary Courts of Judicature
High Court Building
Box 7085
Kampala, Uganda
Email: ampagi@judicature.go.ug

Lettres: 

Cher M. / Honorable juge en chef
Chère Lady Justice

Je suis profondément préoccupé(e) par l’incapacité du gouvernement ougandais à protéger les personnes handicapées victimes de violences sexuelles et par l'absence de mesures d’enquêtes supplémentaires qui permettraient d’obtenir rapidement justice. Un exemple typique est celui de Sanyu, une jeune Ougandaise de 13 ans sourde, muette, et aveugle qui a été violée, est tombée enceinte des suites de ce viol, mais a été incapable d’identifier son agresseur en raison de ses handicaps. La mère de Sanyu et Legal Action for Persons with Disabilities - Ouganda (LAPD) ont demandé à ce que des tests ADN soient effectués sur le père de Sanyu, ses trois frères (les seuls hommes qui avaient accès à elle) et le bébé afin d’établir la paternité, mais le laboratoire d'analyse du gouvernement, qui est situé à Wandegeya, n'a pas répondu à la demande et la police a classé l'affaire.

Après avoir pris connaissance de l'affaire, l’organisation internationale de droits humains Egalité Maintenant a réussi en 2011 à lever des fonds pour des tests ADN et, avec l'aide de LAPD, a obtenu la réouverture du dossier. Des échantillons d'ADN ont été prélevés sur trois des quatre suspects (un des frères s'est enfui) le 24 août 2011, quatre ans après le viol, et envoyé au laboratoire gouvernemental, comme cela est requis pour que la preuve soit recevable au tribunal. Les analyses ont traîné pendant plus d'un an et, quand les résultats ont enfin été connus, ils ont montré que, même si aucun des trois suspects n’était le père de l’enfant, ce dernier était génétiquement de la même ligne paternelle. A notre connaissance, aucune initiative n'a été prise par la police pour arrêter et faire tester le suspect restant. Comme Egalité Maintenant et LAPD, je suis profondément préoccupé(e) par l'absence d'enquête approfondie et par le retard de la procédure judiciaire : cinq ans après les faits, Sanyu, qui est maintenant âgée de 18 ans, n’a toujours pas obtenu justice. Je soutiens l'appel pour une amélioration du processus judiciaire dans les affaires de violences sexuelles et pour la prise de mesures supplémentaires afin d’aider les victimes souffrant de handicaps.

Les violences sexuelles sont très répandues en Ouganda, et les femmes et les filles handicapées comme Sanyu sont particulièrement vulnérables. La Constitution ougandaise et la Loi de 2006 relative aux personnes handicapées défendent les droits des personnes handicapées, promeuvent l'égalité des chances et prévoient la suppression de toutes les formes de discrimination envers ces personnes. Le gouvernement ne prend cependant pas de mesures supplémentaires, comme la mise en œuvre de techniques d'enquêtes visant à faciliter les procédures judiciaires, qui permettraient de garantir la justice pour les personnes handicapées victimes de violences sexuelles telles que Sanyu, ce qui entraîne de nouvelles victimisations.

Le gouvernement ougandais a ratifié un certain nombre d'instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits humains qui garantissent les droits des personnes handicapées, tels que la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), le Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique (le Protocole), et la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant (CDE). En outre, l'Ouganda a ratifié la Convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) qui, dans sa Recommandation générale n ° 18, invite les Etats à inclure dans leurs rapports périodiques des renseignements sur la situation des femmes handicapées et sur les mesures spécifiques prises pour faire face à leur situation particulière.

Afin de faire en sorte que Sanyu et d'autres filles dans la même situation obtiennent justice, le gouvernement ougandais doit respecter ses obligations nationales et internationales et prendre des mesures supplémentaires pour améliorer les enquêtes et de taux de poursuites en cas de violences sexuelles impliquant des personnes handicapées. Je vous exhorte en particulier à veiller à ce que le dernier suspect dans l’affaire Sanyu soit immédiatement arrêté et à ce que des tests ADN soient effectués sans délai à la charge du gouvernement. Veuillez également veiller à ce que des techniques d'enquêtes appropriées, y compris des tests ADN, soient rapidement effectuées dans les affaires de violences sexuelles, et en particulier celles qui concernent les personnes handicapées.

Je vous remercie de votre attention,

Cordialement

Etats-Unis: les agressions sexuelles envers les femmes dans l'armée doivent cesser

Numéro de l'action: 
44.1
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Oct 2

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Comment agir: 

>> AGISSEZ !

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et notre partenaire, SWAN, en appelant:

le secrétaire à la Défense et les présidents des commissions sénatoriales et parlementaires à la Défense à:
  • Réformer le système judicaire militaire de sorte que des procureurs militaires professionnels, et non pas le supérieur de l’accusé, soient chargés d'enquêter et de poursuivre les cas d'agressions sexuelles. Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni et le Canada, ont récemment réformé leur système judiciaire militaire dans ce sens afin que les commandants n'exercent pas d’influence excessive (et non supervisée) sur les affaires d'agressions sexuelles.

 Les courriers doivent être adressés à:

L’honorable Leon Panetta
Secrétaire à la Défense
Office of the Sec. of Defense
1400 Defense Pentagon
Washington, DC 20301
Tél: +1(703) 571-3343
Fax: +1(703) 571-8951
Email: leon.panetta@osd.mil

Député Buck McKeon
Président de la commission parlementaire à la Défense
U.S. House of Representatives
2184 Rayburn HOB
Washington, DC 20515
Tél: +1(202) 225-1956
Fax: +1(202) 226-0683
Facebook: www.facebook.com/BuckMcKeon
Twitter: @BuckMcKeon

Sénateur Carl Levin
Président de la commission sénatoriale à la Défense
U.S. Senate
269 Russell Office Bldg
Washington, DC 20510
Tél: +1(202) 224-6221
Fax: +1(202) 224-1388
Facebook: www.facebook.com/carllevin
Twitter: @SenCarlLevin

le secrétaire à la Défense, les présidents des commissions sénatoriales et parlementaires à la Défense & the House & Senate Judiciary Committee Chairs to:

  • Permettre aux victimes d'agressions sexuelles dans l'armée d'accéder à des recours civils afin qu'elles puissent, tout comme les civils, tenir leur employeur pour responsable en cas d’agression sexuelle et de harcèlement.

