MGF

Le Dr Isatou Touray et Amie Bojang-Sissoho disculpées: attention renouvelée à la question des MGF en Gambie

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
13 novembre 2012
Contact: Brendan Wynne, administrateur média, Londres
+ 44 (0)20-7304 6902
bwynne@equalitynow.org

Indonésie: mettre fin à la légitimation des mutilations génitales féminines (MGF)

Numéro de l'action: 
43.1
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Sep 12

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Comment agir: 

>> AGISSEZ ! Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et notre partenaire, Kalyanamitra, en demandant au ministère de la Santé et au ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'enfance de respecter leurs obligations nationales et internationales en:

  • Abrogeant le règlement de 2010 du ministère de la Santé qui légitime la pratique des MGF
  • Adoptant et faisant appliquer une solide législation interdisant les MGF et prévoyant de sévères sanctions pour les contrevenants
  • Menant des campagnes de sensibilisation et des campagnes pédagogiques pour changer les perceptions culturelles et les croyances sur les MGF, et en reconnaissant les MGF comme une violation des droits humains ayant des conséquences néfastes

Veuillez aussi nous rejoindre en appelant la Société indonésienne d'obstétrique et de gynécologie, l'Association nationale des infirmières indonésiennes et l’Association des sages-femmes indonésiennes à respecter leurs obligations internationales en tant que membres de la FIGO, du CII et de l'ICM en:

  • Condamnant publiquement les MGF et la médicalisation de la pratique sous toutes ses formes
  • Veillant à ce que de solides mesures soient mises en place pour sanctionner les membres de l'Association qui pratiquent les MGF
  • Exhortant le gouvernement à abroger le règlement de 2010 et en travaillant avec les autorités pour adopter une loi interdisant les MGF et promouvoir une éducation publique et une stratégie globale contre la pratique.

>> AGISSEZ !

Les courriers doivent être adressés à:

Dr. Nafsiah Mboi, SpA, MPH
Ministre, Ministère indonésien de la Santé

Jl H.R.Rasuna Said Blok X.5 Kav. 4-9, Blok A, 2ndFloor, Kuningan 
Jakarta, Indonésie, Post Code: 12950
Tel:  +62-21-520-1590
Fax: +62-21-520-1591
Email: info@depkes.go.id

Linda Amalia Sari, S.IP
Ministre, Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'enfance

Jalan Medan Merdeka Barat No. 15
Jakarta, Indonésie, Post Code: 10110
Tel:  +62-21-384-2638
        +62-21-380-5563
Fax: +62-21-380-5562
        +62-21-380-5559
Email: danty_anwar@yahoo.co.uk

Dr. Nurdadi Saleh
Président
Perkumpulan Obstetri Dan Ginekologi Indonesia (Société indonésienne d'obstétrique et de gynécologie)

Jalan Taman Kimia No. 10
Central Jakarta
Indonésie
Tel.: +62-21-314-3684
Fax: +62-21-391-0135
Email: pogi@indo.net.id

Mme Dewi Irawati
Association nationale des infirmières indonésiennes
Jalan Jaya Mandala No.15
Patra Kuningan
Jakarta 12870
Indonésie
Tel:  +62-21-831-5069
Fax: +62-21-831-5070
Email: dppppni@gmail.com

Dr. Harni Koesno
Présidente
Association des sages-femmes indonésiennes - IMA

(Ikatan Bidan Indonesia)
Jalan Johar Baru V/D13
10560 Jakarta Pusat
Indonésie
Tel:   +62-21-424-4789
         +62-21-422-6043
Fax:  +62-21-424-4214
Email: ppibi@cbn.net.id

Avec une copie à:

Dr. Prijo Sidipratomo
Président, Association médicale indonésienne
Jalan Dr. Samratulangi No. 29, Menteng
Jakarta, Indonesia
Code postal:10350
Fax: +62-21-390-0473
Email: pbidi@idola.net.id; pbidi@idionline.org

Lettres: 

Lettre au gouvernement:

Cher / Chère [   ]:

Je suis profondément préoccupé(e) par le règlement du ministère de la Santé datant de novembre 2010 qui légitime les mutilations génitales féminines (MGF) et autorise certains professionnels de la santé à les pratiquer. La “médicalisation“ des MGF autorise une pratique néfaste pour les femmes et les filles. Elle constitue également une violation du code déontologique des médecins, des infirmières, des sages-femmes et autres professionnels de la santé. Plusieurs initiatives ont eu lieu pour que ce règlement soit annulé, mais en vain. Je partage les préoccupations des associations de droits humains qui affirment que la médicalisation de toutes les formes de MGF légitime la pratique et fait qu’il rend impossible de mettre fin à celle-ci.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, dont l’Indonésie est membre, les MGF recouvrent toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou autre lésion des organes génitaux féminins pratiquées pour des raisons non médicales. L'OMS a exhorté les professionnels de la santé à ne pas pratiquer les MGF sous quelque forme que ce soit. L'OMS classe les MGF en quatre grands types:

