discrimination juridique

Jordanie: accorder aux femmes les mêmes droits de citoyenneté qu’aux hommes

Numéro de l'action: 
45.1
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Nov 5

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Comment agir: 

 TAKE ACTION NOW! << Click on this link to send all letters below online.

Appelez les autorités jordaniennes à modifier la loi sur la nationalité afin d’accorder sans délai aux femmes un droit égal de transmettre leur nationalité à leurs enfants et conjoints.

Roi Abdullah II bin Al-Hussein    
Bureau du roi            
11100 Amman, JORDANIE        
Tél: +9626 4637341        
Fax: +9626 4627421/2

Premier ministre Abdallah El Nsour
11180 Amman, JORDANIE
Tél: +9626 4641211
Fax: +9626 4642520
Email: info@pm.gov.jo

En attendant que la loi sur la nationalité soit modifiée, demandez au  ministre de l'Intérieur d'accélérer les initiatives gouvernementales qui visent à faciliter la délivrance de permis de séjour aux conjoints étrangers de femmes jordaniennes et l'accès aux services de santé et d'éducation pour leurs enfants.

Maj. Gen Ahmad Jamal El Deen
Ministre de l’Intérieur
 P.O. Box 100, 11181 Amman
 Ibin Zawdun St., Building #9, JORDANIE    
 Tél.: +9626 5691141/Fax: +9626 5691141
 Email: info@moi.gov.jo

Lettres: 

Votre altesse, cher premier ministre:

Je vous écris pour exprimer mon soutien aux Jordaniens et Jordaniennes qui militent pour que les femmes aient des droits de citoyenneté égaux aux hommes, et en particulier à la campagne organisée par Nima Habashna, « Ma mère est Jordanienne, j’ai droit à sa nationalité.» En vertu de la loi jordanienne no 6 sur la nationalité datant de 1954 et amendée pour la dernière fois en 1987, les femmes ne peuvent pas, à quelques exceptions près, transmettre leur nationalité à leurs époux étrangers ou à leurs enfants communs. Cela a un impact négatif sur leurs vies et je demande respectueusement que vous fassiez tout votre possible pour modifier sans délai la loi sur la nationalité afin d’abroger cette interdiction et ainsi améliorer de façon incommensurable la vie de ces familles.

Les difficultés causées par l'incapacité des Jordaniennes à transmettre leur nationalité sont nombreuses : crainte que les enfants ne soient éloignés du pays par un mari étranger et énormes difficultés juridiques pour obtenir un droit de visite, exploitation des hommes nés à l’étranger et de leurs enfants par les employeurs, et incitation à marier leurs filles à des Jordaniens à un âge précoce afin de procurer un sentiment de sécurité. En ce qui concerne les possibilités d’emploi ou d’éducation, l'accès aux hôpitaux publics ou bien la nécessité d'obtenir l'approbation du ministère de l'Intérieur pour pouvoir se marier, des restrictions supplémentaires envers les enfants issus de ces unions conduisent également à une plus grande vulnérabilité pour ces femmes et leurs familles.

Bien que la loi jordanienne prévoie la possibilité de naturalisation d'un mari étranger et de leurs enfants, elle est appliquée  à la discrétion du Conseil des Ministres et les demandes doivent être obtenues et déposées en personne au  ministère de l'Intérieur qui est situé à Amman. Aucune des femmes participant à la campagne n’a réussi à obtenir que sa requête soit considérée et certaines d’entre elles ne peuvent parfois même pas obtenir un formulaire.

L’Organisation de la femme arabe a porté la question au Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) en février 2012. Dans ses observations finales de juillet 2012, le comité CEDAW a exhorté le gouvernement à « permettre aux Jordaniennes de transmettre leur nationalité à leurs conjoints étrangers et leurs enfants communs»  dans le contexte du droit à la nationalité. Plusieurs autres traités de l'ONU et organes de suivi des traités, y compris le Comité des droits de l'Homme, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD) et le Comité des droits de l'enfant, ont également abordé cette question. Tous ces comités ont appelé la Jordanie à modifier sa loi sur la nationalité dans leur plus récent examen de la mise en œuvre des traités de droits humains.

