trafic sexuel

Canada: adopter une loi pour empêcher l'exploitation sexuelle des femmes et des filles

MISE A JOUR: 
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Date: 
2014 Avr 14

MISE A JOUR - 23 JUIN 2014: le 16 juin dernier, le projet de loi qui vise à réformer les lois sur la prostitution au Canada a été adopté en deuxième lecture à la Chambre des communes et renvoyé au Comité de justice (note: avant d’être promulgués en loi, les projets de loi doivent faire l'objet de trois lectures et d’un passage devant un comité à la Chambre des communes, être adoptés au Sénat , puis recevoir la sanction royale). Le Comité se réunira la semaine du 7 Juillet en vue d’entendre des témoignages sur le projet de loi.

Comment agir: 

AGISSEZ !

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant, nos partenaires au Canada, EVE, Sextrade101, et London Abused Women’s Centre, en demandant au gouvernement d'adopter une législation qui soit en conformité avec le modèle nordique afin de protéger les droits des personnes prostituées et d’empêcher l'exploitation dans l’industrie du sexe.

Les courriers doivent être adressés à:

L’Honorable Peter MacKay
Ministre de la Justice
509s Center Block
House of Commons
Ottawa, Ontario
Canada K1A 0A6
peter.mackay@parl.gc.ca
Téléphone: 613-992-6022
Fax: 613-992-2337
Twitter: @MinPeterMacKay

Mike Wallace
MP & Committee Chair
Standing Committee on Justice and Human Rights
House of Commons
Ottawa, Ontario
Canada K1A 0A6
Mike.wallace@parl.gc.ca
Telephone: 613-995-0881
Fax: 613-995-1091
Twitter: @MikeWallaceMP

Françoise Boivin
MP & Committee Vice-Chair
Standing Committee on Justice and Human Rights
House of Commons
Ottawa, Ontario
Canada K1A 0A6
Francoise.Boivin@parl.gc.ca
Telephone: 613-992-4351
Fax: 613-992-1037
Twitter: @FBoivinNPD

Sean Casey
MP & Committee Vice-Chair
Standing Committee on Justice and Human Rights
House of Commons
Ottawa, Ontario
Canada K1A 0A6
Sean.Casey@parl.gc.ca
Telephone: 613-996-4714
Fax: 613-995-7685
Twitter: @SeanCaseyMP

Lettres: 

Cher ministre/Membre du Parlement,

Je vous invite à écouter les victimes de traite et d'exploitation à des fins sexuelles qui plaident pour que le gouvernement canadien adopte le modèle « suédois » ou « nordique », et propose une loi qui criminalise l’achat de services sexuels tout en décriminalisant la vente et en offrant un soutien aux personnes prostituées. Après que la Cour suprême du Canada a invalidé les lois sur la prostitution et déclaré celles-ci inconstitutionnelles, votre gouvernement a une occasion unique de rejoindre d'autres pays progressistes qui ont adopté le modèle nordique afin de mieux protéger les personnes prostituées, prévenir la traite à des fins sexuelles, et promouvoir l'égalité des sexes.

L'exploitation sexuelle des femmes et des filles à des fins commerciales constitue une violation des droits humains qui a pour origine et conséquences des inégalités sexuelles, ethniques, économiques et autres. Bien que des statistiques précises soient difficiles à obtenir, il est clair que la grande majorité des personnes prostituées sont des femmes, et que beaucoup d’entre elles ont été prises dans l’engrenage en tant que mineures. En outre, les femmes et les filles venant de communautés marginalisées sont surreprésentées. Parce que la plupart des femmes et des filles ne se prostituent pas par choix, mais par manque d’options, les personnes prostituées ne doivent pas être criminalisées. Il faudrait plutôt leur offrir de l’aide et un accès à des services de qualité.

Le modèle nordique a été adopté en Suède, en Norvège et en Islande, et il est actuellement examiné en France, en Irlande et Irlande du Nord. Je me joins à Egalité Maintenant, EVE (formerly Exploited Voices now Educating) , Sextrade 101 et London Abused Women’s Centre en appelant le gouvernement à respecter ses obligations en vertu du droit international, notamment en vertu du Protocole des Nations Unies sur la traite et de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, à s’attaquer à la demande pour la prostitution qui alimente la traite à des fins sexuelles, et à protéger les personnes prostituées en adoptant une loi qui:
1.    décriminalise les personnes prostituées (c.-à-d. la vente de services sexuels)
2.    criminalise l’achat de services sexuels (les clients), les tenanciers de maisons closes, les proxénètes
3.    rende obligatoire le financement des services à destination des personnes prostituées, notamment en assistant celles qui souhaitent quitter la prostitution.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Nations Unies: écouter les survivantes et ne pas compromettre les initiatives contre la traite à des fins sexuelles