 Les courriers doivent être adressés à:

L’honorable Leon Panetta, Député Buck McKeon, Sénateur Carl Levin

Senator Patrick Leahy
Senate Judiciary Committee Chair
U.S. Senate
437 Russell Senate Bldg
United States Senate
Washington, DC 20510
Tél: (202) 224-4242
Fax: 202-224-3479
Facebook: www.facebook.com/SenatorPatrickLeahy
Twitter: @SenatorLeahy

Congressman Lamar Smith
House Judiciary Committee Chair
U.S. House of Representatives
2409 Rayburn House Office Building
Washington, DC 20515
Tél: 202-225-4236
Fax: 202-225-8628
Facebook: www.facebook.com/LamarSmithTX21
Twitter: @LamarSmithTX21

le secrétaire aux Anciens combattants et les présidents des commissions sénatoriales et parlementaires aux Anciens combattants à:

  • Fournir aux victimes souffrant de SSPT à la suite d’une agression sexuelle les services dont elles ont besoin pour se remettre de leur traumatisme en allégeant le lourd fardeau probatoire auquel elles sont confrontées pour pouvoir prouver l’agression et accéder à des prestations d'invalidité.

 Les courriers doivent être adressés à:

L’honorable Eric Shinseki
Secrétaire aux Anciens Combattants
Department of Veterans Affairs
810 Vermont Ave, NW
Washington, DC 20420
Tél: +1(800) 827-1000
Email: Eric.Shinseki@va.gov

L’honorable Allison Hickey
Under-Secrétaire aux Anciens Combattants
Department of Veterans Affairs
810 Vermont Avenue, NW
Washington, DC 20420
Tél: 1.800.827.1000
Email: Allison.hickey@va.gov

Député Jeff Miller
Président de la commission parlementaire aux Anciens Combattants
U.S. House of Representatives
2416 Rayburn HOB
Washington, DC 20515
Tél: +1(202) 225-4136
Fax: +1(202) 225-3414
Facebook: www.facebook.com/RepJeffMiller

Sénateur Patty Murray
Président de la commission sénatoriale aux Anciens Combattants
U.S. Senate
269 Russell Office Bldg
Washington, DC 20510
Tél: +1(202) 224-2621
Fax: +1(202) 224-0238
Twitter: @PattyMurray

Lettres: 

Lettre relative à la réforme du système judiciaire

Cher secrétaire à la Défense Leon Panetta,

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation au sujet du taux alarmant d'agressions sexuelles au sein de l'armée américaine et de la persistante impunité des militaires qui agressent et harcèlent sexuellement leurs collègues de sexe féminin. Environ 19 000 agressions sexuelles ont lieu chaque année dans l'armée américaine et seulement 1% de ces agressions résultent en une condamnation de l'auteur des faits.

Ce faible taux de condamnation est dû à la multitude d'obstacles auxquels les victimes de viol font face pour obtenir justice, notamment au niveau du signalement du crime, de l’obtention d’une enquête approfondie et impartiale, et de l’application d’inculpations et de sanctions appropriées pour les agresseurs et violeurs. Je suis préoccupé(e) par le fait que, au lieu d'un tiers indépendant, ce soit un officier membre de la hiérarchie de l’accusé qui est chargé d’enquêter sur les plaintes d'agressions sexuelles. Une énorme quantité de pouvoir discrétionnaire lui est attribué et cela conduit à des conflits d'intérêts et abus de pouvoir, d’autant plus que la victime et l'agresseur peuvent tous deux être sous les ordres du même officier. En outre, puisque ces crimes donnent une piètre impression de leur unité, les officiers ont également une incitation à minimiser ou à dissimuler les agressions sexuelles au sein de leur chaîne de commandement.

L’incapacité à protéger les femmes militaires d'agressions sexuelles et à donner aux victimes le droit d'obtenir justice et prestations viole les obligations juridiques internationales des Etats-Unis en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, un organisme qui oblige les Etats à protéger les droits humains fondamentaux couramment violés dans ces affaires, notamment le droit à une égale protection de la loi, le droit d'être libre de toute discrimination (y compris de violence sexiste), et le droit à un recours effectif.

Je vous exhorte à reformer le système judicaire militaire de sorte que des procureurs militaires professionnels, et non pas le supérieur de l’accusé, soient chargés d'enquêter et de poursuivre les cas d'agressions sexuelles. Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni et le Canada, ont récemment réformé leur système judicaire militaire dans ce sens afin que les commandants n'exercent pas d’influence excessive (et non supervisée) sur les affaires d'agressions sexuelles, et je vous demande de bien vouloir considérer cette approche.

Cordialement,

cc:
Député Buck McKeon, Président de la commission parlementaire à la Défense
Sénateur Carl Levin, Président de la commission sénatoriale à la Défense
 

Lettre relative aux recours civils

Cher secrétaire à la Défense Leon Panetta::

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation au sujet du taux alarmant d'agressions sexuelles au sein de l'armée américaine et de la persistante impunité des militaires qui agressent et harcèlent sexuellement leurs collègues de sexe féminin. Environ 19 000 agressions sexuelles ont lieu chaque année dans l'armée américaine et seulement 1% de ces agressions résultent en une condamnation de l'auteur des faits.