Veuillez prendre des mesures d'urgence pour modifier la loi sur la nationalité. En attendant, et pour que ces familles bénéficient d’un répit temporaire de la détresse causée par la législation en vigueur, je vous exhorte également à travailler avec le ministère de l'Intérieur afin d’accélérer les initiatives gouvernementales qui visent à faciliter la délivrance de permis de séjour aux conjoints étrangers de femmes Jordaniennes et un accès régulier aux services de santé et d'éducation pour leurs enfants. 

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,


Cher ministre,

Je vous écris pour exprimer mon soutien aux Jordaniens et Jordaniennes qui plaident en faveur d’une modification de la loi jordanienne no 6 de 1954 afin d’accorder aux femmes mariées à des ressortissants étrangers un droit égal de transmettre leur citoyenneté à leur conjoints et à leurs enfants. En attendant que la loi sur la nationalité soit modifiée et afin que ces familles bénéficient d’un répit temporaire de la non-application des dispositions de naturalisation en vigueur, veuillez également accélérer les initiatives gouvernementales qui visent à faciliter la délivrance de permis de séjour aux conjoints étrangers de femmes Jordaniennes et l'accès aux services de santé et d'éducation pour leurs enfants.

Les difficultés causées par l'incapacité des Jordaniennes à transmettre leur nationalité sont nombreuses : crainte que les enfants ne soient éloignés du pays par un mari étranger et énormes difficultés juridiques pour obtenir un droit de visite, exploitation des hommes nés à l’étranger et de leurs enfants par les employeurs, et incitation à marier leurs filles à des Jordaniens à un âge précoce afin de procurer un sentiment de sécurité. En ce qui concerne les possibilités d’emploi ou d’éducation, l'accès aux hôpitaux publics ou bien la nécessité d'obtenir l'approbation du ministère de l'Intérieur pour pouvoir se marier, des restrictions supplémentaires envers les enfants issus de ces unions conduisent également à une plus grande vulnérabilité pour ces femmes et leurs familles.

Bien que la loi jordanienne prévoie la possibilité de naturalisation d'un mari étranger et de ses enfants, elle est appliquée  à la discrétion du Conseil des Ministres et les demandes doivent être obtenues et déposées en personne au  ministère de l'Intérieur qui est situé à Amman. Nima Habashna, l'organisatrice de la campagne «Ma mère est Jordanienne, j’ai droit à sa nationalité», a par exemple déposé sa demande il y a plusieurs années. Cependant, malgré des demandes répétées pour qu’une décision soit prise et même avec l'aide d'un député qui a soumis des documents en son nom, elle n'a jamais reçu de réponse officielle écrite. Ce n'est qu’en avril dernier que le député a reçu un courrier officiel indiquant que la demande de Nima avait été rejetée, mais sans donner aucune raison. D'autres femmes participant à la campagne ont également essayé de transmettre leur nationalité à leurs enfants et leurs conjoints mais elles ne parviennent même pas à d'obtenir un formulaire auprès de votre ministère et aucune d’entre-elles n’a réussi à obtenir que sa requête soit considérée.

Conformément aux obligations juridiques internationales de la Jordanie, veuillez soutenir l'amendement de la loi sur la nationalité et, en attendant, faire tout votre possible pour faciliter la délivrance de permis de séjour aux conjoints étrangers de femmes jordaniennes et un accès régulier aux services de santé et d'éducation pour leurs enfants.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Egypte: reporter le référendum du 15 décembre sur le projet de constitution

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Déc 11
Date de mise à jour: 
2012 Déc 17

Partners in the revolution and democratic Egypt ©UN Women

Camarades pour une Egypte démocratique lors de la révolution ©ONU Femmes

Comment agir: 

>> AGISSEZ !

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et nos partenaires égyptiens, l’Alliance pour les femmes arabes et CEWLA, en appelant le président Morsi à reporter le référendum sur la constitution qui est prévu pour le 15 décembre. Exhortez-le à employer un processus d'examen et d’élaboration de la constitution qui soit inclusif et transparent ainsi que, conformément aux obligations internationales de l'Egypte et à l'esprit de la révolution, à veiller à ce que toutes les dispositions protègent et promeuvent clairement l’égalité de droits de tous les Egyptiens.

