discrimination juridique

Maroc: adopter des réformes juridiques pour renforcer les sanctions en cas de violences sexuelles et empêcher les mariages précoces

Numéro de l'action: 
41.2
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2013 Mai 30

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Comment agir: 

AGISSEZ !

Veuillez écrire aux autorités marocaines ci-dessous pour les féliciter des changements proposés, mais en leur demandant de se conformer aux obligations nationales et internationales de mettre fin à la discrimination à l’égard les femmes en:

  • Adoptant et en mettant rapidement en œuvre les modifications proposées
  • Effectuant, en collaboration avec les organisations de la société civile, un examen complet de toutes les lois du Maroc afin d'éliminer la discrimination fondée sur le sexe et d'assurer la protection contre la violence
  • Formant sans délai tous les agents de la force publique, en particulier les juges, sur le Code pénal et le droit de la famille révisés

Les courriers doivent être adressés à:

M. Mustafa Ramid
Ministre de la Justice et des Libertés
Fax: +212 5-37-26-31-03

Email: krtmed@gmail.com

Mme. Bassima Hakkaoui

Ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social
Fax: +212 5-37-67-19-17

Email: a.elouadi@social.gov.ma

Mr. Karim Ghelleb

Président de la Chambre des représentants
Fax: +212 5-37-67-77-26

Email: kghelleb@parlement.ma; parlement@parlement.ma

Lettres: 

Cher ministre / Président de la chambre des représentants,

Je félicite le ministère marocain de la Justice et des Libertés d’avoir approuvé des modifications au Code pénal et au droit de la famille qui permettront d’empêcher les mariages précoces et de renforcer les sanctions en cas de violences sexuelles. Je crois comprendre que le parlement débattra bientôt de ces amendements et les adoptera. Ces changements incluent une révision de l'article 475, celui qui a pour effet d'exempter de peine un « ravisseur » qui épouse sa victime lorsqu’elle est mineure, et la suppression des dispositions du droit de la famille qui autorisent un juge à approuver le mariage d’une mineure. Je demande respectueusement à ce que vous fassiez tout votre possible pour que les modifications proposées deviennent réalité.

De telles réformes juridiques auraient pu protéger Amina Filali, qui s'est suicidée à 16 ans après avoir été forcée d'épouser son violeur, et Safae, 15 ans,  qui aurait été contrainte par un procureur et un juge d'abandonner les charges et d’épouser son violeur au prétexte de préserver son «honneur». En conséquence, Safae a par deux fois tenté de se suicider.

Pour que le Maroc respecte ses obligations juridiques nationales et internationales, et en soutien aux organisations de femmes,  je vous exhorte à agir pour rapidement adopter et mettre en œuvre les modifications proposées. Veuillez également soutenir une révision complète du Code pénal afin d’éliminer toute discrimination fondée sur le sexe et de garantir la protection des femmes et des filles contre la violence. Une fois que les amendements au Code pénal et au droit de la famille seront promulgués, je vous exhorte également à veiller à ce que tous les agents de la force publique y soient préparés sans délai.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Arabie saoudite: mettre fin au mariage précoce et à la tutelle masculine sur les femmes

Numéro de l'action: 
31.5
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2013 Mai 16

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Comment agir: 

AGISSEZ !

Veuillez écrire aux autorités ci-dessous et les exhorter à offrir des garanties pour que les filles et les femmes disposent d’un véritable choix quant à la sélection d'un conjoint et au moment du mariage en:

  • Adoptant et appliquant la législation qui propose d’établir un âge minimum de mariage
  • Allant plus loin et en relevant l'âge minimum de mariage à 18 ans afin de se conformer aux normes internationales
  • Mettant fin au système de tutelle masculine et en éliminant la discrimination envers les femmes et les filles, notamment en ce qui concerne l’accès à l’éducation et à l’emploi, ainsi que la capacité à faire leurs propres choix de vie

Les courriers doivent être adressés à:

Sa majesté le roi Abdullah bin Abdul Aziz Al Saud
Royaume d’Arabie saoudite
Fax: +966-1-491-2726

Son excellence le Dr Abdullah Bin Mohammed Bin Ibrahim Al-Sheikh
Président du conseil de la Choura
Tél: +966-1-482-1666
Fax: +966-1-481-6985
Email: webmaster@shura.gov.sa

Son excellence le Dr Muhammad bin Abdul El Karim Abdul Azziz El Issa
Ministre de la Justice
University Street, Riyadh 11137
Royaume d’Arabie saoudite
Fax: +966-1-401-1741

Avec une copie à: Commission des droits de l'Homme, Fax: +966 1 461 2061, Email: info@hrc.gov.sa

Lettres: 