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2013 Sep 20

MISE À JOUR du 2 décembre 2013: Le 4 Novembre 2013, Michel Sidibé, Directeur exécutif d’ONUSIDA, a envoyé un courriel aux signataires de notre pétition appelant les Nations Unies à écouter les survivantes et à clarifier leur position en ce qui concerne la décriminalisation du proxénétisme, de la gestion de maisons closes, et de l’achat de services sexuels. Dans ce courriel, M.

Comment agir: 

AGISSEZ !

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant, des survivantes comme Ayesha, Alma, Michelle, Sam, et une coalition de 97 organisations de lutte contre la traite qui contestent les conclusions des rapports de l'ONU depuis novembre 2012, et exhortez l’ONUSIDA, le FNUAP, et le PNUD à:

  • Clarifier leur position en ce qui concerne la décriminalisation du proxénétisme, de la gestion de maisons closes, et de l’achat de services sexuels;
  • En ce qui concerne les futures politiques et programmes sur les questions qui impliquent les personnes impliquées dans l’industrie du sexe, consulter les organisations travaillant sur les questions de prostitution et de traite sexuelle, associer les victimes d’exploitation sexuelle à des fins commerciales, et refléter leurs points de vue.

Les courriers doivent être adressés à:

Michel Sidibé
Directeur exécutif
Joint United Nations Programme on HIV/AIDS (UNAIDS)
20 Avenue Appia
1211 Genève 27
SUISSE
Email: sidibem@unaids.org
Fax: +41 22 791 4179

Helen Clark
Administratrice
United Nations Development Programme
One United Nations Plaza
New York, NY 10017
ETATS-UNIS
Email: helen.clark@undp.org
Fax: +1 212-906-5778

Dr. Babatunde Osotimehin
Directeur exécutif
United Nations Population Fund (UNFPA)
Under-Secretary-General of the United Nations
605 Third Avenue
New York, NY 10158
ETATS-UNIS
Email: osotimehin@unfpa.org
Fax: +1 212-370-0201

Avec une copie à l'ambassadeur de votre pays à l'ONU, ainsi qu’à:

H.E. Ban Ki-moon
Secrétaire général
United Nations, S-3800
New York, NY 10017
ETATS-UNIS
Email: sg@un.org
Fax: +1 212-963-2155

Phumzile Mlambo-Ngcuka
Directrice exécutive
UN Women
Under-Secretary-General of the United Nations
405 East 42nd Street
New York, NY 10017
ETATS-UNIS
Email: phumzile.mlambo-ngcuka@unwomen.org
Fax: +1 646-781-4444

Lettres: 

Monsieur / Madame […],

Je suis profondément préoccupé(e) par les recommandations contenues dans deux récents rapports: Le VIH et le droit: risques, droit & santé (Commission mondiale sur le VIH et le droit, 2012), publié par le PNUD, et Sex Work and the Law in Asia and the Pacific (2012), approuvé par le PNUD, le FNUAP et l'ONUSIDA. Ces rapports formulent non seulement des recommandations qui sont en contradiction directe avec les normes internationales relatives aux droits humains mais, dans une large mesure, ils ne tiennent également pas compte des expériences et opinions des victimes de prostitution et de traite à des fins sexuelles.

Ces deux rapports affirment que, pour soutenir les initiatives de lutte contre le VIH/SIDA et promouvoir les droits des personnes prostituées, les gouvernements devraient décriminaliser l'industrie du sexe, y compris en dépénalisant le proxénétisme, les maisons closes, et l’achat de services sexuels. Cependant, la Convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes exhorte les pays à « réprimer, sous toutes leurs formes, le trafic des femmes et l’exploitation de la prostitution des femmes. » En outre, un nombre grandissant de preuves indiquent que la décriminalisation et la légalisation, notamment celles des maisons closes, ne protègent pas les prostituées et n’améliorent pas leur situation.

Par ailleurs, je suis également préoccupé(e) par le fait que les deux rapports recommandent la révision de la définition de la traite, telle qu’énoncée dans le Protocole visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants (le Protocole sur la traite de l’ONU), et une réduction de sa portée. Cela aurait pour conséquence que de nombreuses victimes de traite ne pourraient pas être reconnues en tant que telles. Cela remettrait également en cause leur capacité à accéder à la justice et à de l’aide, et diminuerait la responsabilité des trafiquants.