Les courriers doivent être adressés à:

Président Morsi
El Etahadiya Presidential Palace
Merghiny St.
Heliopolis, Le Caire
EGYPTE
Fax & tél: +202 239 019 980
 

Lettres: 

Monsieur le Président,

Je suis profondément préoccupé(e) par l'actuel projet de nouvelle constitution égyptienne qui pourrait gravement restreindre et compromettre les droits des femmes et des filles s’il est approuvé par référendum le 15 décembre 2012. Je rejoins donc les Egyptiens et Egyptiennes en vous demandant de reporter l’imminent référendum sur la constitution.

Je suis particulièrement préoccupé(e), comme le sont les organisations de femmes et de droits humains en Egypte, par les ambiguïtés du texte et par l'absence de garanties quant à l'égalité hommes-femmes. La Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l'homme a également exprimé ses préoccupations à la fois sur le processus d'élaboration de la  nouvelle constitution et sur son contenu actuel.
 
En soutien à ceux qui font campagne en Egypte pour garantir que les droits des femmes soient protégés et promus par la nouvelle constitution, je vous exhorte à employer un processus d'examen et d’élaboration de la constitution qui soit inclusif et transparent ainsi que, conformément aux obligations internationales de l'Egypte et à l'esprit de la révolution, à veiller à ce que toutes les dispositions protègent et promeuvent clairement l’égalité de droits de tous les Egyptiens.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Des mots et des faits Bilan des actions gouvernementales quinze ans après la Conférence de Beijing

Numéro de l'action: 
16.12
MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2012 Juil 10

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Comment agir: 

>> AGISSEZ! Signez notre pétition demandant l'abrogation des lois discriminatoires

  • Demandez aux gouvernements de modifier ou d’abroger toutes les lois qui sont discriminatoires en fonction du sexe de toute urgence.
  • Faites suivre cette mise à jour et exprimez vos inquiétudes aux médias et au public afin d'obtenir leur soutien dans la campagne pour tenir les gouvernements responsables dans le cadre du Programme d'action de Beijing
  • Veuillez également signer notre pétition.

A la suite d’actions revendicatrices de la part d’Egalité Maintenant et de nombreuses organisation issues de la société civile, le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies a, lors de la session septembre-octobre 2010, créé un Groupe de travail composé de cinq membres et chargé de la question de la discrimination envers les femmes dans la législation et dans la pratique. Egalité Maintenant continuera à faire parvenir des informations au Groupe de travail sur ces questions et encourage d'autres organisations à faire de même: wgdiscriminationwomen@ohchr.org.

Soudan: empêchez la lapidation d’Intisar Sharif Abdalla

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Juin 6
Date de mise à jour: 
2012 Juil 3
MISE A JOUR: 

MISE A JOUR 3 juillet 2012: Le 22 juin, une cour d’appel a annulé la peine d’Intisar Sharif Abdalla et a ordonné un nouveau procès à cause de defaults dans le procès original. Le 3 juillet, le tribunal de première instance n’a trouvé aucune preuve pour justifier le procès et a rejeté les charges. Intisar a été libérée de prison. Merci pour agir.

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Comment agir: 

Veuillez écrire aux autorités soudanaises pour demander:

  • la libération immédiate et sans condition d’Intisar Sharif Abdalla;
  • la mise en place d'un moratoire sur la lapidation;
  • la commutation de toutes les peines de mort par lapidation;
  • l’interdiction de tous les châtiments cruels, inhumains et dégradants, tels que la torture, la flagellation et la lapidation, conformément aux obligations du Soudan en vertu de la Charte africaine et du PIDCP;
  • une révision totale des dispositions de la Loi pénale soudanaise de 1991, en particulier de l'article 146, et la suppression de toutes les dispositions discriminatoires ou ayant un effet discriminatoire sur les femmes, y compris celles relatives à l'adultère et à la fornication, conformément à la disposition constitutionnelle soudanaise sur le droit à l'égalité et à la non-discrimination selon le sexe. 

>> AGISSEZ !

