violence contre les femmes

Mauritanie: protéger Aminetou Mint El-Moctar, défenseuse des droits humains

MISE A JOUR: 
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Date: 
2014 Août 12

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Comment agir: 

AGISSEZ !

Veuillez vous tenir aux côtés d’Egalité Maintenant, du Mouvement de solidarité pour les droits des femmes africaines (SOAWR), et de FEMNET en exhortant les autorités ci-dessous à :

  • prendre immédiatement des mesures pour garantir la sécurité physique et le bien-être psychologique de Mme Aminetou Mint El Moctar, et à s’attaquer à ses persécuteurs afin qu'elle puisse poursuivre son action en faveur des droits humains.
  • mener des enquêtes promptes, approfondies, impartiales et transparentes sur toutes les personnes responsables des menaces envers Mme Mint El Moctar, et à faire en sorte que les auteurs soient traduits en justice.
  • faire en sorte que la Mauritanie soit à la hauteur de ses obligations nationales, régionales et internationales de protéger, respecter et faire respecter les droits fondamentaux de ses citoyens, et en particulier en ce qui concerne les affaires impliquant des défenseurs des droits humains.

M. Sidi Ould Zeine
Ministre de la Justice
B.P. 350
Nouakchott, Mauritanie
Tél: +222 525 2682
Fax: +222 525 2860
Email: szeine@justice.gov.mr

Mme Irabiha Abdel Wedoud
Présidente de la Commission nationale des droits de l’Homme
B.P. 5435
Nouakchott, Mauritanie
Tél: + 222-45-25-26-36
Fax: + 222-45-25-26-23
Email: irabdel@yahoo.fr

M. Abderahim Ould Elhadrami
Ambassadeur
Permanent Mission of the Islamic Republic of Mauritania to the United Nations
116 East 38th Street
New York, N.Y. 10016
Tél: +1 212 252 0113/0141
Fax: +1 212 252 0175
Email: mauritania@un.int

Ambassade de la République islamique de Mauritanie
2129 Leroy Place, NW
Washington DC 20008
Tél: +1 202 232 5700
Fax: +1 202 319 2623
Email: info@mauritaniaembassy-usa.org

Ambassade de la Mauritanie à Londres
Carlyle House
235-237 Vauxhall Bridge Road,
Londres SW1V 1EJ
Tél: +44 (0) 2072336158
Email: info@mauritanianembassy.org.uk

Lettres: 

Monsieur le Ministre / Ambassadeur / Président,

Je suis profondément préoccupé(e) par les menaces de mort proférées à l’encontre de Mme Aminetou Mint El-Moctar, éminente défenseuse mauritanienne des droits humains, et par l'absence d’action policière et  gouvernementale en vue de la protéger de M. Yadhih Ould Dahi, chef auto-proclamé du groupe extrémiste « Les amis du Prophète. » M. Ould Dahi a émis une fatwa contre elle le 5 juin 2014, indiquant que « celui qui la tue ou lui arrache les yeux sera récompensé par Allah. » Cependant, lorsqu’elle a signalé la fatwa le jour suivant, plutôt que d’enregistrer une plainte la police lui a conseillé de discuter avec M. Ould Dahi Yadhih, le même homme qui a publié le décret appelant à sa mort ! Depuis lors, des renseignements personnels concernant Mme Mint El-Moctar ont été largement diffusés, ce qui la met encore plus en danger. Puisque les autorités mauritaniennes n'ont ni condamné la fatwa ni agi pour la protéger, elle et ses enfants vivent actuellement dans la clandestinité.

Mme Mint El-Moctar a passé sa vie à défendre l'égalité des sexes et les droits humains, et elle est connue pour son rôle clé dans la lutte contre toutes les formes de discriminations, de violences et de pratiques néfastes envers les femmes et leurs enfants. En violation directe de ses droits constitutionnels à la liberté d'opinion et d'expression, elle a été prise pour cible à cause de son travail de lutte contre les violences sexuelles en Mauritanie, et pour avoir demandé publiquement que Cheikh Ould Mkheitir, un jeune homme accusé d'apostasie et en attente de procès dans le nord du pays, ait droit à un procès équitable.

Je me joins à Egalité Maintenant, au Mouvement de solidarité pour les droits des femmes africaines, à FEMNET et à d'autres organisations de la communauté internationale des droits humains en demandant aux autorités mauritaniennes de prendre immédiatement des mesures pour protéger Mme Aminetou Mint El-Moctar et de traduire les auteurs des menaces en justice afin qu'elle et son organisation puissent poursuivre leur indispensable action en faveur des droits humains.

La Mauritanie doit être à la hauteur de ses obligations nationales, régionales et internationales de protéger, respecter et faire respecter les droits fondamentaux de ses citoyens, en particulier en ce qui concerne les affaires impliquant des défenseurs des droits humains. Merci de votre attention.

Cordialement,

Egypte: empêcher les violences sexuelles envers les femmes qui revendiquent leurs droits

MISE A JOUR: 
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Date: 
2013 Avr 11

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Comment agir: 

AGISSEZ !

Rappelez aux autorités que, en vertu des obligations de l'Egypte vis-à-vis de la CEDAW, du PIDCP et du PIDESC, elles doivent garantir l'égalité entre hommes et femmes, y compris en ce qui concerne le droit à être protégé de toute violence fondée sur le sexe. Veuillez écrire aux autorités égyptiennes énumérées ci-dessous et exhortez-les à:

  • Mettre fin aux tactiques d'intimidation et aux violences sexuelles perpétrées contre les femmes qui défendent leurs droits
  • Veiller à ce que toute agression sexuelle, que ce soit en public ou en privé, fasse l’objet d’enquêtes approfondies et de sévères poursuites
  • Elaborer des méthodes pour que les femmes soient pleinement intégrées à tous les processus gouvernementaux et administratifs

Les courriers doivent être adressés au:

Président par intérim Adly Mansour
El Etahadiya Presidential Palace
Merghiny St., Heliopolis
Cairo, EGYPTE
Fax & Tel.: +202 239 019 980
Twitter: @EgyPresidency

Prime Minister Ibrahim Mehleb
Magless El Shaàb Street, Al Kasr El Einy
Cairo, EGYPTE
Tel.: +202-2793-5000
Fax: +202-2795-8048
Email: pm@cabinet.gov.eg

Ministre de la Justice
Lazoghly Square
Cairo, EGYPTE
Tel.: +20227922263
Fax: +20227958103
Email: mjustice@moj.gov.eg

Lettres: 

Monsieur le Président, le Premier ministre, le Ministre:

Je vous écris pour exprimer mon soutien aux Egyptiennes qui continuent à exiger leur pleine intégration à toutes les institutions post-révolution et aux cadres politiques tels que définis dans la Charte des Egyptiennes de 2011. Les Egyptiennes méritent d'être reconnues comme citoyennes à part entière et elles ne devraient pas être soumises à des violences sexuelles pour avoir revendiqué leurs droits.