En matière de prostitution, le modèle suédois/nordique s’attaque à la demande en dépénalisant l’acte de prostitution et en criminalisant les clients et les proxénètes. Cette approche reconnaît l'inégalité intrinsèque qui existe entre le client et les prostituées. L'efficacité de cette approche a été confirmée par le Protocole sur la traite de l'ONU, le Comité sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, et l'ancienne directrice d'ONU Femmes, et pourtant les deux rapports recommandent que les lois qui s’attaquent à la demande pour les services sexuels soient abrogées.

Il est essentiel de protéger les personnes prostituées contre le VIH et de promouvoir leurs droits humains, notamment le droit à la santé, à la sécurité, et à l’absence de violence et d'exploitation. Cependant, les recommandations contenues dans ces rapports de l'ONU sont en opposition directe avec les initiatives et politiques qui ont jusque-là été soutenues par les Nations Unies. Ces recommandations compromettent également les initiatives qui visent à promouvoir l'égalité des sexes et à prévenir et combattre la traite à des fins  sexuelles. Les initiatives qui visent à prévenir le VIH ne devraient pas avoir de telles conséquences.

En Novembre 2013, l'ONUSIDA a clarifié sa position, affirmant qu'il ne "préconisait pas la dépénalisation du proxénétisme ou  de la gestion des maisons -closes »  Je vous exhorte respectueusement à faire en sorte que (1) le FNUAP et le PNUD clarifient leurs positions sur la décriminalisation des proxénètes, des gérants de maisons closes, et des acheteurs de services sexuels; et que (2) toutes les agences reflètent les points de vue des victimes de l'exploitation sexuelle commerciale, ainsi qu'un plus large éventail d’organisations travaillant sur les questions de prostitution et de traite sexuelle en ce qui concerne les futures politiques et programmes sur les questions qui impliquent les travailleurs du sexe.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Etats-Unis: adopter la Loi sur la protection des victimes de traite à New York

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2013 Juin 10
Date de mise à jour: 
2013 Juin 25
MISE A JOUR: 

MISE A JOUR - 25 JUIN 2013: le 22 juin dernier,  l’Assemblée législative de l’Etat de New York a adopté une proposition qui proroge la loi « havre de paix » (‘Safe Harbor’) afin qu’elle couvre toutes les personnes prostituées âgées de moins de 18 ans.  Auparavant, seules les victimes âgées de 15 ans et moins étaient protégées par la loi. Désormais, les individus de 16-17 ans arrêtés pour prostitution seront considérés comme des victimes de traite, ce qui leur permettra d'accéder aux services de soins plutôt que de devoir endurer de la prison. Leurs casiers judiciaires seront également scellés afin de ne pas les pénaliser davantage pendant qu'ils refont leurs vies. Egalité Maintenant tient à féliciter la députée Amy Paulin et le sénateur Andrew Lanza pour leur formidable travail qui a permis de garantir l’adoption de ce projet de loi au cours de cette session législative.

Toutefois, en raison de démagogie politique au sein de l’Assemblée, la TVPJA n'a malheureusement pas été adoptée. Nous sommes cependant convaincus que le projet de loi, qui dispose d’un appui important à la fois au Sénat et à l'Assemblée, sera enfin adopté lors de la prochaine législature. Au cours des prochains mois, Egalité Maintenant et nos partenaires élaboreront des  stratégies visant à garantir le passage de la TVPJA lors de la prochaine session législative. Nous adressons un grand merci aux milliers de sympathisants qui ont soutenu cette campagne et envoyé des pétitions à l’assemblée de New York, et espérons pouvoir à nouveau compter sur votre soutien en 2014.


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Comment agir: 

AGISSEZ !

La TVJPA sera soumise au vote lors de cette session législative, Cette session prendra fin le 20 juin, veuillez donc rejoindre notre campagne aujourd'hui !

  • Ecrivez aux responsables gouvernementaux ci-dessous et exhortez-les à adopter la TVPJA au cours de la session législative de juin 2013.

