violence contre les femmes

Ethiopie : Un nouveau projet de loi menace les organisations non gouvernementales

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2008 Déc 15
Date de mise à jour: 
2009 Jan 6
MISE A JOUR: 

URGENT APPEAL: New Law Threatens Human Rights in Ethiopia

On 6 January 2009, the Ethiopian government pushed through passage of the Charities and Societies Proclamation before Parliament went on recess. The effects of this Proclamation were set out in Equality Now Women’s Action 22.5 (see below). We hope you have the time to send a letter immediately to the Ethiopian Justice Minister, urging immediate review and revision of this law. We have suggested a possible text below, but please feel free to write your own letter.

Without an amendment to the provision that restricts organizations which receive more than 10% of their funding from outside the country from undertaking any human rights work, many critical services and protections will disappear. Thank you for your partnership.

Equality Now

Sample letter

Woineshet Zebene Negash En mars 2002, Egalité Maintenant mettait en place un partenariat avec l’Association éthiopienne des femmes avocates (EWLA), dans le cadre de la campagne pour mettre fin à la pratique d’enlèvement et de viol des filles pour but de mariage, qui existe dans certaines régions d’Ethiopie, ajoutant un soutien international aux efforts de plaidoyer d’EWLA sur le terrain.

Comment agir: 

Veuillez écrire aux responsables dont les noms figurent ci-après pour leur faire part de vos inquiétudes au sujet du projet de Proclamation accordé à l’Autorité des organisations caritatives et associations dont la conséquence serait d’interdire, de fait, aux organisations spécialisées dans la défense et la promotion des droits humains d’opérer en Ethiopie. Insistez également sur l’autorité excessive et inacceptable conférée à la nouvelle Autorité des organisations caritatives et associations par le projet de loi, ainsi que sur l’absence de transparence quant à ses conditions de fonctionnement. Demandez aux responsables d’obtenir le retrait de l’obligation, pour les ONG intervenant dans le domaine des droits des femmes, ainsi qu'en relation avec d'autres questions spécifiées, de fonctionner avec au moins 90 % de financements éthiopiens, et de les inviter à réviser le texte en profondeur, pour garantir que toutes les ONG, y compris celles qui travaillent à promouvoir les droits humains, et notamment les droits des femmes, soient autorisées à opérer sans interférences politiques, conformément aux garanties instituées par la constitution éthiopienne et par les traités internationaux de protection des droits humains auxquels est partie l’Ethiopie.

Les lettres doivent être envoyées, immédiatement, aux personnes suivantes :

H.E. Berhan Hailu
Minister of Justice
P O. Box 1370
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant: +251 11 551 3620
Fax: +251 11 551 7775
Email : justice@ethionet.et

H.E. Muferiat Kamil
Minister of Women’s Affairs
P.O. Box 1293
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant : +251 11 416 6375
Fax : +251 11 416 6362

Avec copie à :

H.E. Dr. Kassa G. Hiwot
Commissioner Ethiopian Human Rights Commission
P.O. Box 1165
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant: +251 11 618 0046
Fax : +251 11 618 0041
Email : hrcom@ethionet.et

H.E. Ato Abay Tekele
Ombudsman Institution
P.O. Box 2459
Addis Ababa, Ethiopie
Télèphone suivant : +251 11 553 2052/53
Fax : +251 11 553 2073
Email: ombudsmaneth@ethionet.et

Action Femmes 22.1: Mars 2002
Action Femmes 22.2: Février 2004
Action Femmes 22.3: Novembre 2004
Action Femmes 22.4: Juin 2005

Japon : les jeux de simulation de viol et la banalisation de la violence sexuelle

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2009 Sep 1
MISE A JOUR: 

Suite à la campagne d’Egalité Maintenant, le Japan Ethics Organisation of Computer Software (EOCS), dont 90% des membres sont des producteurs japonais de jeux vidéo pour adultes, a interdit la production et la vente de jeux tels que RapeLay et autres jeux qui simulent des violences sexuelles. Bien que ce règlement ne s'applique pas aux producteurs qui ne sont pas membre de l’EOCS, nos partenaires nous ont informés que les propriétaires de la majorité des magasins de vente de ces jeux ont déclaré qu'ils ne vendaient pas de jeux produits par ces derniers.

En outre, le Parti Komei, qui était à l'époque membre de la coalition gouvernementale, a tenu une réunion sur la question des jeux de simulation de viol et créé le Committee Working Towards a Child Safe World (Comité pour un monde plus sûr pour les enfants) et le Child Prostitution and Child Pornography Law Revision Committee (Comité de révision des lois sur la pornographie et la prostitution impliquant des enfants).

Nos partenaires ont déclaré que «si un groupe basé au Japon avait lancé cette campagne, une telle réponse de la part du gouvernement japonais et des médias aurait été peu probable. »


« Les femmes sont des créatures stupides qui ne savent rien faire d’autre que nous préparer à dîner. Cela prouve simplement leur stupidité ; il faut qu’elles comprennent que le mot « égalité » a été créé par les hommes pour les hommes et qu’il n’a pas jamais été conçu pour s’appliquer ou être accordé aux femmes.

