MGF

Libéria: Obtenir justice pour Ruth Berry Peal, qui a été forcée de subir des MGF

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2011 Mar 24
Date de mise à jour: 
2011 Juil 8
MISE A JOUR: 

Le cas de Ruth Berry Peal, qui a été enlevée et forcée de subir des mutilations génitales par deux femmes de la communauté Gola, s’est conclu le 8 juillet 2011 après un mois d'audiences par un verdict de culpabilité de la part du jury pour enlèvement, séquestration et vol. La condamnation des deux femmes aura lieu cette semaine. Le juge a conclu en faisant référence à la Constitution libérienne et à l'article 4(1) du Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique) qui stipule que «Toute femme a droit au respect de sa vie, de son intégrité physique et à la sécurité de sa personne. Toutes formes d’exploitation, de punition et de traitement inhumain ou dégradant doivent être interdites.»

Ruth Berry Peal
Comment agir: 

Veuillez écrire aux autorités libériennes ci-dessous pour les exhorter à honorer leurs engagements régionaux et internationaux envers les droits humains, à adopter et appliquer une loi globale contre les MGF, ainsi qu’à supporter les programmes éducatifs de proximité sur les méfaits des MGF destinés aux communautés concernées et aux chefs locaux. Par ailleurs, demandez instamment au ministre de l'Intérieur de faire cesser immédiatement la pratique de la délivrance de permis à des écoles où les MGF sont effectuées. Demandez-leur aussi de veiller à ce que Ruth Peal obtienne justice et réparation pour les sévices qu'elle a subi. Puisque Ruth est menacée par des membres de la société clandestine et des chefs traditionnels qui soutienne cette dernière, veuillez demander à ce que le gouvernement lui fournisse une protection immédiate.

>> AGISSEZ!

Envoyez les lettres à:

H.E. Madam Ellen Johnson-Sirleaf
P.O. Box 9001
Capitol Hill, Monrovia
République du Libéria
Tel:             +231 644 4696      
Email: info@emansion.gov.lr

Dr. Christiana Tah
Ministre de la Justice
P.O. Box 0123
Ashmun Street
Monrovia, République du Libéria
Tel:            + 231 669 7205      
Email: info@moj.gov.lr
ctah@aol.com

H.E. Vabah K. Gayflor
Ministre du Genre et du Développement
P.O. Box 10-1375
110 UN Drive & Gurley Street
1000 Monrovia 10
République du Libéria
Tel:             +231 651 6434      
Email: veegayflor@yahoo.com

H.E. Harrison Kahnweah
Ministre de l'Intérieur
Executive Mansion Ground
Monrovia
République du Libéria
Tel:             +231 651 3358      
Email: hkarnwea@yahoo.com
http://www.mia.gov.lr

Lettres: 

H.E. Madam Ellen Johnson-Sirleaf    
P.O. Box 9001
Capitol Hill, Monrovia
République du Libéria
info@emansion.gov.lr

H.E. Vabah K. Gayflor
Ministre du Genre et du Développement
P.O. Box 10-1375
110 UN Drive & Gurley Street
1000 Monrovia 10
République du Libéria
veegayflor@yahoo.com

H.E. Harrison Kahnweah
Ministre de l’Intérieur
Executive Mansion Ground
Monrovia
République du Libéria
hkarnwea@yahoo.com
http://www.mia.gov.lr

H.E. Dr. Christiana Tah
Ministre de la Justice
P.O. Box  0123
Ashmun Street   
Monrovia,
République du Libéria
info@moj.gov.lr
ctah@aol.com

Cher / Chère [   ]

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation face au taux élevé de mutilations génitales féminines (MGF) au Libéria. Il est estimé que plus de 58,2 pour cent des femmes libériennes ont subi des MGF, une pratique effectuée dans le cadre d'un rite d'initiation à la féminité par une société clandestine politiquement influente composée de femmes et dénommée société Sande. Beaucoup de filles sont soumises à des MGF dans les écoles traditionnelles de la société Sande. Je suis préoccupé d'apprendre que le Ministère de l’Intérieur libérien délivre des permis aux femmes qui dirigent ces écoles pour effectuer des MGF sur les écolières présentes.  