Ce faible taux de condamnation est dû à la multitude d'obstacles auxquels les victimes de viol font face pour obtenir justice, notamment au niveau du signalement du crime, de l’obtention d’une enquête approfondie et impartiale, et de l’application d’inculpations et de sanctions appropriées pour les agresseurs et violeurs. Je suis préoccupé(e) par le fait que, contrairement aux civils, les militaires victimes de viol n’ont aucune possibilité de tenir leur employeur, l'armée américaine, pour responsable dans le cadre d’un litige au civil pour manquement à la protection contre le harcèlement et les agressions sexuelles.

L’incapacité à protéger les femmes militaires d'agressions sexuelles et à donner aux victimes le droit d'obtenir justice et prestations viole les obligations juridiques internationales des Etats-Unis en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, un organisme qui oblige les Etats à protéger les droits humains fondamentaux couramment violés dans ces affaires, notamment le droit à une égale protection de la loi, le droit d'être libre de toute discrimination (y compris de violence sexiste), et le droit à un recours effectif.

Je vous exhorte à veiller à ce que les femmes militaires puissent obtenir justice à la suite du harcèlement et des violences sexuelles qu’elles subissent.  Je vous appelle à permettre aux victimes d'agressions sexuelles dans l'armée d'accéder à des recours civils afin qu'elles puissent, tout comme les civils, tenir leur employeur pour responsable en cas d’agression sexuelle et de harcèlement et obtenir la justice qu’elles méritent.

Cordialement,

cc:
Député Buck McKeon, Président de la commission parlementaire à la Défense
Sénateur Carl Levin, Président de la commission sénatoriale à la Défense
Sénateur Patrick Leahy, Président de la commission sénatoriale à la Justice
Député Lamar Smith, Président de la commission parlementaire à la Justice

Lettre au ministère des Anciens combattants

Eric Shinseki
Secrétaire aux Anciens combattants

Cher secrétaire Shinseki,

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation au sujet du taux alarmant d'agressions sexuelles au sein de l'armée américaine et des nombreux obstacles auxquels les victimes font face pour pouvoir accéder aux services nécessaires au rétablissement. Environ 19 000 agressions sexuelles ont lieu chaque année dans l'armée américaine. Les agressions sexuelles et le harcèlement provoquent les mêmes taux de syndrome de stress post-traumatique (SSPT) chez les vétérans femmes que le combat chez les hommes.

Cependant, les victimes d'agressions sexuelles font face à des difficultés particulières en ce qui concerne l’obtention de prestations d'invalidité de la part du ministère des Anciens Combattants. Les employés du ministère ne croient souvent pas les récits des victimes d'agressions, même lorsqu’ils sont appuyés par le rapport d’un médecin, et exigent des preuves venant d’autres sources et qui corroborent le compte-rendu des victimes. Cette incrédulité et incapacité à fournir les services nécessaires ne font qu’ajouter de nouvelles souffrances à celles qui cherchent de l’aide. Fait révélateur, seulement 32% des demandes de reconnaissance de SSPT relatif à une agression sexuelle sont approuvées par le ministère, tandis que ce taux est de 54% au niveau des demandes globales. Le ministère doit alléger le fardeau probatoire nécessaire pour une reconnaissance de SSPT et accepter le seul témoignage des victimes comme preuve qu’une agression sexuelle a été commise.

L’incapacité à protéger les femmes militaires d'agressions sexuelles et à donner aux victimes le droit d'obtenir justice et prestations viole les obligations juridiques internationales des Etats-Unis en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, un organisme qui oblige les Etats à protéger les droits humains fondamentaux couramment violés dans ces affaires, notamment le droit à une égale protection de la loi, le droit d'être libre de toute discrimination (y compris de violence sexiste), et le droit à un recours effectif.

J’aimerais vous exhorter à revoir votre politique afin de veiller à ce que les victimes souffrant de SSPT à la suite d'une agression sexuelle aient accès sans délai aux services dont elles ont besoins. Je vous appelle à alléger le lourd fardeau probatoire auquel elles sont confrontées pour pouvoir prouver une agression et accéder à des prestations d'invalidité.

Cordialement,

cc:
L’honorable Allison Hickey, sous-secrétaire aux Prestations sociales, ministère des Anciens combattants Sénateur Patty Murray, Président de la commission sénatoriale aux Anciens Combattants
Député Jeff Miller, Président de la commission parlementaire aux Anciens Combattants

Yémen: mettre fin aux mariages d’enfants par l’adoption et l’application d’une loi fixant un âge minimum de mariage

Numéro de l'action: 
34.3
MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2012 Mai 21

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Comment agir: 

Contactez le président de la République du Yémen, le ministre de la Justice et le président de l’Assemblée et demandez-leur de:

  1. Veiller à ce que le projet de loi interdisant les mariages d’enfants soit examiné et adopté par le parlement dès que possible.
  2. Veiller à ce que la loi, une fois adoptée, soit effectivement appliquée.
  3. Prendre des mesures pour protéger et promouvoir les droits des filles ayant mis fin à leurs mariages ou y ayant échappé, y compris en fournissant un accès au logement, à l'éducation et une aide psychosociale.