Cher roi Abdallah, président du Conseil de la Choura / ministre:

Puisqu’il n'existe actuellement pas de loi relative à un âge minimum de mariage en Arabie saoudite, je me félicite de la proposition introduite le 8 avril 2013 par le ministère de la Justice. Je crois comprendre que le projet de législation fixe l'âge minimum du mariage à 16 ans et qu’il envisage des conditions préalables à tout mariage d'une fille âgée de moins de 16 ans. Ceci constitue une première étape en ce qui concerne la protection de filles qui pourraient autrement être mariées sans restriction. Ces mesures révèlent également un plus grand respect des obligations internationales de l'Arabie saoudite, je les accueille donc favorablement et vous exhorte à soutenir sans délai leur adoption et leur mise en œuvre.

Toutefois, conformément aux normes internationales telles que la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et la Convention relative aux droits de l'enfant (toutes deux ratifiées par l'Arabie saoudite), je vous demande respectueusement d'aller plus loin en relevant rapidement l'âge minimum du mariage à 18 ans et en mettant fin au système de tutelle masculine. Veuillez également veiller à ce qu'il existe des garanties appropriées pour que les femmes disposent d’un vrai choix quant à la sélection d'un conjoint et au moment du mariage. Cela permettra aux femmes et aux filles saoudiennes de jouir de leurs droits et de réaliser leurs ambitions.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

 

Cc: La Commission des droits de l’Homme, email:info@hrc.gov.sa

Egypte: empêcher les violences sexuelles envers les femmes qui revendiquent leurs droits

Numéro de l'action: 
38.2
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2013 Avr 11

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Comment agir: 

AGISSEZ !

Rappelez aux autorités que, en vertu des obligations de l'Egypte vis-à-vis de la CEDAW, du PIDCP et du PIDESC, elles doivent garantir l'égalité entre hommes et femmes, y compris en ce qui concerne le droit à être protégé de toute violence fondée sur le sexe. Veuillez écrire aux autorités égyptiennes énumérées ci-dessous et exhortez-les à:

  • Mettre fin aux tactiques d'intimidation et aux violences sexuelles perpétrées contre les femmes qui défendent leurs droits
  • Veiller à ce que toute agression sexuelle, que ce soit en public ou en privé, fasse l’objet d’enquêtes approfondies et de sévères poursuites
  • Elaborer des méthodes pour que les femmes soient pleinement intégrées à tous les processus gouvernementaux et administratifs

Les courriers doivent être adressés au:

Président Morsi
El Etahadiya Presidential Palace
Merghiny St., Heliopolis
Cairo, EGYPTE
Fax & Tel.: +202 239 019 980
Twitter: @EgyPresidency, @MuhammadMorsi

Prime Minister Mr. Hesham Qandil
Magless El Shaàb Street, Al Kasr El Einy
Cairo, EGYPTE
Tel.: +202-2793-5000
Fax: +202-2795-8048
Email: pm@cabinet.gov.eg

Ministre de la Justice Maître Ahmed Mekki
Lazoghly Square
Cairo, EGYPTE
Tel.: +20227922263
Fax: +20227958103
Email: mjustice@moj.gov.eg

Lettres: 

Monsieur le Président, le Premier ministre, le Ministre:

Je vous écris pour exprimer mon soutien aux Egyptiennes qui continuent à exiger leur pleine intégration à toutes les institutions post-révolution et aux cadres politiques tels que définis dans la Charte des Egyptiennes de 2011. Les Egyptiennes méritent d'être reconnues comme citoyennes à part entière et elles ne devraient pas être soumises à des violences sexuelles pour avoir revendiqué leurs droits.

L'augmentation du nombre d’incidents de violences sexuelles, qui semblent planifiés, perpétrés sur la place Tahrir et aux alentours est alarmante. Je vous exhorte à mettre fin aux tactiques d'intimidation et aux violences sexuelles perpétrées contre les femmes qui défendent leurs droits. Veuillez agir rapidement et de façon décisive pour empêcher cette violence contre les femmes, faire en sorte que les auteurs de violences rendent des comptes dans un délai raisonnable, et veiller à ce que tous les citoyens, y compris les femmes, aient le droit de participer pacifiquement à des manifestations ou à des débats concernant l'avenir du pays de manière libre, sans être victimes de harcèlement ou d’intimidations. Je crois comprendre que votre gouvernement a lancé une « Initiative pour soutenir les droits et libertés des Egyptiennes. » J’espère que cela aboutira à de solides mesures contre la violence envers les femmes, un problème fondamental, et contre la discrimination dont elles sont victimes. Je vous invite également à pleinement intégrer les femmes à tous les processus gouvernementaux et administratifs.