Les femmes appartenant à des communautés qui ne pratiquent pas les MGF peuvent également en être victimes, soit par le mariage avec un conjoint d’une communauté pratiquante, ou bien par la force comme ce fut le cas avec Ruth Berry Peal. Ruth a été soumise à cette pratique en 2010 en raison d'une décision rendue par un chef Gola arbitrant une dispute avec deux femmes d'une communauté pratiquant les MGF. Ruth a été emmenée par ces femmes de son domicile vers la « brousse » où elle a été mutilée de force. Elle a intenté un procès contre les deux femmes qui l’ont mutilée et, par conséquence, a reçu des menaces de la part de la communauté pour qu’elle abandonne la plainte.

La constitution libérienne garantit les droits à la vie, à la liberté et à la sécurité des personnes pour tous les libériens et libériennes et votre pays a ratifié divers traités régionaux et internationaux des droits humains qui visent à  garantir la protection des femmes et des filles de la pratique des MGF. Ces traités incluent le Protocole à la Charte africaine des droits et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de la femme), la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la Convention relative aux droits de l'enfant. En dépit de tout cela, le gouvernement libérien n'a pas réussi à garantir la protection des femmes et des filles contre les mutilations génitales.

Significativement, je note que, lors de l'examen du rapport sur votre pays en 2009, le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (l'organisme qui veille au respect de la CEDAW), vous a appelé à « promulguer sans tarder […] une loi interdisant les mutilations génitales féminines et de veiller à ce que ses praticiens soient poursuivis et punis compte tenu à la gravité de la violation » et à « faire cesser immédiatement la délivrance de permis à des praticiens par le Ministère de l'Intérieur. » Le Comité a encouragé le Libéria à « élargir et accélérer la mise en œuvre des programmes destinés à sensibiliser les personnes qui gagnent leur vie en pratiquant les mutilations génitales féminines » et à « renforcer ses activités d’éducation et de sensibilisation à l’intention à la fois des femmes et des hommes, y compris les fonctionnaires de tous niveaux, les chefs et autres dirigeants traditionnels et communautaires […] en vue d’éliminer les mutilations génitales féminines et ses justification culturelle sous-jacentes.»

Je vous exhorte à prendre immédiatement des mesures comme le stipule votre obligation envers l'article 5 du Protocole à la Charte africaine des droits et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique et envers d'autres traités internationaux relatifs aux droits humains. Je vous exhorte aussi à adopter et appliquer une loi interdisant les MGF, à faire cesser immédiatement la pratique de la délivrance de permis aux praticiens de MGF, et à instituer d'autres procédures garantissant une protection contre les MGF pour toutes les femmes et filles du Libéria. Je demande aussi respectueusement que vous fassiez tout votre possible pour veiller à ce que Ruth Berry Peal bénéficie d'une protection et que celles et ceux qui l’ont soumise à des mutilations soient punis avec la peine maximale pour cette terrible agression.

Je vous remercie de votre attention

Cordialement,
 

Tanzanie : Exhortez le gouvernement de Tanzanie à mettre fin aux mutilations génitales des femmes et filles en cours dans le district de Tarime

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2010 Déc 3

Egalité Maintenant est profondément préoccupé par les informations selon lesquelles plus de 5000 jeunes filles risquent de subir des mutilations génitales féminines (MGF) au cours des prochaines vacances de fin d’année dans un certain nombre de villages du district de Tarime, situé dans la région de Mara.

Comment agir: 

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et exhorter le gouvernement tanzanien à s'assurer immédiatement que les filles de Tarime soient protégées contre les MGF et que les auteurs les ayant pratiquées soient arrêtés et reçoivent la peine maximale prévue par la loi. Exhortez également le gouvernement de la République-Unie de Tanzanie à s'assurer que la police prenne des mesures décisives afin de faire appliquer la loi pour le bénéfice de toutes les filles et les femmes en Tanzanie risquant des MGF, et à prendre d'autres mesures de prévention et de protection le cas échéant, conformément aux obligations nationales et internationales de la Tanzanie. AGISSEZ !

Envoyez les lettres à :

Son Excellence Jakaya Mrisho Kikwete
Président de la République-Unie de Tanzanie
Office of the President
PO Box 9120
Dar-es-Salaam, TANZANIE
Tél. bureau : +255 22 211 6679 ou +255 211 0972 ou +255 22 211 6538
Tél portable : +255 754 777 777
Fax : +255 22 212 8585 ou +255 22 211 3425
Email : jkikwete@yahoo.com

Hon. Mizengo Kayanza Peter Pinda
Premier ministre de la République-Unie de Tanzanie
Office of the Prime Minister
PO Box 980, Dodoma.
PO Box 3021, Dar-es-Salaam, TANZANIE
Tél : +255 22 211 6798, +255 22 232 4904