Comment agir: 

Nous vous invitons à écrire aux responsables gouvernementaux du Japon dont les coordonnées suivent, pour les exhorter à honorer les obligations incombant au Japon en vertu de la CEDAW, et notamment à répondre à l’appel pressant récemment lancé par le Comité de la CEDAW à interdire les jeux et les dessins animés qui banalisent et encouragent les violences sexuelles à l’égard des femmes et des filles. Dans votre lettre au ministre de la Justice, demandez-lui également de s’informer sur l’enquête réclamée par Egalité Maintenant sur les vidéos de viols collectifs qu’elle a envoyées à la police de Tokyo, et demandez que ses services enquêtent sur cette affaire et sur d’autres vidéos de viols réels afin de vérifier que toutes les personnes impliquées sont poursuivies dans toute la mesure prévue par la loi. Continuez aussi d’écrire à Illusion Software pour demander de retirer immédiatement du marché tous les jeux mettant en scène des viols, des situations de harcèlement et toutes autres formes de violences sexuelles ou qui dénigrent les femmes d’une manière quelconque. Rappelez que l’éthique professionnelle commande aux entreprises de tenir compte des éventuels effets négatifs que leurs activités peuvent avoir sur la société et l’intérêt public. Adressez à Amazon Japon une lettre allant dans le même sens.

Mr. Tadashi Yoshimura
Managing Director
Illusion Software
1-10-1 Nishikanagawa Kanagawa-ku
Yokohama-city, Kanagawa 221-0822, Japan
Tél: (+81) (0)4-5322-1551
Email: illuon@illuon.jp, info@illuon.jp

Lettre modèle

Mr. Jasper Cheung
President of Amazon Japan K.K
2-15-1 Shibuya, Shibuya-ku, Tokyo 150-000-2, Japan
Email: via website

Lettre modèle

Prime Minister Yoshihiko Noda
2-3-1 Nagata-Cho, Chiyoda-ku,
Tokyo 100-0014, Japan
Tel: (+81)(0)3-3581-0101
Fax: (+81)(0)3-3581-3883
Email: via website

Lettre modèle

Ms. Keiko Chiba
Minster of Justice
1-1-1 Kasumigaseki,
Chiyoda-ku, Tokyo 100-8977, Japan
Tel: (+81)(0)3-3580-4111
Fax: (+81)(0)3-3592-7393
Email: webmaster@moj.go.jp

Lettre modèle

Action Femmes 33.1: Mai 2009

Iran: Appel au gouvernement iranien pour qu’il empeche l'execution imminente de Sakineh Mohammadi-Ashtiani

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2010 Juin 28
Date de mise à jour: 
2012 Juil 2
MISE A JOUR: 

Mise à jour du 29 septembre 2010 : Egalité Maintenant appelle les autorités iraniennes à commuer la peine de mort infligée à Sakineh Mohammadi-Ashtiani.

Egalité Maintenant s’inquiète profondément des informations selon lesquelles Sakineh Mohammadi-Ashtiani aurait été condamnée à mort par pendaison pour le meurtre de son mari et condamne vivement l'absence de procédure judiciaire équitable dans cette affaire.

Selon les informations dont nous disposons, le Procureur général national d’Iran, M. Gholam-Hossein Mohseni-Ejei aurait déclaré qu’« en vertu de la décision du tribunal, elle est condamnée pour meurtre et la peine de mort qui lui a été infligée à ce titre a priorité sur les autres châtiments auxquels elle a pu être condamnée (pour la commission d’adultère) ». Néanmoins, en contradiction avec l’intervention du chef du parquet, le porte-parole du Ministère iranien des affaires étrangères, M. Ramin Mehmanparast, a indiqué qu’aucune décision n’avait encore été prise et que le tribunal étudiait les charges d'adultère et de meurtre retenues à l'encontre de Mme Mohammadi-Ashtiani.

En mai 2006, Mme Mohammadi-Ashtiani a été condamnée à 99 coups de fouet pour « relations illicites », ainsi qu’une peine de prison pour sa complicité dans le meurtre de son mari. En septembre 2006, la sixième section du tribunal pénal de la province d’Azerbaïdjan oriental, en dépit de l’absence de preuves nouvelles et des dispositions du droit iranien interdisant à l’État de rejuger une personne pour des faits pour lesquels elle a déjà été acquittée ou condamnée, à infligé à Mme Mohammadi-Ashtiani la peine de mort par lapidation pour adultère.

Une vague d'indignation internationale a conduit les autorités iraniennes à suspendre l’exécution de Mme Sakineh Mohammadi-Ashtiani. Ces mêmes autorités iraniennes paraissent toutefois déterminées à obtenir sa mise à mort, indépendamment du droit iranien ou des normes internationales. À cette fin, elles auraient, en toute illégalité, rétabli les accusations de meurtre, de manière à ce que, d'une manière ou d'une autre, l'État iranien puisse exécuter Mme Mohammadi-Ashtiani.