Les obligations internationales de l'Egypte, y compris en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, exigent la pleine égalité entre hommes et femmes ainsi que l'interdiction et la prévention de la violence sexiste.

De telles mesures feraient en sorte que les droits des Egyptiens et Égyptiennes soient respectés et contribueront à faire de l’Egypte un endroit plus sûr.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Appel global: amender toutes les lois sur la nationalité et la citoyenneté qui sont discriminatoires en fonction du sexe

Numéro de l'action: 
47.1
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2013 Jan 30

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Comment agir: 

AGISSEZ ! << Signez notre pétition demandant l'abrogation des lois sur la nationalité discriminatoires. 

  • Signez notre pétition en ligne qui appelle à d’immédiates réformes juridiques afin d’éliminer toute discrimination entre hommes et femmes dans les lois sur la nationalité et la citoyenneté de par le monde, ou bien faites nous savoir que vous souhaitez agir en utilisant les coordonnées ci-dessous.
  • Faites suivre la pétition à vos amis et collègues et incitez les à prendre part à la campagne.
Lettres: 

TEXTE DE LA PETITION

De justes lois qui mettent les femmes sur un pied d'égalité avec les hommes sont nécessaires pour protéger et promouvoir les droits des femmes,  ainsi que pour faciliter leur pleine participation au niveau social, économique et politique. L'égalité devant la loi a un effet positif sur le développement de la société en général : c’est un tremplin qui permet aux femmes de faire leurs propres choix, de renforcer leurs capacités, et de réaliser leurs rêves et espérances.

Afin que les femmes et les hommes puissent transmettre leur nationalité à leurs enfants et/ou leurs conjoints sur un pied d'égalité et sans discrimination, nous demandons à votre gouvernement de modifier de toute urgence les dispositions discriminatoires en fonction du sexe qui sont présentes dans les lois relatives à la nationalité.

Cette pétition appelle les gouvernements des pays ci-dessous à modifier toutes les dispositions discriminatoires présentes dans leurs constitutions, lois, règlements et politiques qui empêchent les femmes et les hommes de transmettre leur nationalité à leurs enfants et leurs conjoints sur un pied d'égalité. Ces pays sont l'Arabie saoudite, l'Autriche, les Bahamas, Bahreïn , le Bangladesh, la Barbade, le Bénin, le Brunei, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, les Comores, le Congo, le Danemark, l’Egypte, les Emirats arabes unis, les Etats-Unis d'Amérique, le Guatemala, la Guinée, l’Iran, l’Iraq, la Jordanie, les Kiribati, le Koweït, le Lesotho, le Liban, le Libéria, la Libye , Madagascar, la Malaisie, le Malawi, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, Nauru, le Népal, le  Niger, le Nigéria, Oman, le Pakistan, le Qatar, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines, les Iles Salomon, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan, le Suriname, le Swaziland, la Syrie, la Tanzanie, la Thaïlande, le Togo, les Tonga, la Tunisie, le Vanuatu, et le Yémen.

Pakistan: empêcher les attaques contre les employés des ONG et les défenseurs des droits humains

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2013 Jan 14
Date de mise à jour: 
2013 Fév 6
MISE A JOUR: 

MISE A JOUR - 6 FEVRIER 2013: dans le district de Swabi, les autorités de la province Khyber Pakhtunkhwa (KP) se sont engagées à verser une compensation financière (300 000 roupies pakistanaises) et à offrir un poste de fonctionnaire à chacune des sept familles des victimes. Même si cela ne répond pas à nos exigences, cela leur sera d’un grand bénéfice puisque les emplois des victimes constituaient souvent la principale source de revenus des familles. En outre, le simple fait que le gouvernement réponde aux préoccupations des organisations de la société civile, ce qui est assez rare, est encourageant. En réponse au gouvernement, les associations locales appellent à une augmentation des compensations  pour tous les défenseurs des droits humains assassinés et les familles des employés d’ONG (2 000 000 roupies pakistanaises), et réitèrent leur appel pour que toutes ces affaires fassent l'objet d'enquêtes et que les coupables soient traduits en justice. Egalité Maintenant a également envoyé notre Alerte Urgente à Genève à la Rapporteuse spéciale de l'ONU sur la situation des défenseurs des droits de l'Homme.

Veuillez continuer à faire pression sur le gouvernement pakistanais pour qu’il protège les défenseurs des droits humains, garantisse la justice pour les activistes ciblés, prévienne de futures violences, et mette fin à la culture de l'impunité en ce qui concerne les crimes envers les femmes.