Hon. Celina Ompeshi Kombani
Ministre de la Justice et des Affaires constitutionnelles
PO Box 9050
Dar-es-Salaam, TANZANIE
Tél : +255 22 211 3234 ou +255 22 212 3803
Fax : +255 22 211 3236
Email : dafrosa_mniko@yahoo.com; katibumkuu@sheria.go.tz

Commissaire Said Ally Mwema
Inspecteur général de la police
PO Box 9141
Dar-Es-Salaam, TANZANIE
Tél. Bureau : +255 22 211 3461
Tél portable : +255 754 785 557
Fax : +255 22 213 6556
Email : smwema@yahoo.com, ou s_mwema@yahoo.com, ou s.mwema@yahoo.com

Hon. Sophia Mathayo Simba
Ministre des affaires du Développement communautaire, du Genre et de l'Enfant
PO Box 3448
Dar-es-Salaam, TANZANIE
Tél : +255 22 213 2057 +255 22 211 5074 ; +255 22 211 5635
Fax : +255 22 213 3647
Email : info_wic@uccmail.co.tz

Hon. Shamsi Vuai Nahodha
Ministre de l'Intérieur
PO Box 2218
Dar-es-Salaam, TANZANIE
Tél : +255 22 211 7108, +255 22 213 36322, +255 22 211 2034 ; +255 22 211 7353
Fax : +255 22 212 2617, +255 22 213 9675
Email : comments@moha.go.tz; ps@moha.go.tz

M. Z. Munisi
Commissaire adjoint de la police
Police headquarters- Gender Department
Fax : + 255 22 213 1174
Dar-es-Salaam

Lettres: 

[Date]

Cher [Président] [Premier ministre] [Ministre] [Inspecteur général] [Commissaire adjoint de la police]

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation concernant les informations selon lesquelles plus de 5000 jeunes filles risquent de subir des mutilations génitales féminines (MGF) au cours des prochaines vacances de fin d’année dans un certain nombre de villages du district de Tarime, dans la région de Mara. Tarime a un taux très élevé de MGF. Elles sont effectuées sur des cohortes de jeunes filles dans des cérémonies ayant lieu au moins tous les deux ans dans presque tout le district.  Selon des rapports, plus de 250 jeunes filles auraient déjà subi des MGF à Tarime au cours des derniers jours et plus de filles subiront la pratique puisqu'il est prévu que l'excision aura lieu chaque jour à partir de maintenant jusqu'à la mi-Janvier 2011.  

Malgré le fait que les MGF soient interdites en vertu du Sexual Offences Special Provision Act 1998, le gouvernement semble n'avoir rien fait pour empêcher ces jeunes filles de subir des MGF, notamment dans des cérémonies connues du public.  La police dans le district de Tarime n'a jusqu'ici pas réussi à arrêter un seul des auteurs ayant fait subir des MGF aux filles en dépit de l'obligation, en vertu de l'article 5 de la Police Force Ordinance Cap.322, de "détecter et prévenir le crime et d'arrêter les auteurs".

En omettant de prendre des mesures pour empêcher les filles de subir des MGF, le gouvernement tanzanien ne remplit pas ses obligations envers les conventions des droits humains régionales et internationales.  L'article 5 (d) du Protocole à la Charte africaine des droits et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique exige que le gouvernement protège les femmes et les filles risquant de subir des MGF.  La section 21de la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant exige que le gouvernement élimine les pratiques sociales et culturelles néfastes et en particulier celles "préjudiciables à la santé ou à la vie de l'enfant."  La Tanzanie est également membre d'autres conventions internationales qui interdisent les pratiques traditionnelles néfastes, dont la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et la Convention relative aux droits de l'enfant (CRC).

Veuillez agir d'urgence et immédiatement pour s'assurer que les filles de Tarime soient protégées contre les MGF et que les auteurs les ayant pratiquées soient arrêtés et reçoivent  la peine maximale prévue par la loi.  Assurez-vous aussi que la police prenne des mesures décisives afin de faire appliquer la loi pour le bénéfice de toutes les filles et les femmes en Tanzanie risquant des MGF, et prenne d'autres mesures de prévention et de protection le cas échéant, conformément aux obligations nationales et internationales de la Tanzanie.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Alerte urgente : La Gambie : Appel à la Gambie à juger équitablement le Dr Isatou Touray et Amie Bojang-Sissoho, militantes anti-MGF et à interdire les MGF

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2010 Oct 18
Date de mise à jour: 
2010 Oct 20
MISE A JOUR: 

UPDATE, 20 October 2010: Dr. Isatou Touray and Amie Bojang-Sissoho released on bail

Prominent Gambian anti-FGM activists, Dr. Isatou Touray and Amie Bojang-Sissoho were released on bail on October 20, 2010. Equality Now continues to advocate for their right to a fair trial and will continue to monitor the case. Please keep up the pressure by calling on The Gambian authorities to safeguard their right to a fair trial.