 

AGISSEZ!

Egalité Maintenant exhorte le gouvernement Iranien à commuer la peine de mort à laquelle a été condamnée Mme Mohammadi-Ashtiani. Nous exhortons les autorités iraniennes à commuer sur-le-champ toutes les peines de mort par lapidation, et en interdisant par la loi tous châtiments cruels, inhumains et dégradants, tels que la lapidation et la flagellation, conformément aux obligations de l'Iran en vertu du Pacte international sur les droits civils et politiques. Nous exhortons également les responsables iraniens à engager une révision complète des codes civil et pénal iraniens pour en éliminer les dispositions discriminatoires, ou ayant des effets discriminatoires, à l’encontre des femmes, et notamment en matière d’adultère et de « fornication », conformément aux dispositions constitutionnelles iraniennes en matière d'égalité devant la loi.

 

Nous vous invitons à contacter les responsables ci-après, pour demander que soit commuée la peine de mort infligée à Sakineh.

Mise a jour – 13 aout 2010: La Norvège a offert l’asile politique à M. Mohammad Mostafaei, l’avocat de Mme Sakineh Mohammadi-Ashtani, suite a sa fuite d’Iran. Il a également été signalé que l’épouse et le beau-frère de M. Mostafaei on été remis en liberté. Egalite Maintenant accueille favorablement les nouvelles de leur mise en liberté ainsi que la protection diplomatique dont jouit M. Mostafaei. Nous restons cependant inquiets au sujet du bien-être de Sakineh Mohammadi-Ashtiani qui demeure sous le coup d’une menace d’exécution. Nous vous demandons de continuer d’écrire aux autorités indiquées ci-après, appelant à la remise en liberté immédiate de Sakineh.

Point d’information – 26 juillet 2010 : Egalité Maintenant invite les autorités iraniennes à annuler le mandat d'arrêt délivré à l'encontre de l'avocat de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, et à remettre en liberté, sans délai et sans condition, tous les membres de sa famille placés en garde à vue.

Egalité Maintenant condamne le harcèlement dont a été victime M. Mohammad Mostafaei, l’avocat de Mme Sakineh Mohammadi-Ashtiani, de la part des autorités iraniennes. M. Mostafaei a été convoqué pour interrogatoire par les autorités publiques iraniennes. Il lui a été demandé de se présenter pour une autre phase d’interrogatoires, et d’après les informations dont nous disposons, un mandat d’arrêt a été délivré à son encontre, supposément pour des faits de fraude et de corruption. M. Mostafaei a maintenant disparu, par peur, pensons-nous, d’être arrêté et mis en prison. D’après les informations qui nous sont parvenues, les autorités iraniennes ont arrêté l'épouse et le beau-frère de M. Mostafaei, pour le contraindre à se rendre. L’endroit où il se trouve actuellement n’est pas connu, et il est possible qu’il soit d’ores et déjà en garde à vue.

Egalité Maintenant est très inquiète des menaces graves et persistantes qui pèsent sur les défenseurs des droits humains en Iran. Nous vous demandons d’appeler les autorités indiquées ci-après, pour les inviter à remettre en liberté, sans délai ni conditions, les membres de la famille de M. Mostafaei actuellement détenus en garde à vue, à annuler le mandat d’arrêt émis à l’encontre de M. Mostafaei et à permettre à ce dernier d’exercer ses fonctions légitimes sans interférer. Nous vous demandons également de continuer à appeler à la remise en liberté immédiate de Sakineh, qui demeure sous le coup d'une menace d'exécution.

9 juillet 2010 Dernières nouvelles : Egalité Maintenant de l’annonce faite par l’ambassade d’Iran à Londres déclarant que Sakineh Mohammadi-Ashtiani ne sera pas lapidée. Cependant nous restons préoccupés du sort de Sakineh Mohammadi-Ashtiani car sa condamnation à mort n’a pas été commuée et son sort reste incertain. Veuillez continuer à écrire aux autorités citées ci-dessous pour les appeler à commuer la condamnation à mort de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, à commuer toutes les condamnations à mort par lapidation, à interdire dans la loi tout traitement cruel, inhumain et dégradant et à supprimer toutes les dispositions légales discriminatoires envers les femmes ou qui ont un impact discriminatoire, y compris les lois concernant l’adultère et la fornication, conformément aux dispositions de la constitution iranienne sur l’égalité devant la loi.

Sakineh Mohammadi-AshtianiALERTE URGENTE : IRAN
juin 2010

Appel au gouvernement iranien pour qu’il empeche l'execution imminente de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnee a mort par lapidation

Egalité Maintenant s’inquiète pour Sakineh Mohammadi-Ashtiani, une femme iranienne condamnée à la mort par lapidation pour adultère.