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Les courriers doivent être adressés à:

M. Abd Rab Mansour Hadi
Président de la République du Yémen
President Residence
60 Street
Sana’a, Yémen
Fax: +967 1 276 866
Fax: +967 1 252 803
Tel: +967 1 621 062

Juge Mursd Al-Arshani
Ministre de la Justice
Ministry of Justice
Justice Street
Sana’a, Yémen
Fax: +967 1 252 138
Tel: +967 1 334 334

M. Yahya Ali Al Raei
Président de l’Assemblée
Yemeni Parliament
26 September Street
Sana’a, Yémen
Fax: +967 1 276 091
Tel: +967 1 272 765

Lettres: 

Cher _____:

Je vous écris pour vous faire part de ma profonde préoccupation au sujet de la prévalence des mariages d’enfants au Yémen et de l'inaction du gouvernement yéménite quant à l’interdiction de cette pratique. Les femmes yéménites ont joué un rôle clé dans la révolution de 2011 qui a conduit à la formation de votre nouveau gouvernement. Nous sommes à une période où le Yémen a besoin de la participation et du soutien de tous ses citoyens. Jusqu’à 50% des filles yéménites sont mariées avant d'avoir atteint l'âge de 18 ans et accepter les mariages d’enfants a pour conséquence que le Yémen ne soigne pas son avenir.

En outre, des organisations internationales telles que l'Organisation mondiale de la Santé, l'UNICEF et le FNUAP ont souligné les dommages causés aux filles mariées très jeunes du point de vue physique, émotionnel, psychologique, intellectuel et sexuel, notamment des complications en cas d’avortement, des décès provoqués par les grossesses précoces, une privation d'éducation, un manque de relations sociales, une mobilité restreinte, un accès limité aux ressources, une influence nulle ou limitée dans leurs nouveaux foyers et un risque accru de violence domestique.

Je comprends qu'un projet de loi fixant un âge minimum de mariage pour les filles à 17 ans et prévoyant des sanctions pour les contrevenants est en suspens au parlement depuis 2009. Adopter ce projet de loi sans délai constituerait une première étape pour aider les filles à échapper à la violence et leur permettre de réaliser leur potentiel. L'absence d'une loi interdisant les mariages d’enfants au Yémen signifie que les enfants mariées, pour pouvoir échapper à leur mariage, doivent recourir aux lois sur le divorce destinées aux femmes (plutôt que d'avoir ces mariages annulés car illégaux) et sont donc tenues de rembourser leur dot pour obtenir un divorce. A titre d’exemple, Wafa, 11 ans, a été mariée par son père en 2009 à un agriculteur de 40 ans qui l’a violée, battue et a tenté de l'étrangler. Souhaitant échapper à la violence et poursuivre ses études, Wafa s'est enfuie mais elle a été incapable d’obtenir un divorce puisqu’elle n’a pas pu rembourser sa dot, son père l’ayant dépensée avant de décéder.

Le gouvernement yéménite est tenu d’empêcher les mariages d’enfants en vertu de la Convention relative aux droits de l'enfant (CIDE) et de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) qui toutes deux contiennent des dispositions contre la pratique. Veuillez-vous assurer que le projet de loi sur les mariages d'enfants soit examiné et adopté par le parlement dès que possible. Veuillez également veiller à ce que cette loi, une fois adoptée, soit strictement appliquée et que les contrevenants soient punis. En outre, veuillez prendre des mesures pour protéger et promouvoir les droits des filles ayant mis fin à leurs mariages ou y ayant échappé, y compris en fournissant un accès au logement, à l'éducation et une aide psychosociale.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Egalité Maintenant appelle le gouvernement du Pakistan à protéger Uzma Ayub, victime de viols collectifs âgée de 16 ans, et à garantir que justice soit faite

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2011 Déc 15
Date de mise à jour: 
2012 Juin 22
MISE A JOUR: 

Mise à jour - 22 juin 2012: Le 19 juin dernier, la Haute Cour de Peshawar (Pakistan) a abandonné son enquête dans cette affaire.  Le tribunal a jugé que les résultats des tests ADN prélevés sur le bébé d’Uzma ne correspondaient à aucun des hommes impliqués dans les viols. En outre, le tribunal a ordonné qu’Uzma se soumette à plusieurs détecteurs de mensonges et a jugé les résultats peu concluants. Le 4 juin dernier, Egalité Maintenant avait écrit au tribunal pour exprimer sa vive inquiétude à ce sujet : soumettre une victime de viol à des détecteurs de mensonge est psychologiquement néfaste et, étant donné le caractère non concluant de ces tests, très préjudiciable.

Les deux affaires, celle des viols subis par Uzma et celle du meurtre de son frère, sont toujours en instance devant une juridiction inférieure. Egalité Maintenant, avec nos partenaires, est en train de décider de la stratégie à adopter lors des prochaines étapes.
____________

Mise à jour - 29 février 2012: Les pressions exercées par les organisations de défense des droits humains et les médias ont incité le gouvernement pakistanais à prendre des mesures dans l’affaire Uzma Ayub. Suite aux demandes de la Haute Cour de Peshawar pour une enquête approfondie et de strictes mesures contre tous les auteurs et les officiers de police qui ne sont pas intervenus lors des affaires de viol et d’homicide en décembre dernier, 14 personnes ont été arrêtées en rapport aux viols et 29 policiers ont été suspendus. Le meurtrier présumé du frère d’Uzma est toujours en fuite, mais 15 de ses complices présumés ont été arrêtés. Par mesure de sécurité, Uzma et sa mère ont été relogées à Peshawar par le gouvernement pakistanais. Uzma a donné naissance à une petite fille le 19 janvier et des échantillons d'ADN prélevés sur le bébé et les violeurs présumés sont actuellement analysés dans le but d'identifier le père de l'enfant. La prochaine audience consacrée à l'affaire de viol aura lieu une fois que les résultats du test de paternité seront connus. Veuillez vous joindre à nous et continuer à appeler le gouvernement pakistanais à faire en sorte que le cas d’Uzma soit proprement et complètement examiné et que tous les auteurs impliqués, y compris ceux qui ont entravé la justice, soient poursuivis dans toute la mesure de la loi. De même, continuez à exhorter les autorités à veiller à ce que tous les responsables de l'assassinat d'Alamzeb, le frère d’Uzma, soient rapidement traduits en justice et poursuivis. AGISSEZ !