Veuillez adresser vos courriers à

Président Omar Hassan Ahmad al-Bashir
Office of the President
People’s Palace
PO Box 281
Khartoum, Sudan
Email: info@sudan.gov.sd

Mohammed Bushara Dousa
Ministre de la Justice
Ministry of Justice
Justice Towers
Gamhoria Street
PO Box 302
Khartoum, Sudan

Dr. Moaz Tango
Comité consultatif sur les droits de l'homme
Ministry of Justice
Justice Towers
Gamhoria Street
PO Box 302
Khartoum, Sudan

Jalal al-Din Mohammed Osman
Juge en chef
Ministry of Justice
Justice Towers
Gamhoria Street
P.O Box 302
Khartoum, Sudan

Lettres: 

Cher ______:

Je vous écris pour exprimer ma vive préoccupation au sujet de la condamnation à mort par lapidation pour adultère le 13 mai 2012 d’une mère de trois enfants, Intisar Sharif Abdalla, en vertu de l'article 146 du Code pénal soudanais.

La sentence prescrite, à savoir la lapidation, viole les obligations légales internationales du Soudan en vertu de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples (Charte africaine) et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), qui ont clairement interdit toutes les formes de torture et de châtiments cruels, inhumains ou dégradants. En outre, comme l'a réaffirmé la Commission des Nations unies pour les droits de l’Homme (actuel Conseil des droits de l'Homme des Nations unies) et le Comité des droits de l’Homme, la peine de mort pour adultère n'entre pas dans la catégorie internationalement reconnue de « crimes les plus graves » justifiant une peine de mort.

Par ailleurs, il semble que le procès d’Intisar n’ait pas répondu aux normes d'un procès équitable en vertu du droit soudanais ou du droit international. Il est particulièrement inquiétant de constater que sa peine a été imposée sur la base d'aveux extorqués après avoir été torturée par son frère. Des aveux soutirés sous la torture et la contrainte ne devraient pas être recevables devant un tribunal et ne peuvent valoir une peine de mort. De plus, je crois savoir qu’Intisar n'a pas été défendue par un avocat en dépit de l'article 34 (6) de la Constitution intérimaire du Soudan qui stipule que  «Toute personne accusée a le droit de se défendre en personne ou par l’intermédiaire d’un avocat de son choix et de disposer d’une aide juridique fournie par l'Etat si elle est incapable de se défendre elle-même dans des cas d’infractions graves.» Intisar n'était également apparemment pas en mesure de comprendre les débats du tribunal qui se tenaient en arabe, ce qui n'est pas sa langue maternelle. Une exécution à la suite d'un procès qui n'a pas respecté les normes internationales d'équité constitue une violation du droit à la vie.

Je vous exhorte respectueusement à libérer Intisar Sharif Abdalla immédiatement et sans condition, à mettre en place un moratoire sur la lapidation, à commuer toutes les condamnations à mort par lapidation et, conformément aux obligations du Soudan en vertu de la Charte africaine et du PIDCP, à interdire tous les châtiments cruels, inhumains et dégradants, tels que la torture, la flagellation et la lapidation.

Enfin, je vous exhorte aussi à procéder à une révision totale des dispositions de la Loi pénale soudanaise de 1991, en particulier de l'article 146,  en vue de supprimer toutes les dispositions discriminatoires ou ayant un effet discriminatoire sur les femmes, y compris celles relatives à l'adultère et la fornication, conformément à la disposition constitutionnelle soudanaise sur le droit à l'égalité et à la non-discrimination selon le sexe.

Veuillez agréer l’expression de mes salutations les plus respectueuses,

Rwanda: garantir un accès à des avortements légaux et sans danger

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Mai 30
Date de mise à jour: 
2012 Juil 11

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Comment agir: 

Appelez le président Kagame à respecter les obligations juridiques internationales du Rwanda en:

  • upprimant les conditions préalables obligeant les femmes à obtenir une ordonnance du tribunal et l'approbation de deux médecins avant de pouvoir accéder à un avortement sans risque.
  • modifiant le projet de loi avant qu’il n’entre en vigueur pour permettre à d’autres prestataires de soins de santé qualifiés de pratiquer des avortements.
  • veillant à ce que femmes soient en mesure d'accéder à des avortements sans danger.

>> AGISSEZ !

Les courriers doivent être adressés au président Paul Kagame:

A l'attention d’Ines Mpambara
Directrice de Cabinet à la Présidence
Email: inesmp@presidenccy.gov.rw

Lettres: 

Monsieur le président Kagame,

Je me réjouis de l’adoption d’une loi qui permet aux femmes d'interrompre une grossesse en cas d'inceste, de viol, de mariage forcé, ou si la grossesse constitue un risque pour la santé. Je vous écris pour exprimer mon soutien aux rwandais et aux rwandaises qui militent pour que les femmes soient en mesure d'accéder à des avortements sans danger.