Comment agir: 

Veuillez écrire aux hauts fonctionnaires iraniens présentés ci-dessous pour exiger la libération immédiate de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, la commutation de l'ensemble des condamnations à mort par lapidation ainsi que l'interdiction par la loi de toutes les punitions à caractère cruel, dégradant ou inhumain, comme la flagellation et la lapidation, en accord avec les obligations de l’Iran liées au PIDCP. Exhortez ces responsables à initier une révision complète du Code Civil et du Code Pénal iranien. Cette révision a pour but de supprimer l'ensemble des dispositions discriminatoires ou qui ont un impact discriminant envers les femmes, notamment les dispositions en lien avec l'adultère et la fornication, conformément aux dispositions de la Constitution iranienne en matière d'égalité entre les sexes devant la loi. AGISSEZ!

Son Excellence Ayatollah Sadeq Larijani
Head of the Judiciary
Vali Asr Avenue, above the intersection Pasteur,
Azizi Street 2, No. 4,
Office of Public Relations and Judicial Procedures
Tehran
Iran
Email: info@dadiran.ir

Pour ceux qui ne souhaitent pas faire part de leurs coordonnées, Egalité Maintenant peut faire suivre vos lettres aux autorités iraniennes pour vous. Veuillez envoyer vos lettres à info@equalitynow.org.

Veuillez aussi contacter l'ambassade iranienne dans votre pays. Le lien internet suivant vous aidera à trouver les coordonnées de l'ambassade : http://embassy-finder.com/fr/iran_embassies 

Lettre type

Mexique: Agissons contre les autorités qui ont conduit un raid sur un refuge de haute sécurité pour femmes à Ciudad Juárez, dans l’État de Chihuahua

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2010 Juil 19

Le 9 juin 2010, quatorze hommes, dont six munis d’armes de gros calibre, ont pénétré dans les installations secrètes de Sin Violencia A.C. (« Sans violence »), l’unique refuge de haute sécurité pour les femmes courant un risque extrême de violences à Ciudad Juárez et dans l’État de Chihuahua, au Mexique. Le groupe était accompagné du greffier Román García, qui a présenté une copie d’une lettre officielle signée du juge-président du tribunal des affaires familiales du district judiciaire de Bravos, Me Guadalupe Manuel de Santiago Aguayo.

Comment agir: 

Nous vous demandons d’écrire au Président de la Cour suprême et au Gouverneur de l’État de Chihuahua pour leur demander de prendre des mesures disciplinaires contre les fonctionnaires et agents ayant pris part au raid contre le refuge, et d’étudier la possibilité d’engager des poursuites à l’encontre de ces individus qui ont violé de manière aussi flagrante la lettre et l'esprit de la Loi générale du Mexique sur l’accès des femmes à une vie sans violence. Demandez-leur également de veiller à ce que les fonctionnaires et agents soient dûment formés à l’application de cette loi et à la manière de se comporter de manière appropriée face aux victimes de violences et leurs défenseurs. Rappelez-leur les obligations qui leur incombent en vertu du droit de l’État de Chihuahua, du droit fédéral mexicain et du droit international de protéger les droits humains des femmes. AGISSEZ!

Envoyez vos lettres à :

Me Rodolfo Acosta Muñoz
Chef de la Cour Suprême de justice de l’Etat de Chihuahua
Calle Allende No 901.
C.P. 31000, Zona Centro
Chihuahua, Mexique
Tél. : +52 614 1 800 700, poste : 12800
E-mail : rodolfo.acosta@stj.gob.mx

Me José Reyes Baeza
Gouverneur constitutionnel de l’Etat de Chihuahua
Palacio de Gobierno
Calle Aldama # 901 Col Centro
C.P. 31000
Chihuahua, Mexique
Tél. : +52 614 4 29 33 00, poste : 11123
Télécopie : +52 614 4 29 34 64
E-mail: secretariaparticularchihuahua@hotmail.com

avec copie au : Centro de Derechos Humanos de las Mujeres
E-mail: accion@cedehm.org.mx

Sample letter

 

Japon : les jeux de simulation de viol et la banalisation de la violence sexuelle

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2009 Mai 1
MISE A JOUR: 

Equality Now responds to reactions to its Women's Action on rape simulator games.

Additionally, Equality Now is pleased to offer the update that Illusion Software appears to have removed RapeLay from its website. However we have no official confirmation from the company that the game has been permanently removed and it continues to sell other similar titles based on rape, stalking and the sexual molestation of women and girls. We continue to call on the company to remove permanently from its business and all retail outlets those games, including RapeLay, that promote violence against women and girls.

Une écolière d’une douzaine d’années voyage dans un train de banlieue. Un homme qui la suivait se met à la tripoter et l'agresse sexuellement. Le train finit par s’arrêter et elle court, terrorisée, se réfugier dans des toilettes publiques, suivie de son agresseur qui la menotte et la viole. L’agresseur la retient prisonnière et la viole de manière répétée en divers lieux. La mère et la sœur adolescente de la victime connaissent le même destin.