Les courriers doivent être adressés à:

L’honorable Andrew M. Cuomo
Gouverneur de l’Etat de New York
NYS State Capitol Building
Albany, NY 12224
Email: gov.cuomo@chamber.state.ny.us
Liens réseaux sociaux:
Twitter: @NYGovCuomo
Facebook: www.facebook.com/GovernorAndrewCuomo

Député Sheldon Silver
Président de l’assemblée de l’Etat de New York
Legislative Office Building, Room 932
Albany, NY 12247
Email: speaker@assembly.state.ny.us

Sénateur Dean G. Skelos
Président temporaire et chef de la majorité du Sénat de l’Etat de New York
Legislative Office Building, Room 909
Albany, NY 12247
Email: skelos@nysenate.gov
Liens réseaux sociaux:
Twitter: @SenatorSkelos
Facebook: www.facebook.com/senatordeanskelos

Lettres: 

Cher gouverneur Cuomo, député Silver, sénateur Dean G. Skelos:

Je vous écris pour vous demander de soutenir le New York Trafficking Victims Protection and Justice Act (TVPJA, Paulin / Lanza A.2240/S.2135) et vous exhorter à l’adopter lors de la session de juin 2013.

Selon le New York Office of Child and Family Services, des milliers d'enfants sont chaque année victimes de traite à des fins d'exploitation sexuelle commerciale à New York. Pourtant, les proxénètes  et clients de ces enfants sont rarement appréhendés.

L’Etat de New York se doit de faire plus. Le crime de traite de personnes est actuellement, en vertu de la législation d'Etat, considéré comme un délit « non-violent ». La peine encourue par une personne qui paye pour des relations sexuelles avec un(e) mineur(e) est inférieure à la peine encourue pour une personne reconnue coupable de viol sur un(e) mineur(e) du même âge. De plus, quiconque paye pour des relations sexuelles avec un(e) mineur(e) peut employer le manque de connaissance de l’âge de la victime (« je ne savais pas que la victime était mineure ») comme défense. En ce qui concerne toutes les autres formes de maltraitance des enfants, cette excuse ne constitue pas un moyen de défense. En outre, l’Etat de New York continue à considérer les victimes de traite âgées de 16-17 ans et qui sont arrêtées pour prostitution comme des criminelles plutôt que comme des victimes ayant besoin de soutien et de soins.

Veuillez adopter le TVPJA, et faire en sorte que la traite soit considérée comme un crime violent, que les sanctions pour achat de relations sexuelles avec un(e) mineur(e) soient les même que celles pour détournement de mineur, que la législation anti-traite de l’Etat de New York soit mise en conformité avec la loi fédérale en supprimant la nécessité pour les procureurs de prouver que les mineurs victimes de traite ont été contraintes à pratiquer des activités sexuelles, et que toute personne prostituée de moins de dix-huit ans soit considérée comme victime de traite. Cela aura pour effet de mettre un terme à l’anomalie juridique concernant les victimes de 16 et 17 ans, et de garantir que celles-ci reçoivent des services de soutien au lieu d’un casier judiciaire. La loi ferait également en sorte que les forces de l’ordre new-yorkaises disposent de meilleurs outils pour cibler et appréhender non pas les victimes, mais les proxénètes et clients qui soutiennent une industrie de la traite pesant plusieurs milliards de dollars.

L’Etat de New York a toujours été à l'avant-garde de la lutte contre la traite. Il a été l'un des premiers Etats du pays à adopter une législation anti-traite. Je vous encourage à poursuivre cette  formidable initiative en agissant pour faire adopter le TVPJA. Nous vous remercions à l'avance de prendre toutes les mesures législatives et politiques pour veiller à ce que les femmes et les filles de New York soient protégées contre la traite et l'exploitation sexuelle commerciale.

Cordialement,

Inde: réformer la loi afin de mieux protéger les victimes de traite sexuelle

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2013 Mai 8

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Comment agir: 

AGISSEZ !

  • Signez notre pétition qui exhorte les ministres et membres du parlement à amender la Loi sur la prévention du trafic immoral de 1956 et à adopter les dispositions ci-dessus.
  • Aidez-nous à faire passer le message de la campagne en faisant suivre cette Action à vos amis.
Lettres: 

TEXTE DE LA PETITION:

Je soutiens les initiatives qui visent à éradiquer la traite sexuelle en Inde et me félicite des modifications apportées au Code pénal et à d'autres lois : l’Amendement à la Loi sur le droit pénal (Criminal Law Amendment Act) de 2013 mettra fin à l'impunité juridique en ce qui concerne  la plupart des différents types de viols et de violences sexuelles.