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Egalité Maintenant et nos partenaires pakistanais sommes profondément préoccupés par la poursuite des attaques et des menaces envers les activistes et les employés des ONG au Pakistan. Les femmes, ainsi que ceux qui travaillent à promouvoir les droits des femmes et des filles, ont été particulièrement ciblées par certaines de ces attaques.

Comment agir: 

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et nos partenaires en demandant au gouvernement pakistanais de répondre à l'appel des groupes issus de la société civile qui exhortent à protéger les défenseurs des droits humains, à garantir la justice pour les activistes ciblé(e)s, et à prévenir de futures violences, notamment en garantissant et en favorisant le droit des femmes à l'égalité.

>> AGISSEZ !

Aidez-nous à faire passer le message de cette campagne en faisant suivre cette alerte à vos amis.

Les courriers doivent être adressés à:

M. Raja Pervez Ashraf
Premier ministre de la République Islamique du Pakistan
The Prime Minister’s Secretariat
Islamabad, Pakistan
Tél: +92 51 920 6111
Fax: +92 51 922 1596
Email: secretary@cabinet.gov.pk

M. Amir Haider Hoti
Ministre en chef de la province Khyber Pakhtunkhwa
Chief Minister House
Fort Road
Peshawar Cantt
Pakistan
Tél: +92 91 9213574, +92 91 9211719
Fax: +92 91 9210718, +92 91 9210743
Email: javedkhaki@gmail.com

Maître Syed Masood Kausar
Gouverneur de la province Khyber
Governor House Abdul Qayum Road
Peshawar
Pakistan
Fax: +92 91 9210751

Lettres: 

Monsieur le Premier ministre / ministre en chef / gouverneur:

Je suis profondément préoccupé(e) par les récentes attaques et les menaces qui pèsent sur les défenseurs des droits humains et les employés des ONG dans la province Khyber Pakhtunkhwa (KP) et la région FATA, notamment par l'attaque dont a été victime Malala Yousafzai en octobre dernier et par les nombreuses fusillades qui en décembre 2012 et janvier 2013ont coûté la vie à des professionnels de la santé, de l'éducation et à d’autres employés pakistanais et étrangers des ONG.

Selon les ONG locales, les menaces sur la vie des défenseurs des droits humains, ainsi que sur les employés des ONG en général, sont fréquentes dans la province KP et dans la zone  FATA. Je suis inquiet(e) de l'absence de mesures efficaces visant à protéger les activistes des droits humains dans la région. Puisque de nombreuses ONG locales et étrangères travaillent particulièrement pour améliorer la situation des femmes et des filles, les continuelles menaces et attaques envers celles-ci ralentissent les progrès relatifs à la protection et à la promotion des droits des femmes et des filles au Pakistan.

La Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l'Homme stipule que  les Etats ont pour obligation de garantir et de protéger les droits des défenseurs des droits humains. Le Pakistan a également le devoir de protéger tous les droits humains tels qu’énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'Homme (DUDH), dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et dans la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), des instruments qui, parmi d’autres, engagent le Pakistan. Margaret Sekaggya, la Rapporteuse spéciale de l'ONU sur la situation des défenseurs des droits humains, et Rashida Manjoo, la Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes, ont toutes deux pris note des violations commises contre les défenseurs des droits humains travaillant sur les droits des femmes au Pakistan et souligné qu’il était de la responsabilité du gouvernement de rapidement mener une enquête et de faire en sorte que les auteurs rendent des comptes. Par ailleurs, dans le rapport de juin 2008 du Groupe de travail sur l'Examen périodique universel relatif au Pakistan, le Pakistan a été appelé à «lutter contre l’impunité de ceux qui s’en prennent aux défenseurs des droits de l’Homme en enquêtant efficacement sur les allégations et en poursuivant les responsables. »

Je soutiens les organisations de la société civile travaillant dans la province KP et dans la zone FATA, dont les coalitions Pakhtunkhwa Civil Society Network (PCSN) et Tribal NGOs Consortium (TNC), ainsi que End Violence against Women and Girls (EVAW/G) Alliance KP & FATA, et me joins à eux en vous exhortant à:

  • modifier le Code pénal pakistanais et le Code de procédure pénale afin de faire en sorte que le fait d’intimider, de harceler, de menacer, d’attaquer ou de blesser une personne en raison de son travail pour une ONG ou en faveur des droits humains constitue une infraction pénale spécifique
  • prendre immédiatement des mesures pour mettre fin à la culture de l'impunité en ce qui concerne les crimes contre les femmes, notamment en:
    • abrogeant ou en amendant les lois, les politiques, et les pratiques, à la fois officielles et officieuses, qui sapent les droits des femmes, y compris leur droit à l'égalité
    • traduisant en justice les auteurs de violence et de discriminations envers les femmes ainsi que leurs complices
    • prenant des mesures législatives, éducatives, et autres mesures  adaptées, pour s'attaquer à la culture du silence et de stigmatisation des victimes. Cette culture accroît la vulnérabilité des femmes à la violence et se traduit par une violation de leurs droits, notamment du droit de jouir d'une citoyenneté complète et égale.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Jordanie: accorder aux femmes les mêmes droits de citoyenneté qu’aux hommes

Numéro de l'action: 
45.1
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Nov 5

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Comment agir: 

AGISSEZ !