Cependant, de contraignantes conditions préalables, en particulier celle exigeant d’une femme qu’elle obtienne une ordonnance du tribunal et l'approbation de deux médecins avant de pouvoir terminer une grossesse et celle permettant uniquement aux médecins de pratiquer des avortements, font que, pour de nombreuses femmes, il sera presque impossible d’accéder à un avortement sans risque. Je crois comprendre que la plupart des femmes n'ont pas accès aux tribunaux ou aux médecins et que, par conséquent, elles ne seront pas en mesure de bénéficier de cette loi. Ainsi, je demande respectueusement à ce que vous fassiez tout votre possible pour supprimer ces conditions préalables avant que le projet de loi n’entre en vigueur. En outre, veuillez veiller à ce que d’autres prestataires de soins de santé qualifiés puissent être en mesure de pratiquer des avortements.

Ces modifications permettraient aux femmes d’avoir accès à des avortements sans danger et de réduire ainsi les complications de santé et le risque de mortalité maternelle. Elles seraient également en ligne avec les obligations du Rwanda en vertu du Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes et de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, ainsi que d'autres instruments. Veuillez faire tout votre possible pour faire en sorte que les femmes soient en mesure d'accéder à des avortements sans risque.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Egypte: empêchez l'abaissement de l'âge minimum de mariage pour les filles

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Mai 8
Date de mise à jour: 
2012 Oct 10
MISE A JOUR: 

Mise à jour: En raison de la situation politique en Egypte, le Parlement égyptien est actuellement dissous. Egalité Maintenant et nos partenaires sur le terrain surveillent la situation.


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Comment agir: 

Veuillez exhorter le chef du Conseil suprême des Forces armées, le Président de l'Assemblée du Peuple, et le Président du Conseil de la Choura à stopper les projets de modification de la loi sur l’âge minimum de mariage et de la loi sur la garde d’enfants à la suite d’un divorce. Rappelez aux autorités qu'elles ont des obligations juridiques, à la fois en vertu de la Constitution égyptienne et en vertu des instruments internationaux relatifs aux droits humains, notamment de la CIDE et de  la CEDAW, de faire respecter l'égalité des sexes  et de rejeter tout amendement qui porterait atteinte aux droits des filles et des femmes. >> AGISSEZ !

Les courriers doivent être adressés à:

  • Maréchal Mohamed Hussein Tantawi, Conseil suprême des forces armées, 11 Al’ourubah Street, Cairo, Egypte / Fax: +202-241-83761, Email: amd@mmc.gov.eg (Remarque: certains emails ne parviennent pas à cette adresse, les signatures en ligne seront rassemblées et faxées.)
  • Dr. Mohamed Said El Katatni, Président de  l'Assemblée du peuple, Majles El Shab St.1, Cairo, Egypte / Fax: 002-227921040
  • Mr. Ahmad Fahmy, Président du Conseil de la Choura, Kasr Al Aini Street- Cairo, Egypte / Fax: 002-227941980
Lettres: 

Cher maréchal Tantawi / Président de la chambre / Président:

Je vous écris pour exprimer mon soutien aux égyptiens et égyptiennes qui prônent le maintien de l'égalité entre les sexes en Egypte tel que garanti par la Constitution. Par conséquent, je demande respectueusement à ce vous fassiez tout votre possible pour stopper les projets de modification de la loi sur l’âge minimum de mariage et de la loi sur la garde d’enfants à la suite d’un divorce.

Je comprends que l’Assemblée du Peuple égyptienne est en train d’examiner une loi qui permettrait de réduire l'âge minimum de mariage pour les filles. Celui-ci est actuellement de 18 ans mais il pourrait être fixé à un âge aussi bas que 9 ans. Le vote sur le projet de loi final peut se dérouler à tout moment et, si la loi est adoptée, les filles pourraient être mariées par leurs familles sans leur consentement. Ceci les exposerait à des risques physiques et psychologiques, et compromettrait leurs opportunités, par exemple la possibilité de poursuivre leur éducation. Je comprends aussi qu'un projet de loi limitant le droit de garde des enfants par une mère suite à un divorce a été introduit. Je soutiens les égyptiens et égyptiennes qui ont récemment envoyé au Parlement une déclaration soulignant l’incompatibilité de ces projets de modifications législatives avec les principes de la révolution, qui comprennent la dignité, la justice et la liberté.