Toutefois, afin de renforcer ces lois et de veiller à ce que les trafiquants, les proxénètes, les acheteurs et autres personnes qui profitent des prostituées soient poursuivis en justice et condamnés, je vous demande respectueusement de modifier la Loi sur la prévention du trafic immoral (ITPA - Immoral Traffic Prevention Act) de 1956 et d’y inclure les dispositions suivantes :

  1. Garantie de protection juridique et suppression des sanctions pénales pour les femmes et les enfants dans la prostitution. Ceux-ci devraient être en mesure de demander l'aide et la protection de la police sans crainte d'être poursuivis en justice. Dans ce but, l'article 20 («Déplacement de prostituées») et l'article 10 («Détention de prostituées dans les établissements de rééducation») de l'ITPA doivent être entièrement supprimés.
  2. Criminalisation des proxénètes et des propriétaires de maisons closes,  et non pas celle des femmes et des enfants dans la prostitution. De façon inexplicable, les nouvelles peines introduites dans le Code Pénal ne comprennent pas les délits de proxénétisme et de racolage, ce qui est tout à fait contraire aux obligations de l'Inde de sanctionner les trafiquants en vertu du Protocole de Palerme. L'article 8 de l’ITPA doit être reformulé et inclure le texte suivant:


    « Quiconque commet un acte ou des actes de proxénétisme ou de racolage à des fins d'exploitation sexuelle ou de prostitution d'autrui est passible de sept à dix ans d’emprisonnement et d'une amende pouvant aller jusqu'à cinquante mille roupies.

    Quiconque commet une infraction prévue à l'alinéa (1) ci-dessus à des fins d'exploitation sexuelle ou de prostitution de mineur(s) est passible d’une peine de prison allant de dix ans jusqu’à la perpétuité et d'une amende pouvant aller jusqu'à deux cent mille roupies.»

  3. Sanctions pour ceux qui achètent des services sexuels. Selon Apne Aap, très peu d’Indiennes (et aucun enfant) proposent volontairement des services sexuels à des fins commerciales. La plupart  des prostituées sont victimes de traite et forcées de gagner leur vie de cette manière. Les hommes qui abusent de leur pouvoir économique pour contribuer à cette industrie ne font que perpétuer l'exploitation des personnes les plus vulnérables. Par conséquent, la loi doit criminaliser ceux qui achètent des services sexuels, et en particulier ceux qui paient pour des relations sexuelles avec des enfants. Les dispositions suivantes doivent donc être ajoutées à l'article 5 (b) de l’ITPA:


    « (1) Toute personne qui achète, ou tente d'acheter, une autre personne en effectuant ou en s’engageant à effectuer un paiement monétaire ou un paiement en nature à des fins sexuelles ou à des fins d'exploitation sexuelle est passible de six mois à deux ans d’emprisonnement et d’une amende pouvant aller jusqu'à vingt mille roupies. Toute  récidive est punie de deux à cinq ans  d’emprisonnement et d'une amende pouvant aller jusqu'à cinquante mille roupies.

    (2) Toute personne qui commet une infraction telle que décrite au sous-alinéa (1) sur un(e) mineur(e) est passible d’une peine d’un à quatre ans d’emprisonnement  et d’une amende pouvant aller jusqu'à cent mille roupies. Toute récidive est punie de quatre à dix ans d’emprisonnement et d'une amende pouvant aller jusqu'à deux cent mille roupies. »

  4. Etablissement d’une stricte responsabilité juridique pour les trafiquants et acheteurs de mineurs,  indépendamment du fait qu’ils connaissent ou non l'âge de la victime. Toute personne qui « achète » ou « vend » un(e) mineur(e) à des fins d’exploitation sexuelle ou en vue de payer pour des services sexuels doit être sanctionnée. Des excuses comme «je ne savais pas qu'elle n’avait pas 18 ans» ou «elle a affirmé avoir 25 ans » ne devraient pas être admises comme défense. Par conséquent, la disposition suivante doit être ajoutée à l'article 22 de l’ITPA:


    « Lorsqu’ une infraction prévue par la présente loi ou en vertu de l'article 370 / 370-A du Code pénal indien est présumée avoir été commise contre un(e) mineur(e), le manque de connaissance de l'accusé ou de fausses déclarations de la part de la victime ou d'un tiers par rapport à l'âge de cette dernière ne pourront pas être employés comme moyen de défense.»

  5. Mise en place d'un Fonds d’assistance et de réadaptation pour les victimes de traite entièrement financé par le gouvernement. Des dispositions juridiques doivent être prises pour faciliter une réadaptation concrète et durable dans les foyers pour femmes. Ce sont eux qui établissent les liens nécessaires à diverses initiatives dont  les femmes et les enfants victimes de traite peuvent bénéficier.