ALERTE URGENTE : LA GAMBIE
18 Octobre 2010

Appel au gouvernement de la Gambie à libérer sous caution immédiatement des activistes des droits des femmes, le Dr Isatou Touray & Amie Bojang-Sissoho

Comment agir: 

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et appeler le gouvernement gambien à libérer sous caution immédiatement le Dr Isatou Touray et Amie Bojang-Sissoho. Exhortez aussi le gouvernement gambien à protéger les filles contre les mutilations génitales féminines (MGF) par la promulgation d'une loi et d'autres mécanismes de prévention et de protection conformément à ses obligations nationales et internationales. Envoyez les lettres à:

Son excellence Yahya Jammeh
Office of the President
State House
Banjul
Gambie
Email: saidy.momodou@yahoo.com
Fax: +220 420 1936

Ministre de l'Intérieur et des ONG
Ousman Sonko
21 OUA Boulevard
Banjul
Gambie
Email: oussonko@yahoo.com

Dr Isatou Njie-Saidy
Vice-président
State House
Banjul
Gambie

Lettres: 

[Son Excellence / Monsieur le Ministre]:

Je vous écris au sujet de l'arrestation, de la détention et du refus de libération sous caution du Dr Isatou Touray et d’Amie Bojang-Sissoho du Comité gambien contre les pratiques traditionnelles (GAMCOTRAP). Je crois savoir qu’elles ont été inculpées de détournement de fonds malgré avoir été innocentées par une première enquête et que la liberté provisoire leur a été refusée alors qu’elles avaient droit à être libérées sous caution. Le gouvernement de la Gambie est lié par les dispositifs régionaux et internationaux qui prévoient l'octroi de la caution lorsque les conditions de liberté sous caution sont remplies. L’Article 9 (3) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) prévoit que toute personne en attente de jugement doit être libérée sous caution. En outre, l'article 19 de la Constitution gambienne confirme la liberté sous caution comme un droit constitutionnel.

Je vous exhorte à libérer sous caution immédiatement et inconditionnellement le Dr Isatou Touray et Amie Bojang-Sissoho. Votre gouvernement doit veiller à ce que ces femmes aient droit à un procès juste et équitable devant un tribunal indépendant et impartial, à la sécurité et à la dignité de la personne, et à la liberté en raison du caractère illégal de cette détention comme le prévoit les articles 9 et 10 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), l'article 6 de la Charte africaine des droits et des peuples, et l'article 19 de la Constitution de la République de Gambie. J’encourage également, si elles ne sont pas jugées dans un délai raisonnable, qu’elles soient libérées sans condition, et sans préjudice de toute poursuite pouvant être intentée contre elles.

En outre, conformément à ses obligations régionales et nationales, le gouvernement gambien doit protéger les filles contre les mutilations génitales féminines (MGF) par la promulgation d'une loi et d'autres mécanismes de prévention et de protection. La Gambie a ratifié le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, qui exige à l'article 5 (b) que les Etats membres interdisent les MGF par des mesures législatives assorties de sanctions. De plus, la Gambie a ratifié la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant qui, à l'article 21, oblige les Etats membres à éliminer les pratiques sociales et culturelles néfastes et en particulier celles  "préjudiciables à la santé ou à la vie de l'enfant." La Gambie est également membre de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et de la Convention relative aux droits de l'enfant (CRC), qui toutes les deux demandent aux Etats membres de prendre des mesures pour protéger les filles, notamment des pratiques culturelles néfastes.

Veuillez prendre des mesures immédiates pour promulguer et faire appliquer la législation anti-MGF et soutenir l’action de groupes tels que GAMCOTRAP qui travaillent pour mettre fin à cette pratique.

Veuillez agréer l’expression de mes salutations les plus respectueuses.