Alamzeb Khattak
Uzma et sa fille

Egalité Maintenant est très inquiet sur  le sort d’Uzma Ayub, adolescente de 16 ans qui vient de Karak dans la province Khyber Pakhtunkhwa du Pakistan.

Comment agir: 

Veuillez écrire d'urgence aux ministres ci-dessous et appelez-les à garantir la sécurité immédiate d’Uzma et de sa famille. Demandez-leur de veiller à ce que son cas soit proprement et complètement examiné et  que tous les auteurs impliqués, y compris ceux qui ont entravé la justice, soient poursuivis dans toute la mesure de la loi, conformément aux obligations internationales et à la constitution du Pakistan. De même, appelez-les à veiller à ce que tous les responsables de l'assassinat d'Alamzeb, le frère Uzma, soient rapidement traduits en justice et poursuivis. Demandez que les organisations locales menacées soient protégées et que les menaces à leur encontre fassent l’objet d’une enquête et de poursuites appropriées. Demandez des garanties que les autorités envoient un fort message : de tels crimes, en particulier de la part de ceux qui devraient faire respecter la loi, ne seront pas tolérés.

>> AGISSEZ !

Mr. Amir Haider Hoti
Chief Minister Khyber Pakhtunkhwa
Chief Minister House
Fort Road,
Peshawar Cantt
Pakistan
Tel: +92-91-9213574, +92-91- 9211719
Fax: +92-91-9210718, +92-91-9210743

Barrister Arshad Abdullah
Minister for Law & Parliamentary Affairs
Government of Khyber Pakhtoonkhwa
Minister Block Opposite to MPA Hostel
Peshawar, Khyber Pakhtoonkhwa
Tel: +92-91-9210353
Fax: +92-91-9211130
 
Mr. Syed Yousuf Raza Gillani
Prime Minister of the Islamic Republic of Pakistan
The Prime Minister’s Secretariat
Islamabad, Pakistan
Tel: +92 51 920 6111
Fax: +92 51 922 1596
E-mail: secretary@cabinet.gov.pk

Mr. Moula Bakhsh Chandio
Minister for Law, Justice
and Parliamentary Affairs
Ministry of Law, Justice
and Parliamentary Affairs
Islamabad, Pakistan
E-Mail: minister@molaw.gov.pk

Lettres: 

Cher / Chère _____ :

Je vous écris pour exprimer ma profonde inquiétude concernant le cas d’Uzma Ayub, venant de Karak, dans le district Khyber Pakhtunkha (KP), victime de viols collectifs quand elle était âgée de 16 ans.

Je suis très préoccupé(e) d'apprendre les horribles circonstances entourant  l’affaire Uzma, le fait qu'elle ait été détenue pendant prés d'une année et violée à de nombreuses reprises par plusieurs personnes, y compris par des policiers. Je suis consterné(e) d'apprendre qu’Uzma et sa famille, ayant déjà subi une telle tragédie, ont été à nouveau traumatisées par l'assassinat d’Alamzeb Marwat, le frère d'Uzma, à la sortie du tribunal du district de Karak par des hommes qui seraient proches de certains des policiers incriminés.

En dépit d'intenses pressions et menaces de mort, Uzma et sa famille se battent pour obtenir justice. Cette affaire a mis en évidence le degré alarmant de corruption policière dans la région et je vous exhorte à vous occuper de ce problème de toute urgence. Je vous exhorte aussi respectueusement à veiller à ce que le cas d’Uzma soit proprement et complètement examiné et  que tous les auteurs impliqués, y compris ceux qui ont entravé la justice, soient poursuivis dans toute la mesure de la loi, conformément à la constitution du Pakistan, qui stipule que « les citoyens sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection de la loi » et qu’« il ne doit y avoir aucune discrimination sur la seule base du sexe »,  et à ses obligations internationales. Je vous demande aussi de veiller à ce que tous les responsables de l'assassinat d’Alamzeb, le frère d'Uzma, soient rapidement traduits en justice et poursuivis.

Je crois également comprendre que les ONG locales qui ont soutenu Uzma dans son combat pour la justice ont été menacées. Je vous exhorte à veiller à ce que ces organisations locales soient protégées et que les menaces à leur encontre fassent l’objet d’une enquête et de poursuites appropriées.

En poursuivant les auteurs en justice, le gouvernement du KP enverra un fort  message que de tels crimes, en particulier de la part de ceux qui devraient faire respecter la loi, ne seront pas tolérés.

Merci de votre attention.

Veuillez agréer l'expression de mes salutations distinguées

Kirghizstan: appel pour mettre fin au mariage par enlèvement

Numéro de l'action: 
39.1
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2011 Nov 7
Date de mise à jour: 
2012 Déc 14
MISE A JOUR: 

Le Parlement kirghize a approuvé le 13 décembre 2012 un projet de loi visant à renforcer la législation sur le mariage par enlèvement. Egalité Maintenant accueille favorablement ce développement et demande instamment au président Almazbek Atambaïev de signer le projet de loi afin qu'il puisse enfin entrer en vigueur.

Veuillez continuer à écrire au président Atambaïev en lui demandant de signer la loi et de veiller à ce que les cas de mariage par enlèvement fassent l'objet d'enquêtes approfondies et de poursuites entraînant la peine maximale prévue par la loi. Afin d’empêcher les mariages par enlèvement au Kirghizistan, nous continuerons à travailler avec nos partenaires sur le terrain pour que la loi soit appliquée.