Comment agir: 

Écrivez à Illusion Software pour demander l'arrêt immédiat de la vente, en ligne ou autrement, de tous les jeux qu’ils soient vendus sur l’internet ou ailleurs, y compris RapeLay, impliquant le viol, le harcèlement ou les autres formes de violences sexuelles. Indiquez qu’il incombe aux entreprises de prendre en compte, à titre de bonnes pratiques commerciales, l’incidence négative que leurs activités sont susceptibles d'avoir, à la fois sur les sociétés humaines et l'intérêt public en général. Adressez une lettre similaire à Amazon Japon pour demander le retrait de tous les jeux qui simulent les violences sexuelles et les autres formes de violences à l’encontre des femmes et des filles. Écrivez également aux représentants des autorités japonaises ci-après, pour les appeler à se conformer aux obligations incombant au Japon, en vertu de la CEDAW et de la Constitution japonaise, d’éliminer la discrimination à l’égard des femmes, et notamment à interdire la vente de jeux informatiques tels que RapeLay, qui banalisent et encouragent les violences à l’encontre des femmes et des filles.

Mr. Tadashi Yoshimura
Managing Director
Illusion Software
1-10-1 Nishikanagawa Kanagawa-ku
Yokohama-city, Kanagawa 221-0822, Japon
Tél: (+81) (0)45 322-1551
Email : illusion@illusion.jp

Mr. Jasper Cheung
Président d'Amazon Japan K.K
2-15-1 Shibuya, Shibuya-ku, Tokyo 150-000-2, Japon
Email: via site Internet

Prime Ministre Taro Aso
2-3-1 Nagata-Cho, Chiyoda-ku
Tokyo 100-0014, Japan
Tel: (+81)(0)3-3581-0101
Fax: (+81)(0)3-3581-3883
Email : via site Internet

Mr. Eisuke Mori
Minstre de laJustice
1-1-1 Kasumigaseki
Chiyoda-ku, Tokyo 100-8977, Japon
Tél: (+81)(0)3-3580-4111
Fax: (+81)(0)3-3592-7393
Email : webmaster@moj.go.jp

Ms. Yuko Obuchi
Ministre des Affaires Sociales et de l'Egalité des Genres
1-6-1 Nagata-cho, Chiyoda-ku, Tokyo 100-8914, Japon
Tél: (+81)(0)3-5253-2111
E-mail : via site Internet

Avec copie à :
Ms. Seiko Noda
Minister of Consumer Affairs
1-6-1 Nagata-cho, Chiyoda-ku, Tokyo 100-8914, Japan
Tel: (+81)(0)3-5253-2111

Lettres: 

Modèle de lettre à Illusion:

Cher M. Yoshimura,

Je vous adresse ce courrier pour vous faire part de ma profonde préoccupation au sujet de la production et de la vente par Illusion Software de jeux informatiques tels que RapeLay, dont le but est de créer une simulation de viol et de violences sexuelles à l’égard de femmes. Le viol est un crime violent qui engendre une détresse considérable et cause un mal épouvantable aux victimes. En banalisant ainsi le viol, Illusion Software pourrait paraître promouvoir et même cautionner les actes de violence de cette nature à l’encontre des femmes.

Il est largement admis, notamment par les autorités japonaises, que la représentation dans les médias des femmes comme objets sexuels et/ou de violences a un « impact important » sur les stéréotypes de genre négatifs. Des jeux tels que ceux décrits, produits par Illusion Software, contribuent à normaliser la réification des femmes et à renforcer les préjugés culturels et sociétaux dangereux à l'égard des femmes et des filles.

Il incombe aux entreprises de prendre en compte, à titre de bonnes pratiques commerciales, l’incidence négative que leurs activités sont susceptibles d'avoir, à la fois sur les sociétés humaines et l'intérêt public en général. Je demande qu’Illusion Software cesse sur-le-champ la production et la vente de tous les jeux qui simulent et encouragent les violences contre les femmes et les filles.

Merci de votre attention.

Bien cordialement,

______________________

Modèle de lettre à Amazon Japon:

Cher M. Cheung

Je vous adresse ce courrier pour accueillir le retrait récent par Amazon Japon de RapeLay, un jeu informatique produit par Illusion Software dans lequel le joueur simule les viols d’une mère et ses deux filles. Je voudrais néanmoins vous faire part de ma profonde préoccupation au sujet de la vente par Amazon Japon d’autres jeux informatiques dont le but est de perpétrer une simulation de viol et de violences sexuelles à l’encontre de femmes et des filles. Le viol est un crime violent qui engendre une détresse considérable et cause un mal épouvantable aux victimes. En encourageant de la sorte les violences à l’encontre des femmes, Amazon Japon pourrait donner l’impression de les cautionner.