Type I: Clitoridectomie : ablation partielle ou totale du clitoris (la petite partie sensible et érectile des organes génitaux féminins qui inclut le gland du clitoris) et, dans de très rares cas, seulement du prépuce (le repli de peau entourant le clitoris).
Type II: Excision : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres.
Type III: Infibulation: rétrécissement de l’orifice vaginal avec recouvrement par l’ablation et l’accolement des petites lèvres et/ou des grandes lèvres, avec ou sans excision du clitoris.
Type IV: Autres : toutes les autres interventions nocives pratiquées sur les organes génitaux féminins à des fins non thérapeutiques, telles que la ponction, le percement, l’incision, la scarification et la cautérisation.

Les MGF constituent une forme de violence et de discrimination envers les femmes et les filles et sont internationalement reconnues comme une violation de leurs droits humains. Toutes les formes de MGF violent un certain nombre de droits fondamentaux des femmes et des filles, notamment le droit à l'intégrité sexuelle et corporelle, le droit à la non-discrimination, le droit à la protection contre la violence physique et mentale, et le droit de jouir du meilleur état de santé possible. Les MGF constituent également un traitement cruel et dégradant pour les femmes et les filles.

Le règlement du ministère de la Santé va à l'encontre d'un certain nombre de lois et décrets indonésiens entérinant les obligations juridiques internationales de l’Indonésie dans le cadre juridique national. Il s'agit notamment d’obligations envers la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (CAT).

Je vous exhorte à faire en sorte que l’Indonésie respecte ses obligations nationales et internationales en prenant les mesures suivantes:

  • Abrogation du règlement de 2010 du ministère de la Santé qui légitime la pratique des MGF
  • Adoption et application d’une solide législation interdisant les MGF et prévoyant de sévères sanctions pour les contrevenants
  • Conduite de campagnes de sensibilisation et de campagnes pédagogiques pour changer les perceptions culturelles et les croyances sur les MGF, et reconnaissance des MGF comme une violation des droits humains ayant des conséquences néfastes

Cordialement,
 


Lettre aux associations médicales indonésiennes (Obstétrique et gynécologie, infirmières, sages-femmes):

Cher / Chère [   ]:

Je suis profondément préoccupé(e) par le règlement de novembre 2010 du ministère de la Santé qui légitime les mutilations génitales féminines (MGF) et autorise les professionnels de la santé à les pratiquer. La “médicalisation“ des MGF autorise une pratique néfaste pour les femmes et les filles. Elle constitue également une violation du code de déontologie des infirmières, sages-femmes, obstétriciens et gynécologues en Indonésie et va à l’encontre des résolutions anti-MGF adoptées par la Fédération internationale de gynécologie et d'obstétrique (FIGO), le Conseil international des infirmières (CII), et la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), des organismes dont font partie les associations indonésiennes de professionnels de la santé. Plusieurs initiatives ont eu lieu pour que ce règlement soit annulé, mais en vain. Je partage les préoccupations des associations de droits humains qui affirment que la médicalisation de toute forme de MGF légitime la pratique et fait qu’il rend impossible de mettre fin à celle-ci.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, dont l’Indonésie est membre, les MGF recouvrent toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou autre lésion des organes génitaux féminins pratiquées pour des raisons non médicales. L'OMS a exhorté les professionnels de la santé à ne pas pratiquer les MGF sous quelque forme que ce soit. L'OMS classe les MGF en quatre grands types:

Type I: Clitoridectomie : ablation partielle ou totale du clitoris (la petite partie sensible et érectile des organes génitaux féminins qui inclut le gland du clitoris) et, dans de très rares cas, seulement du prépuce (le repli de peau entourant le clitoris). 
Type II: Excision : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres. 
Type III: Infibulation: rétrécissement de l’orifice vaginal avec recouvrement par l’ablation et l’accolement des petites lèvres et/ou des grandes lèvres, avec ou sans excision du clitoris. 
Type IV: Autres : toutes les autres interventions nocives pratiquées sur les organes génitaux féminins à des fins non thérapeutiques, telles que la ponction, le percement, l’incision, la scarification et la cautérisation.

Les MGF sont une forme de violence et de discrimination envers les femmes et les filles et sont internationalement reconnues comme une violation de leurs droits humains. Toutes les formes de MGF violent un certain nombre de droits fondamentaux des femmes et des filles, notamment le droit à l'intégrité sexuelle et corporelle, le droit à la non-discrimination, le droit à la protection contre la violence physique et mentale, et le droit de jouir du meilleur état de santé possible. Les MGF constituent également un traitement cruel et dégradant pour les femmes et les filles.