L'augmentation du nombre d’incidents de violences sexuelles, qui semblent planifiés, perpétrés sur la place Tahrir et aux alentours est alarmante. Je vous exhorte à mettre fin aux tactiques d'intimidation et aux violences sexuelles perpétrées contre les femmes qui défendent leurs droits. Veuillez agir rapidement et de façon décisive pour empêcher cette violence contre les femmes, faire en sorte que les auteurs de violences rendent des comptes dans un délai raisonnable, et veiller à ce que tous les citoyens, y compris les femmes, aient le droit de participer pacifiquement à des manifestations ou à des débats concernant l'avenir du pays de manière libre, sans être victimes de harcèlement ou d’intimidations. Je crois comprendre que votre gouvernement a lancé une « Initiative pour soutenir les droits et libertés des Egyptiennes. » J’espère que cela aboutira à de solides mesures contre la violence envers les femmes, un problème fondamental, et contre la discrimination dont elles sont victimes. Je vous invite également à pleinement intégrer les femmes à tous les processus gouvernementaux et administratifs.

Les obligations internationales de l'Egypte, y compris en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, exigent la pleine égalité entre hommes et femmes ainsi que l'interdiction et la prévention de la violence sexiste.

De telles mesures feraient en sorte que les droits des Egyptiens et Égyptiennes soient respectés et contribueront à faire de l’Egypte un endroit plus sûr.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Etats-Unis: les agressions sexuelles envers les femmes dans l'armée doivent cesser

MISE A JOUR: 
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Date: 
2012 Oct 2
Date de mise à jour: 
2013 Fév 13
MISE A JOUR: 

MISE A JOUR - 20 AOUT 2013: de récents développements au niveau politique et militaire signalent une plus grande volonté de s’attaquer au problème des agressions sexuelles dans l'armée.

Le 15 août  dernier, le ministère américain de la Défense a fait le point au sujet de ​​la prévention des agressions sexuelles et des mesures préconisées. Chuck Hagel, le secrétaire à la Défense, a annoncé sept nouvelles mesures (en anglais) qui ont pour but de « renforcer et normaliser les initiatives de prévention des agressions sexuelles et les mesures d’intervention». Bien qu’Egalité Maintenant se félicite de la reconnaissance de la gravité du problème de la part du ministère, ces initiatives ne constituent toutefois  pas les changements structurels qui permettront de prévenir les violences et de faire en sorte que les victimes aient accès à la justice. Notre partenaire, SWAN, a déclaré que «les initiatives de petites envergures contre les agressions sexuelles dans l’armée  ne permettront pas de contrer une culture établie par des années de représailles et d’accusation des victimes. » Par conséquent, nous continuons à plaider pour la Loi de 2013 sur l'amélioration de la justice militaire (MIJA - Military Justice Improvement Act) qui a été introduite par la sénatrice Kirsten Gillibrand. Ce projet de loi a pour but de professionnaliser le système de justice militaire et de faire en sorte que les victimes d'agression sexuelle obtiennent enfin justice. La sénatrice Gillibrand demandera au Sénat de voter sur ​​la MJIA après la suspension du Congrès au mois d’août. Si vous résidez aux Etats-Unis, veuillez demander à votre sénateur de soutenir l'adoption de ce projet de loi.

Nous sommes également satisfaits par l’adoption en juillet de deux amendements à la Loi de 2014 sur les crédits du ministère de la Défense (Department of Defense Appropriations Act - HR 2397). Ces amendements relatifs au traitement des affaires d'agressions sexuelles ont été proposés par la députée Jackie Speier (Démocrate - Californie).  Ceci fait suite à un récent rapport (en anglais) de l’inspecteur général du ministère la Défense qui conclut que de graves manquements sont constatés dans les enquêtes relatives aux affaires d’agressions sexuelles dans l’armée. Sur 501 enquêtes, 418 d’entre elles comprenaient des « carences» qui ont compromis les chances d’obtenir  justice pour les victimes. Dans l’ensemble, 399 de ces affaires ont fait preuve d’insuffisances au niveau des entretiens et à la suite de ceux-ci. Des défaillances ont été constatées dans les entretiens, la collecte de preuves, la recherche de pistes, et les photographies de la scène du crime. Les amendements portent sur l’emploi généralisé de diagnostics de « troubles de la personnalité et d’adaptation» pour les victimes d'agressions sexuelles et proposent des fonds supplémentaires pour former des enquêteurs spécialisés. Nous espérons également que, en signe de soutien à ceux qui ont subi des agressions sexuelles dans l'armée américaine, le Sénat adoptera ce projet de loi de manière bipartite.


MISE A JOUR - 24 MAI 2013: le 7 mai dernier, le ministère américain de la Défense a publié son rapport annuel de 2012 sur les agressions sexuelles au sein de l'armée. Le rapport montre clairement que la lutte contre les agressions sexuelles dans l'armée n’a pas l'effet désiré et qu’en fait les violences sexuelles et la culture d’'impunité ne font qu'empirer. Il est choquant de constater que le nombre d'agressions sexuelles déclarées a augmenté dans toutes les branches de l'armée. Dans l’ensemble, il y a eu une augmentation de 35% depuis 2010 : le nombre de victimes est passé de 19 300 en 2010 à 26 000 en 2012. Cela fait suite à l'arrestation du lieutenant-colonel Jeffrey Krusinski, l'officier responsable du Bureau de prévention et de réponse aux agressions sexuelles dans l'US Air Force, pour violences sexuelles, et aux récentes révélations que deux autres officiers chargés de la prévention des agressions sexuelles ont également été accusés de crimes sexuels. L’un d’entre eux serait impliqué dans un réseau de prostitution. Il est donc clair que les initiatives existantes visant à lutter contre les agressions sexuelles au sein de l'armée américaine ne sont pas prises au sérieux.