Mali : nouvel appel en faveur de la loi interdisant les mutilations génitales féminines

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2008 Juil 1

Fanta CamaraFanta Camara avait 5 ans lorsqu’elle a été soumise à des mutilations génitales féminines (MGF). Au cours de l’intervention, son urètre a été endommagé, à la suite de quoi elle est devenue incontinente. Elle a été contrainte d’abandonner sa scolarité, les autres élèves, qui ne pouvaient supporter les odeurs dues à son incontinence, se moquant d'elle.

Comment agir: 

Nous vous invitons à écrire aux autorités maliennes et les exhorter à apporter leur soutien au dépôt et à l'adoption d’urgence d'une loi contre les MGF. Faites état des effets préjudiciables des MGF, et rappelez-leur les obligations du Mali aux termes du droit international, et notamment du Protocole relatif aux droits de la femme en Afrique, ratifié récemment, ainsi que de sa propre Constitution, en matière d’éradication des MGF et de lutte contre les pratiques discriminatoires à l'égard des filles et des femmes. Exhortez-les aussi à prendre les mesures requises et à mettre en œuvre les efforts nécessaires pour éduquer les communautés qui les pratiquent encore, aux effets nocifs des MGF. Les lettres doivent être adressées à :

H.E. Ibrahim Boubacar Keïta
Président
BP 1463, Koulouba
Bamako, MALI
Fax : +223 2-22-46-94

H.E. Maharafa Traoré
Minister of Justice
BP 97, Quartier du fleuve
Bamako, MALI
Fax : +223 2-23-00-63

H.E. Mme Maiga Sina Damba
Minister for the Promotion of Women, Children and the Family
BP 2688, Hamdalaye ACI 2000
Rue de l'Obélisque Porte 99
Bamako, MALI
Fax : +223 2-22-75-24

Action Femmes 25.1: Juillet 2004

Mali : pour une loi interdisant les mutilations génitales féminines (MGF)

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2004 Juil 1

Fanta Camara avait 5 ans lorsqu’elle a subi une mutilation génitale. Au cours de l’intervention, son urètre a été endommagé, à la suite de quoi elle est devenue incontinente. Elle a aujourd’hui 12 ans mais ne paraît pas son âge. D’après son médecin, sa croissance a été retardée par des infections à répétition de ses organes génitaux.

Comment agir: 

Nous vous invitons à écrire aux autorités maliennes pour leur demander d’appuyer la présentation et l’adoption d’un projet de loi contre les MGF de toute urgence. Mettez en avant les effets néfastes des MGF et rappelez-leur les obligations auxquelles le Mali a souscrit dans le cadre du droit international et de sa propre Constitution en vue d’éliminer les MGF et les discriminations à l’égard des femmes et des filles. Exhortez-les également à prendre des mesures et doter le pays des moyens nécessaires pour informer les communautés qui pratiquent les MGF des effets préjudiciables de ces mutilations. Adressez vos lettres à :

S.E. Amadou Toumany Touré
Président
BP 1463, Koulouba
Bamako, MALI

S.E. Maharafa Traoré
Ministre de la Justice
BP 97
Bamako, MALI

Tanzanie : application de la loi qui interdit les mutilations génitales féminines

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2006 Avr 1

Les mutilations génitales féminines (MGF) ont été interdites selon la loi tanzanienne depuis 1998, mais la législation n'est pas appliquée efficacement. En juin 2001, Egalité Maintenant a publié une Action Femmes exhortant le gouvernement tanzanien à prendre des mesures plus effectives pour mettre fin à cette pratique, par l'éducation et l'application de la loi. L’Action Femmes a mis en évidence le cas de trois jeunes filles, âgées de 13 et 14 ans, qui s'étaient réfugiées dans une église locale pour se protéger des MGF.

Comment agir: 

Veuillez écrire aux responsables énumérés ci-après. Félicitez-les pour leurs efforts dans la formation de la police à la législation anti-MGF, ainsi que pour les mesures déjà prises pour que les policiers fassent appliquer la loi. Notez que dans certains cas, l’intervention de la police en temps opportun a pu épargner à des filles cette pratique néfaste. Exhortez les autorités à poursuivre leurs efforts destinés à mettre un terme aux MGF, par l’éducation, le respect de la loi et la prise de sanctions disciplinaires à l’encontre des fonctionnaires de police et des magistrats qui n’appliquent pas la loi de manière appropriée. Les lettres doivent être adressées à :

Mr. Saidi Mwema
Inspector General of Police
PO Box 9492
Dar-es-Salaam, TANZANIE
Fax : +255-22-213-6556

Honorable Mary Nagu
Minister of Justice and Constitutional Affairs
PO Box 9050
Dar-es-Salaam, TANZANIE
Fax : +255-22-211-3236