Le vote de ces amendements signalerait clairement que le gouvernement indien adopte une politique de tolérance zéro envers la traite et l'exploitation tout en cherchant à protéger les femmes et les enfants victimes de ces crimes abjects. Comme cela a été souligné dans  le rapport de la Commission Verma et par les membres du Conseil des ministres, c'est une question d’urgence. Nous ajoutons nos voix à celles des parlementaires et des membres de la magistrature, et parlons au nom de celles qui sont enfermées entre quatre murs et asservies sexuellement.

Salutations porteuses d’espoir,
Les citoyens Indiens et du monde entier

Etats-Unis: s’attaquer au rôle que joue l'armée américaine dans l’alimentation de la traite à des fins sexuelles

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2013 Mar 4

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Comment agir: 

AGISSEZ !

Veuillez demander que le gouvernement américain fasse appliquer l'article 134 du Code uniforme de justice militaire sur « le proxénétisme » et la « fréquentation d’une prostituée», et qu’il confirme son engagement à lutter contre la demande pour les services sexuels qui alimente la traite. Cela contribuerait à veiller à ce que les Etats-Unis soient à la hauteur de leurs engagements domestiques et internationaux de lutte contre la traite à des fins sexuelles et l'exploitation des femmes et des filles à travers le monde, ainsi que de leur politique de tolérance zéro envers la traite des personnes.

Letters should be addressed to:

Président Barack Obama
The White House
1600 Pennsylvania Avenue NW
Washington, DC 20500
Etats-Unis d’Amérique
Fax: + 1 202-456-2461
E-mail: president@whitehouse.gov
www.whitehouse.gov/contact

L’honorable Chuck Hagel
Secrétaire à la Défense
Office of the Sec. of Defense
1400 Defense Pentagon
Washington, DC 20301
Tel: +1(703) 571-3343
Fax: +1(703) 571-8951
E-mail: chuck.hagel@osd.mil

Ambassadeur Luis CdeBaca
U.S. Department of State
Office to Monitor and Combat Trafficking in Persons
1800 G Street NW,
Washington D.C., 20520
Tel: +1(202) 312-9639
Fax:  +1(202) 312-9637

Lettres: 

Cher Président/Secrétaire/Ambassadeur,

Je suis préoccupé(e) par le rôle que joue l'armée américaine dans l'alimentation de la traite à des fins sexuelles et de l'exploitation liée à l'industrie du sexe de par le monde. Le gouvernement américain a officiellement reconnu le lien entre la demande pour le commerce de services sexuels et la traite, et a pris des mesures en 2005 pour interdire l'achat de services sexuels aux militaires américains. Je suis cependant préoccupé(e) que ces dispositions ne sont pas correctement appliquées. De récents articles et rapports indiquent que les femmes et les filles continuent à être victimes de traite et exploitées dans des maisons closes à proximité des bases militaires américaines situées à l'étranger, et ce en dépit de la politique du gouvernement américain de tolérance zéro contre la traite à des fins sexuelles et la demande qui l’alimente.

La traite à des fins sexuelles est une industrie criminelle qui fonctionne sur les principes de l'offre et de la demande. La demande est créée par des hommes qui paient pour des services sexuels, ce qui fait en sorte que la traite continue d'exister. Les trafiquants, proxénètes et autres facilitateurs profitent de cette demande en marchandant des millions de femmes et de filles qui sont quotidiennement exploitées de par le monde.  Le gouvernement américain est tenu de respecter le droit domestique et international anti-traite et les politiques qui visent à réduire la demande pour la prostitution. Le manque de mise en application par l’armée des dispositions interdisant l’achat de services sexuels sape l'engagement du gouvernement américain à lutter contre la traite et perpétue la violence envers les femmes et les filles à travers le monde.

Je demande respectueusement au gouvernement américain de faire appliquer les dispositions interdisant aux militaires d’acheter des services sexuels, et de confirmer son engagement à lutter contre la demande qui alimente la traite à des fins sexuelles. Cela contribuerait à veiller à ce que les Etats-Unis soient à la hauteur de leurs engagements domestiques et internationaux de lutte contre la traite à des fins sexuelles et l'exploitation des femmes et des filles à travers le monde, ainsi que de leur politique de tolérance zéro envers la traite des personnes.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Iluta Lace

Des manières innovantes de mettre fin à la traite sexuelle et à l'inégalité entre les sexes en Lettonie

1. Que signifie le fait d’être une femme ou une fille en Lettonie aujourd’hui ?

Etats-Unis: appel à une tolérance zéro contre la demande qui alimente la traite à des fins sexuelles

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Mai 1

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Comment agir: 

Puisque tout cela contribue à la traite à des fins sexuelles, exhortez le président américain Barack Obama à émettre un décret interdisant à tous les employés fédéraux et entrepreneurs liés à l’Etat d'acheter des services sexuels. Exhortez-le également à veiller à ce que tous les chefs d’organisations gouvernementales appliquent strictement une politique de tolérance zéro. Cela contribuerait à garantir que les États-Unis soient à la hauteur de leurs engagements nationaux et internationaux visant à réduire la demande alimentant la traite à des fins sexuelles. >> AGISSEZ !