Le règlement du ministère de la Santé va à l'encontre d'un certain nombre de lois et décrets indonésiens entérinant les obligations juridiques internationales de l’Indonésie dans le cadre juridique national. Il s'agit notamment d’obligations envers la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (CAT).

J'exhorte votre association professionnelle à respecter ses obligations internationales en:

  • Condamnant publiquement les MGF et la médicalisation de la pratique sous toutes ses formes
  • Veillant à ce que de solides mesures soient mises en place pour sanctionner les membres de l'Association qui pratiquent les MGF
  • Exhortant le gouvernement à abroger le règlement de 2010 et en travaillant avec les autorités pour adopter une loi interdisant les MGF et promouvoir une éducation publique et une stratégie globale contre la pratique.

Cordialement,

Libéria: adopter une loi interdisant les MGF et veiller à ce que l’affaire Ruth Berry Peal soit rapidement conclue

Numéro de l'action: 
37.2
MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2012 Juin 26

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Comment agir: 

>> AGISSEZ ! Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et nos partenaires libériens, Women of Liberia Peace Network (WOLPNET - Réseau pour la paix des femmes du Libéria) et Women NGOs Secretariat of Liberia (WONGOSOL - Secrétariat des ONG des femmes du Libéria), en appelant les autorités libériennes à:

  • Veiller à ce que l’affaire Ruth Berry Peal soit conclue de manière rapide et juste
  • Veiller à ce que la décision de faire cesser la pratique des MGF par Sande soit appliquée
  • Honorer les engagements régionaux et internationaux du Libéria relatifs aux droits humains en adoptant et en appliquant une loi globale contre les MGF, ainsi qu’en soutenant des programmes éducatifs de sensibilisation sur les méfaits des MGF destinés aux communautés concernées et aux chefs locaux

>> AGISSEZ !

Veuillez adresser vos courriers à:

H.E. Madam Ellen Johnson Sirleaf    
P.O. Box 9001
Capitol Hill, Monrovia
République du Libéria
Tel: +231 644 4696 
Email: ebfasama@emansion.gov.lr
etoles@emansion.gov.lr

Hon Frances Johnson-Morris
Minister of Justice
P.O. Box  0123
Ashmun Street   
Monrovia
République du Libéria
Tel: +231 669 7205
Email: ctah1@aol.com

Hon Julia Duncan Cassell
Minister for Gender and Development
P.O. Box 10-1375
110 UN Drive & Gurley Street
1000 Monrovia 10
République du Libéria
Tel: +231 651 6434  
Email: libgenderminister@gmail.com

Hon Blamo Nelson
Minister of Internal Affairs
Executive Mansion Ground
Monrovia
République du Libéria
Tel: +231 651 3358 
Email: mgaryeazon@yahoo.com
http://www.mia.gov.lr

Lettres: 

Cher / Chère [   ]

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation au sujet de l’affaire Ruth Berry Peal, qui a été enlevée et forcée de subir des mutilations génitales féminines (MGF) par certains membres de Sande, une société clandestine politiquement influente composée de femmes. Ces femmes ont été condamnées à trois ans d'emprisonnement mais ont par la suite fait appel du jugement et ont été libérées sous caution. L'appel est en instance devant la Cour suprême depuis juillet 2011 et aucune date d’audience n’a été fixée. Je suis préoccupé(e) par ce retard dans l’audition de l'appel et la résolution de l’affaire, d'autant plus que les auteurs des crimes demeurent en liberté.

Je me réjouis des récentes mesures prises par le gouvernement pour faire cesser la pratique des MGF par Sande, notamment de la publication d’un avis du ministère de l'Intérieur à tous les comtés ordonnant que toutes les activités de Sande cessent et de l’annonce selon laquelle le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Justice vont travailler ensemble pour élaborer un projet de loi contre les MGF. Je suis cependant alarmé(e) par de récents événements au cours desquels le gouvernement a jusqu'à présent échoué à prendre des mesures:

  • En mars 2012, la journaliste Mae Azango a été contrainte à la clandestinité après avoir publié un article sur les MGF. Les membres de la société Sande ont menacé de lui faire subir de force des MGF.
  • En mai 2012, plus de 750 filles, que l'on croit être incitées par les membres de Sande, ont subi des MGF dans le comté de Nimba en dépit du préavis du ministère de l'Intérieur visant à faire cesser les activités de Sande.

