Kenya

Kenya: obtenir justice pour Liz, 16 ans, et toutes les victimes de violences sexuelles

Numéro de l'action: 
54.1
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2014 Jan 24

MISE A JOUR - 28 MARS 2014: merci aux milliers d’entre vous qui ont agi pour que Liz obtienne justice. Les autorités ont réagi, et le Bureau du directeur des poursuites publiques a initialement émis des garanties que l'affaire serait traitée sans tarder. Cependant, suite à une audience du 24 mars 2014, il est clair que l'affaire n'est pas prise au sérieux.

Comment agir: 

AGISSEZ !

  • Appelez les autorités ci-dessous à prendre immédiatement des mesures pour que tous les autres suspects soient appréhendés, et à veiller à ce que la Loi sur les infractions sexuelles soit effectivement mise en œuvre de sorte que toutes les affaires de violence sexuelle fassent l'objet d'enquêtes et de poursuites approfondies
  • Exhortez le Directeur des poursuites publiques à modifier les chefs d’accusation pour qu’ils soient qualifiés de viol collectif et violences sexuelles.
  • Exhortez l’Independent Policing Oversight Authority (la police des polices) à enquêter et publier un rapport sur ​​les allégations de fautes professionnelles flagrantes de la part des agents de police en charge de l’affaire, et à prendre des mesures pour remédier à ces défaillances.
  • Pour faire en sorte que les affaires de violences sexuelles soient correctement traitées, exhortez le gouvernement kenyan à accorder la priorité à la formation des forces de l’ordre. Afin de veiller à ce que les fonctionnaires soient mieux équipés pour s’occuper des victimes, demandez aux autorités de rectifier les comportements nuisibles qui sont susceptibles d’augmenter le sentiment de détresse ou d'entraver l’accès à la justice.
  • Rejoignez la campagne #JusticeForLiz sur les médias sociaux. Les messages peuvent également être retweetés depuis @equalitynow, @COVAW et @FemnetProg.
  • Aidez-nous à faire passer le message de cette campagne en faisant suivre cette Action à vos amis.

Les courriers doivent être adressés à:

M. Uhuru Kenyatta
Président de la République du Kenya
P.O. Box 30040
Nairobi, Kenya
@StateHouseKenya, @UKenyatta
info@president.go.ke

M. Githu Muigai
Procureur général
Department of Justice
Harambee Avenue
P.O Box 40112-00100
Nairobi, Kenya
oagpcomms@kenya.go.ke
@AGMuigai

M. Joseph Ole Lenku
Ministre de l'Intérieur
Harambee House, Harambee Avenue, P.0. Box 30510-00100
Nairobi, Kenya
@joelenku, @InteriorKE

M. Keriako Tobiko
Directeur des poursuites publiques
Office of the DPP
NSSF Building, 19th Fl
Bishops Road
P.O. Box 30701-00100
Nairobi, Kenya
info@odpp.go.ke

Mme. Anne Waiguru
Ministre de la Décentralisation et de la Planification
P. O. Box 30005 - 00100
Nairobi, Kenya
info@devolutionplanning.go.ke
@AnneWaiguru

Dr. Willy Mutunga
Président de la Cour suprême du Kenya
City Hall Way
P.O. Box 30041-00100
Nairobi, Kenya
chiefjustice@judiciary.go.ke
@WMutunga

M. Sospeter Odeke Ojaamong
Gouverneur du comté de Busia
Fomer Busia Town Hall Building
P.O Box Private Bag Busia
50400 Busia, Kenya
info@busiacounty.go.ke

Mme Patricia Nyaundi
Directrice de la Commission
national kenyane des droits humains
1st Floor CVS Plaza, Kasuku Rd.
P.O. Box: 74359-00200
Nairobi, Kenya
haki@knchr.org

Independent Policing Oversight Authority
1st Ngong Avenue,
ACK Garden Annex, 2nd Fl.
P. O. Box 23035 00100
Nairobi, Kenya
info@ipoa.go.ke

Avec une copie à: The Kenya Women Parliamentary Association, Email: info@kewopa.org

Lettres: 

Monsieur le président / le ministre / le gouverneur,

Je suis profondément préoccupé(e) par les nombreux exemples de l’incapacité systémique des autorités kenyanes à faire en sorte que les cas de violences sexuelles fassent l’objet d’enquêtes et de poursuites. Je suis particulièrement concerné(e) par le cas de Liz, qui a été brutalement violée le 26 juin 2013 dans le comté Busia, et par le déni de justice de la part des autorités dans cette affaire. A ce jour, seul un des six suspects a été arrêté, et les chefs d’accusation ne reflètent toujours pas le fait que l’affaire constitue un crime sexuel. Davantage d'efforts s'avèrent nécessaires pour protéger les femmes et les filles du Kenya contre les violences sexuelles et veiller à ce que justice soit rendue pour toutes les victimes et  rescapées.

