Egypte

Egypte: appliquer la législation anti-MGF & et enquêter sur le décès de Soheir al-Batea

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2013 Déc 10
MISE A JOUR: 

AGISSEZ !

MISE A JOUR - 29 SEPTEMBRE 2014 : en raison de manœuvres dilatoires de dernières minutes de la part de la défense, le verdict n'a pas été rendu lors de l’audience du 25 septembre. A la place, une décision sur la manière de faire avancer le dossier sera prise le 23 octobre. Veuillez revenir après cette date pour plus de mises à jour.


MISE A JOUR - 11 SEPTEMBRE 2014 : le procès pour que Soheir obtienne posthumément justice a repris aujourd’hui, et seul un des trois témoins appelés à la barre, l'inspecteur du ministère de la Santé, s’est présenté. Il a livré un solide témoignage et confirmé que Soheir avait été soumise à des MGF. Puisque les autres témoins, l'oncle de Soheir et le médecin légiste, n’ont pas comparu à la demande, le juge a rejeté leur témoignage. Le verdict sera très probablement rendu le 25 septembre.


MISE A JOUR - 30 JUILLET 2014: les avocats de CEWLA et du Conseil national de la population, ainsi que Souad Abu-Dayyeh d'Egalité Maintenant, ont assisté à la séance du 10 juillet au cours de laquelle le juge a sollicité des témoignages supplémentaires du médecin légiste, de l'inspecteur du ministère de la Santé et de l'oncle de Soheir. Le procès reprendra le 11 septembre prochain.


MISE A JOUR - 20 JUIN 2014 : lors de l’audience du 19 juin, le procureur général a confirmé au cours d’une ferme déclaration que le père de Soheir et le Dr Fadl avaient illégalement soumis Soheir aux MGF. Le procès a été ajourné jusqu'au 10 juillet, date à laquelle une décision devrait être rendue. Veuillez consulter cette page en juillet pour les dernières nouvelles.


MISE A JOUR - 13 MARS 2014 – Justice : les responsables du décès de Soheir seront jugés !

Suite à l'enquête menée par le procureur général, le Dr Fadl et le père de Soheir feront l’objet de poursuites pénales pour lui avoir fait subir des mutilations génitales féminines (MGF) qui ont entraîné sa mort. Il s’agit de la première action en justice pour pratique de MGF en Egypte depuis qu'elles ont été criminalisées en 2008, et cela n'aurait pas été possible sans votre aide ! Le procureur général a déclaré que son service avait décidé de renvoyer l'affaire devant le tribunal correctionnel en conséquence de l’intérêt des organisations gouvernementales et internationales, et de l’attention suscitée. Egalité Maintenant et nos partenaires en Egypte se félicitent de cette avancée et continueront à surveiller les procédures judiciaires pour faire en sorte que les responsables de la mutilation et de la mort de Soheir soient tenus pour responsables.

Merci de votre soutien à nos initiatives pour éradiquer les MGF!


Mise à jour - 5 février: Bonne nouvelle ! Nos efforts conjugués pour que Soheir, morte en 2013 à l’âge de 13 ans après avoir subi des MGF, obtienne posthumément justice portent leurs fruits. Le 5 février 2014, Egalité Maintenant a été informé par le ministère égyptien de la Santé et de la Population qu’un comité avait examiné les circonstances du décès de Soheir et décidé que la clinique du Dr Fadl devrait être fermée dans l'attente d’une enquête du ministère public. L’Ordre égyptien des médecins ouvrira également une enquête déontologique sur les agissements du Dr Fadl.

Egalité Maintenant continuera à travailler au niveau local avec nos partenaires égyptiens et à suivre l’affaire pour veiller à ce que les enquêtes soient correctement effectuées et à ce que les responsables du décès de Soheir soient poursuivis dans toute la mesure de la loi. Tandis que la médicalisation des MGF est à la hausse en Egypte, veuillez continuer à maintenir la pression sur les autorités pour que la législation anti-MGF soit appliquée de manière efficace et pour que toutes les infractions fassent l’objet de poursuites.

Nous vous remercions de votre soutien et de votre plaidoyer continu. Nous continuerons à vous informer des développements de l’affaire Soheir.


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Comment agir: 

AGISSEZ !

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et nos partenaires en  Egypte, le Centre d'assistance juridique pour les égyptiennes (CEWLA - Center for Egyptian Women’s Legal Assistance) et la Coalition égyptienne pour les droits de l'enfant (ECCR - Egyptian Coalition for Children’s Rights) en demandant aux autorités de respecter leurs obligations nationales et internationales en:

  • Faisant appliquer efficacement la législation anti-MGF pour que toute violation fasse l’objet d’une enquête approfondie et de sévères poursuites et, en ce qui concerne le cas de Soheir, en  faisant en sorte que des professionnels de la santé réexaminent le rapport médico-légal
  • Veillant à ce que le Dr Fadl fasse l’objet d’une enquête approfondie et soit tenu pour responsable de tous les crimes pour lesquels il sera jugé coupable
  • Soutenant et renforçant l'éducation communautaire afin de changer les perceptions culturelles et les croyances sur les MGF, et de reconnaître que celles-ci constituent une violation des droits humains ayant des conséquences néfastes
  • Veillant à ce que les fournisseurs de soins de santé reçoivent une éducation et une formation pointues sur les répercussions des MGF en matière de santé et de droits humains, et à ce qu’ils s'abstiennent d'effectuer la pratique sous quelque forme que ce soit