Malgré la promesse de la présidente Sirleaf de faire des droits des femmes et de leur santé une priorité nationale, il est très préoccupant de constater l'absence d'intervention gouvernementale dans les cas mentionnés ci-dessus. En outre, je suis préoccupé(e) par l'incapacité du gouvernement à conclure l’affaire Ruth Berry Peal, ainsi que par les remarques du ministre de l'information indiquant aux médias que le gouvernement n'a pas l'intention d’éradiquer les MGF. Cette absence de position unifiée de la part des ministres sape les efforts déployés par le gouvernement pour mettre fin aux MGF.

Je vous exhorte à veiller à ce que l’affaire de Ruth Peal soit rapidement conclue et à ce que le gouvernement fasse appliquer la cessation de la pratique des MGF par Sande. En outre, veuillez honorer les engagements régionaux et internationaux du Libéria relatifs aux droits humains en adoptant et en appliquant une loi globale contre les MGF, ainsi qu’en soutenant des programmes éducatifs de sensibilisation sur les méfaits des MGF destinés aux communautés concernées et aux chefs locaux.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Au Libéria, un jury rend un verdict de culpabilité dans l’affaire Ruth Berry Peal

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
11 juillet 2011
Contact: NAIROBI: Mary Ciugu, (254) 20 271-9832 / 913, equalitynownairobi@equalitynow.org
NEW YORK: Karen Asare, (01) 212-586-0906, media@equalitynow.org

Egalité Maintenant & SOAWR publient un guide concernant l’innovant Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
14 juillet 2011
Contact: NAIROBI: Mary Ciugu, (254) 20 271-9832 / 913, equalitynownairobi@equalitynow.org

Egalité Maintenant et le Mouvement de Solidarité pour les droits des femmes africaines (Solidarity for African Women's Rights - SOAWR) publient un nouveau guide pratique sur l'emploi de l’innovant Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique

Mettre fin aux MGF aux États-Unis : soutenez la Loi sur la protection des filles

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2010 Mai 24

*Actions recommandées uniquement pour les membres des États-Unis*

Comment agir: 

Veuillez écrire à votre représentant en lui demandant de soutenir H.R. 5137.

Lettres: 

[Ajoutez l’adresse]

Cher(e)

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation au sujet d’une situation courante où des filles sont emmenées de force dans leur pays d'origine pour y être soumises à des mutilations génitales féminines (MGF). Les MGF sont une pratique traditionnelle néfaste vieille de plusieurs siècles qui affecte jusqu'à 140 millions de femmes et de filles de par le monde. Elles sont reconnues comme une grave violation des droits humains et l'Organisation mondiale de la santé décrit la pratique comme représentative de l'inégalité profondément enracinée entre les sexes et comme une forme extrême de discrimination contre les femmes. Les MGF consistent à ôter tout ou partie des organes génitaux féminins et sont pratiquées en Afrique, dans certains pays d'Asie et du Moyen-Orient, ainsi que dans les endroits où résident des immigrés pratiquant les MGF, notamment aux États-Unis.

Le ministère américain de la Santé et des Services sociaux estimait en 1997 que plus de 168 000 filles et femmes vivant aux Etats-Unis sont, ou ont été, menacées de par la pratique. Une loi fédérale de 1996 interdisant la pratique des MGF aux États-Unis n'a pas abordé le problème des jeunes filles éloignées du pays, parfois vers le pays d'origine de leurs parents, pour être soumises aux MGF.

Je suis conscient qu’une nouvelle législation, la "Loi sur la protection des filles" (H.R. 5137) coparrainée par les représentants Joseph Crowley (Parti Démocrate-New York) et Mary Bono Mack (Parti Républicain-Californie), vise à combler cette lacune et à renforcer la loi fédérale de 1996. L'amendement d’extraterritorialité Crowley-Bono Mack (ou "vacation provision" /"disposition de vacances judiciaires"), introduit le 26 avril 2010, prévoit qu’il sera illégal de transporter à l'étranger une jeune fille mineure vivant aux États-Unis afin de lui faire subir des MGF. Je vous exhorte à soutenir H.R. 5137 et à profiter de cette étape cruciale pour réaffirmer que les MGF constituent, sous toutes leurs formes, une violation des droits humains. Je vous invite aussi à soutenir la mise en place de programmes de sensibilisation, de proximité, et d’éducation attentifs aux cultures pour protéger les filles qui vivent aux États-Unis des MGF. Je vous remercie de votre attention.

Cordialement

Libéria: Obtenir justice pour Ruth Berry Peal, qui a été forcée de subir des MGF

Numéro de l'action: 
37.1
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2011 Mar 24
Date de mise à jour: 
2011 Juil 8
MISE A JOUR: 

Le cas de Ruth Berry Peal, qui a été enlevée et forcée de subir des mutilations génitales par deux femmes de la communauté Gola, s’est conclu le 8 juillet 2011 après un mois d'audiences par un verdict de culpabilité de la part du jury pour enlèvement, séquestration et vol. La condamnation des deux femmes aura lieu cette semaine. Le juge a conclu en faisant référence à la Constitution libérienne et à l'article 4(1) du Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique) qui stipule que «Toute femme a droit au respect de sa vie, de son intégrité physique et à la sécurité de sa personne. Toutes formes d’exploitation, de punition et de traitement inhumain ou dégradant doivent être interdites.»