Il est largement admis, notamment par les autorités japonaises, que la représentation dans les médias des femmes comme objets sexuels et/ou de violences a un « impact important » sur les stéréotypes de genre. Des jeux tels que ceux décrits, produits par Illusion Software et proposés à la vente par Amazon Japon, contribuent à normaliser la réification des femmes et à renforcer les préjugés culturels et sociétaux dangereux à l'égard des femmes et des filles. Amazon est une société reconnue dans le monde entier et, à ce titre, il lui incombe de se conformer aux principes les plus rigoureux en matière de responsabilité sociale, et notamment en prenant en compte, en tant que bonne pratique, tout impact négatif que ses activités sont susceptibles d’avoir sur la société et l’intérêt public.

Je demande qu’Amazon Japon retire immédiatement de la vente tous les jeux qui simulent et encouragent les violences contre les femmes et les filles.

Merci de votre attention.

Bien sincèrement,

______________________

Modèle de lettre au gouvernement du Japon:

Cher/Chère [nom],

Je vous adresse ce courrier pour vous faire part de ma profonde préoccupation au sujet de la vente, au Japon, de jeux informatiques tels que RapeLay, produit par Illusion Software, dont le but est de créer une simulation de viol et de violences sexuelles à l’encontre de femmes.

En vertu de l’article 5(a) de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), le Japon est tenu de « modifier les schémas et modèles de comportement socioculturel de l’homme et de la femme en vue de parvenir à l’élimination des préjugés et des pratiques coutumières, ou de tout autre type, qui sont fondés sur l’idée de l’infériorité ou de la supériorité de l’un ou l’autre sexe ou d'un rôle stéréotypé des hommes et des femmes ». La représentation dans les médias des femmes comme objets sexuels et/ou de violences a un impact important sur les stéréotypes de genre négatifs, ainsi que l’a reconnu le gouvernement japonais à l’occasion du plus récent examen périodique par le Comité de la CEDAW. L’article 14 de la constitution japonaise garantit l’égalité devant la loi et prévoit l’interdiction de toute « discrimination fondée sur la race, la croyance, le sexe, le statut social ou l’origine dans les relations politiques, économiques ou sociales ».

J’invite en conséquence respectueusement le gouvernement japonais à se conformer aux obligations lui incombant en vertu de la CEDAW, en promouvant des images positives des femmes en tant que membres égales de la société, en mettant en place des mesures et des politiques destinées à éliminer toute discrimination à l’égard des femmes, et notamment à interdire la vente de jeux informatiques tels que RapeLay qui normalisent et encouragent les violences à l’encontre des femmes et des filles.

Merci de votre attention.

Bien sincèrement,

 

Jordanie: Efforts nationaux pour affronter les "meurtres d'honneur"

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2002 Nov 1

Honor KillingsEn janvier 2002, deux frères de la Jordanie ont été condamnés à trois mois de prison pour avoir tué leur sœur, Safa Samir, le 7 juillet 2001. Quand Safa est rentrée chez elle le 6 juillet, elle a avoué à sa famille avoir eu des rapports sexuels avec un homme. Ce jour-là, son frère, Anas Samir, a essayé de la tuer à coups de hache dans l'arrière-cour de la maison de la famille. Safa a été admise brièvement à l'hôpital.

Comment agir: 

Veuillez écrire au ministre du Développement social, en lui rappelant 1'engagement du gouvernement de la Jordanie à protéger le droit de vivre et de sécurité de tous ses citoyens, et la promesse de l'ancien ministre d'ouvrir un centre national d'accueil pour les femmes. Faites l'éloge des discussions tenues jusqu'ici, et des mesures positives que le gouvernement a pris pour combattre la violence familiale, en particulier sous les auspices du Projet de la Protection de la Famille. Exhortez-lui à soutenir les femmes menacées de violences et de mort, en agissant immédiatement pour ouvrir des foyers pour les femmes en Jordanie.

Veuillez écrire aussi au ministre de la Justice, en accueillant avec plaisir les nouvelles de la révision de l'article 340 et de la décision récente de la cour de cassation dans l'affaire de Fawaz Syouf, tout en notant avec inquiétude la pratique continue de meurtres "d'honneur" et la façon dont on se sert des articles 97 et 98 pour atténuer la punition pour ces meurtres. Demandez-lui de prendre des mesures pour assurer que les juges appliquent la loi comme il convient, et qu'ils n'utilisent pas les articles 97 et 98, ou l'article 340, pour permettre la justification des meurtres "d'honneur." Demandez-lui d'assurer que les tribunaux tiennent pertinemment responsables les auteurs des crimes "d'honneur" et que les sentences prononcées reflètent la gravité du crime. Les lettres devraient s'adresser comme suit :

Son Excellence Dr. Rowaida Maatiah
Ministre du Développement Social
B.P. 6720
Amman, JORDANIE
Fax: +962-6-593-0687

Son Excellence Faris Al-Nabulsi
Ministre de la Justice
B.P. 4060
Amman, JORDANIE
Fax: +962-6-464-6388

Jordanie: Efforts nationaux pour affronter les "meurtres d'honneur" et pour protéger les femmes de la violence

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2000 Déc 1

Honor KillingsUne femme a été tuée à coups de couteau parce qu'elle voulait continuer ses études et qu'elle a refusé d'épouser l'homme que sa famille a choisi pour elle. Une seconde a été abattue de cinq coups de fusil parce qu'elle s'est enfuite de son mari, qui la battait et la violait sans arrêt. Une troisième a été étranglée la nuit de ses noces, quand son mari a découvert qu'elle n'était plus vierge.