 

*Tous les noms des victimes ont été changés afin de protéger leurs identités

Comment agir: 

Veuillez écrire aux représentants du gouvernement kirghize ci-dessous. Appelez-les à veiller à ce que les cas de mariage par enlèvement fassent l’objet d’une enquête approfondie et de poursuites entraînant la peine maximale prévue par la loi, et à sensibiliser le public sur ce crime et sur l'importance de l'égalité des droits dans la société. Demandez qu’ils renforcent la législation actuelle contre le mariage par enlèvement, y compris en ce qui concerne la responsabilité de membres de la famille complices, et qu’ils introduisent des amendements pour garantir la protection des victimes et fournir un accès plus facile aux services médicaux, sociaux et juridiques.

>> AGISSEZ!

Les lettres doivent aller à:

Président Almazbek Atambayev
Administration of the President
Government House
720003, Bishkek
Kyrgyzstan
Tel: +(996) 312 63 85 65
E-mail: okmotkg@mail.gov.kg

Lettres: 

Cher / Chère ____ :

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation concernant le mariage par enlèvement au Kirghizistan, une pratique qui enfreint le droit des femmes et des filles à l’absence de violence, à l'intégrité physique, et à la liberté de circulation.

Je suis préoccupé(e) d'apprendre que, selon une estimation, entre 11 500 et16 500 cas de mariage par enlèvement se produisent chaque année au Kirghizistan. Je comprends que le mariage par enlèvement est une infraction en vertu du droit kirghize, mais aussi que très peu d’affaires parviennent au tribunal et que très peu de cas sont poursuivis en justice avec succès. Les victimes manquent de connaissances sur leurs droits et sur comment trouver de l’aide et, souvent, ces affaires ne font pas l’objet d’une enquête approfondie. Je crois aussi comprendre que de nombreuses personnes, y compris au sein du système de justice pénale, considèrent le mariage par enlèvement comme une tradition culturelle kirghize et ne font pas appliquer la loi. Le fait que les parents et amis d’un ravisseur et ceux effectuant les cérémonies de mariage ne ​​soient pas poursuivis en justice renforce encore l'acceptabilité sociale de ce crime.

Afin de soutenir les femmes et les filles qui sont actuellement enlevées ou risquent de l’être, je vous exhorte respectueusement à signer le projet de loi visant à renforcer la législation sur le mariage par enlèvement qui a été approuvé le 13 décembre dernier par le parlement kirghize. De plus, nous vous encourageons fortement à faire en sorte que les cas de mariage par enlèvement fassent l’objet d’enquêtes approfondies et de sévères poursuites, en conformité avec la Constitution kirghize, qui garantit l'égalité devant la loi, et en conformité avec les obligations internationales du Kirghizistan, notamment la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il existe également parmi les femmes kirghizes un fort soutien pour une campagne de sensibilisation du public sur cette question. J'encourage votre gouvernement à tenir compte de leur appel à prendre cette question au sérieux et à faire tout son possible pour mettre fin à cette grave violation des droits humains.

Veuillez agréer l’expression de mes salutations respectueuses,

 

Sidra Humayun

S’attaquer de Front à la Violence Sexuelle au Pakistan
Sidra Humayun

1. Pouvez-vous décrire les obstacles auxquels sont généralement confrontées les femmes victimes de violence sexuelle dans leur quête pour obtenir justice et soutien au Pakistan ?

Egalite Maintenant Reprouve la Decision d’un Tribunal Saoudien Condamnant une Victime de Viol a 200 Coups de Fouet et 6 Mois D’emprisonnement

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2007 Nov 19

New York, 19 Novembre 2007 - Selon les médias, une femme de 19 ans originaire de Qatif, en Arabie saoudite, a été brutalement agressée et violée par sept hommes il y a environ un an et demi. Tout en cherchant à obtenir justice, la femme a elle-même été condamnée en octobre 2006 à 90 coups de fouet pour s’être trouvée en compagnie d'un homme dont elle n'était pas parente lors de l’agression.

Comment agir: 

Veuillez contacter l'ambassade d'Arabie saoudite et le Ministère des Affaires étrangères de votre pays. Exhortez ces fonctionnaires à transmettre votre inquiétude regardant cette injustice et à prendre toutes les mesures en leur pouvoir pour empêcher la flagellation et l’emprisonnement de cette victime de viol saoudienne. Pour les États-Unis, veuillez contacter: Ambassadeur d'Arabie saoudite, Adel Al-Jubeir, Washington, au (202) 342-3800 Ou Consulats généraux: New York au (212) 752-2740, Los Angeles, au (310) 479-6000, Houston (713) 785-5577

Arabie Saoudite: éradiquez les mariages d'enfants et la tutelle masculine sur les femmes

Numéro de l'action: 
31.3
MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2010 Nov 29
Date de mise à jour: 
2012 Nov 6
MISE A JOUR: 

Nos partenaires saoudiens nous ont récemment informés que, depuis mai 2011, Fatima, une enfant mariée âgée de 12 ans, est de retour au foyer familial et a refusé de retourner chez son mari. Avec le soutien de son oncle, elle tente d'obtenir un divorce. Son mari veut qu'elle revienne à sa maison lorsqu’elle sera plus âgée et affirme qu'il ne lui accordera pas le divorce à moins qu'une forte somme d'argent ne lui soit payée. La date de la première audience du procès en divorce a été fixée par un juge au 12 décembre 2012.

En ce qui concerne l’aide juridique, nous étudions avec nos partenaires les stratégies à adopter pour que Fatima puisse poursuivre la procédure de divorce. Nous craignons cependant que le juge ne donne tort à Fatima si elle n’est pas en mesure de rembourser la dot que son père a déjà dépensée. Veuillez continuer à agir et à maintenir la pression sur le roi d'Arabie saoudite pour qu’il émette un décret interdisant les mariages d'enfants par l'établissement d’un âge minimum de mariage de 18 ans et prévoyant des sanctions pour les adultes qui concluent ou facilitent de telles unions. Appelez- le à annuler les mariages d’enfants mariées dont les contrats de mariage ont été exécutés mais qui n'ont pas encore été remises à leurs maris, et à veiller à ce que enfants mariées qui vivent avec leur mari aient les moyens d'annuler leur mariage.