Les courriers doivent être adressés à:

Président par intérim Adly Mansour
El Etahadiya  Presidential Palace
Merghiny St., Heliopolis, Le Caire, EGYPTE
Fax & Tél.: +202 239 019 980

Premier ministre Ibrahim Mehleb
Magless El Shaàb Street, Al Kasr El Einy, Le Caire, EGYPTE
Tél.: +202 2793 5000
Fax: +202 2795 8048
Email: pm@cabinet.gov.eg

Ministre de la Justice Judge Hisham Abed El Hamid
Lazoghly Square, Le Caire, EGYPTE
Tél.: +202 279 22263
Fax: +202 279 58103
Email: mjustice@moj.gov.eg

Ministre de la Santé & de la Population Dr. Maha El-Rebat
3 Magless El Shaàb Street, Al Kasr El Einy, Le Caire, EGYPTE
Tél.: +202 2795 1821
Fax: + 202 2795 3966
Email: webmaster@mohp.gov.eg

Procureur général Mr. Hisham Barakat
Attorney General's Office
High Court, 26th of July Street Ambulance Square, Le Caire, EGYPTE
Tél.: +202 2574 3751-2576 0468
Fax: +202 2577 4716

Lettres: 

Monsieur le Président / le Premier ministre / le ministre / le Procureur général,

Je me félicite qu’Egalité Maintenant a été informé le 5 février que le ministère égyptien de la Santé et de la Population avait examiné les circonstances de la mort de Soheir al-Batea, décédée à 13 ans après avoir subi des mutilations génitales féminines (MGF) qui auraient été effectuées à la demande de son père dans une clinique du gouvernorat de Dakhleya, au nord-est du Caire, par le Dr Raslan Fadl. Par conséquent, je crois comprendre que la clinique du Dr Fadl sera fermée en attendant les résultats de l'enquête du procureur général, et que l’Ordre égyptien des médecins ouvrira également une enquête déontologique sur le Dr Fadl. Ceci constitue une étape importante.

L'enquête du procureur général est primordiale, non seulement pour que Soheir obtienne justice mais aussi pour envoyer le message que les MGF ne seront pas tolérées en Egypte. Je suis cependant préoccupé(e) par le fait que, à ce jour, les procédures sont interminables, et ce d'autant plus que le rapport médico-légal, qui a longtemps été retardé, établit une réaction allergique à la pénicilline comme cause officielle du décès. Le rapport ne mentionne également pas les MGF, en dépit de la déclaration initiale du père de Soheir qui affirme qu’elle avait été amenée à la clinique pour être soumise à la pratique. Il est aussi apparu que le Dr Fadl a payé 50 000 livres égyptiennes à la famille de Soheir, et que les membres de celle-ci ne désiraient plus poursuivre l'affaire en justice. Le père de Soheir a changé sa déclaration pour que celle-ci recoupe la déclaration de du Dr Fadl selon laquelle Soheir avait développé une infection de verrues génitales, et que sa famille l'avait amenée à la clinique pour les traiter. Ainsi, je me félicite des nouvelles du ministère de la Santé selon lesquelles l'enquête se poursuit et vous exhorte à veiller à ce qu'elle soit recherchée, transparente, et qu’elle tienne compte de toutes les dépositions.

En vertu du code pénal égyptien, les MGF constituent une infraction depuis 2008. Malgré cette interdiction, la médicalisation de la pratique est en hausse et l’UNICEF estime que 72% des procédures sont effectuées par des médecins dans des cliniques privées. Sans un message fort de la part de gouvernement égyptien qui affirme que la loi sera appliquée et que ceux qui la violent seront rapidement sanctionnés, les MGF pourraient devenir plus acceptables et les droits des femmes être de plus en plus relégués à l’arrière-plan.

Je voudrais vous exhorter à faire en sorte que l'Egypte respecte ses obligations nationales et internationales en:

  • Faisant appliquer efficacement la législation anti-MGF pour que toute violation fasse l'objet d'une enquête approfondie et de sévères poursuites et, en ce qui concerne le cas de Soheir, en  faisant en sorte que des professionnels de la santé réexaminent le rapport médico-légal
  • Veillant à ce que le Dr Fadl fasse l’objet d’une enquête approfondie et soit tenu pour responsable de tous les crimes pour lesquels il sera jugé coupable
  • Soutenant et renforçant l'éducation communautaire afin de changer les perceptions culturelles et les croyances sur les MGF, et de reconnaître que celles-ci constituent une violation des droits humains ayant des conséquences néfastes
  • Veillant à ce que les fournisseurs de soins de santé reçoivent une éducation et une formation pointues sur les répercussions des MGF en matière de santé et de droits humains, et à ce qu'ils s'abstiennent d'effectuer la pratique sous quelque forme que ce soi

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Egypte: garantir la pleine participation des femmes au processus d’élaboration constitutionnelle et promouvoir leurs droits

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2013 Sep 18

MISE A JOUR - 7 FEVRIER 2014: les citoyens Egyptiens ont approuvé les 14 et 15 janvier dernier une nouvelle constitution qui contient des dispositions garantissant l'égalité hommes-femmes. Nos partenaires en Egypte se félicitent de ce développement, et agissent pour faire en sorte que ces dispositions soient fermement mises en œuvre, en particulier dans le contexte actuel où de considérables difficultés mettent le système judiciaire à l’épreuve.