Appelez les autorités jordaniennes à modifier la loi sur la nationalité afin d’accorder sans délai aux femmes un droit égal de transmettre leur nationalité à leurs enfants et conjoints.

Roi Abdullah II bin Al-Hussein    
Bureau du roi            
11100 Amman, JORDANIE        
Tél: +9626 4637341        
Fax: +9626 4627421/2

Premier ministre Abdallah El Nsour
11180 Amman, JORDANIE
Tél: +9626 4641211
Fax: +9626 4642520
Email: info@pm.gov.jo

En attendant que la loi sur la nationalité soit modifiée, demandez au  ministre de l'Intérieur d'accélérer les initiatives gouvernementales qui visent à faciliter la délivrance de permis de séjour aux conjoints étrangers de femmes jordaniennes et l'accès aux services de santé et d'éducation pour leurs enfants.

Mr. Hussein Al-Majali
Ministre de l’Intérieur
 P.O. Box 100, 11181 Amman
 Ibin Zawdun St., Building #9, JORDANIE    
 Tél.: +9626 5691141/Fax: +9626 5691141
 Email: info@moi.gov.jo

Lettres: 

Votre altesse, cher premier ministre:

Je vous écris pour exprimer mon soutien aux Jordaniens et Jordaniennes qui militent pour que les femmes aient des droits de citoyenneté égaux aux hommes, et en particulier à la campagne organisée par Nima Habashna, « Ma mère est Jordanienne, j’ai droit à sa nationalité.» En vertu de la loi jordanienne no 6 sur la nationalité datant de 1954 et amendée pour la dernière fois en 1987, les femmes ne peuvent pas, à quelques exceptions près, transmettre leur nationalité à leurs époux étrangers ou à leurs enfants communs. Cela a un impact négatif sur leurs vies et je demande respectueusement que vous fassiez tout votre possible pour modifier sans délai la loi sur la nationalité afin d’abroger cette interdiction et ainsi améliorer de façon incommensurable la vie de ces familles.

Les difficultés causées par l'incapacité des Jordaniennes à transmettre leur nationalité sont nombreuses : crainte que les enfants ne soient éloignés du pays par un mari étranger et énormes difficultés juridiques pour obtenir un droit de visite, exploitation des hommes nés à l’étranger et de leurs enfants par les employeurs, et incitation à marier leurs filles à des Jordaniens à un âge précoce afin de procurer un sentiment de sécurité. En ce qui concerne les possibilités d’emploi ou d’éducation, l'accès aux hôpitaux publics ou bien la nécessité d'obtenir l'approbation du ministère de l'Intérieur pour pouvoir se marier, des restrictions supplémentaires envers les enfants issus de ces unions conduisent également à une plus grande vulnérabilité pour ces femmes et leurs familles.

Bien que la loi jordanienne prévoie la possibilité de naturalisation d'un mari étranger et de leurs enfants, elle est appliquée  à la discrétion du Conseil des Ministres et les demandes doivent être obtenues et déposées en personne au  ministère de l'Intérieur qui est situé à Amman. Aucune des femmes participant à la campagne n’a réussi à obtenir que sa requête soit considérée et certaines d’entre elles ne peuvent parfois même pas obtenir un formulaire.

L’Organisation de la femme arabe a porté la question au Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) en février 2012. Dans ses observations finales de juillet 2012, le comité CEDAW a exhorté le gouvernement à « permettre aux Jordaniennes de transmettre leur nationalité à leurs conjoints étrangers et leurs enfants communs»  dans le contexte du droit à la nationalité. Plusieurs autres traités de l'ONU et organes de suivi des traités, y compris le Comité des droits de l'Homme, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD) et le Comité des droits de l'enfant, ont également abordé cette question. Tous ces comités ont appelé la Jordanie à modifier sa loi sur la nationalité dans leur plus récent examen de la mise en œuvre des traités de droits humains.

Veuillez prendre des mesures d'urgence pour modifier la loi sur la nationalité. En attendant, et pour que ces familles bénéficient d’un répit temporaire de la détresse causée par la législation en vigueur, je vous exhorte également à travailler avec le ministère de l'Intérieur afin d’accélérer les initiatives gouvernementales qui visent à faciliter la délivrance de permis de séjour aux conjoints étrangers de femmes Jordaniennes et un accès régulier aux services de santé et d'éducation pour leurs enfants. 