Ruth Berry Peal
Comment agir: 

Veuillez écrire aux autorités libériennes ci-dessous pour les exhorter à honorer leurs engagements régionaux et internationaux envers les droits humains, à adopter et appliquer une loi globale contre les MGF, ainsi qu’à supporter les programmes éducatifs de proximité sur les méfaits des MGF destinés aux communautés concernées et aux chefs locaux. Par ailleurs, demandez instamment au ministre de l'Intérieur de faire cesser immédiatement la pratique de la délivrance de permis à des écoles où les MGF sont effectuées. Demandez-leur aussi de veiller à ce que Ruth Peal obtienne justice et réparation pour les sévices qu'elle a subi. Puisque Ruth est menacée par des membres de la société clandestine et des chefs traditionnels qui soutienne cette dernière, veuillez demander à ce que le gouvernement lui fournisse une protection immédiate.

>> AGISSEZ!

Envoyez les lettres à:

H.E. Madam Ellen Johnson-Sirleaf
P.O. Box 9001
Capitol Hill, Monrovia
République du Libéria
Tel:             +231 644 4696      
Email: info@emansion.gov.lr

Dr. Christiana Tah
Ministre de la Justice
P.O. Box 0123
Ashmun Street
Monrovia, République du Libéria
Tel:            + 231 669 7205      
Email: info@moj.gov.lr
ctah@aol.com

H.E. Vabah K. Gayflor
Ministre du Genre et du Développement
P.O. Box 10-1375
110 UN Drive & Gurley Street
1000 Monrovia 10
République du Libéria
Tel:             +231 651 6434      
Email: veegayflor@yahoo.com

H.E. Harrison Kahnweah
Ministre de l'Intérieur
Executive Mansion Ground
Monrovia
République du Libéria
Tel:             +231 651 3358      
Email: hkarnwea@yahoo.com
http://www.mia.gov.lr

Lettres: 

H.E. Madam Ellen Johnson-Sirleaf    
P.O. Box 9001
Capitol Hill, Monrovia
République du Libéria
info@emansion.gov.lr

H.E. Vabah K. Gayflor
Ministre du Genre et du Développement
P.O. Box 10-1375
110 UN Drive & Gurley Street
1000 Monrovia 10
République du Libéria
veegayflor@yahoo.com

H.E. Harrison Kahnweah
Ministre de l’Intérieur
Executive Mansion Ground
Monrovia
République du Libéria
hkarnwea@yahoo.com
http://www.mia.gov.lr

H.E. Dr. Christiana Tah
Ministre de la Justice
P.O. Box  0123
Ashmun Street   
Monrovia,
République du Libéria
info@moj.gov.lr
ctah@aol.com

Cher / Chère [   ]

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation face au taux élevé de mutilations génitales féminines (MGF) au Libéria. Il est estimé que plus de 58,2 pour cent des femmes libériennes ont subi des MGF, une pratique effectuée dans le cadre d'un rite d'initiation à la féminité par une société clandestine politiquement influente composée de femmes et dénommée société Sande. Beaucoup de filles sont soumises à des MGF dans les écoles traditionnelles de la société Sande. Je suis préoccupé d'apprendre que le Ministère de l’Intérieur libérien délivre des permis aux femmes qui dirigent ces écoles pour effectuer des MGF sur les écolières présentes.  

Les femmes appartenant à des communautés qui ne pratiquent pas les MGF peuvent également en être victimes, soit par le mariage avec un conjoint d’une communauté pratiquante, ou bien par la force comme ce fut le cas avec Ruth Berry Peal. Ruth a été soumise à cette pratique en 2010 en raison d'une décision rendue par un chef Gola arbitrant une dispute avec deux femmes d'une communauté pratiquant les MGF. Ruth a été emmenée par ces femmes de son domicile vers la « brousse » où elle a été mutilée de force. Elle a intenté un procès contre les deux femmes qui l’ont mutilée et, par conséquence, a reçu des menaces de la part de la communauté pour qu’elle abandonne la plainte.

La constitution libérienne garantit les droits à la vie, à la liberté et à la sécurité des personnes pour tous les libériens et libériennes et votre pays a ratifié divers traités régionaux et internationaux des droits humains qui visent à  garantir la protection des femmes et des filles de la pratique des MGF. Ces traités incluent le Protocole à la Charte africaine des droits et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de la femme), la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la Convention relative aux droits de l'enfant. En dépit de tout cela, le gouvernement libérien n'a pas réussi à garantir la protection des femmes et des filles contre les mutilations génitales.