Comment agir: 

AGISSEZ !

En conformité avec les obligations de l'Egypte en vertu de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, veuillez appeler les autorités à écouter les Egyptiennes afin de garantir la pleine égalité entre hommes et femmes. Exhortez-les à:

  • modifier la composition du comité constitutionnel afin que les femmes représentent au moins 35% des 50 membres, et demandez-leur d’employer un processus de sélection qui soit représentatif, transparent et équitable, et qui reflète les droits de tous les citoyens égyptiens.
  • former un comité sur les droits des femmes pour assister le comité de 50 membres afin qu’il incorpore les droits des femmes dans la constitution. Ce comité devrait comprendre l'expertise d'un large éventail de femmes issues de la société civile, des organisations féministes et des associations, plutôt qu’uniquement des femmes représentants les partis politiques.

Les courriers doivent être adressés à:

Président par intérim Adly Mansour
El Etahadiya Presidential Palace
Merghiny St., Heliopolis
Le Caire, EGYPTE
Fax & Tél.: +202 239 019 980
Twitter: @EgyPresidency

Premier Ministre Ibrahim Mehleb
Magless El Shaàb Street, Al Kasr El Einy
Le Caire, EGYPTE
Tél.: +202-2793-5000
Fax: +202-2795-8048
Email: pm@cabinet.gov.eg

Avec une copie à:

Amre Moussa, président du comité constitutionnel
Email: amremoussa@gmail.com

Lettres: 

Monsieur le président, monsieur le premier ministre :

cc: président du comité constitutionnel

Je suis préoccupé(e) par l'exclusion prolongée des femmes du processus d’élaboration constitutionnelle. En annonçant l’établissement d’un comité de révision constitutionnelle composé de 50 membres dont seulement 10% des sièges sont réservés « aux jeunes et aux femmes», votre gouvernement continue d'ignorer les revendications des femmes et limite leur pleine et entière participation. De plus, parmi le petit nombre de sièges réservés, ceux-ci sont principalement occupés par des représentantes du gouvernement. Tant que les femmes ne seront  pas considérées comme de véritables partenaires pour décider de l'avenir de l'Egypte, elles en subiront les conséquences immédiates et, à plus long terme, ce sera le cas pour la société égyptienne toute entière.

Je crois également comprendre qu’il n’y avait aucune femme, sans parler de spécialistes en matière de droits des femmes, parmi le soi-disant comité d'experts composé de 10 membres qui ont travaillé clandestinement afin de préparer des recommandations sur les amendements constitutionnels pour le comité de 50 membres. Des ébauches de propositions qui ont été divulguées aux médias inquiètent les Egyptiennes car elles remettraient en cause des acquis.

Je vous invite donc à soutenir la promotion et la protection des droits humains des femmes en garantissant la large participation de toutes les couches de la société au comité constitutionnel de 50 membres. Plus précisément, veuillez dûment tenir compte des besoins et aspirations des femmes en modifiant la composition du comité constitutionnel afin de  veiller à ce qu’au moins 35% des membres soient des femmes compétentes, dont des représentantes de la société civile. Veuillez également former un comité sur les droits des femmes pour assister le comité de 50 membres afin qu’il incorpore les droits des femmes dans la constitution. Ce comité devrait comprendre l'expertise d'un large éventail de femmes issues de la société civile, des organisations féministes et des associations, plutôt qu’uniquement des femmes représentants les partis politiques.

Afin de garantir un processus politique qui soit averti, transparent, et démocratique, veuillez également examiner ces propositions complémentaires qui proviennent d’associations de femmes égyptiennes: 

  • participation d’au moins 35% de femmes à tous les niveaux de prise de décision, y compris au pouvoir exécutif, législatif et judiciaire (ce qui devrait être inscrit dans la constitution) et représentation des femmes dans tous les ministères et bureaux de la présidence.
  • respect et garantie de conformité dans la Constitution de tous les traités internationaux qui protègent les droits des hommes et des femmes.
  • préservation des acquis économiques et sociaux obtenus par les femmes lors de précédentes luttes et garantie de leur capacité à parvenir à ces droits.
  • établissement de pleins droits de citoyenneté et de la primauté du droit afin de conduire à l’abrogation de toutes les formes de discrimination fondée sur le sexe, l'âge, l'état civil, la classe social, l'appartenance idéologique, etc...

La mise en œuvre de ces mesures aidera Egypte à se conformer à ses obligations en vertu du droit international, notamment en vertu de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Egypte: appliquer la législation anti-MGF & poursuivre les responsables de la mort de Soheir al-Batea

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2013 Juil 2

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Comment agir: 

AGISSEZ !