Par conséquent, Egalité Maintenant se félicite de l'introduction le 16 mai dernier de la Loi de 2013 sur l'amélioration de la justice militaire (Military Justice Improvement Act) par la sénatrice Kirsten Gillibrand (New York, Parti Démocrate). Ce projet de loi bipartite a pour objectif de transférer le pouvoir de poursuivre en justice les auteurs d’agressions sexuelles des chefs militaires aux procureurs professionnels. Egalité Maintenant et notre partenaire, SWAN (Service Women’s Action Network -Réseau d'action des femmes militaires), ont systématiquement préconisé cette réforme qui vise à garantir que les victimes d'agressions sexuelles dans l'armée aient accès à la justice. Nous suivrons de près le projet de loi à mesure qu’il avance.


MISE A JOUR – 13 FEVRIER 2013: le sénateur Jon Tester et  la députée Chellie Pingree ont présenté la « Loi Ruth Moore de 2013 », nommée d’après l'activiste et ancienne combattante de la marine victime d'agressions sexuelles faisant l’objet de notre Action. Ce projet de loi permettrait d’alléger le fardeau probatoire nécessaire pour une reconnaissance de  SSPT (Syndrome de Stress Post-Traumatique) dans l’armée et pour que les victimes puissent recevoir les services et prestations indispensables de la part du ministère des Anciens Combattants. L’adoption de ce projet de loi remplirait l'un des trois objectifs de la campagne d'Egalité Maintenant. Nous suivrons de près le processus à mesure qu'il avance.


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Comment agir: 

>> AGISSEZ !

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et notre partenaire, SWAN, en appelant:

le secrétaire à la Défense et les présidents des commissions sénatoriales et parlementaires à la Défense à:
  • Réformer le système judicaire militaire de sorte que des procureurs militaires professionnels, et non pas le supérieur de l’accusé, soient chargés d'enquêter et de poursuivre les cas d'agressions sexuelles. Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni et le Canada, ont récemment réformé leur système judiciaire militaire dans ce sens afin que les commandants n'exercent pas d’influence excessive (et non supervisée) sur les affaires d'agressions sexuelles.

 Les courriers doivent être adressés à:

L’honorable Chuck Hagel
Secrétaire à la Défense
Office of the Sec. of Defense
1400 Defense Pentagon
Washington, DC 20301
Tél: +1(703) 571-3343
Fax: +1(703) 571-8951
Email: chuck.hagel@osd.mil

Député Buck McKeon
Président de la commission parlementaire à la Défense
U.S. House of Representatives
2184 Rayburn HOB
Washington, DC 20515
Tél: +1(202) 225-1956
Fax: +1(202) 226-0683
Facebook: www.facebook.com/BuckMcKeon
Twitter: @BuckMcKeon

Sénateur Carl Levin
Président de la commission sénatoriale à la Défense
U.S. Senate
269 Russell Office Bldg
Washington, DC 20510
Tél: +1(202) 224-6221
Fax: +1(202) 224-1388
Facebook: www.facebook.com/carllevin
Twitter: @SenCarlLevin

le secrétaire à la Défense, les présidents des commissions sénatoriales et parlementaires à la Défense & the House & Senate Judiciary Committee Chairs to:

  • Permettre aux victimes d'agressions sexuelles dans l'armée d'accéder à des recours civils afin qu'elles puissent, tout comme les civils, tenir leur employeur pour responsable en cas d’agression sexuelle et de harcèlement.

 Les courriers doivent être adressés à:

L’honorable Chuck Hagel, Député Buck McKeon, Sénateur Carl Levin

Senator Patrick Leahy
Senate Judiciary Committee Chair
U.S. Senate
437 Russell Senate Bldg
United States Senate
Washington, DC 20510
Tél: (202) 224-4242
Fax: 202-224-3479
Facebook: www.facebook.com/SenatorPatrickLeahy
Twitter: @SenatorLeahy

Congressman Lamar Smith
House Judiciary Committee Chair
U.S. House of Representatives
2409 Rayburn House Office Building
Washington, DC 20515
Tél: 202-225-4236
Fax: 202-225-8628
Facebook: www.facebook.com/LamarSmithTX21
Twitter: @LamarSmithTX21

le secrétaire aux Anciens combattants et les présidents des commissions sénatoriales et parlementaires aux Anciens combattants à:

  • Fournir aux victimes souffrant de SSPT à la suite d’une agression sexuelle les services dont elles ont besoin pour se remettre de leur traumatisme en allégeant le lourd fardeau probatoire auquel elles sont confrontées pour pouvoir prouver l’agression et accéder à des prestations d'invalidité.

 Les courriers doivent être adressés à:

L’honorable Eric Shinseki
Secrétaire aux Anciens Combattants
Department of Veterans Affairs
810 Vermont Ave, NW
Washington, DC 20420
Tél: +1(800) 827-1000
Email: Eric.Shinseki@va.gov

L’honorable Allison Hickey
Under-Secrétaire aux Anciens Combattants
Department of Veterans Affairs
810 Vermont Avenue, NW
Washington, DC 20420
Tél: 1.800.827.1000
Email: Allison.hickey@va.gov

Député Jeff Miller
Président de la commission parlementaire aux Anciens Combattants
U.S. House of Representatives
2416 Rayburn HOB
Washington, DC 20515
Tél: +1(202) 225-4136
Fax: +1(202) 225-3414
Facebook: www.facebook.com/RepJeffMiller

Sénateur Patty Murray
Président de la commission sénatoriale aux Anciens Combattants
U.S. Senate
269 Russell Office Bldg
Washington, DC 20510
Tél: +1(202) 224-2621
Fax: +1(202) 224-0238
Twitter: @PattyMurray

Lettres: 

Lettre relative à la réforme du système judiciaire

Cher secrétaire à la Défense Chuck Hagel,

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation au sujet du taux alarmant d'agressions sexuelles au sein de l'armée américaine et de la persistante impunité des militaires qui agressent et harcèlent sexuellement leurs collègues de sexe féminin. Environ 19 000 agressions sexuelles ont lieu chaque année dans l'armée américaine et seulement 1% de ces agressions résultent en une condamnation de l'auteur des faits.

Ce faible taux de condamnation est dû à la multitude d'obstacles auxquels les victimes de viol font face pour obtenir justice, notamment au niveau du signalement du crime, de l’obtention d’une enquête approfondie et impartiale, et de l’application d’inculpations et de sanctions appropriées pour les agresseurs et violeurs. Je suis préoccupé(e) par le fait que, au lieu d'un tiers indépendant, ce soit un officier membre de la hiérarchie de l’accusé qui est chargé d’enquêter sur les plaintes d'agressions sexuelles. Une énorme quantité de pouvoir discrétionnaire lui est attribué et cela conduit à des conflits d'intérêts et abus de pouvoir, d’autant plus que la victime et l'agresseur peuvent tous deux être sous les ordres du même officier. En outre, puisque ces crimes donnent une piètre impression de leur unité, les officiers ont également une incitation à minimiser ou à dissimuler les agressions sexuelles au sein de leur chaîne de commandement.