Président Barack Obama
The White House
1600 Pennsylvania Avenue NW
Washington, DC 20500
Etats-Unis
Fax: + 1 202-456-2461
E-mail: president@whitehouse.gov

Lettres: 

Cher Président Obama:

Suite au récent “scandale” impliquant des agents des services secrets et des militaires en déplacement officiel achetant des services sexuels à Cartagena, en Colombie, et à d’autres incidents similaires, je vous écris pour demander que le gouvernement américain agisse sans tarder afin de mettre fin à l'exploitation sexuelle commerciale et à la traite à des fins sexuelles. Je vous invite à émettre un décret interdisant à tous les employés fédéraux et entrepreneurs liés à l’Etat d'acheter des services sexuels car cela contribue à la traite à des fins sexuelles, et à veiller à ce que tous les chefs d’organisations gouvernementales appliquent strictement une politique de tolérance zéro.

La demande pour des services sexuels à caractère commercial alimente la traite à des fins sexuelles et l'exploitation. Des millions de femmes et de filles sont vendues et achetées aux fins d'exploitation sexuelle, en violation de leurs droits à l'intégrité physique, à l'égalité, à la dignité, à la santé, et à l’absence de violence et de torture. Dans le cadre d’efforts visant à prévenir la traite à des fins sexuelles, le gouvernement des États-Unis est tenu par le droit national et international de pratiquer une politique de réduction de la demande pour l'industrie du sexe. En outre, l’ambassadeur américain contre la traite  a clairement indiqué que la réduction de la demande constitue une partie intégrante de la lutte pour mettre fin à la traite à des fins sexuelles. Cependant, il n'existe pas de politique cohérente sur la traite et l'achat de services sexuels qui s’appliquerait à la conduite de tous les fonctionnaires gouvernementaux et des entrepreneurs liés à l’Etat.

Je demande respectueusement au gouvernement américain d'adopter une politique de tolérance zéro en ce qui concerne la demande pour l'industrie du sexe qui alimente la traite à des fins sexuelles. Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

 

Appel global: exhortez Village Voice Media à cesser de faciliter l’exploitation sexuelle

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Mar 19

“NOUVEAU : JAPONAISE flexible et soumise PRIX SPECIAL 100$ !!!”
-Posté le 7 mars 2012 dans la rubrique "escortes" de Backpage.com, section de New-York

“Rondelette à très forte poitrine, je fais tout ce que mon maître me dit de faire”
-Posté le 24 février-2012 dans la rubrique "escortes" de Backpage.com, section de Leeds, Royaume-Uni

Comment agir: 

Veuillez écrire à Village Voice en leur demandant de supprimer toutes les annonces «adultes» de Backpage.com et de leurs journaux. Veuillez également écrire aux rédacteurs en chef des 13 journaux régionaux de Village Voice Media (pour de plus amples informations sur ces journaux visitez www.villagevoicemedia.com). Exhortez Village Voice à respecter les principes internationaux de droits humains, à faire preuve de responsabilité sociale d’entreprise et à reconnaître que la traite à des fins sexuelles constitue une violation des droits humains que nous devons travailler ensemble à éradiquer.  >> AGISSEZ!

Les courriers doivent être adressés à:

Mr. Jim Larkin
Village Voice Media CEO and Board Chair
1201 East Jefferson
Phoenix, AZ 85034
USA
Telephone:  +1-602-271-0040
Fax: +1-602-495-9954; +1-602-340-8806

Mr. Carl Ferrer
Vice President, Backpage.com LLC
1201 East Jefferson
Phoenix, AZ 85034
USA
Telephone:  +1-602-271-0040
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Lettres: 

Cher ____ :

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation concernant le trafic sexuel. La vente et l'achat de femmes et de filles à des fins d'exploitation sexuelle constitue une violation des droits humains et des droits à l'intégrité physique, à l'égalité, à la dignité, à la santé, et à l’absence de violence et de torture.