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et nos partenaires, CEWLA et ECCR, en demandant au gouvernement égyptien de respecter ses obligations nationales et internationales en:

  • Faisant appliquer efficacement la législation anti MGF de 2008 pour que toute violation fasse l’objet d’une enquête approfondie et de sévères poursuites, et en particulier en veillant à ce que le médecin qui a effectué la procédure et le père de Soheir soient tous deux poursuivis pour MGF / homicide involontaire et qu’ils encourent la peine maximale prévue par la loi
  • Soutenant et renforçant l'éducation communautaire afin de changer les perceptions culturelles et les croyances sur les MGF, et de reconnaître que celles-ci constituent une violation des droits humains ayant des conséquences néfastes
  • Veillant à ce que les fournisseurs de soins de santé reçoivent une éducation et une formation pointues sur les répercussions des MGF en matière la santé et de droits humains, et à ce qu’ils s'abstiennent d'effectuer la pratique sous quelque forme que ce soit

Les courriers doivent être adressés à:

Président par intérim Adly Mansour
El Etahadiya Presidential Palace
Merghiny St., Heliopolis
Le Caire, EGYPTE
Fax & Tél.: +202 239 019 980
Twitter: @EgyPresidency

Premier Ministre
Magless El Shaàb Street, Al Kasr El Einy
Le Caire, EGYPTE
Tél.: +202 2793 5000
Fax: +202 2795 8048
Email: pm@cabinet.gov.eg

Ministre de la Justice
Lazoghly Square
Le Caire, EGYPTE
Tél.: +202 279 22263
Fax: +202 279 58103
Email: mjustice@moj.gov.eg

Ministre de la Santé & de la Population
3 Magless El Shaàb Street, Al Kasr El Einy
Le Caire, EGYPTE
Tél.: +202 2795 1821
Fax: + 202 2795 3966
Email: webmaster@mohp.gov.eg

Lettres: 

Cher président / premier ministre / ministre,

Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation au sujet du tragique décès de Soheir al-Batea, qui est morte à 13 ans après qu’un médecin a illégalement effectué des mutilations génitales féminines (MGF) à l'instigation de son père dans une clinique du gouvernorat de Daqahliya, au nord-est du Caire. Selon des témoignages, le Dr Raslan Fadl, qui a effectué la procédure, a été interrogé par un procureur et libéré sous caution en attendant les résultats de l'enquête. La mort de Soheir souligne de manière tragique que les MGF constituent une violation des droits fondamentaux des femmes et des filles, et présentent de graves risques pour la santé, indépendamment du fait qu’elles soient ou non pratiquées au sein d’un établissement médical.

Les MGF peuvent avoir des conséquences pour la santé de la victime durant toute la vie de celle-ci et être la cause, par exemple, d’infections chroniques, de douleurs aiguës pendant la miction, la menstruation, les rapports sexuels ou l'accouchement, ainsi que de traumatismes psychologiques. En raison d’un manque de documentation appropriée, nul ne sait combien de filles décèdent des suites de MGF. Selon une enquête démographique et sanitaire menée en Egypte en 2008, 91% des femmes et les filles âgées de 15 à 49 ans ont subi des MGF.

Je crois comprendre que, depuis 2008, les MGF constituent un crime en vertu du Code pénal égyptien. Malgré cette interdiction, la médicalisation de la pratique est en hausse et l’on estime que 72% des procédures sont effectuées par des médecins dans des cliniques privées. Je suis profondément préoccupé(e) par les informations selon lesquelles le ministère de la Santé ferait pression sur la police pour que le crime soit qualifié de «négligence médicale» et non pas d’homicide involontaire à la suite de MGF. Sans clair signal de la part du gouvernement que la législation sera mise en œuvre et que les auteurs de MGF seront rapidement punis, la pratique pourrait devenir plus acceptable en Egypte, et les droits des femmes passeraient de plus en plus au second plan.

L'OMS, dont l'Egypte est membre, a toujours affirmé qu’ «en aucun cas, les MGF ne devraient être pratiquées par des professionnels de la santé ou dans des établissements de santé. » L'Assemblée mondiale de la Santé de l'OMS a adopté en 2008 une résolution exhortant tous les Etats membres à accélérer les progrès en vue de l’abandon des MGF, à promulguer et à appliquer des lois contre cette pratique, et à interdire la pratique des MGF par toute personne, y compris par les professionnels de la santé.