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,


Cher ministre,

Je vous écris pour exprimer mon soutien aux Jordaniens et Jordaniennes qui plaident en faveur d’une modification de la loi jordanienne no 6 de 1954 afin d’accorder aux femmes mariées à des ressortissants étrangers un droit égal de transmettre leur citoyenneté à leur conjoints et à leurs enfants. En attendant que la loi sur la nationalité soit modifiée et afin que ces familles bénéficient d’un répit temporaire de la non-application des dispositions de naturalisation en vigueur, veuillez également accélérer les initiatives gouvernementales qui visent à faciliter la délivrance de permis de séjour aux conjoints étrangers de femmes Jordaniennes et l'accès aux services de santé et d'éducation pour leurs enfants.

Les difficultés causées par l'incapacité des Jordaniennes à transmettre leur nationalité sont nombreuses : crainte que les enfants ne soient éloignés du pays par un mari étranger et énormes difficultés juridiques pour obtenir un droit de visite, exploitation des hommes nés à l’étranger et de leurs enfants par les employeurs, et incitation à marier leurs filles à des Jordaniens à un âge précoce afin de procurer un sentiment de sécurité. En ce qui concerne les possibilités d’emploi ou d’éducation, l'accès aux hôpitaux publics ou bien la nécessité d'obtenir l'approbation du ministère de l'Intérieur pour pouvoir se marier, des restrictions supplémentaires envers les enfants issus de ces unions conduisent également à une plus grande vulnérabilité pour ces femmes et leurs familles.

Bien que la loi jordanienne prévoie la possibilité de naturalisation d'un mari étranger et de ses enfants, elle est appliquée  à la discrétion du Conseil des Ministres et les demandes doivent être obtenues et déposées en personne au  ministère de l'Intérieur qui est situé à Amman. Nima Habashna, l'organisatrice de la campagne «Ma mère est Jordanienne, j’ai droit à sa nationalité», a par exemple déposé sa demande il y a plusieurs années. Cependant, malgré des demandes répétées pour qu’une décision soit prise et même avec l'aide d'un député qui a soumis des documents en son nom, elle n'a jamais reçu de réponse officielle écrite. Ce n'est qu’en avril dernier que le député a reçu un courrier officiel indiquant que la demande de Nima avait été rejetée, mais sans donner aucune raison. D'autres femmes participant à la campagne ont également essayé de transmettre leur nationalité à leurs enfants et leurs conjoints mais elles ne parviennent même pas à d'obtenir un formulaire auprès de votre ministère et aucune d’entre-elles n’a réussi à obtenir que sa requête soit considérée.

Conformément aux obligations juridiques internationales de la Jordanie, veuillez soutenir l'amendement de la loi sur la nationalité et, en attendant, faire tout votre possible pour faciliter la délivrance de permis de séjour aux conjoints étrangers de femmes jordaniennes et un accès régulier aux services de santé et d'éducation pour leurs enfants.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Egypte: reporter le référendum du 15 décembre sur le projet de constitution

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Déc 11
Date de mise à jour: 
2012 Déc 17

Partners in the revolution and democratic Egypt ©UN Women

Camarades pour une Egypte démocratique lors de la révolution ©ONU Femmes

Comment agir: 

>> AGISSEZ !

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et nos partenaires égyptiens, l’Alliance pour les femmes arabes et CEWLA, en appelant le président Morsi à reporter le référendum sur la constitution qui est prévu pour le 15 décembre. Exhortez-le à employer un processus d'examen et d’élaboration de la constitution qui soit inclusif et transparent ainsi que, conformément aux obligations internationales de l'Egypte et à l'esprit de la révolution, à veiller à ce que toutes les dispositions protègent et promeuvent clairement l’égalité de droits de tous les Egyptiens.

Les courriers doivent être adressés à:

Président Morsi
El Etahadiya Presidential Palace
Merghiny St.
Heliopolis, Le Caire
EGYPTE
Fax & tél: +202 239 019 980
 

Lettres: 

Monsieur le Président,

Je suis profondément préoccupé(e) par l'actuel projet de nouvelle constitution égyptienne qui pourrait gravement restreindre et compromettre les droits des femmes et des filles s’il est approuvé par référendum le 15 décembre 2012. Je rejoins donc les Egyptiens et Egyptiennes en vous demandant de reporter l’imminent référendum sur la constitution.