Significativement, je note que, lors de l'examen du rapport sur votre pays en 2009, le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (l'organisme qui veille au respect de la CEDAW), vous a appelé à « promulguer sans tarder […] une loi interdisant les mutilations génitales féminines et de veiller à ce que ses praticiens soient poursuivis et punis compte tenu à la gravité de la violation » et à « faire cesser immédiatement la délivrance de permis à des praticiens par le Ministère de l'Intérieur. » Le Comité a encouragé le Libéria à « élargir et accélérer la mise en œuvre des programmes destinés à sensibiliser les personnes qui gagnent leur vie en pratiquant les mutilations génitales féminines » et à « renforcer ses activités d’éducation et de sensibilisation à l’intention à la fois des femmes et des hommes, y compris les fonctionnaires de tous niveaux, les chefs et autres dirigeants traditionnels et communautaires […] en vue d’éliminer les mutilations génitales féminines et ses justification culturelle sous-jacentes.»

Je vous exhorte à prendre immédiatement des mesures comme le stipule votre obligation envers l'article 5 du Protocole à la Charte africaine des droits et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique et envers d'autres traités internationaux relatifs aux droits humains. Je vous exhorte aussi à adopter et appliquer une loi interdisant les MGF, à faire cesser immédiatement la pratique de la délivrance de permis aux praticiens de MGF, et à instituer d'autres procédures garantissant une protection contre les MGF pour toutes les femmes et filles du Libéria. Je demande aussi respectueusement que vous fassiez tout votre possible pour veiller à ce que Ruth Berry Peal bénéficie d'une protection et que celles et ceux qui l’ont soumise à des mutilations soient punis avec la peine maximale pour cette terrible agression.

Je vous remercie de votre attention

Cordialement,
 

Tanzanie : Exhortez le gouvernement de Tanzanie à mettre fin aux mutilations génitales des femmes et filles en cours dans le district de Tarime

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2010 Déc 3

Egalité Maintenant est profondément préoccupé par les informations selon lesquelles plus de 5000 jeunes filles risquent de subir des mutilations génitales féminines (MGF) au cours des prochaines vacances de fin d’année dans un certain nombre de villages du district de Tarime, situé dans la région de Mara.

Comment agir: 

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et exhorter le gouvernement tanzanien à s'assurer immédiatement que les filles de Tarime soient protégées contre les MGF et que les auteurs les ayant pratiquées soient arrêtés et reçoivent la peine maximale prévue par la loi. Exhortez également le gouvernement de la République-Unie de Tanzanie à s'assurer que la police prenne des mesures décisives afin de faire appliquer la loi pour le bénéfice de toutes les filles et les femmes en Tanzanie risquant des MGF, et à prendre d'autres mesures de prévention et de protection le cas échéant, conformément aux obligations nationales et internationales de la Tanzanie. AGISSEZ !

Envoyez les lettres à :

Son Excellence Jakaya Mrisho Kikwete
Président de la République-Unie de Tanzanie
Office of the President
PO Box 9120
Dar-es-Salaam, TANZANIE
Tél. bureau : +255 22 211 6679 ou +255 211 0972 ou +255 22 211 6538
Tél portable : +255 754 777 777
Fax : +255 22 212 8585 ou +255 22 211 3425
Email : jkikwete@yahoo.com

Hon. Mizengo Kayanza Peter Pinda
Premier ministre de la République-Unie de Tanzanie
Office of the Prime Minister
PO Box 980, Dodoma.
PO Box 3021, Dar-es-Salaam, TANZANIE
Tél : +255 22 211 6798, +255 22 232 4904

Hon. Celina Ompeshi Kombani
Ministre de la Justice et des Affaires constitutionnelles
PO Box 9050
Dar-es-Salaam, TANZANIE
Tél : +255 22 211 3234 ou +255 22 212 3803
Fax : +255 22 211 3236
Email : dafrosa_mniko@yahoo.com; katibumkuu@sheria.go.tz

Commissaire Said Ally Mwema
Inspecteur général de la police
PO Box 9141
Dar-Es-Salaam, TANZANIE
Tél. Bureau : +255 22 211 3461
Tél portable : +255 754 785 557
Fax : +255 22 213 6556
Email : smwema@yahoo.com, ou s_mwema@yahoo.com, ou s.mwema@yahoo.com

Hon. Sophia Mathayo Simba
Ministre des affaires du Développement communautaire, du Genre et de l'Enfant
PO Box 3448
Dar-es-Salaam, TANZANIE
Tél : +255 22 213 2057 +255 22 211 5074 ; +255 22 211 5635
Fax : +255 22 213 3647
Email : info_wic@uccmail.co.tz