Comment agir: 

Veuillez écrire au président de la Chambre basse du parlement et l'exhorter à appuyer tous les amendements au Code pénal pour que ce Code assure l'égalité et la justice, et qu'il sauvegarde la valeur de toute vie humaine. Faites observer que les "meurtres d'honneur" sont une violation des droits humains fondamentaux, y compris le droit de vie et de sécurité personnelle, et le droit d'égalité de protection selon la loi.

Veuillez écrire aussi au ministre du Développement Social témoignant de votre inquiétude au sujet de l'absence de centres d'accueil et d'autres services de soutien pour les femmes. Exhortez-la à protéger ces femmes en créant des centres d'accueil, en autorisant les ONGs à les créer, et en mettant en place des services de soutien suffisants autour du pays pour les femmes menacées de violence et de mort.

 

Son Excellence Abd al-Hadi al-Majali
Président de la Chambre basse du Parlement
B.P. 72
Amman, JORDANIE
Fax: 962-6-568-5970

Son Excellence Tamam al-Ghwol
Ministre du Développement Social
B.P. 6720
Amman, JORDANIE
Fax: 962-6-593-0687

Trinité-et-Tobago: L'Exécution imminente des défenseurs d'une femme battue

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2000 Juil 1

Pamela RamjattanLe 29 mai 1995, Indravani (Pamela) Ramjattan, Denny Baptiste, et Haniff Hillaire ont été déclarés coupables du meurtre du mari de Ramjattan, Alexander Jordan, et ont été condamnés à mort aux tribunaux de Trinité-et-Tobago. La mort de Jordan a mis un terme aux raclées féroces et aux viols brutaux que Pamela a endurés depuis l'âge de 17 ans, quand on l'a envoyée contre sa volonté vivre avec lui.

Comment agir: 

Veuillez envoyer des appels urgents directement au président, au Premier ministre, au ministre de la Justice, et au ministre de la Sécurité nationale, demandant la clémence pour Denny Baptiste et Haniff Hilaire. Faites observer le contexte de violence familiale dans cette affaire, et le fait que la sentence de Ramjattan a été cassée et réduite en seconde instance, à cause de cette violence. Faites remarquer que M. Baptiste et M. Hilaire étaient en train d'essayer de sauver Ramjattan de la violence de son mari, et que ce fait aurait dû avoir été pris en considération dans leurs procès et leurs sentences. Citez le droit humain fondamental de la protection égale selon la loi, aussi bien que le droit de ne pas être exposé au traitement cruel, inhumain, ou dégradant, ou au châtiment. Il est important qu'on agisse de toute urgence, étant donné que le gouvernement de Trinité-et-Tobago pourrait exécuter ces hommes d'un moment à l'autre. Il se peut aussi que vous voudriez exhorter les autorités à réduire la peine de Ramjattan à la durée de temps qu'elle a déjà passé en prison, étant donné que cela fait huit ans qu'elle y est, dont quatre et demi au quartier des condamnés à mort. Contactez, en plus des autorités ci-dessous, vos propres gouvernements, et demandez-leur d'intervenir d'urgence dans cette affaire. Veuillez aussi attirer l'attention des médias sur cette affaire.

The President
The Hon.Arthur Napoleon Raymond Robinson
Circular Road, St. Ann's
Port of Spain
Trinidad and Tobago
Tel: (868) 624-1261/64
Fax: (868) 625-7950

The Prime Minister
The Hon. Basdeo Panday
Level 15, Central Bank Towers
Eric Williams Plaza, Independence Square
Port of Spain, Trinidad and Tobago
Tel: (868) 623-3653/5
Fax: (868) 627-4285

 

The Minister for National Security
Senator Brigadier The Hon. Joseph Theodore
Knox Street, Port of Spain
Trinidad and Tobago
Tel: (868) 623-2441/5
Fax: (868) 627-8044

The Attorney General
The Hon. Ramesh Lawrence Maharaj
Winsure Building
24-28 Richmond Street, Port of Spain
Trinidad and Tobago
Tel: (868) 623-2010/625-8901/623-4873
Fax: (868) 625-6530

Tous ceux qui voudraient contribuer à "L'Appel de Fonds au profit de la Famille Ramjattan," pourraient envoyer des chèques ou des mandats à l'ordre de "The Ramjattan Family Appeal," c/o Joanne Cross, Herbert Smith Solicitors, Exchange House, Primrose Street, London EC2A 2HS, United Kingdom. Tous les fonds collectés seront consacrés à une maison pour Pamela et ses enfants, aussi bien qu'à des vêtements, des meubles, et des livres scolaires pour les enfants.