La garantie de l'égalité entre les sexes en vertu de la constitution égyptienne est également en accord avec les obligations juridiques du gouvernement égyptien envers la Convention relative aux droits de l'enfant et la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, ainsi que d'autres instruments internationaux. Veuillez ne pas modifier la loi sur l'âge minimum de mariage ou la loi sur la garde d’enfants à la suite d’un divorce. Ces modifications violeraient les dispositions sur l'égalité présentes dans la constitution égyptienne et seraient contraire au droit international.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,
 

Maroc: mettre un terme à l'exemption de peine pour les violeurs qui épousent leur victime

Numéro de l'action: 
41.1
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Mar 28
Date de mise à jour: 
2012 Déc 4
MISE A JOUR: 

En solidarité avec les femmes victimes de violence et de discrimination, la coalition du Printemps de la dignité va organiser, le 8 Décembre 2012, une chaîne humaine qui débutera au siège du ministère de la Justice à Rabat et se terminera au siège de la Chambre des représentants. Les femmes et les hommes marocains exhortent leur gouvernement à  modifier le Code pénal, notamment l'article 475,  qui sanctionne encore l'exonération d'un violeur qui épouse sa victime. La coalition, qui regroupe plus de 40 associations, réseaux et organisations, exige en outre la criminalisation du viol conjugal, du harcèlement sexuel et de la violence psychologique, la légalisation de l'avortement sans risque et la révision des articles discriminatoires du Code pénal liés à la prostitution et à la traite entre autres.

Egalité Maintenant se joint à la coalition et à nos partenaires en appelant le Gouvernement du Maroc à modifier le Code pénal pour protéger les droits des femmes. Veuillez maintenir la pression et agissez : exhortez le gouvernement du Maroc à mettre fin à l'exemption légale pour les violeurs qui épousent leur victime et à veiller à ce que l'interdiction du mariage des enfants soit respecté.

Safae, 15 ans et originaire de Tanger, a été violée et est tombée enceinte des suites de ce viol en janvier 2011 alors qu’elle avait 14 ans. Bien qu’elle et sa mère aient déposé plainte, elles ont, d'après de récentes informations, fait l'objet de pressions de la part du procureur et du juge pour abandonner les poursuites. En l'absence de ses parents, le juge aurait poussé Safae à épouser son violeur pour sauvegarder son "honneur". En agissant ainsi, la menace d'une peine criminelle qui pesait sur le violeur de Safae a été légalement écartée.

>> AGISSEZ !

Safae a donné naissance à une fille en septembre 2011, mais son violeur a disparu et elles ne sont pas prises en charge. En outre, puisque le père n'est pas nommé sur le certificat de naissance, le violeur de Safae demeure anonyme et garde son "honneur" intact, alors que Safae aurait sombré dans une profonde dépression et tenté par deux fois de se donner la mort.

Le cas de Safae rappelle celui d’Amina Filali, 16 ans, qui s'est suicidée après avoir été forcée d'épouser son violeur, et souligne les difficultés auxquelles se heurtent les jeunes marocaines pour obtenir justice dans les cas de violences sexuelles. L’Union de l'action féminine, une association de défense des droits des marocaines, et d'autres organisations issues de la société civile continuent d'appeler à l'abrogation de l'article 475, décrit en détail ci-dessous, ainsi qu’à l'abrogation des lois permettant aux juges d'autoriser le mariage de mineures, en contradiction avec l'âge minimum légal de mariage qui est fixé à 18 ans, y compris dans les cas de violence sexuelle. La Marche des femmes libres organise des manifestations dans tout le pays afin de veiller à ce que les violeurs ne soient pas absous de leurs crimes. Il est urgent de mettre en place des mécanismes de protection des enfants, notamment des formations judiciaires, afin que les juges ne puissent pas pousser les filles à épouser leur violeur.