L'Egypte est signataire de plusieurs traités internationaux et régionaux relatifs aux droits humains qui rendent obligatoire la protection des femmes et des filles contre la pratique des MGF, et notamment de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), de la Convention relative aux droits de l'enfant (CDE), de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (CAT), du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), de la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant, et de la Charte africaine des droits humains et des peuples. Le Comité CEDAW et le Comité des droits de l'enfant ont tous deux appelé l'Egypte à mettre fin à l'impunité des auteurs de MGF et, à la suite du décès de Soheir, l'UNICEF et le FNUAP ont publié une déclaration commune exhortant « toutes les autorités concernées à faire tout leur possible pour faire appliquer pleinement la loi. »

Je vous exhorte à faire en sorte que l'Egypte respecte ses obligations nationales et internationales en:

  • Faisant appliquer efficacement la législation anti MGF de 2008 pour que toute violation fasse l'objet d'une enquête approfondie et de sévères poursuites, et en particulier en veillant à ce que le médecin qui a effectué la procédure et le père de Soheir soient tous deux poursuivis pour MGF / homicide involontaire et qu'ils encourent la peine maximale prévue par la loi
  • Soutenant et renforçant l'éducation communautaire afin de changer les perceptions culturelles et les croyances sur les MGF, et de reconnaître que celles-ci constituent une violation des droits humains ayant des conséquences néfastes
  • Veillant à ce que les fournisseurs de soins de santé reçoivent une éducation et une formation pointues sur les répercussions des MGF en matière la santé et de droits humains, et à ce qu'ils s'abstiennent d'effectuer la pratique sous quelque forme que ce soit

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Egypte: empêcher les violences sexuelles envers les femmes qui revendiquent leurs droits

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2013 Avr 11

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Comment agir: 

AGISSEZ !

Rappelez aux autorités que, en vertu des obligations de l'Egypte vis-à-vis de la CEDAW, du PIDCP et du PIDESC, elles doivent garantir l'égalité entre hommes et femmes, y compris en ce qui concerne le droit à être protégé de toute violence fondée sur le sexe. Veuillez écrire aux autorités égyptiennes énumérées ci-dessous et exhortez-les à:

  • Mettre fin aux tactiques d'intimidation et aux violences sexuelles perpétrées contre les femmes qui défendent leurs droits
  • Veiller à ce que toute agression sexuelle, que ce soit en public ou en privé, fasse l’objet d’enquêtes approfondies et de sévères poursuites
  • Elaborer des méthodes pour que les femmes soient pleinement intégrées à tous les processus gouvernementaux et administratifs

Les courriers doivent être adressés au:

Président par intérim Adly Mansour
El Etahadiya Presidential Palace
Merghiny St., Heliopolis
Cairo, EGYPTE
Fax & Tel.: +202 239 019 980
Twitter: @EgyPresidency

Prime Minister Ibrahim Mehleb
Magless El Shaàb Street, Al Kasr El Einy
Cairo, EGYPTE
Tel.: +202-2793-5000
Fax: +202-2795-8048
Email: pm@cabinet.gov.eg

Ministre de la Justice
Lazoghly Square
Cairo, EGYPTE
Tel.: +20227922263
Fax: +20227958103
Email: mjustice@moj.gov.eg

Lettres: 

Monsieur le Président, le Premier ministre, le Ministre:

Je vous écris pour exprimer mon soutien aux Egyptiennes qui continuent à exiger leur pleine intégration à toutes les institutions post-révolution et aux cadres politiques tels que définis dans la Charte des Egyptiennes de 2011. Les Egyptiennes méritent d'être reconnues comme citoyennes à part entière et elles ne devraient pas être soumises à des violences sexuelles pour avoir revendiqué leurs droits.

L'augmentation du nombre d’incidents de violences sexuelles, qui semblent planifiés, perpétrés sur la place Tahrir et aux alentours est alarmante. Je vous exhorte à mettre fin aux tactiques d'intimidation et aux violences sexuelles perpétrées contre les femmes qui défendent leurs droits. Veuillez agir rapidement et de façon décisive pour empêcher cette violence contre les femmes, faire en sorte que les auteurs de violences rendent des comptes dans un délai raisonnable, et veiller à ce que tous les citoyens, y compris les femmes, aient le droit de participer pacifiquement à des manifestations ou à des débats concernant l'avenir du pays de manière libre, sans être victimes de harcèlement ou d’intimidations. Je crois comprendre que votre gouvernement a lancé une « Initiative pour soutenir les droits et libertés des Egyptiennes. » J’espère que cela aboutira à de solides mesures contre la violence envers les femmes, un problème fondamental, et contre la discrimination dont elles sont victimes. Je vous invite également à pleinement intégrer les femmes à tous les processus gouvernementaux et administratifs.

Les obligations internationales de l'Egypte, y compris en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, exigent la pleine égalité entre hommes et femmes ainsi que l'interdiction et la prévention de la violence sexiste.

De telles mesures feraient en sorte que les droits des Egyptiens et Égyptiennes soient respectés et contribueront à faire de l’Egypte un endroit plus sûr.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Egypte: reporter le référendum du 15 décembre sur le projet de constitution

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Déc 11
Date de mise à jour: 
2012 Déc 17

Partners in the revolution and democratic Egypt ©UN Women

Camarades pour une Egypte démocratique lors de la révolution ©ONU Femmes

Comment agir: 

>> AGISSEZ !

Veuillez rejoindre Egalité Maintenant et nos partenaires égyptiens, l’Alliance pour les femmes arabes et CEWLA, en appelant le président Morsi à reporter le référendum sur la constitution qui est prévu pour le 15 décembre. Exhortez-le à employer un processus d'examen et d’élaboration de la constitution qui soit inclusif et transparent ainsi que, conformément aux obligations internationales de l'Egypte et à l'esprit de la révolution, à veiller à ce que toutes les dispositions protègent et promeuvent clairement l’égalité de droits de tous les Egyptiens.