L’incapacité à protéger les femmes militaires d'agressions sexuelles et à donner aux victimes le droit d'obtenir justice et prestations viole les obligations juridiques internationales des Etats-Unis en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, un organisme qui oblige les Etats à protéger les droits humains fondamentaux couramment violés dans ces affaires, notamment le droit à une égale protection de la loi, le droit d'être libre de toute discrimination (y compris de violence sexiste), et le droit à un recours effectif.

Je vous exhorte à reformer le système judicaire militaire de sorte que des procureurs militaires professionnels, et non pas le supérieur de l’accusé, soient chargés d'enquêter et de poursuivre les cas d'agressions sexuelles. Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni et le Canada, ont récemment réformé leur système judicaire militaire dans ce sens afin que les commandants n'exercent pas d’influence excessive (et non supervisée) sur les affaires d'agressions sexuelles, et je vous demande de bien vouloir considérer cette approche.

Cordialement,

cc:
Député Buck McKeon, Président de la commission parlementaire à la Défense
Sénateur Carl Levin, Président de la commission sénatoriale à la Défense
 

Lettre relative aux recours civils

Cher secrétaire à la Défense Chuck Hagel:

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation au sujet du taux alarmant d'agressions sexuelles au sein de l'armée américaine et de la persistante impunité des militaires qui agressent et harcèlent sexuellement leurs collègues de sexe féminin. Environ 19 000 agressions sexuelles ont lieu chaque année dans l'armée américaine et seulement 1% de ces agressions résultent en une condamnation de l'auteur des faits.

Ce faible taux de condamnation est dû à la multitude d'obstacles auxquels les victimes de viol font face pour obtenir justice, notamment au niveau du signalement du crime, de l’obtention d’une enquête approfondie et impartiale, et de l’application d’inculpations et de sanctions appropriées pour les agresseurs et violeurs. Je suis préoccupé(e) par le fait que, contrairement aux civils, les militaires victimes de viol n’ont aucune possibilité de tenir leur employeur, l'armée américaine, pour responsable dans le cadre d’un litige au civil pour manquement à la protection contre le harcèlement et les agressions sexuelles.

L’incapacité à protéger les femmes militaires d'agressions sexuelles et à donner aux victimes le droit d'obtenir justice et prestations viole les obligations juridiques internationales des Etats-Unis en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, un organisme qui oblige les Etats à protéger les droits humains fondamentaux couramment violés dans ces affaires, notamment le droit à une égale protection de la loi, le droit d'être libre de toute discrimination (y compris de violence sexiste), et le droit à un recours effectif.

Je vous exhorte à veiller à ce que les femmes militaires puissent obtenir justice à la suite du harcèlement et des violences sexuelles qu’elles subissent.  Je vous appelle à permettre aux victimes d'agressions sexuelles dans l'armée d'accéder à des recours civils afin qu'elles puissent, tout comme les civils, tenir leur employeur pour responsable en cas d’agression sexuelle et de harcèlement et obtenir la justice qu’elles méritent.

Cordialement,

cc:
Député Buck McKeon, Président de la commission parlementaire à la Défense
Sénateur Carl Levin, Président de la commission sénatoriale à la Défense
Sénateur Patrick Leahy, Président de la commission sénatoriale à la Justice
Député Lamar Smith, Président de la commission parlementaire à la Justice

Lettre au ministère des Anciens combattants

Eric Shinseki
Secrétaire aux Anciens combattants

Cher secrétaire Shinseki,

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation au sujet du taux alarmant d'agressions sexuelles au sein de l'armée américaine et des nombreux obstacles auxquels les victimes font face pour pouvoir accéder aux services nécessaires au rétablissement. Environ 19 000 agressions sexuelles ont lieu chaque année dans l'armée américaine. Les agressions sexuelles et le harcèlement provoquent les mêmes taux de syndrome de stress post-traumatique (SSPT) chez les vétérans femmes que le combat chez les hommes.

Cependant, les victimes d'agressions sexuelles font face à des difficultés particulières en ce qui concerne l’obtention de prestations d'invalidité de la part du ministère des Anciens Combattants. Les employés du ministère ne croient souvent pas les récits des victimes d'agressions, même lorsqu’ils sont appuyés par le rapport d’un médecin, et exigent des preuves venant d’autres sources et qui corroborent le compte-rendu des victimes. Cette incrédulité et incapacité à fournir les services nécessaires ne font qu’ajouter de nouvelles souffrances à celles qui cherchent de l’aide. Fait révélateur, seulement 32% des demandes de reconnaissance de SSPT relatif à une agression sexuelle sont approuvées par le ministère, tandis que ce taux est de 54% au niveau des demandes globales. Le ministère doit alléger le fardeau probatoire nécessaire pour une reconnaissance de SSPT et accepter le seul témoignage des victimes comme preuve qu’une agression sexuelle a été commise.

L’incapacité à protéger les femmes militaires d'agressions sexuelles et à donner aux victimes le droit d'obtenir justice et prestations viole les obligations juridiques internationales des Etats-Unis en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, un organisme qui oblige les Etats à protéger les droits humains fondamentaux couramment violés dans ces affaires, notamment le droit à une égale protection de la loi, le droit d'être libre de toute discrimination (y compris de violence sexiste), et le droit à un recours effectif.

J’aimerais vous exhorter à revoir votre politique afin de veiller à ce que les victimes souffrant de SSPT à la suite d'une agression sexuelle aient accès sans délai aux services dont elles ont besoins. Je vous appelle à alléger le lourd fardeau probatoire auquel elles sont confrontées pour pouvoir prouver une agression et accéder à des prestations d'invalidité.

Cordialement,

cc:
L’honorable Allison Hickey, sous-secrétaire aux Prestations sociales, ministère des Anciens combattants Sénateur Patty Murray, Président de la commission sénatoriale aux Anciens Combattants
Député Jeff Miller, Président de la commission parlementaire aux Anciens Combattants

Pakistan: protéger les défenseurs des droits humains et obtenir justice pour les activistes assassinés

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Août 2

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Comment agir: 

>> AGISSEZ !