COMMENT AGIR

Continuez d’appeler les responsables gouvernementaux marocains ci-dessous à:

  • abroger l'article 475 du Code pénal marocain et veiller à ce que les filles et les femmes soient protégées contre la violence et aient accès à la justice.
  • veiller à ce que l'interdiction des mariages d’enfants soit appliquée et empêcher les juges de contraindre les filles à marier leurs agresseurs, en particulier dans les cas de violence sexuelle.
  • mettre en place des mécanismes de protection de l’enfance et, en priorité, des formations judiciaires. 
  • se conformer à la Constitution marocaine ainsi qu’aux obligations juridiques internationales du Maroc en vertu de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, de la Convention relative aux droits de l'enfant, et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Aidez-nous à faire passer le message de cette campagne en faisant suivre cette Action à vos amis.

>> AGISSEZ !

Amina Filali, 16 ans, s'est suicidée le 11 mars 2012 en avalant de la mort aux rats après avoir été forcée d'épouser son violeur. Ni Amina ni le violeur ne voulaient se marier, mais les fonctionnaires des tribunaux, y compris le procureur, ont suggéré un mariage lorsque la victime et sa famille ont signalé le viol. L'article 475 du Code pénal marocain exempte explicitement de peine le ravisseur d’une mineure si elle l’épouse.

Comment agir: 

Veuillez appeler les autorités marocaines à abroger de toute urgence l'article 475 du Code pénal. A la suite de la mort d'Amina Filali, exprimez la nécessité de prévenir de futurs décès et violations des droits des femmes et des filles, et de veiller à ce que les filles et les femmes soient protégées et aient accès à la justice. Encouragez le Maroc à se conformer à sa propre Constitution, ainsi qu’à ses obligations juridiques internationales en vertu de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. >> AGISSEZ !

Les courriers doivent être adressés à:

Ministre de la Justice et des Libertés
Mr. Mustafa Ramid
Ministère de la Justice et des Libertés
Fax: +212 5-37-26-31-03
Email: krtmed@gmail.com

Ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social
Mme. Bassima Hakkaoui
Ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social
Fax: +212 5-37-67-19-17
Email: a.elouadi@social.gov.ma

Chambre des représentants
Mr. Karim Ghelleb
Président de la Chambre des représentants
Fax: + 212 5-37-67-77-26
Email: kghelleb@parlement.ma , parlement@parlement.ma

Lettres: 

Cher Ministre / Président de la Chambre des représentants,

Suite à de récentes informations selon lesquelles Safae, 14 ans et originaire de Tanger, aurait été contrainte par un juge d'épouser son violeur afin de sauvegarder son «honneur», je vous exhorte à agir pour abroger l'article 475 du Code pénal marocain qui exempte explicitement de peine un violeur si sa victime l’épouse. En outre, je vous exhorte à veiller à ce que l'interdiction des mariages d’enfants soit appliquée, et à prendre des mesures pour empêcher les juges de contraindre les filles à se marier dans des cas comme celui-ci. Je voudrais respectueusement encourager votre gouvernement à faire tout son possible pour veiller à ce que les filles et les femmes soient protégées contre la violence et la discrimination et aient accès à la justice lorsqu’elles sont maltraitées.

Plusieurs pays disposant de lois discriminatoires similaires à l’article 475, tels que le Costa Rica, le Guatemala, le Pérou et l'Uruguay, ont modifié celles-ci au cours des dernières années.  En Argentine, une loi très semblable, l'article 132 du Code pénal, vient d’être abrogée par le Congrès national argentin. Si le Maroc faisait la même chose, cela servirait d’exemple à d'autres pays de la région.

L'abrogation de l'article 475 et une garantie que l'interdiction des mariage d’enfants soit appliquée seraient en conformité avec la Constitution marocaine et cohérentes avec les obligations juridiques internationales du Maroc, notamment en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et droits civils et politiques et de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Veuillez aussi mettre en place des mesures de protection de l’enfance et, en priorité, une formation judiciaire pour empêcher les juges de marier des jeunes filles à leur violeur.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Azza Suleiman

Plaider en faveur de l'égalité des droits pour les égyptiennes
Azza Suleiman

1. Comment avez-vous commencé à travailler dans le domaine des droits des femmes en Egypte ? Qu’est-ce qui vous a poussé à fonder votre organisation ?