Les courriers doivent être adressés à:

Président Morsi
El Etahadiya Presidential Palace
Merghiny St.
Heliopolis, Le Caire
EGYPTE
Fax & tél: +202 239 019 980
 

Lettres: 

Monsieur le Président,

Je suis profondément préoccupé(e) par l'actuel projet de nouvelle constitution égyptienne qui pourrait gravement restreindre et compromettre les droits des femmes et des filles s’il est approuvé par référendum le 15 décembre 2012. Je rejoins donc les Egyptiens et Egyptiennes en vous demandant de reporter l’imminent référendum sur la constitution.

Je suis particulièrement préoccupé(e), comme le sont les organisations de femmes et de droits humains en Egypte, par les ambiguïtés du texte et par l'absence de garanties quant à l'égalité hommes-femmes. La Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l'homme a également exprimé ses préoccupations à la fois sur le processus d'élaboration de la  nouvelle constitution et sur son contenu actuel.
 
En soutien à ceux qui font campagne en Egypte pour garantir que les droits des femmes soient protégés et promus par la nouvelle constitution, je vous exhorte à employer un processus d'examen et d’élaboration de la constitution qui soit inclusif et transparent ainsi que, conformément aux obligations internationales de l'Egypte et à l'esprit de la révolution, à veiller à ce que toutes les dispositions protègent et promeuvent clairement l’égalité de droits de tous les Egyptiens.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Egypte: empêchez l'abaissement de l'âge minimum de mariage pour les filles

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2012 Mai 8
Date de mise à jour: 
2012 Oct 10
MISE A JOUR: 

Mise à jour: En raison de la situation politique en Egypte, le Parlement égyptien est actuellement dissous. Egalité Maintenant et nos partenaires sur le terrain surveillent la situation.


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Comment agir: 

Veuillez exhorter le chef du Conseil suprême des Forces armées, le Président de l'Assemblée du Peuple, et le Président du Conseil de la Choura à stopper les projets de modification de la loi sur l’âge minimum de mariage et de la loi sur la garde d’enfants à la suite d’un divorce. Rappelez aux autorités qu'elles ont des obligations juridiques, à la fois en vertu de la Constitution égyptienne et en vertu des instruments internationaux relatifs aux droits humains, notamment de la CIDE et de  la CEDAW, de faire respecter l'égalité des sexes  et de rejeter tout amendement qui porterait atteinte aux droits des filles et des femmes. >> AGISSEZ !

Les courriers doivent être adressés à:

  • Maréchal Mohamed Hussein Tantawi, Conseil suprême des forces armées, 11 Al’ourubah Street, Cairo, Egypte / Fax: +202-241-83761, Email: amd@mmc.gov.eg (Remarque: certains emails ne parviennent pas à cette adresse, les signatures en ligne seront rassemblées et faxées.)
  • Dr. Mohamed Said El Katatni, Président de  l'Assemblée du peuple, Majles El Shab St.1, Cairo, Egypte / Fax: 002-227921040
  • Mr. Ahmad Fahmy, Président du Conseil de la Choura, Kasr Al Aini Street- Cairo, Egypte / Fax: 002-227941980
Lettres: 

Cher maréchal Tantawi / Président de la chambre / Président:

Je vous écris pour exprimer mon soutien aux égyptiens et égyptiennes qui prônent le maintien de l'égalité entre les sexes en Egypte tel que garanti par la Constitution. Par conséquent, je demande respectueusement à ce vous fassiez tout votre possible pour stopper les projets de modification de la loi sur l’âge minimum de mariage et de la loi sur la garde d’enfants à la suite d’un divorce.

Je comprends que l’Assemblée du Peuple égyptienne est en train d’examiner une loi qui permettrait de réduire l'âge minimum de mariage pour les filles. Celui-ci est actuellement de 18 ans mais il pourrait être fixé à un âge aussi bas que 9 ans. Le vote sur le projet de loi final peut se dérouler à tout moment et, si la loi est adoptée, les filles pourraient être mariées par leurs familles sans leur consentement. Ceci les exposerait à des risques physiques et psychologiques, et compromettrait leurs opportunités, par exemple la possibilité de poursuivre leur éducation. Je comprends aussi qu'un projet de loi limitant le droit de garde des enfants par une mère suite à un divorce a été introduit. Je soutiens les égyptiens et égyptiennes qui ont récemment envoyé au Parlement une déclaration soulignant l’incompatibilité de ces projets de modifications législatives avec les principes de la révolution, qui comprennent la dignité, la justice et la liberté.

La garantie de l'égalité entre les sexes en vertu de la constitution égyptienne est également en accord avec les obligations juridiques du gouvernement égyptien envers la Convention relative aux droits de l'enfant et la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, ainsi que d'autres instruments internationaux. Veuillez ne pas modifier la loi sur l'âge minimum de mariage ou la loi sur la garde d’enfants à la suite d’un divorce. Ces modifications violeraient les dispositions sur l'égalité présentes dans la constitution égyptienne et seraient contraire au droit international.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,
 

Azza Suleiman

Plaider en faveur de l'égalité des droits pour les égyptiennes
Azza Suleiman

1. Comment avez-vous commencé à travailler dans le domaine des droits des femmes en Egypte ? Qu’est-ce qui vous a poussé à fonder votre organisation ?