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et End Violence against Women and Girls (EVAW/G) Alliance KP & FATA en appelant le gouvernement pakistanais à:

  • veiller à ce que les meurtres de Farida Afridi et de Zarteef Khan Afridi fassent immédiatement l’objet d’enquêtes approfondies et à veiller à ce que tous les auteurs soient poursuivis pour leurs crimes et reçoivent la peine maximale prévue par la loi
  • assurer la sécurité des défenseurs des droits humains, en particulier des femmes, et à criminaliser l’intimidation, le harcèlement, les menaces ou les attaques contre les personnes
  • criminaliser les déclarations publiques ou les décrets incitant à la violence contre les défenseurs des droits humains

Aidez-nous à faire passer le message de cette campagne en faisant suivre cette alerte à vos amis.

Veuillez adresser vos courriers à:

Mr. Syed Yousuf Raza Gillani
Premier ministre de la République islamique du Pakistan
The Prime Minister’s Secretariat
Islamabad, Pakistan
Tel: +92 51 920 6111
Fax: +92 51 922 1596
Email: secretary@cabinet.gov.pk

Mr. Amir Haider Hoti
Ministre en chef,  Khyber Pakhtunkhwa
Chief Minister House
Fort Road
Peshawar Cantt
Pakistan
Tel: +92 91 9213574, +92 91 9211719
Fax: +92 91 9210718, +92 91 9210743
Email: pskhyberpakhtoonkhwa@yahoo.com

Maître Syed Masood Kausar
Gouverneur de Khyber Pakhtunkhwa
Governor House Abdul Qayum Road
Peshawar
Pakistan
Fax: +92 91 9210087

Mr. Mutahir Zeb
Agent administratif,  Khyber Agency
Office of the Political Agent Khyber Agency Bara Road
Peshawar Cantt
Pakistan
Fax: +92 91 9211900

Lettres: 

Cher Premier ministre / Ministre en chef / Gouverneur:

Je suis profondément préoccupé(e) par les récentes menaces et attaques contre les défenseurs des droits humains dans la province Khyber Pakhtunkhwa (KP) et les zones FATA.

Je suis particulièrement troublé(e) par l’assassinat de Farida Afridi, directrice exécutive de Sawera, une organisation de défense des droits des femmes opérant en zone FATA, qui, après avoir été confrontée à des menaces à cause de son travail de défense des femmes, a été abattue devant son domicile le 4 juillet dernier. En outre, en décembre 2011, Zarteef Khan Afridi, un responsable de la Commission pakistanaise des droits de l’Homme, aurait été assassiné de la même manière par des éléments extrémistes de la région FATA. Un suspect a été arrêté dans l’affaire Farida mais les auteurs du meurtre de Zarteef Khan Afridi sont toujours en fuite.

Selon les ONG travaillant dans la région, les menaces contre la vie des défenseurs des droits humains sont monnaie courante dans la province KP et les zones FATA. Selon des témoignages, lors d’un sermon le 4 mai 2012, Maulvi Abdul Haleem, un leader religieux politiquement influent du district de Kohistan, a mis en garde les femmes travaillant dans les ONG qui voudraient entrer au Kohistan et a menacé de les marier de force à des habitants de la région. De telles déclarations ont conduit à un sentiment de crainte parmi le personnel des ONG et en particulier parmi les femmes. Je suis inquiet(e) du fait que autorités provinciales n'ont pris aucune mesure pour protéger les défenseurs des droits humains de la région et du fait que le personnel dont la vie et la sécurité sont menacées quitte les organisations de droits humains travaillant au KP et dans les zones FATA.

La Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l'Homme stipule que les Etats ont l’obligation de garantir et de protéger les droits des défenseurs des droits humains. Le Pakistan a également le devoir de protéger tous les droits humains énoncés dans l’article 2 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme (DUDH), dans l’article 2 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et dans l’article 3 de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW). La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits de l'Homme, Margaret Sekaggya, et la Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes, Rashida Manjoo, ont toutes deux pris note des violations contre les défenseurs des droits humains travaillant sur les droits des femmes au Pakistan et souligné qu’il était de la responsabilité de l’Etat de mener une enquête et de rapidement faire en sorte que les auteurs rendent des comptes. Par ailleurs, dans le rapport de juin 2008 du Groupe de travail sur l'Examen périodique universel relatif au Pakistan, le Pakistan a été appelé à «lutter contre l’impunité de ceux qui s’en prennent aux défenseurs des droits de l’Homme en enquêtant efficacement sur les allégations et en poursuivant les responsables.»

Je soutiens la Charte de revendications rédigée par End Violence against Women and Girls (EVAW/G) Alliance KP & FATA et me joins à eux en vous exhortant à:

  • veiller à ce que les meurtres de Farida Afridi et de Zarteef Khan Afridi fassent immédiatement l’objet d’enquêtes approfondies et à veiller à ce que tous les auteurs soient poursuivis pour leurs crimes et reçoivent la peine maximale prévue par la loi
  • assurer la sécurité des défenseurs des droits humains, en particulier des femmes, et à criminaliser l’intimidation, le harcèlement, les menaces ou les attaques contre les personnes
  • criminaliser les déclarations publiques ou les décrets incitant à la violence contre les défenseurs des droits humains

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Libéria: adopter d’urgence une loi interdisant les MGF

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2012 Juin 26
Date de mise à jour: 
2013 Mar 12
MISE A JOUR: 

MISE A JOUR - 12 MARS 2013: Le 17 janvier 2013, Deddeh Wilson, l’avocate de Ruth Berry Peal, a informé Egalité Maintenant qu'elle avait déposé une requête demandant au tribunal de rejeter l'appel des accusées, qui avaient été condamnées à des peines d'emprisonnement, pour défaut d’exécution de la procédure d'appel. Le 24 janvier 2013, la cour a rejeté la demande d'appel au motif que « les prévenues n'ont pas déposé une demande de récusation valable ou n’ont pas obtenu l'approbation du juge de première instance en ce qui concerne cette demande de récusation présumée. » Le 26 février, le tribunal a émis un avis ordonnant à la police de Montserrado d’arrêter les accusées.

Avoir été mutilée de force, Ruth a finalement obtenu justice mais cela n'a pas été facile et elle continue à recevoir des menaces. Même si des filles s’enfuient parfois et doivent vivre dans la clandestinité du fait de l'absence de lois qui les protégeraient contre les MGF, Mme Speare, directrice du Secrétariat des ONG de femmes du Libéria (Women NGOs Secretariat of Liberia - WONGOSOL), a déclaré que, en raison du contexte social et culturel, les filles et les femmes ne peuvent pas s'opposer à la pratique ou y échapper. Le Ministère de l’Egalité entre les sexes a conseillé à Ruth de déménager à Monrovia, mais elle est réticente à le faire car son mari et ses enfants vivent toujours dans le comté de Bomi. Par conséquent, nous appelons le gouvernement libérien à soutenir et protéger Ruth, ainsi qu’à consolider les annonces faites par le ministre de l'Intérieur en 2011 qui visent à promulguer et à faire appliquer de toute urgence une loi interdisant les MGF.