Trinité-et-Tobago: L'Exécution imminente d'une femme battue et de ses défenseur

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
1998 Oct 1

Quand elle avait 17 ans, Indravani Pamela Ramjattan, habitante de Trinité-et-Tobago, a été envoyée contre sa volonté par ses parents vivre avec Alexander Jordan.  Dès le début, son nouveau mari  était extrêmement violent.  Il la battait, il la violait, et il a menacé de la tirer dessus.  Chaque fois que Pamela essayait de s'enfuir, Alexander Jordan la trouvait et la forcait à rentrer chez eux.  Il avait des amis parmi la police locale qui sont allés le voir chez lui et qui ont vu Pamela avec des contusions, mais ils n'ont rien fait.  Pamela a commencé à fréquen

Comment agir: 

Veuillez envoyer des appels urgents directement au président, au Premier ministre, au ministre de la Justice, et au ministre de la Sécurité nationale, demandant la clémence pour Pamela Ramjattan, Denny Baptiste, et Haniff Hillaire.  Faites observer le contexte de violence familiale dans cette affaire, et le fait que le système juridique a négligé même de considérer ces circonstances atténuantes.  Faites remarquer aussi les nombreux cas où des hommes qui ont battu leur femmes jusqu'à ce que mort s'ensuive, font de la prison - ce qui suggère que l'état se montre bien plus indulgent envers ceux qui tuent en infligeant de la violence familiale, qu'envers ceux qui tuent en essayant de l'arrêter.  Citez le droit humain fondamental de la protection égale selon la loi, aussi bien que le droit de ne pas être exposé au traitement cruel, inhumain, ou dégradant, ou au châtiment.  Contactez, en plus des autorités ci-dessous, vos propres gouvernements, et demandez-leur d'intervenir d'urgence dans cette affaire.  Veuillez aussi attirer l'attention des médias sur cette affaire.

 

Le Président
L'Hon. Arthur Napoleon Raymond Robinson
Circular Road, St. Ann's
Port of Spain
Trinité-et-Tobago
Téel: (868) 624-1261/64
Fax: (868) 625-7950

Le Premier ministre
L'Hon. Basdeo Panday
Level 15, Central Bank Towers
Eric Williams Plaza, Independence Square
Port of Spain, Trinité-et-Tobago
Tél: (868) 623-3653/5
Fax: (868) 627-3444

 

Le ministre de la Sécurité nationale
Sénateur de Brigade l'Hon. Joseph Theodore
Knox Street
Port of Spain
Trinité-et-Tobago
Tél: (868) 623-2441/5
Fax: (868) 627-8044

Le ministre de la Justice
L'Hon. Ramesh Lawrence Maharaj
Winsure Building
24-28 Richmond Street, Port of Spain
Trinité-et-Tobago
Tél: (868) 623-2010/625-8901/623-4873
Fax: (868) 624-3109

L'Esclavage au Ghana: La Tradition Trokosi

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2002 Mai 1

Selon la tradition trokosi pratiquée dans le sud-est du Ghana, des filles vierges sont données aux prêtres du village comme moyen d'apaiser les dieux pour des crimes commis par des membres de la famille. Le mot trokosi veut dire en langue ewe, «les esclaves des dieux».

Comment agir: 

Veuillez écrire aux hauts fonctionnaires ci-dessous. Exprimez votre souci que des milliers de trokosi soient toujours asservies dans des lieux saints malgré la loi de 1998 interdisant la pratique. Demandez que le gouvernement prenne des mesures immédiates pour assurer la libération immédiate de toutes les trokosi, et des dispositions pour leur soutien matériel, leur éducation, leur retour à leurs familles, et leur réintégration dans leurs communautés. Exhortez le gouvernement à donner immédiatement l'ordre formel à la police du pays entier d'appliquer la loi, et d'engager des poursuites judiciaires contre les lieux saints qui gardent des trokosi en violation de la loi de 1998.

Son Excellence le Président
M. J.A. Kufour
Département du Président
Maison d'Etat/State House
Accra, GHANA
Fax: +233 21 676934

Ministre de la Justice
L'hon. Nana Akuffo Addo
Ministère de la Justice & Procureur Général
B.P. M 60, Ministères
Accra, GHANA
Fax: +233 21 667609

Veuillez écrire également au ministre des Affaires étrangères des Etats-Unis, Colin Powell, en exprimant votre inquiétude à l'égard de la déformation apparente de la pratique trokosi par le gouvernement américain, au détriment de ceux qui travaillent pour mettre fin à cette pratique. Demandez qu'il prenne immédiatement des mesures pour corriger cette déformation apparente et pour réaffirmer que la pratique trokosi est une grave violation des droits de l'homme:

Ministre des Affaires étrangères Colin Powell
Ministère des Affaires étrangères
Washington DC 20520, USA
Fax: +1 202 261 8577

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