Je suis particulièrement préoccupé(e), comme le sont les organisations de femmes et de droits humains en Egypte, par les ambiguïtés du texte et par l'absence de garanties quant à l'égalité hommes-femmes. La Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l'homme a également exprimé ses préoccupations à la fois sur le processus d'élaboration de la  nouvelle constitution et sur son contenu actuel.
 
En soutien à ceux qui font campagne en Egypte pour garantir que les droits des femmes soient protégés et promus par la nouvelle constitution, je vous exhorte à employer un processus d'examen et d’élaboration de la constitution qui soit inclusif et transparent ainsi que, conformément aux obligations internationales de l'Egypte et à l'esprit de la révolution, à veiller à ce que toutes les dispositions protègent et promeuvent clairement l’égalité de droits de tous les Egyptiens.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Des mots et des faits Bilan des actions gouvernementales quinze ans après la Conférence de Beijing

Numéro de l'action: 
16.12
MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2012 Juil 10

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Comment agir: 

>> AGISSEZ! Signez notre pétition demandant l'abrogation des lois discriminatoires

  • Demandez aux gouvernements de modifier ou d’abroger toutes les lois qui sont discriminatoires en fonction du sexe de toute urgence.
  • Faites suivre cette mise à jour et exprimez vos inquiétudes aux médias et au public afin d'obtenir leur soutien dans la campagne pour tenir les gouvernements responsables dans le cadre du Programme d'action de Beijing
  • Veuillez également signer notre pétition.

A la suite d’actions revendicatrices de la part d’Egalité Maintenant et de nombreuses organisation issues de la société civile, le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies a, lors de la session septembre-octobre 2010, créé un Groupe de travail composé de cinq membres et chargé de la question de la discrimination envers les femmes dans la législation et dans la pratique. Egalité Maintenant continuera à faire parvenir des informations au Groupe de travail sur ces questions et encourage d'autres organisations à faire de même: wgdiscriminationwomen@ohchr.org.

Soudan: empêchez la lapidation d’Intisar Sharif Abdalla

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Juin 6
Date de mise à jour: 
2012 Juil 3
MISE A JOUR: 

MISE A JOUR 3 juillet 2012: Le 22 juin, une cour d’appel a annulé la peine d’Intisar Sharif Abdalla et a ordonné un nouveau procès à cause de defaults dans le procès original. Le 3 juillet, le tribunal de première instance n’a trouvé aucune preuve pour justifier le procès et a rejeté les charges. Intisar a été libérée de prison. Merci pour agir.

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Comment agir: 

Veuillez écrire aux autorités soudanaises pour demander:

  • la libération immédiate et sans condition d’Intisar Sharif Abdalla;
  • la mise en place d'un moratoire sur la lapidation;
  • la commutation de toutes les peines de mort par lapidation;
  • l’interdiction de tous les châtiments cruels, inhumains et dégradants, tels que la torture, la flagellation et la lapidation, conformément aux obligations du Soudan en vertu de la Charte africaine et du PIDCP;
  • une révision totale des dispositions de la Loi pénale soudanaise de 1991, en particulier de l'article 146, et la suppression de toutes les dispositions discriminatoires ou ayant un effet discriminatoire sur les femmes, y compris celles relatives à l'adultère et à la fornication, conformément à la disposition constitutionnelle soudanaise sur le droit à l'égalité et à la non-discrimination selon le sexe. 

>> AGISSEZ !

Veuillez adresser vos courriers à

Président Omar Hassan Ahmad al-Bashir
Office of the President
People’s Palace
PO Box 281
Khartoum, Sudan
Email: info@sudan.gov.sd

Mohammed Bushara Dousa
Ministre de la Justice
Ministry of Justice
Justice Towers
Gamhoria Street
PO Box 302
Khartoum, Sudan

Dr. Moaz Tango
Comité consultatif sur les droits de l'homme
Ministry of Justice
Justice Towers
Gamhoria Street
PO Box 302
Khartoum, Sudan

Jalal al-Din Mohammed Osman
Juge en chef
Ministry of Justice
Justice Towers
Gamhoria Street
P.O Box 302
Khartoum, Sudan

Lettres: 

Cher ______:

Je vous écris pour exprimer ma vive préoccupation au sujet de la condamnation à mort par lapidation pour adultère le 13 mai 2012 d’une mère de trois enfants, Intisar Sharif Abdalla, en vertu de l'article 146 du Code pénal soudanais.

La sentence prescrite, à savoir la lapidation, viole les obligations légales internationales du Soudan en vertu de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples (Charte africaine) et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), qui ont clairement interdit toutes les formes de torture et de châtiments cruels, inhumains ou dégradants. En outre, comme l'a réaffirmé la Commission des Nations unies pour les droits de l’Homme (actuel Conseil des droits de l'Homme des Nations unies) et le Comité des droits de l’Homme, la peine de mort pour adultère n'entre pas dans la catégorie internationalement reconnue de « crimes les plus graves » justifiant une peine de mort.