 

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Comment agir: 

>> AGISSEZ ! Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et nos partenaires libériens, Women of Liberia Peace Network (WOLPNET - Réseau pour la paix des femmes du Libéria) et Women NGOs Secretariat of Liberia (WONGOSOL - Secrétariat des ONG des femmes du Libéria), en appelant les autorités libériennes à:

  • Veiller à ce que l’affaire Ruth Berry Peal soit conclue de manière rapide et juste
  • Veiller à ce que la décision de faire cesser la pratique des MGF par Sande soit appliquée
  • Honorer les engagements régionaux et internationaux du Libéria relatifs aux droits humains en adoptant et en appliquant une loi globale contre les MGF, ainsi qu’en soutenant des programmes éducatifs de sensibilisation sur les méfaits des MGF destinés aux communautés concernées et aux chefs locaux

>> AGISSEZ !

Veuillez adresser vos courriers à:

H.E. Madam Ellen Johnson Sirleaf    
P.O. Box 9001
Capitol Hill, Monrovia
République du Libéria
Tel: +231 644 4696 
Email: ebfasama@emansion.gov.lr
etoles@emansion.gov.lr

Hon. Christiana H. Tah
Minister of Justice
P.O. Box  0123
Ashmun Street   
Monrovia
République du Libéria
Tel: +231 669 7205
Email: ctah1@aol.com

Hon Julia Duncan Cassell
Minister for Gender and Development
P.O. Box 10-1375
110 UN Drive & Gurley Street
1000 Monrovia 10
République du Libéria
Tel: +231 651 6434  
Email: libgenderminister@gmail.com

Hon Blamo Nelson
Minister of Internal Affairs
Executive Mansion Ground
Monrovia
République du Libéria
Tel: +231 651 3358 
Email: mgaryeazon@yahoo.com
http://www.mia.gov.lr

Lettres: 

Cher / Chère [   ]

Je me réjouis des récentes mesures prises par le gouvernement qui visent à interrompre la pratique des MGF par la société Sande, et notamment de la publication d’un avis du ministère de l'Intérieur à tous les comtés ordonnant que toutes les activités de la société Sande cessent, ainsi que de l’annonce selon laquelle le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Justice vont travailler ensemble pour élaborer un projet de loi contre les MGF. Je suis cependant très préoccupé(e) par de récents évènements au cours desquels le gouvernement a jusqu'à présent échoué à prendre des mesures:

En mars 2012, la journaliste Mae Azango a été contrainte à la clandestinité après avoir publié un article sur les MGF. Les membres de la société Sande ont menacé de lui faire subir de force des MGF.

En mai 2012, plus de 750 filles, que l'on croit être incitées par les membres de Sande, ont subi des MGF dans le comté de Nimba en dépit du préavis du ministère de l'Intérieur visant à faire cesser les activités de Sande.

Malgré la promesse de la présidente Sirleaf de faire des droits des femmes et de leur santé une priorité nationale, il est très préoccupant de constater l'absence d'intervention gouvernementale dans les cas mentionnés ci-dessus. En outre, je suis préoccupé(e) par des remarques du ministre de l'information indiquant aux médias que le gouvernement n'a pas l'intention d’éradiquer les MGF. Cette absence de position unifiée de la part des ministres sape les efforts déployés par le gouvernement pour mettre fin aux MGF.

Je vous exhorte à veiller à ce que la décision gouvernementale de faire cesser la pratique des MGF par la société Sande soit appliquée. En outre, veuillez honorer les engagements régionaux et internationaux du Libéria relatifs aux droits humains en adoptant et en appliquant une loi globale contre les MGF, ainsi qu’en soutenant des programmes éducatifs de sensibilisation sur les méfaits des MGF destinés aux communautés concernées et aux chefs locaux.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Soudan: empêchez la lapidation d’Intisar Sharif Abdalla

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Juin 6
Date de mise à jour: 
2012 Juil 3
MISE A JOUR: 

MISE A JOUR 3 juillet 2012: Le 22 juin, une cour d’appel a annulé la peine d’Intisar Sharif Abdalla et a ordonné un nouveau procès à cause de defaults dans le procès original. Le 3 juillet, le tribunal de première instance n’a trouvé aucune preuve pour justifier le procès et a rejeté les charges. Intisar a été libérée de prison. Merci pour agir.

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Comment agir: 

Veuillez écrire aux autorités soudanaises pour demander:

  • la libération immédiate et sans condition d’Intisar Sharif Abdalla;
  • la mise en place d'un moratoire sur la lapidation;
  • la commutation de toutes les peines de mort par lapidation;
  • l’interdiction de tous les châtiments cruels, inhumains et dégradants, tels que la torture, la flagellation et la lapidation, conformément aux obligations du Soudan en vertu de la Charte africaine et du PIDCP;
  • une révision totale des dispositions de la Loi pénale soudanaise de 1991, en particulier de l'article 146, et la suppression de toutes les dispositions discriminatoires ou ayant un effet discriminatoire sur les femmes, y compris celles relatives à l'adultère et à la fornication, conformément à la disposition constitutionnelle soudanaise sur le droit à l'égalité et à la non-discrimination selon le sexe. 

>> AGISSEZ !

Veuillez adresser vos courriers à

Président Omar Hassan Ahmad al-Bashir
Office of the President
People’s Palace
PO Box 281
Khartoum, Sudan
Email: info@sudan.gov.sd

Mohammed Bushara Dousa
Ministre de la Justice
Ministry of Justice
Justice Towers
Gamhoria Street
PO Box 302
Khartoum, Sudan

Dr. Moaz Tango
Comité consultatif sur les droits de l'homme
Ministry of Justice
Justice Towers
Gamhoria Street
PO Box 302
Khartoum, Sudan

Jalal al-Din Mohammed Osman
Juge en chef
Ministry of Justice
Justice Towers
Gamhoria Street
P.O Box 302
Khartoum, Sudan

Lettres: 

Cher ______:

Je vous écris pour exprimer ma vive préoccupation au sujet de la condamnation à mort par lapidation pour adultère le 13 mai 2012 d’une mère de trois enfants, Intisar Sharif Abdalla, en vertu de l'article 146 du Code pénal soudanais.