Veuillez envoyer des copies des lettres accompagnées d’une demande d’assistance à :

Honorable Sophia Simba
Minister of Community Development, Gender and Children's Affairs
PO Box 3448
Dar-es-Salaam, TANZANIE
Fax : +255-22-213-3647

Tanzanie: L'Inobservation de la loi qui interdit la mutilation génitale féminine

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2001 Juin 1

La mutilation génitale féminine (MGF), connue aussi sous le nom de circoncision féminine, est interdite selon la loi tanzanienne. Pourtant, la loi n'est pas appliquée de moyen efficace, et la pratique de la MGF continue à découvert. Dans certaines régions de la Tanzanie, on exécute des circoncisions collectives où l'on coupe les organes génitaux de milliers de filles à la fois, généralement au mois de décembre. En décembre 1996, des 5.000 filles qu'on a coupées dans une des telles cérémonies, vingt seraient mortes de complications médicales.

Comment agir: 

Veuillez écrire aux autorités suivantes, en les exhortant à prendre des mesures plus efficaces pour mettre fin à la pratique de la MGF en Tanzanie - au moyen de l'éducation comme de l'application de la loi. Faites remarquer le mépris flagrant pour la loi dont fait preuve la continuation de la MGF, et le manque général de respect de la part des populations intéressées pour la loi interdisant la MGF. Notez l'incident où la police à Matombo n'aurait pas offert de protection efficace aux filles cherchant refuge contre la pratique; priez les autorités de faire une enquête sur cet incident et de prendre des mesures disciplinaires contre les agents de police impliqués. Exhortez les autorités aussi à donner l'ordre formel à la police du pays entier d'appliquer la loi interdisant la MGF, et de protéger les filles contre la violation de cette loi. On devrait adresser les appels au:

Commissaire de la Police judiciaire
Quartier général de la Police de la Tanzanie
B.P. 9492
Dar es-Salaam, TANZANIE

Procureur de la République
Ministère de la Justice et des Affaires constitutionnelles
B.P. 9050
Dar es-Salaam, TANZANIE

La Gambie: La censure gouvernementale de la campagne contre la mutilation génitale féminine (MGF)

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
1997 Juil 1

Le 17 mai 1997, le directeur des services d'émission de Télécommunications Gambie (GAMTEL) a annoncé la politique nouvelle suivante, relative au traitement de la question de la MGF par les médias:

Comment agir: 

Veuillez écrire au directeur de GAMTEL. Constatez les effets nuisibles de la MGF et exhortez-le à révoquer la directive qui interdit l'utilisation de la Radio Gambie et de la Télévision Gambie pour combattre cette pratique. Veuillez aussi bien écrire au président de la Gambie. Exhortez-le à intervenir et à prendre des mesures immédiates pour assurer que les médias puissent être utilisées pour informer le public sur les effets nuisibles de la MGF et pour promouvoir sa suppression. Notez que la Gambie est dans l'obligation selon la loi internationale de prendre des mesures pour éliminer les pratiques nuisibles aux enfants. Rappelez l'initiative récente de l'OMS contre la MGF et notez la contradiction entre la politique de GAMTEL et cet effort collectif africain important, dans lequel la Gambie a joué un rôle principal. Des appels peuvent aussi être faits à l'ambassadeur de la Gambie dans votre pays.

 

Président Yaya A.J.J. Jammeh
Président de la République de la Gambie
Banjul, La Gambie
Télex: 2240

M. Bakary Nije
Directeur Général
GAMTEL
Banjul, La Gambie
Fax: 220-226699

États-Unis: Asile politique par crainte de mutilation génitale féminine&emdash;L'affaire Kasinga

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
1996 Juin 1

Fauziya KasingaLe 13 juin 1996, le Conseil des appels de l'immigration (BIA) a ordonné qu'on accorde l'asile politique à Fauziya Kasinga. La décision rendue à la majorité, rédigée par Paul W. Schmidt, Président du BIA, a tiré les sept principales conclusions dans l'affaire:

Comment agir: 

Ecrivez au Président Paul W. Schmidt, Président du Board of Immigration Appeals (Conseil des appels de l'immigration) pour le remercier de sa décision, qui apporte finalement la justice à Fauziya Kasinga et qui reconnaît que la MGF est une persécution.

Paul W. Schmidt, Chairman
U.S. Department of Justice
Board of Immigration Appeals
5107 Leesburg Pike
Falls Church, VA 22041
USA

 

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