A la suite de la révolution égyptienne, les droits des femmes ne sont pas pris en compte

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
23 Juillet 2011
Contact: NAIROBI: Mary Ciugu, (254) 20 271-9832 / 913, equalitynownairobi@equalitynow.org
NEW YORK: Karen Asare, (01) 212-586-0906
LONDRES: Jacqui Hunt, (44) (0) 20-7839-5456

Egypte: veillez à ce que les droits des femmes soient pris en compte dans l’Egypte post-Moubarak

MISE A JOUR: 
Not an update
Date: 
2011 Juil 10
Date de mise à jour: 
2013 Mar 14
MISE A JOUR: 

MISE A JOUR - 14 MARS 2013: la Constitution égyptienne a été approuvée par référendum en décembre 2012 malgré un taux de participation inférieur à 33%, un vote positif représentant moins de 64% de ce taux de participation, et malgré des inquiétudes persistantes face au manque d’ouverture et de transparence lors du processus de rédaction. Le parlement est toujours dissous et les élections ont récemment été suspendues par la cour administrative.

Egalité Maintenant, avec nos partenaires égyptiens, élabore les stratégies à adopter sur la meilleure façon de faire pression pour les droits des femmes, y compris en ce qui concerne l'abrogation ou la modification de lois discriminatoires à l'égard des femmes et l’intégration significative des femmes à tous les processus politiques. Les récentes attaques qui ont eu lieu place Tahrir contre des femmes victimes de harcèlement sexuel et de viols collectifs constituent une grave et immédiate préoccupation. Nous disposerons bientôt de plus amples informations sur la manière dont vous pouvez soutenir le travail de terrain afin de s’attaquer à ce problème.


Mise à jour 7 mars 2012: En dépit de l'espoir suscité par les changements politiques de première heure en Egypte, ce qui a insufflé la conviction que les femmes seraient impliquées en tant que partenaires politiques et sociales à part entière dans la récente démocratie, les égyptiennes craignent plutôt une nouvelle détérioration de leurs droits. En manifestant au Caire lors de la Journée internationale de la femme le 8 mars, elles ont à nouveau demandé la mise en œuvre de la Charte des femmes égyptiennes, rédigée l'an dernier par plus de 3 000 femmes et approuvée par un demi-million de citoyens égyptiens des deux sexes. Egalité Maintenant soutient les efforts continus des égyptiennes visant à tenir les autorités responsables de la promotion et de la protection de leurs droits humains. Depuis juin 2011, les femmes ont perdu des sièges au Parlement et il n'y a actuellement que trois femmes présentes dans le gouvernement. AGISSEZ! Veuillez vous joindre à nous et exhorter les autorités égyptiennes à réaliser les revendications énoncées par les égyptiennes lors de la manifestation:

  1. Accomplissement de l'égalité entre tous les citoyens des deux sexes, prévue dans les dispositions de la Constitution et de toutes les lois, et création de mécanismes pour en assurer la mise en œuvre et des recours en cas de violations.
  2. Garantie de l'égalité des sexes et d'une représentation équitable de femmes qualifiées et expérimentées au sein du comité qui rédigera la nouvelle constitution. 
  3. Mise en œuvre de mesures appropriées afin de garantir une participation politique équitable des femmes à tous les niveaux de prise de décision: dans les partis politiques, les syndicats et les institutions étatiques.
  4. Préservation des droits sociaux et économiques acquis par les femmes lors de luttes antérieures et garantie de leur capacité à en jouir.
  5. Respect de tous les traités internationaux qui protègent les droits des femmes, des enfants et des êtres humains en général, et prise de mesures visant à faire lever les réserves de la convention CEDAW.
  6. Mise en place de la primauté du droit et de pleins droits de citoyenneté qui conduiront à la révocation de toutes les formes de discriminations fondées sur le sexe, l'âge, la situation de famille, la classe, l'appartenance idéologique, etc.

 

Partners in the revolution and democratic Egypt ©UN Women

Camarades pour une Egypte démocratique lors de la révolution ©ONU Femmes

Comment agir: 

 Veuillez écrire aux autorités égyptiennes et exhortez les à prendre des mesures pour répondre aux demandes énoncées dans la Charte des femmes. Appelez les à veiller à ce que 30% des listes électorales soient constitués de femmes afin que celles-ci aient la possibilité de participer à la vie politique du pays. Le nouveau gouvernement devrait, entre autres, veiller à ce que les femmes soient représentées au sein du comité constitutionnel, à ce qu'au moins 40% des postes ministériels soient occupés par des femmes, à ce que toute législation discriminatoire soit revue et corrigée, à ce que les femmes aient un accès égal à l'emploi et aux mêmes opportunités commerciales que les hommes, et à ce que de solides dispositifs en faveur des femmes soient mis en place. Rappelez aux autorités qu'elles doivent ne pas faillir à leur devoir quant aux obligations de l'Égypte vis-à-vis de la CEDAW, du PIDCP et du PIDESC.