Les violences sexuelles envers les femmes constituent une violation des droits humains fondamentaux et contribuent globalement à la subordination systématique des femmes.

En outre, le Kenya a ratifié un certain nombre d'instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits humains qui affirment qu’il est de la responsabilité de l’Etat de protéger les femmes et les filles des violences sexuelles.

Je me joins à Egalité Maintenant et à leurs partenaires, COVAW, FIDA-Kenya, FEMNET, Fahamu et IPAS, qui agissent par le biais du Mouvement de solidarité pour les droits des africaines (SOAWR), en demandant à ce que justice soit rendue pour Liz et pour toutes les rescapées et victimes de violences sexuelles. Conformément aux obligations régionales, nationales, et internationales du Kenya, j’exhorte les autorités à agir d'urgence et à:

  • prendre immédiatement des mesures pour que tous les suspects dans l’affaire de Liz soient appréhendés, et à veiller à ce que la Loi sur les infractions sexuelles soit effectivement mise en œuvre de sorte que toutes les affaires de violence sexuelle fassent l'objet d'enquêtes et de poursuites approfondies.
  • faire en sorte que l’Independent Policing Oversight Authority enquête sur les allégations de fautes professionnelles flagrantes de la part des agents de police en charge de l’affaire, et engagent toutes les poursuites nécessaires.
  • accorder la priorité à la formation des forces de l’ordre pour faire en sorte que les affaires de violences sexuelles soient correctement traitées, et que les agents de police soient mieux équipés pour s’occuper des victimes de violences sexuelles et rectifier les comportements nuisibles susceptibles d’augmenter le sentiment de détresse ou d'entraver l’accès à la justice.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Kenya: protéger les filles par l’application d’une législation sur les MGF et le mariage précoce

Numéro de l'action: 
52.1
MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2013 Oct 10

MISE A JOUR -  30 JANVIER 2014: en novembre-décembre 2013, Egalité Maintenant a soutenu notre partenaire, Women Rights Institute for Peace, pour offrir un abri à 45 fugueuses dans le centre de secours Sandai, qui se situe à Baringo. Fort heureusement, les filles sont en sécurité et elles sont retournées à l'école. Toutefois, jusqu'à ce que des mesures de protection soient mises en place, en particulier pendant la période où les MGF sont pratiquées en masse, les filles dans les communautés à risque demeurent en danger.

Comment agir: 

AGISSEZ !

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et nos partenaires, WRIP et TNI, en demandant au gouvernement kenyan et aux autorités de la région de Pokot de prendre des mesures de toute urgence. Conformément aux obligations nationales, régionales et internationales du Kenya, appelez à:

  • Prendre immédiatement des mesures pour protéger, aider, et fournir un abri aux filles qui fuient les MGF et le mariage précoce, et faire en sorte que les filles qui courent le risque de subir des MGF n’y soient pas soumises, à tout moment et en particulier lors de la saison des fêtes en décembre.
  • Faire en sorte que les lois contre les MGF et le mariage précoce soient effectivement mises en œuvre, et accompagnées d’enquêtes approfondies et de sanctions pour les contrevenants.
  • Faire en sorte que toutes les autorités, au niveau national et local, travaillent ensemble pour mettre en place des mesures de protection au sein des communautés à risque afin de protéger les filles à la fois contre le mariage précoce et les MGF, et de veiller à ce qu'elles soient en mesure de poursuivre leurs études.
  • Mener des campagnes de sensibilisation et d'éducation afin de changer les perceptions culturelles et les croyances sur les MGF et le mariage précoce, et de reconnaître ces pratiques en tant que violations des droits humains ayant des conséquences néfastes.