Par ailleurs, il semble que le procès d’Intisar n’ait pas répondu aux normes d'un procès équitable en vertu du droit soudanais ou du droit international. Il est particulièrement inquiétant de constater que sa peine a été imposée sur la base d'aveux extorqués après avoir été torturée par son frère. Des aveux soutirés sous la torture et la contrainte ne devraient pas être recevables devant un tribunal et ne peuvent valoir une peine de mort. De plus, je crois savoir qu’Intisar n'a pas été défendue par un avocat en dépit de l'article 34 (6) de la Constitution intérimaire du Soudan qui stipule que  «Toute personne accusée a le droit de se défendre en personne ou par l’intermédiaire d’un avocat de son choix et de disposer d’une aide juridique fournie par l'Etat si elle est incapable de se défendre elle-même dans des cas d’infractions graves.» Intisar n'était également apparemment pas en mesure de comprendre les débats du tribunal qui se tenaient en arabe, ce qui n'est pas sa langue maternelle. Une exécution à la suite d'un procès qui n'a pas respecté les normes internationales d'équité constitue une violation du droit à la vie.

Je vous exhorte respectueusement à libérer Intisar Sharif Abdalla immédiatement et sans condition, à mettre en place un moratoire sur la lapidation, à commuer toutes les condamnations à mort par lapidation et, conformément aux obligations du Soudan en vertu de la Charte africaine et du PIDCP, à interdire tous les châtiments cruels, inhumains et dégradants, tels que la torture, la flagellation et la lapidation.

Enfin, je vous exhorte aussi à procéder à une révision totale des dispositions de la Loi pénale soudanaise de 1991, en particulier de l'article 146,  en vue de supprimer toutes les dispositions discriminatoires ou ayant un effet discriminatoire sur les femmes, y compris celles relatives à l'adultère et la fornication, conformément à la disposition constitutionnelle soudanaise sur le droit à l'égalité et à la non-discrimination selon le sexe.

Veuillez agréer l’expression de mes salutations les plus respectueuses,

Rwanda: garantir un accès à des avortements légaux et sans danger

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Mai 30
Date de mise à jour: 
2012 Juil 11

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Comment agir: 

Appelez le président Kagame à respecter les obligations juridiques internationales du Rwanda en:

  • upprimant les conditions préalables obligeant les femmes à obtenir une ordonnance du tribunal et l'approbation de deux médecins avant de pouvoir accéder à un avortement sans risque.
  • modifiant le projet de loi avant qu’il n’entre en vigueur pour permettre à d’autres prestataires de soins de santé qualifiés de pratiquer des avortements.
  • veillant à ce que femmes soient en mesure d'accéder à des avortements sans danger.

>> AGISSEZ !

Les courriers doivent être adressés au président Paul Kagame:

A l'attention d’Ines Mpambara
Directrice de Cabinet à la Présidence
Email: inesmp@presidenccy.gov.rw

Lettres: 

Monsieur le président Kagame,

Je me réjouis de l’adoption d’une loi qui permet aux femmes d'interrompre une grossesse en cas d'inceste, de viol, de mariage forcé, ou si la grossesse constitue un risque pour la santé. Je vous écris pour exprimer mon soutien aux rwandais et aux rwandaises qui militent pour que les femmes soient en mesure d'accéder à des avortements sans danger.

Cependant, de contraignantes conditions préalables, en particulier celle exigeant d’une femme qu’elle obtienne une ordonnance du tribunal et l'approbation de deux médecins avant de pouvoir terminer une grossesse et celle permettant uniquement aux médecins de pratiquer des avortements, font que, pour de nombreuses femmes, il sera presque impossible d’accéder à un avortement sans risque. Je crois comprendre que la plupart des femmes n'ont pas accès aux tribunaux ou aux médecins et que, par conséquent, elles ne seront pas en mesure de bénéficier de cette loi. Ainsi, je demande respectueusement à ce que vous fassiez tout votre possible pour supprimer ces conditions préalables avant que le projet de loi n’entre en vigueur. En outre, veuillez veiller à ce que d’autres prestataires de soins de santé qualifiés puissent être en mesure de pratiquer des avortements.

Ces modifications permettraient aux femmes d’avoir accès à des avortements sans danger et de réduire ainsi les complications de santé et le risque de mortalité maternelle. Elles seraient également en ligne avec les obligations du Rwanda en vertu du Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes et de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, ainsi que d'autres instruments. Veuillez faire tout votre possible pour faire en sorte que les femmes soient en mesure d'accéder à des avortements sans risque.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

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