>> AGISSEZ!

Les lettres doivent aller à:
• Monsieur le Premier ministre Mr. Hesham Qandil, Magless El Shaàb Street, Al Kasr El Einy, Le Caire, EGYPTE /
Téléphone: +202-2793-5000, Fax: +202-2795-8048, Email: pm@cabinet.gov.eg
Avec une copie à:
• Maréchal Mohamed Hussein Tantawi, Conseil suprême des forces armées, 11 Al’ourubah Street, Le Caire, EGYPTE / Fax: +202-241-83761, E-mail: amd@mmc.gov.eg (Veuillez noter que certains emails ne sont pas parvenus à cette adresse. Les signatures en ligne seront recueillies et faxées.)

Lettres: 

 Monsieur le Premier ministre, 

Je vous écris pour exprimer mon soutien aux revendications continues des égyptiennes pour que les femmes soient pleinement intégrées dans toutes les structures et institutions post-révolution. Ces revendications sont énoncées dans la Charte des femmes égyptiennes qui a été signée par plus de 500 000 personnes et qui vous a été transmise par Michelle Bachelet, la directrice exécutive d'ONU Femmes.

Les femmes égyptiennes ont agi en partenariat avec les hommes lors de la révolution et méritent d'être reconnues comme citoyennes égales et à part entière dans la période post-Moubarak. Ce serait en accord avec la constitution égyptienne et les obligations internationales de l'Egypte, notamment vis-à-vis du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

La Charte des femmes énonce des mesures concrètes pour l'égalité des sexes qui ont été réitérées lors de la Journée internationale de la femme 2012. Je vous invite à vous assurer que:

  • Les femmes soient représentées au sein du comité qui sera chargé de rédiger la nouvelle constitution, au sein de tous les comités législatifs, et dans tous les forums de discussion qui débattent des enjeux nationaux.
  • Les femmes puissent occuper au moins 40% des postes ministériels et que 30% des listes électorales parlementaires soient constituées de femmes.
  • La nouvelle constitution énonce clairement l’égalité complète entre hommes et femmes dans tous les domaines de la vie.
  • L’égalité des chances pour les femmes dans l'accès au marché du travail, au crédit, au capital et aux formations axées sur les compétences, ainsi que la protection contre toute forme de harcèlement sexuel au travail soient garanties.
  • Toute la législation discriminatoire contre les femmes soit revue et corrigée et en particulier que la Loi sur la famille soit réformée afin de refléter la dignité humaine et la justice pour tous les membres du foyer.
  • L’égalité des chances pour les femmes diplômées des écoles de droit et voulant accéder aux postes judiciaires soit garantie.
  • Un dispositif national solide en faveur des femmes ainsi que d'autres dispositifs tels que des agents de coordination chargés des questions de genre dans tous les ministères et gouvernorats, une commission sur l'égalité des sexes au sein du parlement, et un médiateur chargé de l'égalité des sexes afin d'assurer l'intégration des questions de genre dans tous les projets et politiques aux niveaux gouvernemental, législatif et judiciaire soient mis en place.
  • Une politique nationale reflétant une image positive et juste des femmes et contribuant à créer une culture exempte de toute discrimination contre les femmes soit formulée.

Ces mesures feront en sorte que les femmes et les hommes en Egypte aient un avenir meilleur fondé sur l'auto-détermination, le respect mutuel et la dignité.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

 

cc: Maréchal Mohamed Hussein Tantawi, Conseil suprême des forces armées
Fax: +202 241 83761, E-mail: amd@mmc.gov.eg

 

Egypte: Le tribunal suprême confirme l'interdiction ministérielle de la mutilation génitale féminine

MISE A JOUR: 
UPDATE
Date: 
1998 Fév 1

Le 28 décembre 1997, le tribunal administratif suprême d'Egypte a renversé le jugement du tribunal inférieur qui avait renversé la directive gouvernementale interdisant la pratique de la part du corps médical de la mutilation génitale féminine (MGF), connue aussi sous le nom de circoncision féminine. L'interdiction a été instituée en juillet 1996 par le ministre de la Santé Ismail Sallam, et a été récusée subséquemment au tribunal par un groupe de plaignants, y compris plusieurs médecins et chefs islamiques qui préconisent la pratique de la MGF.

Comment agir: 

Il n'est pas necéssaire de prendre d'autres mesures à cet égard, mais on peut, si on le désire, envoyer une lettre de félicitations au ministre de la Santé sur la décision du tribunal confirmant son interdiction de la MGF. Remerciez-le de ses efforts pour mettre fin à la pratique de la MGF, et exhortez-le à continuer sa collaboration avec la Mission nationale sur la MGF, afin d'assurer l'application de l'interdiciton et la promotion de la conscience de la part du public des conséquences nuisibles de la MGF. Les lettres devraient être adressées à:

Son Excellence Dr. Ismail Sallam
Ministre de la Santé
Ministère de la Santé
Rue Magles El Shaab
Le Caire, Egypte

 

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