La sentence prescrite, à savoir la lapidation, viole les obligations légales internationales du Soudan en vertu de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples (Charte africaine) et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), qui ont clairement interdit toutes les formes de torture et de châtiments cruels, inhumains ou dégradants. En outre, comme l'a réaffirmé la Commission des Nations unies pour les droits de l’Homme (actuel Conseil des droits de l'Homme des Nations unies) et le Comité des droits de l’Homme, la peine de mort pour adultère n'entre pas dans la catégorie internationalement reconnue de « crimes les plus graves » justifiant une peine de mort.

Par ailleurs, il semble que le procès d’Intisar n’ait pas répondu aux normes d'un procès équitable en vertu du droit soudanais ou du droit international. Il est particulièrement inquiétant de constater que sa peine a été imposée sur la base d'aveux extorqués après avoir été torturée par son frère. Des aveux soutirés sous la torture et la contrainte ne devraient pas être recevables devant un tribunal et ne peuvent valoir une peine de mort. De plus, je crois savoir qu’Intisar n'a pas été défendue par un avocat en dépit de l'article 34 (6) de la Constitution intérimaire du Soudan qui stipule que  «Toute personne accusée a le droit de se défendre en personne ou par l’intermédiaire d’un avocat de son choix et de disposer d’une aide juridique fournie par l'Etat si elle est incapable de se défendre elle-même dans des cas d’infractions graves.» Intisar n'était également apparemment pas en mesure de comprendre les débats du tribunal qui se tenaient en arabe, ce qui n'est pas sa langue maternelle. Une exécution à la suite d'un procès qui n'a pas respecté les normes internationales d'équité constitue une violation du droit à la vie.

Je vous exhorte respectueusement à libérer Intisar Sharif Abdalla immédiatement et sans condition, à mettre en place un moratoire sur la lapidation, à commuer toutes les condamnations à mort par lapidation et, conformément aux obligations du Soudan en vertu de la Charte africaine et du PIDCP, à interdire tous les châtiments cruels, inhumains et dégradants, tels que la torture, la flagellation et la lapidation.

Enfin, je vous exhorte aussi à procéder à une révision totale des dispositions de la Loi pénale soudanaise de 1991, en particulier de l'article 146,  en vue de supprimer toutes les dispositions discriminatoires ou ayant un effet discriminatoire sur les femmes, y compris celles relatives à l'adultère et la fornication, conformément à la disposition constitutionnelle soudanaise sur le droit à l'égalité et à la non-discrimination selon le sexe.

Veuillez agréer l’expression de mes salutations les plus respectueuses,

Au Libéria, un jury rend un verdict de culpabilité dans l’affaire Ruth Berry Peal

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
11 juillet 2011
Contact: NAIROBI: Mary Ciugu, (254) 20 271-9832 / 913, equalitynownairobi@equalitynow.org
NEW YORK: Karen Asare, (01) 212-586-0906, media@equalitynow.org

Sidra Humayun

S’attaquer de Front à la Violence Sexuelle au Pakistan
Sidra Humayun

1. Pouvez-vous décrire les obstacles auxquels sont généralement confrontées les femmes victimes de violence sexuelle dans leur quête pour obtenir justice et soutien au Pakistan ?

Libéria: Obtenir justice pour Ruth Berry Peal, qui a été forcée de subir des MGF

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2011 Mar 24
Date de mise à jour: 
2011 Juil 8
MISE A JOUR: 

Le cas de Ruth Berry Peal, qui a été enlevée et forcée de subir des mutilations génitales par deux femmes de la communauté Gola, s’est conclu le 8 juillet 2011 après un mois d'audiences par un verdict de culpabilité de la part du jury pour enlèvement, séquestration et vol. La condamnation des deux femmes aura lieu cette semaine. Le juge a conclu en faisant référence à la Constitution libérienne et à l'article 4(1) du Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique) qui stipule que «Toute femme a droit au respect de sa vie, de son intégrité physique et à la sécurité de sa personne. Toutes formes d’exploitation, de punition et de traitement inhumain ou dégradant doivent être interdites.»

Ruth Berry Peal
Comment agir: 

Veuillez écrire aux autorités libériennes ci-dessous pour les exhorter à honorer leurs engagements régionaux et internationaux envers les droits humains, à adopter et appliquer une loi globale contre les MGF, ainsi qu’à supporter les programmes éducatifs de proximité sur les méfaits des MGF destinés aux communautés concernées et aux chefs locaux. Par ailleurs, demandez instamment au ministre de l'Intérieur de faire cesser immédiatement la pratique de la délivrance de permis à des écoles où les MGF sont effectuées. Demandez-leur aussi de veiller à ce que Ruth Peal obtienne justice et réparation pour les sévices qu'elle a subi. Puisque Ruth est menacée par des membres de la société clandestine et des chefs traditionnels qui soutienne cette dernière, veuillez demander à ce que le gouvernement lui fournisse une protection immédiate.

>> AGISSEZ!

Envoyez les lettres à:

H.E. Madam Ellen Johnson-Sirleaf
P.O. Box 9001
Capitol Hill, Monrovia
République du Libéria
Tel:             +231 644 4696      
Email: info@emansion.gov.lr

Dr. Christiana Tah
Ministre de la Justice
P.O. Box 0123
Ashmun Street
Monrovia, République du Libéria
Tel:            + 231 669 7205      
Email: info@moj.gov.lr
ctah@aol.com

H.E. Vabah K. Gayflor
Ministre du Genre et du Développement
P.O. Box 10-1375
110 UN Drive & Gurley Street
1000 Monrovia 10
République du Libéria
Tel:             +231 651 6434      
Email: veegayflor@yahoo.com

H.E. Harrison Kahnweah
Ministre de l'Intérieur
Executive Mansion Ground
Monrovia
République du Libéria
Tel:             +231 651 3358      
Email: hkarnwea@yahoo.com
http://www.mia.gov.lr

Lettres: 

H.E. Madam Ellen Johnson-Sirleaf    
P.O. Box 9001
Capitol Hill, Monrovia
République du Libéria
info@emansion.gov.lr

H.E. Vabah K. Gayflor
Ministre du Genre et du Développement
P.O. Box 10-1375
110 UN Drive & Gurley Street
1000 Monrovia 10
République du Libéria
veegayflor@yahoo.com

H.E. Harrison Kahnweah
Ministre de l’Intérieur
Executive Mansion Ground
Monrovia
République du Libéria
hkarnwea@yahoo.com
http://www.mia.gov.lr

H.E. Dr. Christiana Tah
Ministre de la Justice
P.O. Box  0123
Ashmun Street   
Monrovia,
République du Libéria
info@moj.gov.lr
ctah@aol.com

Cher / Chère [   ]

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation face au taux élevé de mutilations génitales féminines (MGF) au Libéria. Il est estimé que plus de 58,2 pour cent des femmes libériennes ont subi des MGF, une pratique effectuée dans le cadre d'un rite d'initiation à la féminité par une société clandestine politiquement influente composée de femmes et dénommée société Sande. Beaucoup de filles sont soumises à des MGF dans les écoles traditionnelles de la société Sande. Je suis préoccupé d'apprendre que le Ministère de l’Intérieur libérien délivre des permis aux femmes qui dirigent ces écoles pour effectuer des MGF sur les écolières présentes.  

