Ouganda

Ouganda: enquêter et engager des poursuites en cas de violences sexuelles envers les personnes handicapées

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Nov 12
Date de mise à jour: 
2013 Mar 19
MISE A JOUR: 

MISE A JOUR - 19 MARS 2013: le dernier suspect dans l'affaire, qui était en fuite, a été retrouvé mort début 2013. Egalité Maintenant appelle néanmoins à ce que des tests ADN soient effectués sur son corps sans délai et à la charge du gouvernement.


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Comment agir: 

Contactez les autorités ougandaises et exhortez les à:

  1. Effectuer sans délai et à la charge du gouvernement des tests ADN sur le corps du dernier suspect.
  2. Veiller à ce que des techniques d'enquêtes appropriées, y compris des tests ADN, soient rapidement effectuées dans les affaires de violences sexuelles, et en particulier celles qui concernent les personnes handicapées.

>> AGISSEZ !

Aidez nous à faire passer le message de cette campagne en faisant suivre cette action à vos amis.

Les courriers doivent être adressés à:

Richard Buteera
Directeur des poursuites publiques
Directorate of Public Prosecutions (DPP)
P.O. Box 1550
Kampala, Uganda
Tél: +256-414-332-501 - 7
Fax: +256-414-251-951

L’honorable Benjamin Joseph Odoki,
Juge en chef de la cour suprême de l’Ouganda
The Judiciary Courts of Judicature
High Court Building
Box 7085
Kampala, Uganda
Tél: +256-414-341-116
Email: bodoki@judicature.go.ug

Lady Justice Alice E. Mpagi-Bahigeine
Juge adjointe de la cour suprême de l’Ouganda
The Judiciary Courts of Judicature
High Court Building
Box 7085
Kampala, Uganda
Email: ampagi@judicature.go.ug

Lettres: 

Cher M. / Honorable juge en chef
Chère Lady Justice

Je suis profondément préoccupé(e) par l’incapacité du gouvernement ougandais à protéger les personnes handicapées victimes de violences sexuelles et par l'absence de mesures d’enquêtes supplémentaires qui permettraient d’obtenir rapidement justice. Un exemple typique est celui de Sanyu, une jeune Ougandaise de 13 ans sourde, muette, et aveugle qui a été violée, est tombée enceinte des suites de ce viol, mais a été incapable d’identifier son agresseur en raison de ses handicaps. La mère de Sanyu et Legal Action for Persons with Disabilities - Ouganda (LAPD) ont demandé à ce que des tests ADN soient effectués sur le père de Sanyu, ses trois frères (les seuls hommes qui avaient accès à elle) et le bébé afin d’établir la paternité, mais le laboratoire d'analyse du gouvernement, qui est situé à Wandegeya, n'a pas répondu à la demande et la police a classé l'affaire.

Après avoir pris connaissance de l'affaire, l’organisation internationale de droits humains Egalité Maintenant a réussi en 2011 à lever des fonds pour des tests ADN et, avec l'aide de LAPD, a obtenu la réouverture du dossier. Des échantillons d'ADN ont été prélevés sur trois des quatre suspects (un des frères s'est enfui) le 24 août 2011, quatre ans après le viol, et envoyé au laboratoire gouvernemental, comme cela est requis pour que la preuve soit recevable au tribunal. Les analyses ont traîné pendant plus d'un an et, quand les résultats ont enfin été connus, ils ont montré que, même si aucun des trois suspects n’était le père de l’enfant, ce dernier était génétiquement de la même ligne paternelle. A notre connaissance, aucune initiative n'a été prise par la police pour arrêter et faire tester le suspect restant. Comme Egalité Maintenant et LAPD, je suis profondément préoccupé(e) par l'absence d'enquête approfondie et par le retard de la procédure judiciaire : cinq ans après les faits, Sanyu, qui est maintenant âgée de 18 ans, n’a toujours pas obtenu justice. Je soutiens l'appel pour une amélioration du processus judiciaire dans les affaires de violences sexuelles et pour la prise de mesures supplémentaires afin d’aider les victimes souffrant de handicaps.

Les violences sexuelles sont très répandues en Ouganda, et les femmes et les filles handicapées comme Sanyu sont particulièrement vulnérables. La Constitution ougandaise et la Loi de 2006 relative aux personnes handicapées défendent les droits des personnes handicapées, promeuvent l'égalité des chances et prévoient la suppression de toutes les formes de discrimination envers ces personnes. Le gouvernement ne prend cependant pas de mesures supplémentaires, comme la mise en œuvre de techniques d'enquêtes visant à faciliter les procédures judiciaires, qui permettraient de garantir la justice pour les personnes handicapées victimes de violences sexuelles telles que Sanyu, ce qui entraîne de nouvelles victimisations.