 

Egalité Maintenant a été informé de plusieurs cas de filles Saoudiennes mariées suite à l’injonction de leurs tuteurs masculins. L’affaire la plus récente concerne Fatima, de la province de Najran et âgée de 12 ans, qui a été mariée le 5 Octobre 2010 à un homme de 50 ans ayant déjà une épouse et dix enfants, la plupart beaucoup plus âgés que Fatima. Son père, Ali, qui est au chômage et dépendant à la drogue, l'a vendue en mariage pour 40 000 riyals saoudiens (environ 7850 euros), une somme qu'il a utilisé pour s'acheter une voiture.

Comment agir: 

Veuillez écrire au roi d'Arabie saoudite pour lui demander d'émettre un décret interdisant les mariages d'enfants par l'établissement d’un âge minimal de mariage de 18 ans et prévoyant des sanctions pour ceux qui concluent ou facilitent de telles unions. Invitez-le à prendre des mesures urgentes pour annuler les mariages de jeunes épouses dont les contrats de mariage ont été exécutés mais qui n'ont pas encore été remises à leurs maris, et pour s'assurer que soit procuré aux mineures déjà mariées vivant avec leur mari un véritable choix pour annuler leur mariage. Veuillez l'exhortez à veiller à ce que le système de tutelle masculine sur les femmes soit aboli, de sorte que soit garanti aux femmes saoudiennes le droit, entre autres, de contracter des mariages de leur choix. À cet égard, exhortez-le à soutenir la création d'un droit codifié du statut personnel pour garantir les droits des femmes dans le cadre du mariage et du divorce, en s’assurant que ce droit soit fondé sur des principes d'égalité et de non-discrimination. Veuillez envoyer une lettre similaire à la ministre de la Justice et des copies à la Commission des droits de l'homme. AGISSEZ!

Envoyez les lettres à:

Sa majesté, Roi Abdullah bin Abdul Aziz Al Saud
Royaume d’Arabie saoudite
Fax: +966 1 491 2726

Son excellence, Dr. Muhammad bin Abdul Elkarim
Abdul Azziz El Issa
Ministre de la Justice
University Street, Riyad 11137
Royaume d’Arabie saoudite
Fax: +966 1 401 1741

Avec une copie à:

Commission des droits de l'homme
P.O. Box 58889 Riyad 11515
King Fahed Street, Building 373, Riyad
Royaume d’Arabie saoudite
Email: hrc@haq-ksa.org

Lettres: 

[Sa majesté le Roi Abdullah bin Abdul Aziz Al Saud
Royaume d’Arabie saoudite
Fax: +966 1 491 2726]

[Son excellence le Dr. Muhammad bin Abdul Elkarim Abdul Azziz El Issa
Ministre de la Justice
University Street, Riyad 11137
Royaume d’Arabie saoudite
Fax: +966-1-401-1741]

 [Date]

[Son Altesse] [Cher Ministre],

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation au sujet de la question du mariage des enfants en Arabie saoudite et de l'impact extrêmement négatif de ce mariage pour les filles. Un cas récent est celui de Fatima, de la province Najran et âgée de 12 ans, qui a été mariée par son père à un homme de 50 ans ayant une épouse et dix enfants en échange d’une somme de 40.000 riyals saoudiens que son père a utilisé pour acheter une voiture. Le grand-père et l’oncle paternels de Fatima étaient opposés au mariage, mais ne pouvaient pas l'empêcher car son père Ali, en tant que tuteur masuclin, a en vertu de la loi saoudienne le droit de la marier à tout âge et à qui il veut. Ils craignent que deux plus jeunes sœurs de Fatima soient soumises à un sort semblable.

Les mariages des enfants violent les droits fondamentaux des filles en les excluant des décisions concernant le moment du mariage et le choix du conjoint. Des organisations internationales comme l'Organisation mondiale de la Santé, l'UNICEF et le FNUAP ont souligné les conséquences physiques, émotionnelles, psychologiques, intellectuelles et sexuelles néfastes du mariage des enfants sur les filles. Le mariage de Fatima la privera, entre autres, d'une éducation et compromettra gravement son droit à un bien-être physique, mental, et émotionnel.

Je vous exhorte à émettre un décret interdisant les mariages d'enfants en établissant un âge minimal de mariage de 18 ans, et prévoyant des sanctions pour ceux qui concluent ou facilitent de telles unions. Je vous exhorte aussi à prendre des mesures urgentes pour annuler les mariages de jeunes épouses dont les contrats de mariage ont été exécutés mais qui n'ont pas encore été remises à leurs maris, et pour s'assurer que soit procuré aux mineures déjà mariées vivant avec leur mari un véritable choix pour annuler leur mariage. Veuillez vous assurer que le système juridique et judiciaire Saoudien reflète ce que de votre gouvernement a déclaré devant les instances internationales, à savoir que les femmes ne sont pas soumises à la tutelle masculine, mais ont plutôt le droit, entre autres, de contracter des mariages de leur choix. À cet égard, je vous exhorte à soutenir la création d'un droit codifié du statut personnel pour garantir les droits des femmes dans le cadre du mariage et du divorce, en s’assurant que ce droit soit fondé sur des principes d'égalité et de non-discrimination.

Je vous remercie de votre attention.