Je suis préoccupé(e) d'apprendre que Village Voice Media, par le biais de ses annonces «adultes»  présentes sur Backpage, facilite le trafic sexuel et l'exploitation des femmes et des filles à travers le monde. La traite à des fins d’exploitation sexuelle est une industrie internationale criminelle pesant plusieurs milliards de dollars et qui est alimentée par ceux qui profitent de l'industrie du sexe, notamment les trafiquants, les proxénètes, les «clients», et les entreprises qui tirent profit de l'exploitation et la facilite. Les filles et les femmes ayant été victimes de traite souffrent tout au long de leur vie.

Les gouvernements, les défenseurs des droits humains et les sociétés privées doivent travailler ensemble pour mettre fin à ce fléau. Je comprends qu’aux Etats-Unis l'internet est désormais la plate-forme la plus fréquemment utilisée par les trafiquants et les demandeurs de prostituées pour acheter et vendre des femmes et des enfants à des fins sexuelles. En tant que l'un des sites contenant des annonces «adultes » les plus couramment utilisés, Backpage.com tire un large profit de ces annonces. L'Organisation des Nations Unies a reconnu le rôle qu'internet peut jouer dans la facilitation du trafic sexuel, et a appelé les entreprises privées à veiller à ce qu'elles ne se rendent pas complices de la traite et de  l'exploitation à des fin sexuelles. Je vous exhorte à rejoindre d'autres journaux et sites internet de petites annonces qui ont pris une position sans équivoque contre l'exploitation en refusant de tirer profit des annonces  «adultes» et de les publier. J'espère que vous allez faire preuve de responsabilité d’entreprise et défendre les droits humains en fermant la section "adultes" de Backpage.com et de vos journaux pour contribuer à éradiquer le viol et l'exploitation des filles et des femmes.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement

Ms. Anuradha Koirala

Courageuse militante Népalaise contre l’exploitation sexuelle
Anuradha Koirala

Qu'est-ce qui vous a incité à créer Maiti Népal ?

J'ai été élevée dans une famille qui considérait que rendre service à l'humanité était la meilleure forme de travail pieux. Ensuite, j'ai étudié dans une école de religieuses, où j'ai grandi avec les sœurs et la Mère, ce qui a renforcé ma dévotion envers le travail social. Enfin, Mère Teresa fut la plus grande source d'inspiration pour engager une mission pour le bien de l'humanité. Ces raisons ont conduit à la création de Maiti Népal.

Inde : la demande de la traite d’êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle: la responsabilité des acheteurs de sexe commercial

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2008 Mai 1

« Naina a été violée par un vieil homme. Il m’est arrivé la même chose lorsque j’avais dix ans. Je hais les gens qui m’ont achetée et qui m’ont plongée dans ce cauchemar autant que les hommes qui étaient mes clients ! » (Meena, qui a survécu à la prostitution et dont la fille de 13 ans a été victime de la traite aux fins d'exploitation par la prostitution)

Comment agir: 

Ecrivez aux personnes ci-dessous, en appelant les autorités indiennes à adopter des mesures vigoureuses pour mettre fin à la traite d’êtres humains et à leur exploitation sexuelle commerciale, y compris l’article 5C de la loi de 2006 portant réforme de la loi relative à la traite immorale (prévention) (Immoral Trafficking (Prevention) Amendment (ITPA) Bill 2006), qui réprimerait l’achat de sexe prostitué. Demandez-leur de s’attaquer au problème sous-jacent de l’inégalité des sexes et au système qui permet l’exploitation à des fins sexuelles des personnes les plus marginalisées au sein de la société, et notamment des femmes et des enfants de “basse” caste. Demandez au gouvernement indien de mettre en place des programmes destinés à offrir des alternatives viables à la prostitution, afin que les femmes comme Beenu, Meena, Fatima et d’autres, disposent d’options alternatives pour gagner leur vie et faire vivre leur famille.

Prime Minister Dr Manmohan Singh
Prime Minister’s Office
South Block, Raisina Hill
New Delhi, 110011, INDIA
Email: pmosb@pmo.nic.in
Fax: +91 (0)1123016857

Mrs. Sonia Gandhi, President
Indian National Congress
10 Janpath/24 Akbar Road
New Delhi, 110011, INDIA
Email: soniagandhi@sansad.nic.in
Fax: +91 (0)1123017047

Shri Kapil Sibal, Minister of State
Science & Technology/Earth Sciences
19, Teen Murti Marg
New Delhi, 110011, INDIA
Email: ksibal@sansad.nic.in
Fax: +91 (0)1123018705

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