Les courriers doivent être adressés à:

Uhuru Kenyatta
Président de la République du Kenya
P.O. Box 30040
Nairobi, Kenya
Email: contact@statehousekenya.go.ke or president@statehousekenya.go.ke

Mme Anne Waiguru        
Ministre de la Décentralisation et de la Planification
Ministry of Devolution and Planning
P. O. Box 30005 - 00100
Nairobi, Kenya
Fax: +254 20 2218475
Email: info@devolutionplanning.go.ke

Prof Githu Muigai,
Procureur général
Department of Justice, National Cohesion and
Constitutional Affairs
Harambee Avenue
P.O Box 40112-00100
Nairobi, Kenya
Fax: +254 20 315105
Email: info@justice.go.ke

Dr. Richard Belio Kipsang
Ministre de l’éducation, des sciences et de la technologie
Ministry of Education, Science &Technology
Jogoo House B
Harambee Avenue
P.O. Box 30040
Nairobi, Kenya
Fax: +254 20 214 287

Benjamin C Cheboi
Governeur de Baringo County
P.O Box 53-30400,
Kabarenet, Kenya
Email: governor@baringocounty.go.ke

Simon Kitalei Kachapin
Governeur de West-Pokot County
PO Box 1 - 30600,
Kapenguria, Kenya
Email: info@westpokot.go.ke

Avec une copie à: The Kenya Women Parliamentary Association, Email: info@kewopa.org

Lettres: 

Cher président – Chère / Cher ministre – Cher gouverneur,

Suite à des rapports de jeunes kenyanes fuyant les mutilations génitales féminines (MGF) et les mariages précoces, en particulier dans la région de Pokot pendant les vacances d'août et de décembre, je suis profondément préoccupé(e) par le fait que le gouvernement kenyan n’applique pas la législation contre les MGF et le mariage précoce.

Pour faire en sorte que ces violations ne soient pas ignorées, il est nécessaire que les autorités de Pokot travaillent au sein des communautés pour protéger et soutenir les filles et faire appliquer la législation.

Les MGF et le mariage précoce constituent une violation des droits humains et ont un tas de conséquences physiques et psychologiques sur les femmes et les filles. Le Kenya, en tant que membre du Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, se doit d’interdire à la fois les MGF et le mariage précoce et de «protéger les femmes qui courent le risque de subir les pratiques néfastes. » Le Kenya a également ratifié la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et la Convention relative aux droits de l'enfant (CIDE), et les deux comités associés à ces traités ont appelé à mettre fin aux MGF et au mariage précoce. La constitution kenyane, ainsi que des lois telles que le Prohibition of Female Genital Mutilation Act 2011 et le Children’s Act 2001, prohibent les MGF et le mariage précoce.

Je félicite le gouvernement kenyan d’avoir mis en place une législation sur les MGF et le mariage précoce et créé la Commission de lutte contre les MGF, il s’agit d’étapes importantes vers la protection des droits des filles et des femmes kenyanes. Cependant, malgré de fréquents rapports de cas de MGF, de mariages précoces, et de jeunes filles qui fuient pour échapper à ces pratiques, il n'y a à ce jour eu aucune enquête ou poursuites dans la région de Pokot, et le gouvernement n'a pris aucune mesure afin de protéger les filles qui s'enfuient pour éviter d'être soumises à des violences. Conformément aux obligations internationales, régionales et nationales du Kenya, j'exhorte le gouvernement kenyan et les autorités de la région de Pokot à:

  • Prendre immédiatement des mesures pour protéger, aider, et fournir un abri aux filles qui fuient les MGF et le mariage précoce, et faire en sorte que les filles qui courent le risque de subir des MGF n'y soient pas soumises, à tout moment et en particulier lors des vacances scolaires.
  • Faire en sorte que les lois contre les MGF et le mariage précoce soient effectivement mises en œuvre, et accompagnées d'enquêtes approfondies et de sanctions pour les contrevenants.
  • Faire en sorte que toutes les autorités, aux niveaux national et local, travaillent ensemble pour mettre en place des mesures de protection au sein des communautés à risque afin de protéger les filles à la fois contre le mariage précoce et les MGF, et de veiller à ce qu'elles soient en mesure de poursuivre leurs études.
  • Mener des campagnes de sensibilisation et d'éducation afin de changer les perceptions culturelles et les croyances sur les MGF et le mariage précoce, et de reconnaître ces pratiques en tant que violations des droits humains ayant des conséquences néfastes.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

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