Veuillez agréer l’expression de mes salutations les plus respectueuses,

Cc: La Commission des droits de l'homme (email: hrc@haq-ksa.org)

Ethiopie : Un nouveau projet de loi menace les organisations non gouvernementales

Numéro de l'action: 
22.5
MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2008 Déc 15
Date de mise à jour: 
2009 Jan 6
MISE A JOUR: 

URGENT APPEAL: New Law Threatens Human Rights in Ethiopia

On 6 January 2009, the Ethiopian government pushed through passage of the Charities and Societies Proclamation before Parliament went on recess. The effects of this Proclamation were set out in Equality Now Women’s Action 22.5 (see below). We hope you have the time to send a letter immediately to the Ethiopian Justice Minister, urging immediate review and revision of this law. We have suggested a possible text below, but please feel free to write your own letter.

Without an amendment to the provision that restricts organizations which receive more than 10% of their funding from outside the country from undertaking any human rights work, many critical services and protections will disappear. Thank you for your partnership.

Equality Now

Sample letter

Woineshet Zebene Negash En mars 2002, Egalité Maintenant mettait en place un partenariat avec l’Association éthiopienne des femmes avocates (EWLA), dans le cadre de la campagne pour mettre fin à la pratique d’enlèvement et de viol des filles pour but de mariage, qui existe dans certaines régions d’Ethiopie, ajoutant un soutien international aux efforts de plaidoyer d’EWLA sur le terrain.

Comment agir: 

Veuillez écrire aux responsables dont les noms figurent ci-après pour leur faire part de vos inquiétudes au sujet du projet de Proclamation accordé à l’Autorité des organisations caritatives et associations dont la conséquence serait d’interdire, de fait, aux organisations spécialisées dans la défense et la promotion des droits humains d’opérer en Ethiopie. Insistez également sur l’autorité excessive et inacceptable conférée à la nouvelle Autorité des organisations caritatives et associations par le projet de loi, ainsi que sur l’absence de transparence quant à ses conditions de fonctionnement. Demandez aux responsables d’obtenir le retrait de l’obligation, pour les ONG intervenant dans le domaine des droits des femmes, ainsi qu'en relation avec d'autres questions spécifiées, de fonctionner avec au moins 90 % de financements éthiopiens, et de les inviter à réviser le texte en profondeur, pour garantir que toutes les ONG, y compris celles qui travaillent à promouvoir les droits humains, et notamment les droits des femmes, soient autorisées à opérer sans interférences politiques, conformément aux garanties instituées par la constitution éthiopienne et par les traités internationaux de protection des droits humains auxquels est partie l’Ethiopie.

Les lettres doivent être envoyées, immédiatement, aux personnes suivantes :

H.E. Berhan Hailu
Minister of Justice
P O. Box 1370
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant: +251 11 551 3620
Fax: +251 11 551 7775
Email : justice@ethionet.et

H.E. Muferiat Kamil
Minister of Women’s Affairs
P.O. Box 1293
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant : +251 11 416 6375
Fax : +251 11 416 6362

Avec copie à :

H.E. Dr. Kassa G. Hiwot
Commissioner Ethiopian Human Rights Commission
P.O. Box 1165
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant: +251 11 618 0046
Fax : +251 11 618 0041
Email : hrcom@ethionet.et

H.E. Ato Abay Tekele
Ombudsman Institution
P.O. Box 2459
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant : +251 11 553 2052/53
Fax : +251 11 553 2073
Email: ombudsmaneth@ethionet.et

Action Femmes 22.1: Mars 2002
Action Femmes 22.2: Février 2004
Action Femmes 22.3: Novembre 2004
Action Femmes 22.4: Juin 2005

Arabie Saoudite : Appel urgent à l'annulation du mariage d'une fillette de 10 ans

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2009 Juin 1

Amneh Mohmad Sharahili, une écolière saoudienne de 10 ans, a été mariée par son père à un homme, également saoudien, de 25 ans. Bien que le contrat de mariage d’Amneh ait été fait à la mi-février 2009, elle n’a toujours pas été remise à son mari et continue de vivre avec ses parents. Son père a l’intention de la remettre à son mari au mois de juillet. Amneh, qui voudrait poursuivre ses études, pour devenir enseignante, ne comprend pas bien ce que signifie le mariage.

Comment agir: 

Veuillez écrire au Roi d’Arabie Saoudite pour lui demander de publier un édit fixant un âge minimum pour le mariage et interdisant le mariage des enfants. Appelez-le à prendre des mesures d’urgence pour annuler le mariage d’Amneh et ceux des autres fillettes pour lesquelles ont été conclus des contrats de mariage, mais qui n’ont pas encore été remises à leur mari. Demandez-lui également de faire en sorte que les petites filles mariées qui vivent déjà avec leur mari se voient offrir véritablement le choix d’annuler leur mariage, et que, si elles optent pour l’annulation, les choses se déroulent en douceur, sans que cela ait des conséquences négatives sur les filles. Veuillez également exhorter le Roi à apporter son soutien à l'adoption d'une loi codifiée relative au statut des personnes, garantissant le droit des femmes au mariage et au divorce, et à s’assurer que cette loi soit fondée sur les principes d’égalité et de non-discrimination. Adressez une lettre similaire au ministre de la Justice. Les courriers doivent être envoyés aux personnes suivantes :

His Majesty, King Abdullah bin Abdul
Aziz Al Saud
Kingdom of Saudi Arabia
Fax : +966 1 491 2726

His Excellency Dr. Muhammad bin Abdul
El Karim AbdulAzziz El Issa
Minister of Justice
University Street, Riyadh 11137
Kingdom of Saudi Arabia
Fax : +966 1 401 1741

avec copie à :

The Human Rights Commission
P.O. Box 58889 Riyadh 11515
King Fahed Street
Building 373
Riyadh
Kingdom of Saudi Arabia
E-mail :hrc@haq-ksa.org

Lettre modèle
 

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