Hon. Shamsi Vuai Nahodha
Ministre de l'Intérieur
PO Box 2218
Dar-es-Salaam, TANZANIE
Tél : +255 22 211 7108, +255 22 213 36322, +255 22 211 2034 ; +255 22 211 7353
Fax : +255 22 212 2617, +255 22 213 9675
Email : comments@moha.go.tz; ps@moha.go.tz

M. Z. Munisi
Commissaire adjoint de la police
Police headquarters- Gender Department
Fax : + 255 22 213 1174
Dar-es-Salaam

Lettres: 

[Date]

Cher [Président] [Premier ministre] [Ministre] [Inspecteur général] [Commissaire adjoint de la police]

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation concernant les informations selon lesquelles plus de 5000 jeunes filles risquent de subir des mutilations génitales féminines (MGF) au cours des prochaines vacances de fin d’année dans un certain nombre de villages du district de Tarime, dans la région de Mara. Tarime a un taux très élevé de MGF. Elles sont effectuées sur des cohortes de jeunes filles dans des cérémonies ayant lieu au moins tous les deux ans dans presque tout le district.  Selon des rapports, plus de 250 jeunes filles auraient déjà subi des MGF à Tarime au cours des derniers jours et plus de filles subiront la pratique puisqu'il est prévu que l'excision aura lieu chaque jour à partir de maintenant jusqu'à la mi-Janvier 2011.  

Malgré le fait que les MGF soient interdites en vertu du Sexual Offences Special Provision Act 1998, le gouvernement semble n'avoir rien fait pour empêcher ces jeunes filles de subir des MGF, notamment dans des cérémonies connues du public.  La police dans le district de Tarime n'a jusqu'ici pas réussi à arrêter un seul des auteurs ayant fait subir des MGF aux filles en dépit de l'obligation, en vertu de l'article 5 de la Police Force Ordinance Cap.322, de "détecter et prévenir le crime et d'arrêter les auteurs".

En omettant de prendre des mesures pour empêcher les filles de subir des MGF, le gouvernement tanzanien ne remplit pas ses obligations envers les conventions des droits humains régionales et internationales.  L'article 5 (d) du Protocole à la Charte africaine des droits et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique exige que le gouvernement protège les femmes et les filles risquant de subir des MGF.  La section 21de la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant exige que le gouvernement élimine les pratiques sociales et culturelles néfastes et en particulier celles "préjudiciables à la santé ou à la vie de l'enfant."  La Tanzanie est également membre d'autres conventions internationales qui interdisent les pratiques traditionnelles néfastes, dont la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et la Convention relative aux droits de l'enfant (CRC).

Veuillez agir d'urgence et immédiatement pour s'assurer que les filles de Tarime soient protégées contre les MGF et que les auteurs les ayant pratiquées soient arrêtés et reçoivent  la peine maximale prévue par la loi.  Assurez-vous aussi que la police prenne des mesures décisives afin de faire appliquer la loi pour le bénéfice de toutes les filles et les femmes en Tanzanie risquant des MGF, et prenne d'autres mesures de prévention et de protection le cas échéant, conformément aux obligations nationales et internationales de la Tanzanie.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Alerte urgente : La Gambie : Appel à la Gambie à juger équitablement le Dr Isatou Touray et Amie Bojang-Sissoho, militantes anti-MGF et à interdire les MGF

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2010 Oct 18
Date de mise à jour: 
2010 Oct 20
MISE A JOUR: 

UPDATE, 20 October 2010: Dr. Isatou Touray and Amie Bojang-Sissoho released on bail

Prominent Gambian anti-FGM activists, Dr. Isatou Touray and Amie Bojang-Sissoho were released on bail on October 20, 2010. Equality Now continues to advocate for their right to a fair trial and will continue to monitor the case. Please keep up the pressure by calling on The Gambian authorities to safeguard their right to a fair trial.

ALERTE URGENTE : LA GAMBIE
18 Octobre 2010

Appel au gouvernement de la Gambie à libérer sous caution immédiatement des activistes des droits des femmes, le Dr Isatou Touray & Amie Bojang-Sissoho

Comment agir: 

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et appeler le gouvernement gambien à libérer sous caution immédiatement le Dr Isatou Touray et Amie Bojang-Sissoho. Exhortez aussi le gouvernement gambien à protéger les filles contre les mutilations génitales féminines (MGF) par la promulgation d'une loi et d'autres mécanismes de prévention et de protection conformément à ses obligations nationales et internationales. Envoyez les lettres à:

Son excellence Yahya Jammeh
Office of the President
State House
Banjul
Gambie
Email: saidy.momodou@yahoo.com
Fax: +220 420 1936