Liban: donner aux femmes les mêmes droits de citoyenneté qu’aux hommes dans le cadre de la loi sur la nationalité

Numéro de l'action: 
36.2
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2011 Nov 29
Hiam Abd El Samad
 Hiam Abd El Samad

En juillet 2010, Egalité Maintenant a publié Action Femmes 36.1 appelant le gouvernement du Liban à reconnaître les effets néfastes et discriminatoires que la loi s

Comment agir: 

Veuillez continuer à écrire aux autorités libanaises ci-dessous en les félicitant de la nouvelle réglementation regardant le droit du travail, mais en leur demandant de réviser la loi sur la nationalité de toute urgence et de manière exhaustive afin de veiller à ce que tous les citoyens libanais, hommes ou femmes, aient les mêmes droits de transmettre leur nationalité à leur conjoint et leurs enfants.

>> AGISSEZ !

Les courriers doivent être adressés à:

President Michel Suleiman
President of Lebanon
Baabda - The Presidential Palace
Beirut, Lebanon
Fax: +961 1 425 393
Tel: +961 5 468 390 / 457 111
Email: open@presidency.gov.lb
president_office@presidency.gov.lb

Mr. Nabih Berri
Speaker of the House
Najmeh Square
Beirut, Lebanon
Fax: +961 1 983 059
Tel: +961 1 982 045/9
Email: President@lp.gov.lb

Mr. Mohamed Najeb Mikati
Prime Minister
Grand Serail
Riad Solh Street
Beirut, Lebanon
Fax: +961 1 746 805 / +961 1 980 500
Tel: +961 1 746 800 00 / +961 1 983 022 to 30

Mr. Shakib Qorthbawi
Minister of Justice
P.O. Box 9400
Badaro - Sami el Solh Street
Near the Palace of Justice
Beirut, Lebanon
Fax: +961 1 427 975
Tel: +961 1 422 944
Email: info@justice.gov.lb

Avec copies à:

Mrs. Wafa Suleiman
President - National Commission of Lebanese Women
Hazmieh - Main Road - Chahine Commercial Center - 2nd Floor
Beirut, Lebanon
Fax: +961 5 955 103
Tel: +961 5 955 101/2
Email: info@nclw.org.lb

Mr. Marwan Charbel
Minister of Interior & Municipalities
Sanayeh
P.O. Boxes 9710 and 9500
Beirut, Lebanon
Fax: +961 1 744 429
Tel: +961 1 750 607, +961 1 751 607
Email: info@moim.gov.lb

Lettres: 

Cher Président / Premier ministre / Président de l’Assemblée / Ministre de la Justice

Je vous écris pour remercier le gouvernement libanais de la récente mise en œuvre d’une nouvelle réglementation au droit du travail visant à éliminer les diverses formes de discrimination à l'encontre des conjoints étrangers de femmes libanaises et de leurs enfants. Ces modifications amélioreront la situation de nombreuses familles de Libanaises mariées à des étrangers. Cependant, je suis préoccupé(e) par le fait que les membres de ces familles ne soient toujours pas en mesure d'accéder à la sécurité sociale et autres prestations en raison de leur statut de non-ressortissants. Un autre sujet de préoccupation est le fait que si les enfants de mères libanaises et de pères étrangers épousent par la suite un ressortissant étranger, ils ne seront pas autorisés à demeurer dans le pays, même si le Liban est le seul pays qu'ils aient connu.

La persistance d'une discrimination contre les Libanaises mariées à des étrangers entraîne de grandes souffrances et inquiétudes pour les familles concernées. Je vous exhorte donc à faire tout votre possible pour faire en sorte que les citoyens libanais, hommes ou femmes, aient les mêmes droits de transmettre leur nationalité à leur conjoint et leurs enfants, en conformité avec la Constitution libanaise et les obligations internationales du Liban, notamment en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de la Convention des droits de l'enfant et de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

Merci de votre attention.

Egalité Maintenant & SOAWR publient un guide concernant l’innovant Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
14 juillet 2011
Contact: NAIROBI: Mary Ciugu, (254) 20 271-9832 / 913, equalitynownairobi@equalitynow.org

Egalité Maintenant et le Mouvement de Solidarité pour les droits des femmes africaines (Solidarity for African Women's Rights - SOAWR) publient un nouveau guide pratique sur l'emploi de l’innovant Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique

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