Le gouvernement ougandais a ratifié un certain nombre d'instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits humains qui garantissent les droits des personnes handicapées, tels que la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), le Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique (le Protocole), et la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant (CDE). En outre, l'Ouganda a ratifié la Convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) qui, dans sa Recommandation générale n ° 18, invite les Etats à inclure dans leurs rapports périodiques des renseignements sur la situation des femmes handicapées et sur les mesures spécifiques prises pour faire face à leur situation particulière.

Afin de faire en sorte que Sanyu et d'autres filles dans la même situation obtiennent justice, le gouvernement ougandais doit respecter ses obligations nationales et internationales et prendre des mesures supplémentaires pour améliorer les enquêtes et de taux de poursuites en cas de violences sexuelles impliquant des personnes handicapées. Je vous exhorte en particulier à veiller à ce que des tests ADN sur le corps du dernier suspect soient effectués sans délai et à la charge du gouvernement.. Veuillez également veiller à ce que des techniques d'enquêtes appropriées, y compris des tests ADN, soient rapidement effectuées dans les affaires de violences sexuelles, et en particulier celles qui concernent les personnes handicapées.

Je vous remercie de votre attention,

Cordialement

Ouganda: L'Exclusion de la Femme de l'Accession à la Propriété foncière--La «Clause perdue »

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
2004 Nov 1

La Loi agraire (modification) (Land (Amendment) Act) est entrée en vigueur le 18 mars 2004. Il s’agit là d’un progrès considérable vers l’égalité des droits des femmes. Au mois d’août 2000, Egalité Maintenant a publié l’Action Femmes 17.1 appelant à une réforme de la Loi agraire ougandaise de 1998 prévoyant la copropriété de la terre pour les conjoints.

Comment agir: 

Veuillez écrire au président et au ministre de l’Eau, de la Terre et de l’Environnement, comme indiqué ci-après. Félicitez-les pour les améliorations importantes apportées au droit ougandais, qui garantit la sécurité de l’occupation de la terre. Encouragez-les à poursuivre les réformes visant à garantir l’égalité des droits des hommes et des femmes en Ouganda, dans tous les domaines, y compris la propriété foncière.

His Excellency Yoweri Museveni
President of Uganda
Parliamentary Building
P.O. Box 7168
Kampala, OUGANDA
Fax : +256-41-235459/244012

The Honorable Col. Kahinda Otafiire
Minister for Water, Land and Environment
P.O. Box 7096
Kampala, OUGANDA
Fax : +256-41-230891
E-mail: mwle@mwle.go.ug
kotafiire@parliament.go.ug

Ouganda: L'Exclusion de la Femme de l'Accession à la Propriété foncière - La "Clause perdue"

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2000 Août 1

Femmes démontrantPendant plus de 38 ans, Mariam Namayanja Kabeere a vécu avec son mari dans une petite maison à Kakoba, Ouganda. Etant fermiers, ils ont cultivé un petit terrain, connu sous le nom de kibanja, en élevant six enfants.

Comment agir: 

Veuillez écrire au président et aux hauts fonctionnaires suivants. Demandez qu'ils soutiennent publiquement l'amendement de la copropriété à la Loi agraire, et qu'ils en assurent l'adoption prompte. Citez la Constitution d'Ouganda, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine, dont tous les trois donnent mandat au gouvernement ougandais de mettre fin aux discriminations contre la femme et de promouvoir les droits de la femme. Faites remarquer la disparité flagrante entre les deux sexes d'accession à la propriété foncière, par contraste avec la contribution disproportionnée des femmes au secteur agricole; faites remarquer aussi le besoin qu'ont les femmes de plus de sécurité par rapport au bail. Citez le cas de Mariam Kabeere, femme qu'on a forcée à quitter son terrain et qu'on force actuellement à quitter sa maison, après 38 ans. Cela constitue une violation des droits humains de Mariam, violation à laquelle l'amendement de copropriété remédierait.

Son Excellence Yoweri Museveni
Président d'Ouganda
Parliamentary Building
B.P. 7168
Kampala, Ouganda

L'hon. Francis Ayume
Président du Parlement
Avenue du Parlement
B.P. 7178
Kampala, Ouganda

 

L'hon. Henry Muganwa Kajura
Ministre de l'Eau, de la Terre, et de l'Environnement
B.P. 7122
Kampala, Ouganda

L'hon. Peteron Aston Kajara
Président, Commission sur l'Eau, la Terre, et l'Environnement
B.P. 7178
Kampala, Ouganda

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