Les femmes appartenant à des communautés qui ne pratiquent pas les MGF peuvent également en être victimes, soit par le mariage avec un conjoint d’une communauté pratiquante, ou bien par la force comme ce fut le cas avec Ruth Berry Peal. Ruth a été soumise à cette pratique en 2010 en raison d'une décision rendue par un chef Gola arbitrant une dispute avec deux femmes d'une communauté pratiquant les MGF. Ruth a été emmenée par ces femmes de son domicile vers la « brousse » où elle a été mutilée de force. Elle a intenté un procès contre les deux femmes qui l’ont mutilée et, par conséquence, a reçu des menaces de la part de la communauté pour qu’elle abandonne la plainte.

La constitution libérienne garantit les droits à la vie, à la liberté et à la sécurité des personnes pour tous les libériens et libériennes et votre pays a ratifié divers traités régionaux et internationaux des droits humains qui visent à  garantir la protection des femmes et des filles de la pratique des MGF. Ces traités incluent le Protocole à la Charte africaine des droits et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de la femme), la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la Convention relative aux droits de l'enfant. En dépit de tout cela, le gouvernement libérien n'a pas réussi à garantir la protection des femmes et des filles contre les mutilations génitales.

Significativement, je note que, lors de l'examen du rapport sur votre pays en 2009, le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (l'organisme qui veille au respect de la CEDAW), vous a appelé à « promulguer sans tarder […] une loi interdisant les mutilations génitales féminines et de veiller à ce que ses praticiens soient poursuivis et punis compte tenu à la gravité de la violation » et à « faire cesser immédiatement la délivrance de permis à des praticiens par le Ministère de l'Intérieur. » Le Comité a encouragé le Libéria à « élargir et accélérer la mise en œuvre des programmes destinés à sensibiliser les personnes qui gagnent leur vie en pratiquant les mutilations génitales féminines » et à « renforcer ses activités d’éducation et de sensibilisation à l’intention à la fois des femmes et des hommes, y compris les fonctionnaires de tous niveaux, les chefs et autres dirigeants traditionnels et communautaires […] en vue d’éliminer les mutilations génitales féminines et ses justification culturelle sous-jacentes.»

Je vous exhorte à prendre immédiatement des mesures comme le stipule votre obligation envers l'article 5 du Protocole à la Charte africaine des droits et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique et envers d'autres traités internationaux relatifs aux droits humains. Je vous exhorte aussi à adopter et appliquer une loi interdisant les MGF, à faire cesser immédiatement la pratique de la délivrance de permis aux praticiens de MGF, et à instituer d'autres procédures garantissant une protection contre les MGF pour toutes les femmes et filles du Libéria. Je demande aussi respectueusement que vous fassiez tout votre possible pour veiller à ce que Ruth Berry Peal bénéficie d'une protection et que celles et ceux qui l’ont soumise à des mutilations soient punis avec la peine maximale pour cette terrible agression.

Je vous remercie de votre attention

Cordialement,
 

Mexique : l’enlèvement et le meurtre de femmes à Ciudad Juárez et à Chihuahua

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2006 Août 1

Minerva TorresMinerva Teresa Torres Albeldaño, une jeune femme âgée de dix-huit ans, habitant la ville Chihuahua, dans l’Etat du même nom, au Mexique, a disparu le 13 mars 2001, après avoir quitté son domicile pour se rendre à un entretien professionnel. Neuf jours ont passé avant que les forces de l’ordre aient commencé à enquêter sur le sort de Minerva.

Comment agir: 

Ecrivez aux responsables énumérés ci-après. Rappelez-leur de l’obligation de l’Etat en vertu de la CEDAW pour garantir une protection égale des femmes devant la loi. Exhortez-les à trouver des manières de s’assurer que toutes les affaires de meurtres de femmes dans l'Etat de Chihuahua font l’objet d’enquêtes et de sanctions adéquates, en particulier en poursuivant les fonctionnaires et agents publics considérés par le Procureur spécial, au terme de son enquête, comme ayant commis des négligences pénales. Citez le cas de Minerva Torres comme exemple évident des fautes commises par les enquêteurs et demandez-leur ce qui est fait pour traduire en justice les personnes responsables des retards ou, dans le cas de Minerva, d'obstruction à la justice, y compris le Procureur de l'Etat, M. Jesús José Solís Silva, qui à cette époque était en charge des poursuites. Invitez les autorités à montrer clairement qu’aucune obstruction à la justice ne sera tolérée en engageant des poursuites à l’encontre des agents et fonctionnaires publics responsables. Adressez vos lettres à :

MDP Patricia González Rodríguez
Procuradora General del Estado de Chihuahua
C. Vicente Guerrero #616
Col. Centro C.P. 31000
Chihuahua, MEXIQUE
Fax : +52 614 4 29 33 00

Presidente Felipe de Jesús Calderón Hinojosa
Residencia Oficial de "Los Pinos"
Col. San Miguel Chapultepec
C.P. 11850, México, D.F., MEXIQUE
Fax : +52 55 52 77 23 76
Pour envoyer un email au président Musharraf, cliquez sur : http://contacto.presidencia.gob.mx/en

Envoyez des copies de vos lettres au Procureur spécial en charge de la lutte contre les infractions liées à des actes de violence à l’encontre des femmes au Mexique, récemment nommée, le Dr Alicia Elena Pérez Duarte, Río Amazonas No. 43 Piso 9, Col. Cuauhtémoc, Delg. Cuauhtémoc, C.P. 06500 México, D.F., MEXIQUE, Fax: +52 55 53 46 09 90; E-mail: atencionmujeres@pgr.gob.mx

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