Comment agir:
Joignez-vous à la lutte contre la MGF et soutenez sa ligne de front d'activistes de base en écrivant et en envoyant des pétitions à Mr. James Grant, Directeur général de l'UNICEF, 3 United Nations Plaza, New York, NY 10017,USA. Communiquez vos préoccupations à propos du manque de ressources d'UNICEF pour une pratique qui blesse si gravement, et dans de nombreux cas, tue, tant d'enfants autour du monde. Incitez Mr. Grant à redistribuer et à affecter des fonds de l'UNICEF au travail des activistes de base pour éliminer la MGF dans leurs pays.
« Peu importe à quel point une petite fille peut vouloir être circoncisée parce qu'on l'a fait à toutes les autres filles de son âge, ou parce qu'elle a été persuadée que c'est la chose à faire, ceci ne veut pas dire qu'elle ne souffre pas d'une douleur atroce. De la même façon, elle ressent qu'on a fait violence à son corps; elle est consciente de subir une lésion physique, d'être mutilée de quelque façon. Quelque soit ce que d'autres gens peuvent prétendre, ce qu'elle éprouve est une mutilation, même si elle a entendu à de nombreuses reprises que son clitoris est un élément masculin qui n'a pas de place dans son corps et qu'ainsi il doit être enlevé.» --Awa Thiam, Les soeurs noires parlent franchement
Ce poème sur la mutilation génitale féminine (MGF) a obtenu le premier prix lors d'un concours de poésie pour femmes poétesses de Benadir. Celui-ci et la déclaration ci-dessus ont été communiqués à Egalité Maintenant par Foundation for Women's Health Research and Development (FORWARD), une organisation internationale de droits des femmes basée à Londres and travaillant pour la suppression de MGF.
Dahabo Elmi Muse
Pharaon qui a été maudit par Dieu
Qui n'a pas entendu le sermon de Moïse
Qui a été détourné de la bonne parole de la Torah
L'enfer était sa récompense !
La noyade a été son sort !
Le style de leur circoncision,
Massacrer, saigner, des veines dégouttant de sang !
Couper, suturer et coudre la chair !
Cet acte répugnant n'a jamais été cité par le Prophète
ni reconnu par le Hadjith !
N'existe pas dans l'Abu Hureyra,
Aucun musulman ne l'a jamais prêché !
Dans le passé ou le présent le Coran ne l'a jamais prêché
(La circoncision pharaonique)
Et si je puis penser à ma nuit de noces,
où m'attendaient des caresses, de doux baisers, des étreintes
Non, jamais !
Ce qui m'attendait étaient des douleurs, des souffrances et de la tristesse
Dans mon lit de noces, je suis étendue en gémissant, pelotonnée
comme un animal blessé, victime de la douleur féminine.
A l'aurore le ridicule m'attend,
Ma mère annonce,
oui elle est vierge
Lorsque la peur me saisit
Lorsque la colère s'empare de mon corps
Lorsque la haine devient mon compagnon
On me donne des conseils féminins, ce n'est qu'une douleur de femme, disent-elles,
et la douleur de femme périt comme toutes les choses féminines !
Le parcours continue, ou la lutte continue ainsi que les historiens modernes le disent !
Au fur et à mesure que les liens du mariage mûrissent
Tandis que je me soumet et que le chagrin se calme
Mon ventre devient comme un ballon
Un bref instant de bonheur apparaît
Un espoir, un nouveau-né, une nouvelle vie !
Ah, une nouvelle vie met ma vie en danger
La naissance d'un bébé c'est la mort et la destruction pour moi !
C'est ce que ma grand-mère appelait les trois chagrins féminins
et si je me souviens, ma grand-mère disait,
le jour de circoncision, la nuit des noces et la naissance
d'un bébé sont les trois chagrins féminins.
Tandis que la naissance éclate. Et je pleure pour qu'on m'aide,
la chair meurtrie se déchire.
Pas de pitié, poussez, disent-elles ! Ce n'est qu'une douleur féminine et la douleur féminine périt.
Lorsque l'époux décide de rompre le bon lien,
quand il décide de divorcer et de déserter,
Je me retire avec mes blessures,
Et maintenant écoutez mon cri !
Plaider pour des rêves brisés
Plaider pour mon droit de vivre à part entière
Plaider à vous et à tous ceux qui aiment la paix,
Protégez, soutenez, tendez la main
aux petites filles innocentes, qui ne font pas de mal,
qui ont confiance et obéissent à leurs parents, aux anciens
et tout ce qu'elles savent c'est sourire.
Initiez-les au monde de l'affection et non pas au monde du chagrin féminin !
SWDO-AIDOS