Ministre de l'Intérieur et des ONG
Ousman Sonko
21 OUA Boulevard
Banjul
Gambie
Email: oussonko@yahoo.com

Dr Isatou Njie-Saidy
Vice-président
State House
Banjul
Gambie

Lettres: 

[Son Excellence / Monsieur le Ministre]:

Je vous écris au sujet de l'arrestation, de la détention et du refus de libération sous caution du Dr Isatou Touray et d’Amie Bojang-Sissoho du Comité gambien contre les pratiques traditionnelles (GAMCOTRAP). Je crois savoir qu’elles ont été inculpées de détournement de fonds malgré avoir été innocentées par une première enquête et que la liberté provisoire leur a été refusée alors qu’elles avaient droit à être libérées sous caution. Le gouvernement de la Gambie est lié par les dispositifs régionaux et internationaux qui prévoient l'octroi de la caution lorsque les conditions de liberté sous caution sont remplies. L’Article 9 (3) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) prévoit que toute personne en attente de jugement doit être libérée sous caution. En outre, l'article 19 de la Constitution gambienne confirme la liberté sous caution comme un droit constitutionnel.

Je vous exhorte à libérer sous caution immédiatement et inconditionnellement le Dr Isatou Touray et Amie Bojang-Sissoho. Votre gouvernement doit veiller à ce que ces femmes aient droit à un procès juste et équitable devant un tribunal indépendant et impartial, à la sécurité et à la dignité de la personne, et à la liberté en raison du caractère illégal de cette détention comme le prévoit les articles 9 et 10 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), l'article 6 de la Charte africaine des droits et des peuples, et l'article 19 de la Constitution de la République de Gambie. J’encourage également, si elles ne sont pas jugées dans un délai raisonnable, qu’elles soient libérées sans condition, et sans préjudice de toute poursuite pouvant être intentée contre elles.

En outre, conformément à ses obligations régionales et nationales, le gouvernement gambien doit protéger les filles contre les mutilations génitales féminines (MGF) par la promulgation d'une loi et d'autres mécanismes de prévention et de protection. La Gambie a ratifié le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, qui exige à l'article 5 (b) que les Etats membres interdisent les MGF par des mesures législatives assorties de sanctions. De plus, la Gambie a ratifié la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant qui, à l'article 21, oblige les Etats membres à éliminer les pratiques sociales et culturelles néfastes et en particulier celles  "préjudiciables à la santé ou à la vie de l'enfant." La Gambie est également membre de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et de la Convention relative aux droits de l'enfant (CRC), qui toutes les deux demandent aux Etats membres de prendre des mesures pour protéger les filles, notamment des pratiques culturelles néfastes.

Veuillez prendre des mesures immédiates pour promulguer et faire appliquer la législation anti-MGF et soutenir l’action de groupes tels que GAMCOTRAP qui travaillent pour mettre fin à cette pratique.

Veuillez agréer l’expression de mes salutations les plus respectueuses.

Mali : nouvel appel en faveur de la loi interdisant les mutilations génitales féminines

Numéro de l'action: 
25.2
MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2008 Juil 1

Fanta CamaraFanta Camara avait 5 ans lorsqu’elle a été soumise à des mutilations génitales féminines (MGF). Au cours de l’intervention, son urètre a été endommagé, à la suite de quoi elle est devenue incontinente. Elle a été contrainte d’abandonner sa scolarité, les autres élèves, qui ne pouvaient supporter les odeurs dues à son incontinence, se moquant d'elle.

Comment agir: 

Nous vous invitons à écrire aux autorités maliennes et les exhorter à apporter leur soutien au dépôt et à l'adoption d’urgence d'une loi contre les MGF. Faites état des effets préjudiciables des MGF, et rappelez-leur les obligations du Mali aux termes du droit international, et notamment du Protocole relatif aux droits de la femme en Afrique, ratifié récemment, ainsi que de sa propre Constitution, en matière d’éradication des MGF et de lutte contre les pratiques discriminatoires à l'égard des filles et des femmes. Exhortez-les aussi à prendre les mesures requises et à mettre en œuvre les efforts nécessaires pour éduquer les communautés qui les pratiquent encore, aux effets nocifs des MGF. Les lettres doivent être adressées à :

H.E. Amadou Toumany Touré
Président
BP 1463, Koulouba
Bamako, MALI
Fax : +223 2-22-46-94

H.E. Maharafa Traoré
Minister of Justice
BP 97, Quartier du fleuve
Bamako, MALI
Fax : +223 2-23-00-63

H.E. Mme Maiga Sina Damba
Minister for the Promotion of Women, Children and the Family
BP 2688, Hamdalaye ACI 2000
Rue de l'Obélisque Porte 99
Bamako, MALI
Fax : +223 2-22-75-24

Action Femmes 25.1: Juillet 2004

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